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Test du stick Android MK802 IIIS

Je vous avais parlé dans mon article sur les Smart TVs de la possibilité d’utiliser un stick Android pour transformer votre “vieille TV” en TV intelligente et connectée. Pour faire suite à cet article, je vous relate ici mon expérience avec le stick Android Rikomagic MK802  IIIS.

La bestiole

Stick Android "Rikomagic MK802 IIIS"

Stick Android “Rikomagic MK802 IIIS”

Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, cet appareil ressemble fort à une clé mémoire USB. A la place du connecteur USB, vous trouverez un connecteur HDMI. Ce stick doit donc se connecter impérativement à une TV ou moniteur disposant d’une telle connexion. Il est inutilisable sans écran. Il serait utile également que votre TV ou moniteur dispose d’un port USB libre, ceci pour alimenter le MK802 IIIS. Si tel n’est pas le cas, un adaptateur secteur sera utile.

Côté spécifications, le MK802 IIIS tourne Android 4.1, dispose d’un 1GB de RAM et 8 GB de stockage (qui peut être étendu avec une petite carte micro SD) et est motorisé par un CPU Rockchip RK3066 (Cortex A9) cadencé à 1.6GHz. Wifi et bluetooth font partie du lot. On trouve 2 connecteurs USB sur le IIIS : 1 micro USB pour son alimentation, et un USB (taille normale) en mode host, qui vous permet d’y connecter divers périphériques USB tels que clavier, webcam, etc.

Il est a noter que le 802 IIIS n’a ni micro ni sortie audio. Le signal audio sortira donc via la fiche HDMI. Autre option : faire du streaming audio via bluetooth, entre le Rikomagic et un récepteur bluetooth audio par exemple connecté à votre chaine hifi.

Fait important : vous pourrez bénéficier de la présence du Google Play Store, ce qui vous permettra d’installer de très nombreuses applications sans prise de tête.

J’utilise un petit clavier iPassPort, dont l’émetteur/récepteur radio se branche simplement sur le port USB du Rikomagic. Ce clavier est parfaitement reconnu en tant que clavier (encore heureux…) ET souris, ce qui en fait un petit compagnon idéal et peu cher.

Première impression

Pas trop déçu… On branche et paf ça marche. C’est un bon début, non ? Le boot est assez rapide, et on se retrouve devant un home screen assez brut, càd que Rikomagic n’a pas mis beaucoup d’énergie – même aucune du tout – pour développer une de ces fameuses surcouches telles HTC Sense ou Samsung Touchwiz sur smartphones Android. A vous à customiser et ajouter ce que vous voulez, et fort heureusement le Google Play Store est supporté et préinstallé. Pour installer rapidement un paquet d’applications, je préfère personnellement ouvrir un browser sur play.google.com sur une autre machine et installer les applis à partir de là, en choisissant à chaque fois le Rikomagic comme cible d’installation.

Étonnement Youtube n’est pas préinstallé, ni d’autres apps de Google genre Maps, Docs, Earth, etc. Vous pourrez le faire cependant à partir du Play Store.

Rikomagic ne fournit pas beaucoup d’applis maison avec le 802 IIIS :

  • Explorer : un explorateur de fichiers, simple mais très vite remplaçable
  • ApkInstaller : pour installer manuellement des applis en format APK. Mwouais, bof, pas vraiment utile
  • eHomeMediaCenter : une petit appli pour transformer votre MK802 IIIS en media server (DLNA/UPnP) ou en media client (pour se connecter à un serveur DLNA/UPnP)

A noter qu’il existe une app Rikomagic dans le Play Store appelée “MK802III Remote Client”, et qui peut servir de touchpad et clavier à distance pour le MK802 IIIS. Pas mal foutu du tout, et pratique si dans un premier temps vous n’avez pas de petit clavier tels que le iJazzPort.

Il est très agréable de surfer sur le web, facebook, twitter etc sur ma TV avec ce stick. Nettement plus agréable qu’avec les fonctions “équivalentes” de ma SmartTV. L’expérience Android y fait pour beaucoup (je retrouve ce que j’ai sur mon Smartphone et ma tablette), et ce petit clavier/souris iPassPort se prend vite en main. J’ai vite fait de rajouter Spotify, Tune In Radio et une série d’autre consommateurs de médias divers.

Taper ses mails ou du texte n’est pas trop un soucis si vous avez un petit clavier genre iJazzPort. Vous n’allez pas taper un roman, mais pour répondre à son mail, mettre son status à jour sur Facebook et faire des recherches sur le web c’est juste parfait.

Petit tour du côté des jeux : si installer Angry Birds, Dead Nation etc n’est pas un problème, y jouer…. c’est autre chose ! Tous ces jeux sont bien entendu développés pour être jouer sur un écran tactile, et voilà que je me retrouve avec mon “air mouse” dans les mains. Après un score de tapette totalement ridicule sur Angry Bird, je tente d’autres jeux mais non, franchement, c’est pas trop fait pour ça, ce stick. Reste l’idée que je pourrais y connecter un des manettes de ma PS3, mais après avoir testé 3 programmes différents et passé 45 minutes à sauter d’une page de forum Rikomagic à l’autre, j’abandonne. Ce n’est manifestement pas impossible à faire, mais si ce n’est pas plug and play ça n’a aucun intérêt.

Deuxième impression

C’est en général celle qui fait un peu plus mal… et c’est le cas ici. Quelques petits et gros défauts que j’ai pu observer :

  • Vous installez un autre “home” pour Android genre Chameleon Launcher ou Nova Launcher. ça marche très bien, mais à chaque reboot il faut cliquer sur un petit menu pour dire quel home on souhaite utiliser, même si l’on a demandé au système de conserver les préférences. Sur un smartphone ou tablette, pas de soucis équivalent
  • Les mises à jour : pénible ! Si vous vous attendez à des mises à jour du Rikomagic MK802 IIIS en “OTA” (over the air, ça a dire via le réseau), vous allez être déçu. Il faut aller sur le site de Rikomagic, downloader sur un PC le firmware mis à jour et utiliser tous vos dons d’acrobate et de patience pour effectuer les manœuvres de connexion.
  • le taux de transfer en wifi est pathétique, et est principalement du à une erreur de design. Regarder un clip sur youtube ou un film en streaming est vraiment pénible. L’antenne est trop petite, et placée juste à côté de la fiche USB dans laquelle vous mettrez le petit dongle radio de votre clavier/souris. Les 2 étant en 2.4Ghz et étant trop proches l’un de l’autre, paf ça merde et ça s’interfère. La solution simple consiste à prendre une rallonge USB pour éloigner l’émetteur radio de votre clavier/souris du boitier du MK802 IIIS. La solution plus compliquée vise à ouvrir le MK802 pour y trifouiller l’antenne. Il y a pas mal d’articles sur le net couvrant ceci.
  • J’ai abandonné pour connecter mon joystick… Sans doute une solution “tout en un” genre Gamestick ou Archos TV Connect est un meilleur gage pour avoir un joystick et pouvoir jouer sur une console Android, voir la console Ouya. Des gens voudront vous faire croire à tout prix qu’il est possible de jouer en utilisant l’appli “Remote Client” sur votre smartphone et tablette. Mwouais. Des adeptes de la méthode Coué à mon humble avis.

Conclusions

Vu son prix fort limité (62 pounds en version 8 GB et bluetooth), le Rikomagic MK802 IIIS reste une bonne alternative bas prix pour transformer sa TV en “smart TV”. Une fois résolus les problèmes de portée wifi (voir plus haut), le système marche bien. Vu sa taille, il se glisse facilement dans un (petit) sac ou dans la valise et s’emporte donc en vacances. Si votre lieu de villégiature dispose d’une TV avec un port HDMI, vous voilà reconnecté sur grand écran. Très pratique  : charger à l’avance des films pour les enfants sur une carte micro SD, et les visionner à votre endroit de villégiature sur la TV HD via le stick MK802 IIIS.

Autres utilisations sympa :

  • brancher le stick sur un projecteur vidéo (pour peu qu’il dispose d’une connectique HDMI), ça se trimballe facilement sans prendre de place et sert aussi très bien pour les soirées vidéo entre potes. Archos Player fonctionne sans aucun soucis sur le MK802 IIIS
  • se faire un “news wall” en utilisant le MK802 IIIS avec un moniteur non utilisé : on configure l’écran d’accueil avec des widgets Facebook, Twitter, Gmail etc et on suit tout ce qu’il se passe sur un écran dédié

Si par contre il est important pour vous également de jouer, passez votre chemin et précommandez une console Ouya ou un Gamestick. Si par dessus cela, vous désirez également un système permettant la vidéophonie (Skype, GTalk), il faudra considérer le TV Archos Connect.

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Connecter sa tablette ou son smartphone à l’étranger

Ils sont supers ces smarphones et tablettes, et nos opérateurs belges proposent maintenant des prix acceptables pour le trafic “data” (ie surf, mail, etc) lorsque vous êtes sur le territoire belge. Mais une fois à l’étranger, à moins d’être le petit fil de Mr Frère, vous ne voudrez certainement pas utiliser votre abonnement data pour mettre à jour votre profil sur Facebook !

On comptant que 2 Gigabytes par mois chez Proximus en Belgique revient à 12,39€/mois, on admire le tarif une fois que l’on désire se connecter à l’étranger :

Tarif Proximus pour internet à l'étranger

Tarif Proximus pour internet à l’étranger

Tarif Mobistar pour internet à l'étranger

Tarif Mobistar pour internet à l’étranger

Quelles sont les options possibles pour avoir une utilisation plus confortable et moins crispée une fois en vacances ou en déplacement à l’étranger ? Je vous propose un ensemble de solutions possibles dans les sections suivantes.

Les points d’accès wifi ouverts des particuliers

C’est la solution la plus évidente pour beaucoup : vous sortez votre smartphone, branchez le wifi et regardez quels sont les points d’accès wifi ouverts autour de vous. Avec un peu de chance, quelqu’un aura laissé son wifi “ouvert” (càd non protégé). C’est le cas “idéal” car simple et direct, mais de moins en moins fréquent. En France par exemple la majorité des “box” internet sont vendues et livrées avec l’encryption wifi mise en marche par défaut. Au-dessus de cela, le spectre des responsabilités individuelles sous le couvert de la loi Hadopi a également infligé un sévère coup de froid à tous ceux et celles qui prônaient un accès libre et inconditionnel à Internet.

Si vous ne voulez pas passer votre temps à sortir votre smartphone pour vérifier s’il y a du wifi ouvert dans le coin, un porte-clé détecteur de réseau wifi pourrait être pratique.

A noter, au passage, pour les ceusses et les celles qui prennent leur laptop en déplacement, qu’avoir une antenne Wifi Yagi à portée de main peut-être très utile, histoire de se connecter au wifi gratuit repéré 1 ou 2 kilomètres plus loin…

Les point d’accès wifi ouverts et gratuit des villes ou établissements

Deuxième solution : allez prendre un café ! La majorité des établissements Horeca (bars, restos, …) offrent maintenant à leur clientèle un accès wifi gratuit. Il vous faudra dans la majorité des cas demander explicitement au serveur ou au patron de vous communiquer le userID/password nécessaire pour se connecter au dit réseau. Si vous devez prendre un hôtel, privilégiez bien entendu ceux qui vous offrent un accès wifi gratuit – je me demande comment certaines chaines n’hésitent pas à vous demander 20€ voir plus pour 24h d’accès au net…

L’autre alternative, ce sont les réseaux gratuits des villes et municipalités. Lors de mes dernières vacances, j’ai pu ainsi découvrir à plaisir que Grenoble et Nice avaient leur réseau wifi municipal gratuit. Certes, la bande passante est réduite et il est probable que certaines applications grosse consommatrices de bande passante tels que YouTube et Skype soient bannies, mais néanmoins pour rapidement chercher un info, envoyer un mail ou vous retrouver sur Google Maps. Bruxelles, pour prendre un exemple “bien de chez nous” a aussi son réseau wifi public, délivré sous le nom de Urbizone.

Les communautés wifi

C’est à priori l’option idéale, low cost et écologique. En gros, l’idée est de rajouter le hotspot wifi de votre box internet (par exemple la BBOX2 de Belgacom, ou la box de Voo, etc) à un “réseau communautaire partagé”. Chaque membre de la communauté ayant alors la possibilité d’utiliser tout point d’accès wifi rencontré sur son chemin et rattaché à cette même communauté. L’accès y est garanti sécurisé : tout utilisateur doit avoir un nom d’utilisateur et un mot de passe pour accéder au réseau, et votre routeur va en général créer 2 réseaux wifi distincts : 1) votre réseau perso, sécurisé et tout et tout et 2) le réseau communautaire, non relié au réseau privé de la maison.

Le réseau “Fon”

Fon est pour moi le meilleur exemple de ce que doit être un tel réseau communautaire. Suite à un partenariat avec Belgacom, chaque BBOX Belgacom installée dans un foyer belge devient un potentiel nouveau point d’accès de cette communauté, qui en compte déjà plus de 7 millions de part le monde. Car c’est bien là une autre force de FON : c’est une solution “multinationale”, ie qui peut être disponible à priori dans n’importe quel pays. Hors, le moment où vous chercherez le plus à vous passer de votre abonnement ou forfait 3G, c’est bien sûr quand vous n’êtes plus dans votre pays… A noter que FON a aussi un accord avec SFR, KPN, BT pour ne citer qu’eux, et je peux en effet confirmer m’être connecté à un point FON en Hollande, en Angleterre et en France dernièrement. Il est “juste” dommage que ces telcos ne font pas assez de publicité autour de cette fonctionnalité géniale auprès de leurs abonnés (en France, notamment).

A noter aussi que le réseau FON se déploie également en dehors d’alliances avec des telcos tels que SFR, BT etc. FON vend un petit routeur (le “Fonera”) pour moins de 40€ et qui vous   permettra également de partager votre propre connexion internet de manière sécurisée ainsi que, bien entendu, avoir accès à l’ensemble des points d’accès FON.

Page web Belgacom pour la configuration de FON

Page web Belgacom pour la configuration de FON

Voo & Telenet Wi-Free

Voo et Telenet, en Belgique, ont aussi voulu tirer la couverture du “ayez accès à Internet hors de chez vous” via les wifi communautaires, et ont lancé “Wi Free” dernièrement. Seul hic : cela ne concerne que les box Voo et/ou Telenet, et donc une fois à l’étranger : bernique !

Boingo

Pas vraiment du wifi communautaire en tant que tel, ie vous ne pourrez rajouter le routeur de votre maison comme point d’accès au réseau. Mais Boingo se veut néanmoins un moyen simple d’obtenir un accès wifi payant dans différents pays, en faisant alliance avec divers fournisseurs (T-Mobile, KPN, Orange, …). Si par ailleurs vous utilisez fréquement Skype, vous aurez peut-être vu passer quelque chose à propos de “Skype Wifi” (payer son accès wifi avec ses crédits Skype) qui s’appuie principalement sur des points d’accès Boingo.

Les réseaux “communautaires” des opérateurs

De nombreux opérateurs ont mis en place une politique similaire à Voo et Telenet, ie tout abonné de chez XYZ pourra avoir accès aux hotspots wifi de tous les autres abonnées de chez XYZ. Perso, j’ai horreur des solutions totalement propriétaires qui, de plus, n’offrent pas la possibilité d’acheter un accès temporaire pour un voyageur de passage. Une mentalité de petit village. Moi je dis : vive FON et suiez l’exemple !

Le hotspot wifi/3G mobile

Ici, nous regarderons une solution pour laquelle vous n’aurez besoin de personne. L’idée est simplement de créer votre propre hotspot wifi, là et quand vous en avez besoin. Vous aurez pour cela besoin d’un petit hotspot mobile, et d’une carte 3G/data.

Commençons pour la carte 3G. Soit vous en avez une de votre employeur (ainsi que vraisemblablement une petit clé USB 3G pour connecter votre laptop quand vous êtes en déplacement), soit vous en achetez une. Oui mais, ça nous remet dans les problèmes de coûts de roaming ça, non ? Pas si vous achetez votre carte 3G dans votre pays de destination. Chez Orange par exemple, en France, une carte SIM avec 100 MB inclus vous coûtera 8€ (comparé à 24,20€ chez Mobistar pour 100MB d’utilisation à l’étranger…).

Ensuite, il vous faut un “hotspot wifi portable”. En gros, un petit boitier dans lequel vous glissez votre carte SIM “data”, vous allumez le zigouigoui et magie : il se connecte à internet grâce à la carte SIM et crée un petit réseau wifi (qui peut être sécurisé) sur lequel vous pourrez connecter votre smartphone, tablette ou laptop. Pendant plusieurs années j’ai utilisé un MIFI 2352. Très chouette petite machine fabriquée par Novatel avec comme seul petit défaut une durée de batterie un peu limitée. Je suis passé dernièrement à un Vodaphone Mobile Wifi R201, vendu par Belgacom/Proximus – durée de batterie plus longue, petit écran inclus qui vous donne l’état de connexion en permanence et près pour la 4G.

Hotspot Vodaphone Mobile Wifi R201

Hotspot Vodaphone Mobile Wifi R201

Le partage des forfaits data entre mobiles

L’idée sous-jacente  : vous vous promenez en rue à Berlin en Vacances, il y a plein de Berlinois autour de vous avec un accès 3G lié à leur smartphone, pourquoi ne pas utiliser un peu de leur forfait ? En contrepartie, vous ferez la même chose dans votre propre pays, càd partagerez un peu de votre forfait data avec les visiteurs de passage. C’est avec cette idée qu’a été lancé le projet Airmobs par Eyal Toledano sous le couvert (prestigieux) de l’initiative “Viral Space” du MIT Media Lab. Vous vous enregistrez dans une communauté spécifiques d’utilisateurs, vous installez un petit soft sur votre Smartphone Android, vous le démarrez et voilà ! Lorsque votre bande passante mobile est utilisée par quelqu’un d’autre, vous gagnez des crédits, que vous pourrez utiliser plus tard. C’est un peu comme un marché de seconde main. Le seul hic, c’est que si technologiquement cette solution est prête, son auteur hésite très fortement à la mettre à disposition du public craignant la foudre des opérateurs télécom… Il va falloir songer à démarrer une pétition pour encourager le gaillard.

Airmobs

Airmobs

Autre projet prometteur, mais qui se limite pour le moment à la voix et aux SMS (ie pas encore pour le trafic data”, c’est le projet Serval. Serval veut aller un pas plus loin que Airmobs, en se passant totalement des opérateurs télécom. Après tout, votre smartphone est elle-même une radio émettrice et réceptrice, pourquoi donc ne pas créer directement un réseau entre les smartphones et se passer des tours relais de nos opérateurs ? Une autre utilisation possible : pouvoir créer un réseau de communication dans un endroit totalement déconnecté de la planète, ou un réseau d’urgence suite à une catastrophe majeure qui aurait éliminé l’infrastructure de télécom. Ici nous sortons un peu du cadre de cet article, mais ce projet est suffisamment intéressant pour prendre l’occasion de le mentionner. A noter que ce projet, tout comme Airmobs, nécessite un terminal Android – hé oui, désolé chers propriétaires d’iPhone, mais votre système est trop fermé et surtout le contrôle d’Apple trop strict quant à ce qu’il “autorise” comme appli ou contenu valable ou non (ce n’est pas Largo Winch, ce chantre bien connu de la pornographie, qui dira le contraire).

Projet Serval - se téléphoner sans opérateur !

Projet Serval – se téléphoner sans opérateur !

Les applis offline

Dernier ressort au cas où vous pensez ne pas trouver de connexion ouverte quelque part, c’est de ne plus en avoir besoin… Quelques applications vous permettent de télécharger le contenu nécessaire avant de partir. Quelques petits exemples :

  • Spotify : si vous avez un abonnement Premium, vous pourrez downloader vos pistes de lectures sur votre mobile via l’application Spotify, puis faire basculer l’appli en mode “offline”. Ce mode vous permet d’écouter ce que vous avez downloadé pendant 30 jours sans avoir besoin de connexion internet
  • Google Maps : vous pourrez téléchargez à l’avance les sections de carte dont vous aurez besoin. Pour de grandes zones (par exemple tout le sud de la France), vous aurez vraisemblablement à télécharger en plusieurs sous-zones. Fonction en tout cas disponible sous Android.
  • TripAdvisor propose un ensemble d’applis de type “City Guide” dont vous pouvez télécharger le contenu à l’avance (cartes, liste des hotels, restos et autres attractions).
  • Google Translate sur Android vous permet depuis peu de télécharger les packs de langue à l’avance !
  • Wifi Finder vous permettra de télécharger à l’avance la liste des hotspots wifi gratuits ou ouverts connus et partagés par la communauté
  • Instapaper est une appli vous permettant de télécharger des pages web afin de les lire plus tard. Pratique pour préparer de l’info utile plus tard en voyage !