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Petit partage d'expériences de geek


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Faire voler un drone : par où commencer ?

Avec un tel rabattage médiatique, il est difficile de ne pas avoir entendu parler des drones et de leur utilisation domestique. Que ce soit des prises de vue incroyables dans des émissions telles que “des Racines et des Ailes“, des sujets aux journaux télévisés tant sur les avantages de ces machines que sur leur dérive d’utilisation, l’adoption des drones par les sociétés de lignes de chemins de fer pour empêcher le vol des câbles en cuivre ou les tags intempestifs , les coups de pub d’Amazon en période de Noël prédisant des livraisons par drone dans le futur proche, il semble que le drone soit la solution miracle ou économique à de très nombreux problèmes. Alors c’est décidé, vous aussi vous voulez un drone car vous rêvez d’obtenir des prises de vue un peu plus sympas et originales pendant vos vacances et vous êtes sûr qu’avec votre propre drone vous enverrez Cameron et tous ses projets de suite à Avatar aux oubliettes.

Le terme “drone” est par ailleurs souvent utilisé à tort et à travers. Très régulièrement, les médias parlent de drones alors que nous devrions simplement parler d’engin radiocommandé. L’utilisation du terme “drone” sous-entend un engin qui a la faculté de voler de manière autonome : vous programmez un ensemble de points de passage (coordonnées, altitude, vitesse) que l’engin suivra ensuite en utilisant son électronique de vol (gps, accéléromètres, gyroscopes, …) en liaison ou non avec une station au sol, en général utilisée pour le contrôle en temps réel et le suivi de l’engin. Un drone peut aussi bien être dans un format “avion” que dans un format “hélicoptère” et servira alors des objectifs différents. L’avion typiquement permettra de parcourir des distances plus grandes et d’effectuer des vols plus longs dans la durée, alors que l’hélicoptère (ou assimilé) sera plus utile pour la prise de vue aérienne de par la possibilité d’effectuer du vol stationnaire.

Quand l’engin utilise plusieurs hélices pour se tenir en vol on parle alors de “multicoptère”. 3 hélices = tricoptère, 4 hélices : quadricoptère, 6 hélices = hexacoptères, et ainsi de suite. La principale configuration d’un multicoptère est d’avoir toutes les hélices vers le haut. Il existe également des configuration en “push pull”, càd des paires de moteurs à chaque bout de bras de l’engin exposant une hélice vers le haut et une vers le bas. On parle alors de configuration en Y6 (3 bras, avec 2 moteurs en bout de bras), X8 (4 bras, avec 2 moteurs en bout de bras), etc.

Le nombre de moteurs, d’hélices et leur disposition auront tous un impact sur les caractéristiques de vol. Par exemple, on préférera des grand (800mm – 1000mm de moteur à moteur) hexa ou octocoptères pour porter des caméras ou appareils photos “pro” type Canon Mark 5D ou caméras Red, le nombre de moteurs apportant plus de puissance (porter le poids total de l’engin + caméra), de stabilité (la portée est répartie sur plus de moteurs) et de sécurité (l’appareil continuera à voler ou à être contrôlable même suite à la perte d’un moteur). Par contre, on privilégiera un petit (350 ou 500mm de moteur à moteur) tricoptère ou quadricoptère si c’est pour y attacher une petite caméra type GoPro, histoire d’avoir une machine avec moins d’inertie et pouvant se glisser dans des espaces plus petits.

Le choix de votre engin sera donc déterminé par l’utilisation que vous comptez faire d’une machine volante :

  1. prise de photos et vidéos
  2. vol en immersion
  3. vol sportif/acrobatique
  4. Apprentissage de la programmation / robotique

Si vous mordez à ce hobby – ou en faite un métier plus tard – il est plus que probable que vous aurez différents appareils correspondants à vos différents usages.

Mais par où commencer ? Cet article veut vous donner quelques pistes sur base de ma propre expérience.

1. Oubliez l’AR.Drone de Parrot

De mon point de vue, l’AR.Drone est un jouet bien sympathique mais ne vous apprendra pratiquement rien. Côté photo et vidéo, soyons honnêtes, c’est moche. La qualité des photos est très faible, les vidéos ne sont pas en full HD et comportent énormément de “jello” (càd que l’image semble être parcourue par des “vagues”). Quand au pilotage de l’engin en lui-même, j’y vois 2 gros soucis :

  1. portée de vol limitée due à l’utilisation du wifi pour le contrôle
  2. l’engin est, en fait, trop simple à faire voler et ne vous apprendra pas à prendre en main une “vraie” télécommande ni à doser finement votre contrôle.

2. Commencez petit

Il existe aujourd’hui de nombreux “micro multicoptères” aux excellentes caractéristiques de vol. Dans mes préférés, nous retrouverons les Blade Nano QX et  180QX.

Blade Nano QX

Blade Nano QX

Pourquoi commencer par un petit multi ?

  • Permet d’apprendre à voler en toute sécurité : un petit multi ne risque pas de vous entamer la main avec ses hélices et ne cassera rien chez vous
  • Les petits multis sont très légers, et de ce fait sont beaucoup plus résistants aux chocs. Le Nano QX par exemple pèse moins de 20 grammes
  • On peut voler à l’intérieur quand il fait moche dehors, ou par crainte d’envoyer son quad au sommet d’un arbre dans les premiers temps. Par météo clémente (sans vent ni pluie), on pourra voler dehors sans aucun soucis
  • Les caractéristiques de vol du Nano QX sont assez proches de plus gros modèles, ie mode stabilisé pour faire les premiers pas, mode acrobatique pour les initiés
  • Idéal pour les premières leçons de vol sans crainte de passer à la caisse au premier crash : il est plus rassurant de faire son écolage sur une petite machine de moins de 100€ plutôt que de planter 500€ ou 1000€ dans son jardin aux premiers vols. Et vous ALLEZ vous crasher en apprenant à voler. Si vous ne crashez pas, c’est que vous n’apprenez pas (bien).

3. Apprendre à voler

On a trop vite tendance à croire que parce que son modèle dispose d’un return to home basé sur GPS, d’altitude hold, d’attitude hold, de care free, de geo fencing et autres gadgets, il suffit de se mettre en l’air et qu’il n’est plus nécessaire d’investir du temps dans l’apprentissage. Rien n’est plus faux. Il y a toujours un moment où l’électronique flanche, un moment où la météo vous surprend, ou vos copains vous distraient et dans ses moments-là seuls de bons réflexes de pilotes sauveront votre investissement. De plus, un mauvais pilote prendra de mauvaises images en vol.

Je recommande très fort l’utilisation du simulateur de vol AeroSim-RC. Il s’agit d’un simulateur spécifique pour les avions, hélicoptères et multicoptères radiocommandés. Vous devrez par ailleurs posséder une télécommande afin de contrôler votre modèle virtuel, car il serait stupide d’apprendre à voler avec un clavier. En ce qui me concerne, j’utilise une radio Spektrum DX8 qui me sert tant pour mon simulateur que pour mon Blade Nano QX, mon DJI Phantom ou mon aile volante. Bien d’autres marques sont compatibles avec AeroSim-RC, mais vous verrez assez rapidement que les “standards” les plus courants sont Spektrum, JR et Graupner.

Formation au multicoptère dans Aerosim-RC

Formation au multicoptère dans Aerosim-RC

L’avantage d’Aerosim-RC est de proposer une formation en 24 leçons autour de différents modèles de multicoptère (tri, quad, hexa), autant d’exercices que vous pourrez ensuite effectuer à nouveau avec votre micro multicoptère, pour ensuite enfin les refaire à nouveau sur votre futur plus gros modèle.

A côté de l’écolage, AeroSim-RC s’avérera très pratique pour garder la main lors de journées pluvieuses, ou pour apprendre – sans risque de casse – à faire vos premières acrobaties (flips, rolls). Enfin, Aeromsim-RC supporte aussi le FPV (first person view – ou vol en immersion), ce qui en fait l’outil complet et indispensable de tout micromodéliste aérien.

4. Quel modèle choisir : du “tout fait” ou à construire soi-même?

Personnellement, je pense qu’il est intéressant de commencer par un modèle que l’on monte entièrement soi-même. L’avantage principal est de bien prendre conscience de ce qui compose un multicoptère : le châssis et ses points de faiblesse éventuels, les moteurs, les hélices et leur orientation respective, les contrôleurs de vitesse, les contrôleurs de vol et leurs modules divers (GPS, accéléromètres/gyros, etc). C’est un peu comme conduire une voiture ou un vélo : le plus vous en savez sur votre machine, le plus vous connaîtrez ses limites et le plus vous pourrez réparer ce qui lâche vous-même. Vous verrez qu’il existe énormément d’alternatives, et ce pour chacun des composants qui constituent un multicoptère. Vous devrez obtenir du support ou de l’aide de personnes expérimentées, et fort heureusement il existe de très nombreux forums fort actifs, le plus connu étant rcgroups.com. Youtube fourmille également de vidéos très utiles dans ce domaine, expliquant comment monter vos machines, comment régler leur électronique de vol, comment régler correctement vos systèmes radios, etc. Voici quelques systèmes que je vous suggère de considérer si vous êtes intéressés par le bricolage, histoire de commencer à vous faire la main :

Dans les modèles “tout fait”, j’aurais tendance à me focaliser, comme petit quad ou systèmes d’entrée de gamme, sur les modèles suivants :

  • DJI Phantom
  • Blade 350QX

Ces deux quadricoptères ont une électronique de vol évoluée, ie supportant le vol stationnaire fixe via GPS, le “retour au point de départ” en cas de perte du signal radio, des modes de vols très stables mais également la possibilité de faire un peu d’acrobaties. Le DJI Phantom est sans doute un peu plus modulaire dans le sens où vous pouvez lui adjoindre un module bluetooth permettant non seulement le réglage de la machine sans PC mais également la programmation de “waypoints” pour votre quad, ainsi que l’ajout d’une nacelle stabilisée pour votre GoPro. Le Phantom est grosso modo devenu LE standard des petits multicoptères près à voler.

Encore une fois, je sais que la tentation est grande mais j’insiste fortement sur le fait de commencer par une petite machine pour apprendre à voler correctement. J’ai vu des zouaves (comme on dit en Belgique) ou des gens trop pressés mettre directement 2000 ou 3000€ (voir plus) sur la table pour s’offrir un gros multicoptère, et le planter dans un arbre ou dans la mer à la première occasion. Très sérieusement, vous vous achèteriez une Ferrari pour simplement aller faire vos courses chez l’épicier du coin en roulant à 20 km/h ? Vous apprendriez à rouler pour passer votre permis dans une McLaren ? Non ? Bon et bien c’est la même chose ici.

5. L’équipement photo/vidéo

La majorité des modélistes vous le diront : vive la GoPro ! Je ne pense pas qu’il soit vraiment nécessaire de vous présenter cette caméra qui vous permettra de filmer en HD ou de prendre des photos par intervalle. Le résultat est vraiment probant, voici l’un ou l’autre exemple venant de mes propres vols avec mes petites machines.

Ferme de Moriensart - photo via GoPro

Ferme de Moriensart – photo via GoPro

Maison privée - photo GoPro et retouche Photoshop

Maison privée – photo GoPro et retouche Photoshop

La GoPro est fixée sur le multicoptère de manière fixe ou mobile. Un support mobile, que l’on appelle en général “gimbal”, peut être articulé sur 1, 2 ou 3 axes. Ces supports mobiles permettent non seulement d’orienter la caméra vers le point désiré grâce à votre télécommande, mais également de compenser les mouvements de l’appareil afin d’obtenir une image extrêmement stable. Les gimbals les plus rapides, pour une image la plus stable possible, n’utilisent pas de servo-moteurs mais des moteurs brushless qui contrôlent chacun des axes. Voir par exemple le gimbal DJI Zenmuse H3-2D qui est prévue pour être fixée sur les DJI Phantom et supporte les GoPro 3.

Vos premiers films comporteront certainement du jello, dont j’ai rapidement parlé auparavant. Il sera nécessaire d’équilibrer vos hélices et vos moteurs (à nouveau il y a plein d’articles à ce sujet dans les forums et sur youtube) et de trouver le bon système d’isolation pour votre setup. Par exemple, sur mon DJI Phantom, j’utilise cette entretoise à base de gel depuis peu.

Après quelque temps, vous voudrez sans doute voir en temps réel ce que “voit” la caméra sur votre multicoptère. A nouveau il existe pas mal de solutions à ce besoin. De manière générale, cela signifie ajouter un transmetteur vidéo sur le drone, connecté bien entendu à votre caméra, et un récepteur + écran de votre côté. En général on évite le wifi, car 1) la portée est trop courte, 2) le wifi crée des interférences avec la bande de fréquence utilisée par votre radiocommande et 3) un flux vidéo transmis par wifi a trop de “latence”, ce qui veut dire un léger décalage entre l’émission de l’image et sa réception ce qui peut être très gênant – voir fatal – en vol en immersion. La marque de transmetteur/récepteur la plus souvent citée est FatShark ou encore ImmersionRC. L’écran par lequel vous verrez l’image peut être un petit écran LCD fixé au récepteur vidéo, ou des systèmes plus originaux tels que ces lunette Pirateye vous permettant d’avoir un oeil sur votre modèle et un oeil sur la vidéo. Finalement, il y a également les lunettes pour le vol en immersion, qui ont pour but de vous isoler complètement de votre environnement afin de ne voir QUE ce que filme votre appareil. Attention, le vol en immersion est une drogue très addictive…

6. Voler n’importe où ?

Je sais, c’est tentant de dégainer son drone un peu partout tellement ils sont transportables, mais chaque pays a son lot de lois qu’il s’agit de respecter, dans la mesure du possible. Par ailleurs de nombreux gouvernements parlent d’établir de nouvelles lois pour réglementer l’utilisation des drones, donc pour peu qu’il y ait encore ici et là quelques zones d’ombres, elles ne tarderont pas à être comblées.

La première règle universelle, c’est celle du bon sens. Ce bon sens qui nous dit :

  • Ne pas voler au-dessus d’une foule ou d’un groupe de personnes, sauf si ce groupe est explicitement mis au courant du fait d’être survolé. Ceci touche tant au respect de la vie privée qu’à la protection physique des personnes, une machine de 5 kilos qui vous tombe dessus de 150m de haut, ça ne fait pas du bien.
  • Ne pas voler aux abords de routes, d’autoroutes ou de voies de chemin de fer
  • Ne pas voler au-dessus de terrains sans demander l’autorisation de leur propriétaire. Un drone n’est pas fait pour mater la fille du voisin sous la douche, du moins pas sans conséquences. Un fermier peut ne pas apprécier vos acrobaties au-dessus de son troupeau de vaches, c’est son droit.
  • Ne pas voler près de pylônes GSM ou de télécoms (risques d’interférences et de perte de contrôle de l’appareil)
  • Lors de vol en immersion, avoir un “spotter” avec soi, ie quelqu’un qui pourra suivre votre appareil des yeux et vous donner des indications quant à sa localisation (“attention arbre à droite à 3 mètres, etc”).
  • Avoir une checklist que l’on parcourra avant chaque vol pour être sûr de ne rien oublier, comme par exemple : les batteries sont elles bien chargés ? Les props (hélices) sont elles dans le bon sens et bien serrées ? Quelle commande ai-je assigné à quel bouton sur ma télécommande ? etc, etc.
  • Ne pas voler en ville ou milieu urbain sans autorisation des autorités compétentes
  • Ne pas voler à moins de 3km d’un aéroport

Dès lors qu’une caméra se trouve sur un appareil volant, on veillera à respecter les lois en matière de protection de la vie privée en vigueur dans son pays. De même, on se renseignera également sur les lois en vigueur régissant l’utilisation d’appareils radio-commandés. L’idéal reste toujours l’inscription dans un club d’aéromodélisme qui pourra au mieux guider l’amateur au travers des différentes démarches administratives nécessaires au développement de son activité.

Au final

J’espère avoir pu vous donner quelques indications pour vous aider à démarrer dans ce merveilleux hobby. Il y aurait tellement plus à dire, mais ce n’est pas l’objet de ce blog. Je pense toutefois que si vous vous décidez à suivre mes conseils vous serez sur la bonne voie.


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Test du Sony DSC-QX10 ou comment offrir 18 Mega pixels et un zoom optique 10x à votre smartphone

Aaaaaah, la course aux pixels sur les smartphones, on pourrait écrire des pages sur ce sujet, non ? Et les constructeurs de faire en sorte que l’on commence à tout mélanger. Est-ce que ce qui compte c’est d’avoir plus de pixels ou des capteurs avec moins de pixels mais plus de luminosité ? Est-il mieux de prendre une approche comme les UltraPixels du HTC One,  ou le capteur 41 Megapixels du Nokia Lumix 1020 ? Faut-il changer de smartphone juste parce que le nouveau modèle à plus de pixels ? Et si l’appareil photo pouvait être découplé du smartphone ? C’est l’approche que nous propose Sony avec son objectif à capteur intégré DSC-QX10.

Sony DSC-QX10

Sony DSC-QX10

Ce boitier est une caméra complète, incluant optique, capteur et stockage. Le DSC-QX10 peut être utilisé sans smartphone ni tablette, mais dans ce cas vous prendrez vos photos “à l’aveugle”, un peu comme sur une GoPro, ie sans voir ce que vous shootez. Le but principal est de l’associer à une smartphone voir même une tablette, ou vous utilisez ce smartphone pour voir ce que vous prenez en photo (ou ce que vous filmez en 1080p), d’effectuer divers réglages tels que le mode de photo choisi, etc. Voyons ci-dessous un peu comment tout ceci fonctionne.

 

 

DSC-QX10 attaché à un smartphone

DSC-QX10 attaché à un smartphone

Connexion au QX10

La batterie étant chargée, on installe une carte MicroSD ou Sony M2 dans le QX10. A l’allumage de celui-ci, un réseau wifi est créé par le QX10. Pour y connecter votre smartphone :

  1. s’il est équipé du NFC : vous scannez le QX10 avec votre smartphone, la connexion s’établit et le programme Sony Play Memories Mobile que vous aurez préalablement installé du Google Play Store ou de l’Apple AppStore est automatiquement démarré
  2. s’il n’est pas équipé du NFC : c’est plus fastidieux, vous devrez aller dans les réglages wifi de votre smartphone, sélectionner le réseau du QX10 puis rentrer le password wifi, puis enfin vous devrez démarrer Sony Play Memories.

Une fois connecté, vous pourrez alors attacher le QX10 au dos de votre smartphone via le clip fourni (taille maximale 75mm de large). Sony a par ailleurs annoncé la disponibilité prochaine d’un adapteur pour tablette, le SPA-TA1.

A noter que le QX10 dispose d’un support de fixation classique pour un pied ou tripod. La connexion wifi tiendra sur une distance d’une 20aine de mètres sans problèmes, donc rien ne vous interdit d’utiliser ce Gorillapod qui traîne dans votre tiroir pour fixer le QX10 à la branche d’un arbre ou tout autre point de vue intéressant et habituellement hors de portée d’un appareil “standard” pour des shots plus créatifs. De même, un QX10 posé en bout de table sur un simple trépied pour prendre des photos des invités peut donner des résultats assez cocasses.

QX10 avec Gorillapod

QX10 avec Gorillapod

Très bien, sauf que :

  • si le NFC facilite grandement le processus de connexion et de démarrage automatique du programme approprié, la procédure reste assez longue. Avec mon HTC One, je dois compter plus ou moins 15 secondes avant que tout ne soit opérationnel. Le QX10 n’est donc pas adapté pour le “point & shoot” rapide du style “je dégaine et je clique”.

Cadrer un sujet et mise au point

Le QX10 dispose d’un zoom optique stabilisé 10x. C’est certainement un des atouts majeurs de cette solution par rapport à l’utilisation de l’appareil photo intégré dans votre smartphone. Vous pourrez zoomer soit en utilisant les boutons W (wide) et T (Tele) sur l’appli Play Memories, soit en utilisant les boutons se situant sur le côté de QX10. Je trouve personnellement cette deuxième alternative plus pratique, car on a tendance à vite tenir l’ensemble objectif+smartphone par le QX10 lui-même.

La mise au point se fait soit sur le QX10 comme sur un appareil photo classique, ie en appuyant à mi-course sur le déclencheur, soit en touchant du doigt sur l’écran de votre smartphone la partie de la photo sur laquelle vous souhaitez que la mise au point se fasse. Lorsque le zoom est enclenché, et à fortiori quant il est au maximum, la stabilisation de l’image ne se fait que lors de la mise au point – il est alors bien plus pratique de pouvoir utiliser la mise au point via le déclencheur du QX10 et de continuer la course lorsque vous voulez déclencher la photo. Dans le cas où le QX10 serait fixé sur un trépied ou autre support fixe, ce problème de stabilisation sera totalement secondaire, l’appareil photo étant fixe.

Ecran principal de l'app Sony Play Memories Mobile

Ecran principal de l’app Sony Play Memories Mobile

Très bien, sauf que :

  • Il y a quelques fois du “lag” dans la connexion wifi, ce qui ne rend pas toujours les cadrages et déclenchement de photos évident. Ce lag n’est pas constant, et en son absence l’utilisation est très fluide.
  • Il y a de temps à autre des petits soucis de déconnexion wifi, résolus en un clic sur “réessayer”, à un point tel qu’on se demande pourquoi ce popup arrive et que Sony n’essaie pas tout simplement la reconnexion automatique
Soucis de connexion wifi

Soucis de connexion wifi

 

Prise de photos

Côté caractéristiques techniques, le DSC-QX10 a un capteur Exmor™ R CMOS de 18,2 Megapixels, avec une focale de 3,3 (grand angle) à 5,9 (téléobjectif). La distance focale est équivalente à un objectif 25-250mm et la sensibilité ISO de 100 – 3200. L’appareil reconnaîtra le mode de la scène automatiquement (macro, visage, paysage, nuit, contre-jour, …) et vous proposera les modes photos suivants :

  • Intelligent Auto : réglages automatiquement ajustés.
  • Superior Auto : “permet de prendre des photos dans une qualité supérieure à celle appliquée en mode Auto Intelligent”. J’adore ce genre de phrase car elle n’explique, en gros, rien du tout. Le plus important, dans ce mode, est que l’appareil va faire du bracketing : l’appareil prend plusieurs photos en rafale de la même scène en faisant varier certains paramètres tels que l’exposition, puis recombine les images en une seule optimisée. Ce mode de photo est simplement fantastique lors de prise de vue en faible éclairage et vous donne des photos correctement exposées et sans bruit. C’est, tout simplement, du HDR (ou High Dynamic Range) dont l’intérêt “est de pouvoir représenter ou de mémoriser de nombreux niveaux d’intensité lumineuse dans une image” [wikipedia].
  • Programme Auto : permet de prendre des photos en utilisant l’exposition automatique (vitesse d’obturateur et valeur d’ouverture (F)). Vous pouvez régler la valeur EV et la balance des blancs.

Lorsqu’une photo est prise, elle est stockée en sa taille originale (18 Megapixels) sur la carte mini SD se trouvant dans le QX10, et également transmise en taille limitée à 2 MB sur votre smartphone. Ceci vous permet de facilement pouvoir partager toute photo prise sur vos réseaux sociaux. Pour récupérer vos photos en leur taille originale, vous brancherez le QX10 à votre PC ou Mac via USB. Sony fourni les outils nécessaires pour un transfert facile, tel que Sony Play Memories Home ou Picture Motion Browser.

Ci-dessous vous trouverez quelques photos en exemple prises avec mon DSC-QX10 connecté sur un HTC One :

A noter que Sony fourni un SDK (Software Development Kit) pour le QX10, ainsi d’autres applications Android ou iPhone peuvent utiliser cet objectif/appareil photo. Elles ne sont pas légion pour le moment et sur Android on notera principalement :

  • Camera 360 : une des applis “caméra” la plus populaire sur Android, principalement pour la pléthore de filtres et autres effets disponibles, fonctionne maintenant avec le DSC-QX10. On y gagne les filtres et effets mais on y perd le contrôle sur le mode de photo (superior auto, intelligent auto, etc).
  • Timelapse – Sony Camera : très pratique pour prendre des… timelapses. A noter que l’appli gérera le déclenchement automatique des photos mais ne les montera pas en un petit film – vous devrez faire cela sur votre ordi.

Je regrette personnellement le manque de réglages disponibles à partir de l’application Sony Play Memories Mobile. Par exemple, j’aimerais :

  • avoir un contrôle manuel sur les types de scènes (macro, nuit, contre-jour etc) afin d’avoir un peu plus de contrôle sur ma “créativité”
  • pouvoir ajouter un tag de géolocalisation aux photos qui sont recopiées sur mon smartphone (données GPS venant alors de mon smartphone)
  • pouvoir voir le niveau de batterie et le niveau du signal wifi du QX10 via l’appli Sony Play Memories Mobile

Conclusions

Le DSC-QX10 est un drôle d’appareil souffrant de divers problèmes de jeunesse, les principaux étant le temps nécessaire avant de pouvoir prendre sa première photo et des petits soucis de performance ou stabilité du wifi. Je ne pense pas qu’il puisse remplacer complètement ni votre appareil photo traditionnel (granularité des réglages), ni l’appareil photo de votre smartphone (rapidité). Il apporte cependant une nouvelle possibilité pour prendre des clichés, et le fait de pouvoir désolidariser le viseur (ie votre smartphone) de l’appareil en lui-même permet des shots assez créatifs.

Personnellement, je laisse traîner le QX10 dans une des poches de ma veste ainsi, si je veux prendre des photos de qualité (par rapport aux photos de mon Smartphone) ou là où j’aurais besoin d’un bon zoom, je l’ai toujours sous la main. C’est loin d’être le cas pour mon appareil photo classique que je trouve plus encombrant et pour lequel je dois prévoir de l’emporter.

Ceci étant dit, on peut se demander si tout cela vaut les 199€ qu’en demande Sony.


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Que faut-il choisir : un laptop et une tablette ? Lenovo Yoga à la rescousse !

Laptop ou tablette ?

Voici une petite histoire classique : il y a quelques mois, on me demande conseil pour l’achat d’un nouvel ordinateur. D’un côté, le fils pousse ses parents pour l’achat d’un iPad. Il lui faut *absolument* une tablette dit-il et avec cela il pourra tout faire et “l’iPad s’est mieux que tout”. La maman par contre se demande si ce genre d’appareil pourrait également servir pour les devoirs et leçons du fiston, pour son propre mail, pour l’e-Banking etc. La maman me donne également son budget, et ne peut se permettre d’acheter 2 systèmes. Vu les besoins bureautique (genre Word/Excel/Powerpoint ou leur équivalents OpenSource tel OpenOffice) et le désir de séparer des profils d’utilisateurs différents, je conseille fortement un laptop. Les mois passent sans nouvelles, pour finalement entendre la maman se plaindre car le prof de maths de son fils impose l’exécution de devoirs postés sur un site web, à downloader et à remplir par l’enfant avant renvoi vers le prof. Qu’avait-elle acheté ? Un iPad. Pour faire plaisir à son fils. Et là voilà partie en guerre contre le prof de math, combat malheureusement perdu d’avance. Si l’on peut bien évidement discuter sur le fait qu’une école impose l’utilisation de l’outil informatique à la maison sans se soucier si les élèves sont équipés et sans fournir d’alternatives (comme par exemple une salle informatique ouverte après la fin des cours), cette maman était prévenue. Quelques semaines plus tard, la mort dans l’âme (ou plutôt dans le portefeuille), la voici en train d’acheter le laptop recommandé des mois auparavant.

Certains objecteront qu’il existe maintenant des claviers et souris pour tablettes, qu’ils viennent comme accessoires à acheter séparément ou livrés en standard avec une tablette. L’Asus Transformer Pad (TF701) par exemple vient en standard avec un clavier fort agréable, incluant de plus une batterie permettant une utilisation quasi doublée ainsi que divers connecteurs très utiles (USB 3.0, SD Card).

Tablette Asus TF701T (Transformer Pad)

Tablette Asus TF701T (Transformer Pad)

Toutefois je me vois très mal rédiger un document type word/xls/powerpoint sur un tel appareil, sans compter les petits surprises de reformatage et autres joyeusetés du domaine de la “compatibilité” entre une suite bureautique sur un “vrai” PC/Mac et sur une tablette. Si la consultation de documents est en général facile, la production de documents n’est pas l’apanage des tablettes. Il y a aussi les tablettes de type Microsoft Surface 2 et Surface 2 Pro, qui semble sans doute à ce jour la plus belle extension d’une tablette vers des activités plus communément faites sur un portable ou laptop, mais vous ne m’aurez pas à taper un devoir de 5 pages sur leur clavier.

Et si on pouvait avoir les deux en un ?

C’est ici que le Lenovo Yoga peut s’avérer un excellent compromis entre le monde des laptops et celui des tablettes. J’ai récemment acquis un Lenovo Yoga 11S en bénéficiant de la période des soldes de début d’année. Acquis pour la somme de 790€ (vous pourrez le trouver moins cher sur priceminister et autres), le Lenovo Yoga 11S se présente comme un ultra portable relativement courant bien qu’aux options bien nourries

  • Ecran : 11,6″ HD 16:9 (1 366 x 768) multimode avec dalle large IPS
  • OS : Windows 8/8.1
  • CPU : Intel Core I5-4210Y
  • Mémoire : 4Gb (jusqu’à un max de 8GB)
  • Disque dur : 128MB en SSD (256 également disponible)
  • Réseaux : Wifi b/g/n, Bluetooth 4.0
  • Connectiques : 1x USB 2.0, 1 x USB 3.0, lecteur multicarte 2-en-1 (SD, MMC), écouteurs, micro, sortie HDMI
  • Webcam 720p

L’intérêt de la série Yoga est que l’ultraportable peut être utilisé dans 4 configurations différentes :

  1. Mode laptop traditionnel
  2. Mode “tente”
  3. Mode “stand” ou “support”
  4. Mode tablette

Le Yoga étant muni d’un accéléromètre, l’écran sera, comme sur une tablette, toujours correctement présenté à son utilisateur quelle que soit la configuration choisie.

Lenovo Yoga 11S en mode tente

Lenovo Yoga 11S en mode tente

Lenovo Yoga 11S en mode "stand"

Lenovo Yoga 11S en mode “stand”

Lenovo Yago 11S en mode tablette

Lenovo Yago 11S en mode tablette

Quel que soit le mode choisi, tant l’environnent Windows 8 standard que l’environnement “Metro” (ou “Modern Apps”) sont utilisables. Le mode stand sera plutôt utile en réunion pour facilement partager son écran avec les participants, alors que les modes tente et tablette seront préférés pour la consommation de média (films, photos, …) ou des applications Métro. J’ai réellement re-découvert l’environnement Métro (ou “Modern UI” ou encore “Windows 8 RT – Microsoft lui-même ne semble toujours pas trop savoir comment appeler cela) grâce au Yoga 11S, alors que je l’avais déjà depuis belle lurette sur mon PC Desktop Tout-en-un tacticle, mais ne le trouvais pas pratique à utiliser.

A l’usage, ce petit portable mérite vraiment très fort son appellation d’Ultra portable, même si l’appareil reste cantonné dans notre salon. On a vite faite de commencer à s’asseoir au bureau et en court d’utilisation, de débrancher l’alimentation au secteur, de replier l’appareil en mode tablette et de continuer à l’utiliser dans la divan. En mode stand ou tente, il passera rapidement à la cuisine afin de suivre les recettes de l’excellente app Métro “Cuisines et Vins” de Microsoft. Les enfants le mettrons rapidement en mode “tente” pour regarder un film en utilisant XBMC. Avec un écran de 11,6 pouces pour un poids de 1,35kg, il trouvera également facilement sa place dans le sac d’un étudiant ou du business man désirant voyager léger. Le Yoga fonctionnera sur batterie pour un bon 4 heures avant de crier “aaaargh”.

Il est à noter que lorsque l’appareil est basculé en mode tablette, les réglages DPTF (Dynamic Platform and Thermal Framework) du BIOS vont ralentir la cadence du CPU afin d’éviter tout surchauffement de la machine. Malheureusement ceci est assez perceptible, surtout si vous jouez sur la tablette (genre Asphalt 8 et autres). Il est possible de couper ce système DPTF dans le BIOS, mais dans ce cas l’utilisateur veillera à surveiller sa machine et à éviter lui-même la surchauffe.

J’ai toujours une tablette, mais…

J’ai toujours une tablette Android (Asus TF701T) chez moi et ne pense pas m’en séparer avant un petit moment. En effet, le Yoga 11S ne peut encore rivaliser avec celle-ci pour les raisons suivantes :

  • Autonomie : 4-4h30 avec le Yoga contre jusqu’à 17h sur l’Asus en utilisant la batterie du clavier
  • Applications : peu d’applications “Modern UI” sous Windows 8 comparé au Google Play Store pour Android
  • Encombrement : l’Asus TF701T sans son clavier reste plus légère à emporter que le Yoga 11S

Toutefois la question est plutôt : si je n’avais pas déjà une tablette, en achèterais-je une si je n’avais que la Yoga 11S : la réponse est non. Je suis même convaincu de la supériorité de ce système comparé aux hybrides Windows+Android (laptop sous windows quand l’écran est connecté au clavier et tablette Android quand le clavier est déconnecté) dont la partie Android sera toujours à la traîne (mise à jour vers Android 4.3, 4.4 etc). Quant à mon point de vue concernant le nombre d’apps “Métro” disponibles, cela fait 5 ans que j’ai adopté Android donc mon point de départ est différent.

Pour ceux qui hésitent aujourd’hui entre une tablette et un laptop, je recommande très fortement de considérer cette alternative. Si d’aucun trouvait l’écran un peu petit, sachez que la Yoga existe également en format 13.3 pouces