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Petit partage d'expériences de geek


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Comment regarder Netflix sur sa TV ?

Netflix a débarqué récemment dans divers pays européens. Netflix est un service de streaming LEGAL permettant de regarder des films, séries et émissions à la demande. Il fonctionne sur la même base que Spotify ou Deezer pour la musique, càd que vous payez un prix fixe par mois quelqu’en soit votre consommation.

Si vous êtes arrivés sur cette page, c’est que vous aurez sans doute compris comment vous inscrire à ce service de streaming vidéo mais vous demandez comment pouvoir en profiter sur votre télévision ou votre projecteur de salon. La question peut sembler triviale pour certains, et en effet il ne s’agit pas de sciences neurophysiologiques mais tout le monde n’est pas né doué pour ces nouvelles technologies. Que vous ayez un PC, un Mac, ou une tablette, déchiffrons ci-dessous comment résoudre votre problème.

Approche 1 : PC, Mac ou Linux – vive les câbles !

Si vous disposez d’un PC ou d’un Mac pour regarder Netflix, le plus simple sera sans doute de brancher votre ordinateur directement sur la télévision. La majorité des PC portables disposent aujourd’hui d’une sortie “HDMI”. Pour citer Wikipedia :

Le High Definition Multimedia Interface (HDMI) (en français, « Interface Multimédia Haute Définition ») est une norme et interface audio/vidéo totalement numérique pour transmettre des flux chiffrés, généralement non compressés et destinée au marché grand public. Le HDMI permet de relier une source audio/vidéo DRM – comme un lecteur Blu-ray, un ordinateur ou une console de jeu – à un dispositif compatible – tel un téléviseur HD ou un vidéoprojecteur.

Comment savoir si votre PC dispose de cette sortie ? Regardez la photo ci-dessous : une fiche HDMI, sur la gauche, ressemble à une sorte de “D” aplati. Vous utilisez sans doute déjà ce type de câble pour connecter votre décodeur TV, lecteur Blu-Ray ou console de jeux sur votre téléviseur.

Fiche et câble HDMI

Fiche et câble HDMI

Dans le cas où vous avez cette fiche, rien de plus simple : connectez votre PC à la TV, lancer Netflix dans votre navigateur, choisissez votre programme et basculez le en plein écran.

Si votre PC n’a pas de sortie HDMI, il aura au minimum une sortie VGA. Cela ressemble à un gros “D” et souvent sa couleur est bleue. Dans ce cas, si votre TV dispose également d’une entrée VGA il vous faudra un câble VGA-VGA, le même que celui que vous utiliseriez pour connecter votre PC à un moniteur. Si par contre votre TV n’a pas d’entrée VGA mais dispose d’une entrée HDMI, vous pourrez trouver dans le commerce (principalement online : amazon, ebay, …) des convertisseurs VGA vers HDMI.

Fiche VGA

Fiche VGA

 

Pour les propriétaires de Mac, vous devrez regarder le type de sortie vidéo dont il dispose :

  • Mini-DisplayPort : vous aurez besoin d’un adaptateur “Mini-DisplayPort-to-HDMI” ou “Thunderbolt-to-HDMI” ou “Mini-DisplayPort-to-VGA” ou entre “”Thunderbolt-to-VGA” selon l’entrée disponible sur votre TV (favorisez le HDMI si disponible). Vous trouverez ces adaptateurs chez vos revendeurs Apple
  • HDMI : vous êtes OK, vous avez juste besoin d’un câble HDMI

 Approche 2 : vive les consoles de jeux

Si vous, ou votre progéniture, avez une console de jeux Sony PS3/PS4 ou Microsoft XBOX (XBOX360, XBOX ONE), pas de soucis. Ces deux consoles disposent d’une application Netflix. Si elle ne devait pas déjà être installée, vous la trouverez dans le “store” online de votre console.

Netflix sur Sony PS3

Netflix sur Sony PS3

 

Approche 3 : A bas les câbles ! Google Chromecast à la rescousse

Google Chomecast est une petite “clé” de la taille d’une grosse clé mémoire USB qui se connecte directement sur la fiche HDMI de votre téléviseur ou de votre projecteur. Si vous n’avez pas encore entendu parler de cette petite merveille à 35€ je vous invite à démarrer par sa page sur le site de Google.

Avec un Mac ou PC

Une fois votre Chromecast installée et configurée sur votre TV et réseau sans fil (wifi) domestique, rien de plus simple – faites déjà chauffer les popcorns, ça va aller vite ! Vous ouvrez le site Netflix sur votre ordinateur à partir d’un navigateur web comme d’habitude. Vous choisissez votre programme et le démarrez. Une fois que celui-ci démarre, vous allez voir apparaître une petite icône représentant le système chromecast : cliquez dessus, choisissez votre chromecast et votre programme sera démarré sur celle-ci.

Basculer Netflix sur votre Chromecast

Basculer Netflix sur votre Chromecast

 

Avec une tablette ou un smartphone Android ou Apple

Si vous n’avez pas d’ordinateur à la maison mais disposez d’une tablette ou d’un smartphone Android ou Apple, pas de soucis ! Installez simplement l’application Netflix sur celle-ci, vous les trouverez dans l’AppStore ou Android PlayStore. Dans ces applications vous trouverez à nouveau la petite icône Chomecast qui vous permettra de basculer le flux vidéo vers votre TV équipée d’une clé Chromecast. Et ne vous en faites pas pour les batteries de vos petits appareils chéris, car le flux vidéo Netflix ne transitera pas via votre tablette ou smartphone mais sera directement envoyée depuis les serveurs Netflix vers votre clé chromecast.

Netflix sur Android - icône Chromcast en bleu

Netflix sur Android – icône Chromcast en bleu

Netflix sur iPod/iPad -icône Chromecast en bleu

Netflix sur iPod/iPad -icône Chromecast en bleu

Avec une tablette ou un smartphone Windows

Vous avez une tablette ou un smartphone Windows ? Malheureusement, Windows RT (aussi appelé l’interface Metro) ne supporte pas Google Chromecast. Idem pour Windows Phone, je ne connais aucune solution permettant de faire parler ces deux systèmes ensemble.

D’autres approches possibles ?

Oui, il existe d’autres alternatives. Si vous possédez un boitier Apple TV, celui-ci supporte Netflix. Il vaudra mieux cependant vivre dans un monde “Apple only” car il vous serait par exemple impossible de piloter Netflix sur un Apple TV à partir d’un smartphone ou tablette Android.

Mis à part Apple, d’autres petites boites intelligentes connectées à votre TV peuvent vous aider. On regardera par exemple vers un boitier Roku. Celui-ci sera fort pratique si vous n’avez ni ordinateur ni tablette Android ou Apple, mais dans le cas contraire son prix sera bien plus élevé que celui d’une clé Google Chomecast.

Notons finalement que différents fournisseurs de télévision numérique, comme Belgacom en Belgique ou SFR, Free et Orange en France semblent être en discussion avec Netflix afin d’offrir ce service au travers de leur box. Un peu tard diront certains… Mais cela pourrait constituer une alternative intéressante pour une certaine tranche de consommateurs. A suivre, donc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Comment imprimer en 3D (sans imprimante 3D)

Rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps de cela, nous prenions nos photos avec des appareils dotés de pellicules, nous allions porter ses pellicules chez un spécialiste qui les développait et les imprimait sur papier photo pour vous. Aujourd’hui, il vous semble tout naturel d’imprimer de chez vous, sur votre imprimante à jet d’encre, laser ou à sublimation, tous les clichés photos dont vous avez envie.

Un énorme révolution industrielle est en marche en donnant dès aujourd’hui à chacune et chacun la possibilité de créer un objet réel, en trois dimensions, de chez soi. Nous pouvons très facilement faire l’analogie avec l’exemple des photos imprimées ci-dessus : les jambes du playmobil préféré de votre fil se sont cassées ? Ne jetons plus le Playmobil en question, mais imprimons-lui de nouvelles jambes ! Une pièce du tuyau de votre aspirateur s’est cassé (naturellement ou par obsolescence programmée…), n’en rachetons pas un nouveau, imprimons simplement cette pièce à la maison. Besoin d’un petit vase sympa pour les fleurs ? Créons le sur l’ordinateur, et imprimons-le ! Cette réflexion peut aller très loin : pour preuve, des recherches sont déjà en cours pour imprimer… du tissu humain, des prothèses voir même des organes !

Science fiction dites vous ? Que neni ! Pensez à votre imprimante à jet d’encre à la maison.. Comment fonctionne-t-elle ? En simplifiant, des petites buses se déplacement sur un axe gauche-droite projettent de micro-gouttelettes d’encre sur le papier au fur et à mesure que celui avance dans l’imprimante. L’impression 3D, c’est en gros le même principe : un ou des buses déposent du matériel (plastique, céramique, fibre de carbone, cellules, …) par couches successives. Ici, plus de papier qui avance, c’est la tête d’impression qui se déplace selon les 3 axes (avant/arrière, gauche/droite, haut/bas).

En ce qui concerne l’accès à cette technologie aux particuliers, il ne serait pas honnête de dire qu’aujourd’hui elle serait aussi accessible et simple à utiliser qu’une imprimante photo. Bon, vous me direz que même pour utiliser une imprimante photo vous devez régulièrement intervenir auprès des générations familiales qui vous précèdent et qui semblent s’obstiner à ne pas vouloir comprendre comment un truc si simple fonctionne. Mais ceci est un autre débat. Découpons l’approche en simplifiant : pour imprimer en 3D, il vous faut un modèle objet à imprimer sous forme de fichier informatique, puis il faut l’équipement et un peu de connaissance et d’expérience pour imprimer.

Les objets en 3D

Deux approches s’offrent à vous : créer cet objet virtuel ou… le trouver quelque part.

Les bibliothèques d’objets en 3D

Commençons par le plus simple : vous cherchez une nouvelle housse sympa pour votre smartphone, un joli pot de fleur, une tasse originale et cetera mais vous n’avez ni le don ni la patience d’en faire le design sur ordinateur vous-mêmes. C’est là qu’interviennent les bibliothèques d’objets en 3D. Tout comme les bibliothèques d’images et de photos libres de droit ou payantes sur internet, ces bibliothèques vous offriront des modèles d’objets à imprimer en 3D, gratuits ou payants selon la forme de licence que  son créateur aura choisi d’appliquer. L’impression 3D ne date pas de cette année et connait un essor assez extraordinaire, il n’est donc pas étonnant qu’il ait adhéré très rapidement au concept de partage sur internet qui est dans la nature même de ce réseau planétaire. Comme pour tout échange d’informations (entre humains ou machines), ces objets en 3D seront représenté par un fichier suivant un format prédéfini. Dans l’impression 3D, le format de fichier le plus répendu est le format “stl”, cette acronyme venant de “fichier de stéréolithographie“.

La bibliothèque d’objet en 3D la plus connue est très certainement “thingiverse“, soutenue par le fabriquant d’imprimantes 3D Makerbot. Dans l’exemple-ci dessous, j’ai fait une recherche sur “vacuum cleaner” en imaginant que je cherche une pièce pour aider à nettoyer les brosses de mon aspirateur robot de marque LG.

Un exemple de recherche rapide sur Thingiverse

Un exemple de recherche rapide sur Thingiverse

La deuxième pièce sur la rangée du haut est celle qui semble me convenir. Un clic sur l’image et j’aurai plus d’information sur cet objet.

Téléchargement de l'objet

Téléchargement de l’objet

En cliquant sur “thing files” (littéralement : “les fichiers de la chose”), je trouverai ce fameux fichier en format “stl” que je peux enfin télécharger. Notez également les termes de licence associé à l’objet : dans ce cas-ci, je ne suis pas autorisé à imprimer cet objet afin de le revendre. OK, maintenant j’en fais quoi de ce fichier ? Nous y reviendrons un peu plus tard dans l’article.

Si je mentionne Thingiverse ici, il etst à noter comme je l’ai dit plus haut qu’il existe de nombreuses bibliothèques d’objets sur le net. Je vous invite à consulter ce site à titre d’exemple. Et comme pour toute recherche, google/bing/etc sont vos meilleurs amis. Certaines bibliothèques d’objet ne vous permettent pas de télécharger ceux-ci, mais de directement en commander une version imprimée : nous y reviendrons plus bas dans cet article.

Créer vos propres objets

Il est bien sûr tout à fait possible de créer vos propres objets, parce que vous savez mieux que tout le monde ce dont vous avez besoin bien sûr. Rien n’empêche votre côté naturellement altruiste de partager vos créations sur les bibliothèques précédemment citées ! Il vous faudra un programme de modélisation 3D permettant de créer vos envies, et cela va du gratuit au très cher.

Dans le monde de l’impression 3D, le programme gratuit le plus communément utilisé est très certainement Google SketchupMake. Il existe un petit plugin gratuit qui permet de pouvoir importer et exporter des fichiers au format STL à partir de Sktechup. Comme tout programme de modélisation 3D, Sketchup vous permet de faire jaillir du néant numérique des objets composés à base de ce que l’on pourrait appeler des primitives ou blocs de base : des cubes, cones, sphères, des plans ou surfaces que l’on “extrude” pour leur donner un volume. On travaille par addition de ces blocs de base ou par suppression : par exemple soustraire d’un cube une petit sphère permettra de créer un trou sphérique de ce cube. Ce n’est pas un travail facile ! La complexité supplémentaire, vu qu’il s’agit de donner vie à cet objet numérique, est de devoir s’assurer qu’il n’y a aucune anomalie dans l’objet ce qui pourrait ruiner ou rendre impossible le travail d’impression. Par exemple, vous pourriez avoir fabriqué une tour par empilement successif de différents volumes et être sûr que toutes les pièces sont bien jointes, mais par inadvertance vous avez laissé un espace extrêmement mince, quasi imperceptible entre 2 pièces, ce qui rendra l’impression impossible. Comme toujours sur internet vous trouverez de très nombreuses formations ou “tutoriels” (sur youtube entre autres) pour vous apprendre les bases de Sketchup.

A côté de Google Sketchup, d’autres solutions logicielles existent bien entendu. Citons par exemple Autocad de la société Autodesk, ou encore le très honéreux 3DS Max de la même société.  Blender, dans le domaine du gratuit, est assez répandu également. Vous pourrez trouver une petite liste relativement exhaustive sur ce site.

Pour faire le lien avec un article précédemment publié sur ce blog à propos des multicoptères et des drones et pour ceux ou celles qui rêveraient d’imprimer une représentation 3D de leur maison, sachez qu’il existe un procédé appelé photogrammétrie permettant, à partir de photos prises en de multiples points de référence (càd sous différents angles, de différentes positions et à différentes altitudes), de recréer un objet 3D sur base de ces photos. Je vous invite à lire cet article sur le site français helimicro à titre d’introduction. Pour vous donner une idée, voici un exemple un peu “brut de forme” mais néanmoins très représentatif sorti de l’imprimante 3D d’un ami.

Une maison imprimée en 3D via photogrammétrie

Une maison imprimée en 3D via photogrammétrie

Signalons enfin qu’il existe des scanners 3D. Tels des scanners qui vous permettent de numériser vos documents textes ou photos, ces scanners 3D vont numériser un objet dans l’espace. Il est possible de partir de solutions assez simple, telles 123DCatch qui se base sur le même principe de photogrammétrie : à partir d’une série de photos d’un objet pris sous divers angles, 123DCatch va reconstituer un objet que vous pourrez ensuite manipuler (càd souvent nettoyer et compléter) dans un programme 3D tels ceux nommés plus haut. Des fabricants d’imprimante 3D tels que MakerBot proposent des solutions de scan tridimensionnel en complément de leurs imprimantes. Ce ne sont bien sûr pas les seuls.

Imprimer vos objets

Voilà, vous avez maintenant l’objet sur votre ordinateur que vous désirez imprimer, que vous l’ayez créé vous-même ou que vous l’ayez trouvé dans une bibliothèque online. Comment maintenant le rendre réel ?

Imprimer sans imprimante

Non, je ne consomme pas de drogues illicites. Il est tout à fait possible d’imprimer sans avoir d’imprimante. Retour à l’exemple introductif des photos numériques : de très nombreuses personnes n’ont pas d’imprimantes de qualité photo chez elles. Comment font-elles ? Elles se rendent dans leur grande surface ou chez leur photographe (qui a bien du s’adapter à cette révolution numérique), et utilisent des machines assez simples lisant leurs photos sur une petite clé USB ou sur un CD/DVD pour les ressortir sur le format papier photo choisi. Pour l’impression 3D, c’est pareil, voir même encore plus simple.

Prenant pour commencer le site Shapeways. Ce site a combiné à la fois la bibliothèque d’objets 3D et le service d’impression. Tout comme sur Thingiverse, vous faites vos recherches (une nouvelle coque pour votre iphone, un bijou, une petite figurine, …) et en commandez directement l’impression, qui sera livrée chez vous par la poste. A noter qu’il y a même des objets en métal !

Mais ce qui pour moi est une découverte extraordinaire, c’est le site 3Dhubs.com. Réfléchissez-y un instant… il y a sûrement, pas loin de chez vous, tapi dans sa chambre ou dans son garage, un geek passionné qui s’est déjà lancé dans l’impression 3D. Qui a déjà acheté une imprimante, qui a de l’expérience quant à son utilisation, et qui ne désire que partager ses connaissances et se mettre au service de la communauté. 3DHubs permet à tout propriétaire d’une imprimante 3D, quelle que soit sa marque et sa qualité, de s’enregistrer sur le site et de mettre son imprimante 3D au service des autres. Sur le site, vous faites une petite recherche sur les “hubs” qui se trouvent pas loin de chez vous, vous en sélectionnez un (selon les commentaires des clients précédents, la qualité d’impression offerte, le prix demandé à priori, …), vous lui envoyez le fichier STL de l’objet de vos désirs, et il vous dira ensuite combien il demande pour effectuer ce travail. N’hésitez pas à comparer ! Si vous vous êtes mis d’accord, il commencera l’impression et l’objet sera bientôt à vous. C’est juste totalement incroyable, et juste totalement aussi simple que cela. Personnellement j’ai déjà fait imprimer de nouveaux boîtiers de protection ma caméra GoPro, un nouveau train d’atterrissage pour un de mes drones, des petites figurines, … Je vous encourage à tester ce site.

Finalement, sans imprimante et comme dans l’exemple des impressions photos numériques chez le photographe, en cherchant un peu sur le net je suis sûr que vous trouverez également l’un ou l’autre magasin ou entreprise spécialisé(e) dans l’impression 3D et acceptant vos fichiers et modèles pour impression au travers d’un service commercial.

Imprimer de chez soi

J’ouvre ici un chapitre que je ne pourrai qu’écrire de manière succincte tant le sujet est vaste et mon expérience limitée. Il existe en effet de très nombreux modèles d’imprimantes 3D sur le marché, partant de la solution “low cost” en mode “open source” à construire soi-même de A à Z à quelques centaines d’euros tel le projet RepRap, jusqu’au modèles commerciaux prêt à l’emploi” à plusieurs milliers d’euro telles les très connues “Makerbot”, “Ultimaker”, 3D Systems Cubify Cube, etc, etc… La mise en garde cependant est que le fait d’avoir une imprimante ne veut pas dire que vous deviendrez pro de l’impression 3D automatiquement. Cela nécessite des essais/erreurs, et si possible du partage d’expérience avec une communauté. Pour illustrer le type de complexités à gérer : comment imprimer l’objet, c’est à dire en partant de quelle surface ou de quelle orientation, afin de ne pas utiliser trop de matériel d’impression ? Avec quelle densité imprimer un objet afin qu’il ne consomme pas trop de matériel mais soit suffisamment solide pour correspondre à son usage ? A titre d’exemple, la première photo ci-dessous montre une pièce que j’avais fait imprimer, telle qu’elle est sortie de l’imprimante, avec les structures de support. Ces structures vont par exemple permettre d’imprimer les parties de l’objet qui sont en porte-à-faux, car en effet une imprimante ne peut réaliser une structure qui serait “dans le vide”. La deuxième photo vous montre la pièce nettoyée.

Pièce telle que sortie de l'imprimante 3D

Pièce telle que sortie de l’imprimante 3D

Pièce nettoyée de ses supports

Pièce nettoyée de ses supports

Que ceci ne vous décourage pas à embrasser l’impression 3D !!! Même il faudra éviter les marchands de miracles… Le mieux sera certainement, si vous n’êtes pas encore convaincu par cette nouvelle technologie d’impression, de choisir quelques objets dans une bibliothèque online, de les imprimer sur 3Dhubs puis… d’économiser pour acheter une telle imprimante !!!

 

 


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Timelapse et hyperlapse : le temps en accéléré

Sans doute avez-vous déjà vu des vidéos sur youtube, ou des séquences dans des films, reportages ou clips vidéos dans lesquels le temps semble passer en accéléré : le soleil se couche en 6 secondes, les étoiles balayent le ciel en quelques minutes, les nuages filent furieusement dans le ciel comme chassés par un vent extrêmement violent. Ces séquences vidéos sont communément appelées “time-lapse” ou “espace de temps” ou encore “accéléré” dans notre belle et riche langue.

Voici un petit exemple, un montage de différents time-lapses que j’ai réalisé cet été dans le Val d’Aoste en Italie :

Le “roi” du time lapse est pour moi Tom Lowe, c’est clairement lui qui m’a donné l’envie de m’essayer à cette technique. Voici un exemple de ses productions, que je vous fait démarrer directement un peu plus loin dans le clip juste histoire de baver d’envie et d’ébahissement devant ses séquences nocturnes  :

Vous aurez sans doute remarqué une différence entre mon clip et celui de Tom Lowe (outre le côté artistique et professionnel, mais bon, passons) : dans mon clip, le point de vue est fixe, alors que chez Tom Lowe la caméra se déplace pendant la séquence. Nous touchons ici à la différence principale entre time-lapse et hyper-lapse.

Qu’est-ce qu’un timelapse ?

Lorsque nous tournons une séquence vidéo avec notre caméra, smartphone ou appareil photo, typiquement ces appareils vont enregistrer 24, 25 ou 30 images par secondes selon le standard vidéo pour lequel ils auront été paramétrés. Certaines caméras grand public peuvent même enregistrer à 50, 60 voire 120 ou même 240 images par seconde (comme la GoPro Hero3+ Black Edition par exemple). Lorsque nous rejouons ces images sur notre TV ou PC, tel un praxinoscope c’est la persistance rétinienne dans la succession d’images qui nous donne l’impression d’un mouvement fluide et continu. La norme du 24 images/seconde vient du cinéma sur pellicule argentique. Filmer à 50 ou 60 voire 240 images/secondes est généralement utilisé pour pouvoir obtenir des effets de ralenti extrêmement fluide. C’est simple, si je ralentis de moitié la vitesse d’une séquence tournée à 24 images/secondes j’obtiens un matériel brut à 12 images par seconde qui paraîtra donc saccadé. Même si je remonte le tout dans Adobe Premiere ou autre soft de montage sur une séquence à 24 images/seconde, ce soft ne pourra bien évidement pas réellement reconstituer le mouvement entre chaque image. Si par contre je pars d’une séquence à 240 images/seconde, je pourrai ralentir jusqu’à 10 fois cette séquence dans un montage fait à 24 images/seconde, et mon ralenti sera toujours extrêmement fluide. Allez, un petit exemple pour le plaisir des yeux :

Et le time-lapse dans tout ça ? C’est simple, c’est exactement l’inverse ! Plutôt que de chercher à ralentir le temps en prenant plus d’images par seconde, nous allons chercher à l’accélérer en prenant moins d’images par seconde. Nous devrons aussi faire un peu de mathématiques… Par exemple, en comptant que je veuille filmer un beau coucher de soleil qui mettra 15 minutes à se coucher et que mon désir est d’obtenir une séquence de 10 secondes en final à 24 images/secondes, je devrai prendre une image toutes les 3,75 secondes. Ceci nous emmène aussi à changer d’équipement ! Là où pour ralentir une séquence vidéo je vais capturer la séquence source avec une caméra, pour le time-lapse je vais donc utiliser… un appareil photo ! Le time-lapse est donc un procédé demandant un peu plus de travail de post-production. En effet, dans mon exemple ci-dessus je vais me retrouver avec 240 photos (15 min = 900 secondes et 900 secondes divisé par 3,75 = 240) et je n’ai donc pas encore de séquence vidéo en main. Les plus chanceux d’entre nous utiliserons Adobe Premiere ou Adobe After Effects pour recomposer toutes ces images en une séquence vidéo et en profiteront au passage pour ajouter quelques filtres (couleurs, etc), recadrages et autres manipulations. Sur Mac, vous pourrez utiliser iMovie assez facilement, sur Windows vous pourrez vous appuyez sur Movie Maker et sous Linux/Ubuntu des solutions existent également.

Revenons un instant au matériel nécessaire. Si vous devez prendre une photo toutes les x secondes, il vous faudra un appareil avec une fonction “intervalomètre”, via laquelle l’appareil prendra une photo automatiquement à chaque intervalle défini (toutes les secondes, 3 secondes, 5 secondes, etc). Si vous avez une caméra GoPro ou Mobius, vous êtes parés mais, dans le cas de la GoPro ont souffira d’un effet fisheye dans les photos un peu indésirable. Cela demandera un peu plus de post production pour “aplatir” les images avant de les assembler. En général les appareils numériques de type “reflex” ont cette fonction “intervalomètre”, ainsi que divers appareils “point and shoot” ou “compact”. Pour une bonne stabilité du rendu final il ne faudra surtout pas oublier de poser l’appareil photo sur un pied ! Je conseille fortement les pieds “GorillaPod” qui permettent de poser l’appareil un peu partout, y compris attaché à une branche d’arbre ou sur la rambarde d’une terrasse.

Il existe encore plus simple. Prenons par exemple les appareils photos Sony RX100 MK3, ou Sony Alpha 6000. Sur ces appareils vous pourrez installer des applications, appelées “Playmemories Camera App” ajoutant diverses fonctionnalités aux appareils mentionnés plus haut. Une de ces applications permet tout simplement de créer des timelapses de manière assez élaborée, dont des modes spécifiques pour lever et coucher de soleil, ciel nuageux et même un mode “miniature” également défini comme effet “tilt shift” !

Et si vous n’avez pas ce genre d’appareil photo, mais “juste” un smartphone ? Pas de soucis, vous pourrez également vous lancer dans le monde des time-lapses car de nombreuses applications existent en ce domaine. Ma favorite, sur Android, est “Lapse It Pro“, qui existe aussi sous iOS pour les iPhones/iPods/iPads. Une petite recherche dans votre appstore/playstore vous retournera de nombreux résultats, essayez les !! Un petit mot pour vous rappeler que le remboursement d’apps payantes sous Android est maintenant passé à 2 heures… ce qui donne très largement le temps d’essayer les apps payantes de qualité. Tout comme pour un appareil photo, vous chercherez à disposer votre smartphone sur un pied ou support afin d’éviter tout mouvement entre les prises de vue. Petit conseil : si vous avez un ami qui dispose d’une imprimante 3D, jetez un petit coup d’oeil sur Thingiverse… Exemple d’un support paramétrable pour smartphone.

Et les hyperlapses alors ?

Comme mentionné dans l’introduction de cet article, un hyperlapse est à la base un time-lapse dans lequel la caméra elle-même est en mouvement. Prenons l’exemple ci-dessous :

Pour réaliser cette séquence, j’ai utilisé une caméra GoPro en mode intervalomètre et… une minuterie de cuisine (un peu bidouillée). La caméra est montée sur la minuterie, qui est réglée sur 60 minutes. La minuterie tourne sur elle-même avec le temps, et fait donc un 360° complet en une heure, ou 180° en 30 minutes. Vous pouvez facilement vous construire ce genre d’accessoire, avec une minuterie Ikea. Vous pourrez également acheter ce genre d’accessoire “tout fait”, comme un Camalapse par exemple, mais vous en payerez le prix.

Dans cet exemple nous sommes limité à un mouvement sur un seul axe, et tournant toujours dans le même sens. Lorsque vous regardez des vidéos de Tom Lowe par exemple, vous y trouverez de beau travelings, des mouvements sur 2 ou 3 axes. C’est à partir d’ici qu’il vous faudra un large portefeuille, ou des dons de bricoleur. Il faut, en gros, un ou des systèmes sur lesquels monter votre caméra et pour lesquels vous pourrez préprogrammer un ou des mouvements à effectuer. Bien sûr vous pouvez également faire tout cela à la main, j’y reviendrai, mais cela demande pas mal de précision.

Les supports caméras automatiques

Quelques exemples jolis gadgets et autres solutions pour se donner envie :

  • Motrr Galiléo : un support “robotisé” pour iPhone, contrôlé par un autre iPhone/iPod/iPad, permettant une programmation sur plusieurs axes. Mottr avait promis un support pour GoPro mais on attend toujours…
  • Trossen Robotics : une série de bras articulés programmable (arduino etc) permettant d’y fixer une caméra GoPro
  • Des chariots montés sur rails pour plus de mouvements et de très beaux travelings :
Et à la main ?

Pour les possesseurs de smartphones Apple, le plus simple et rapide aujourd’hui est d’essayer la nouvelle application “Hyperlapse” d’Instagram. Que les fans d’Android se rassurent, cette app devrait débarquer bientôt dans le Playstore. Cette app vous permettra de vous promener tranquillement avec smartphone, ou d’être assis dans votre voiture, avion ou autre engin en déplacement,  et produira une vidéo basée sur des captures d’images à intervalle régulier. Le truc “magique” de cette app est qu’elle stabilisera cette séquence d’images pour un rendu fluide qui ne saute pas dans tous les sens. C’est un processus qui demande normalement beaucoup de puissance de calcul, mais le “truc” d’Instragram est d’utiliser et d’enregistrer les déplacements de votre smartphone via les gyroscopes qui s’y trouvent toujours, et de corriger le placement des images sur base de ces infos. Un petit clip ci-dessous expliquant cela (en anglais, désolé) :

Pas encore disponible au large public, mais très prometteur est ce sujet de recherche sortant de chez Microsoft et permettant de réanalyser une séquence vidéo afin d’en générer un hyperlapse hyper stabilisé. Imaginez pouvoir convertir vos séquences vidéos tournées à partir de votre drone ou multicoptère, de votre vélo, etc !!

Avec un appareil photo (reflex ou compact), on pourra utiliser des systèmes de “mini stakeboard” aussi appelé “dolly” – que l’on trouve facilement à la FNAC ou Mediamarkt – pour des travelings souples, ou “simplement” un pied. Le “truc” sera de prendre chaque photo à une distance égale en prenant un repère au sol par exemple (se déplacer de 4 carrés entre chaque photo), à moins que l’on ne désire inclure des effets d’accélérations. Comme il sera quasi impossible d’avoir chaque cliché parfaitement aligné avec le précédent (l’appareil est un poil plus haut, a tourné de quelques petits degrés vers la droite ou la gauche, etc) il faudra procéder à pas mal de retouches sur ordinateur, y compris donc un réalignement parfait des photos. Je vous invite à regarder les 2 vidéos suivantes pour vous faire une idée…

 

J’espère que cet article vous aura démystifié ce que sont et comment produire des time-lapses et hyper-lapses, et vous aura donné une tonne d’idées créatrices et  quelques pistes pour vous lancer ! Alors…. à vos caméras et action !