J'ai testé pour vous

Petit partage d'expériences de geek


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Arnaque et faux site web sur 2ememain

Dans une société de consommation où les gens se lassent quelque fois rapidement de leurs acquisitions, et dans une société en crise économique où des objets non utilisés peuvent s’avérer une source appréciable et utile de revenus supplémentaires, vendre et acheter en seconde main est bien entendu et en général un bon plan. Vendre et acheter en seconde main, c’est aussi participer, d’une certaine manière, à la diminution de la frénésie de consommation ainsi qu’à la diminution – temporaire – de déchets.

Si eBay enregistre une croissance continue du nombre de vendeurs (aux USA on enregistre pas moins de 157 millions d’utilisateurs actifs sur le 2eme trimestre 2015 – juste un peu moins qu’Amazon), de nombreux acheteurs ou vendeurs en France et en Belgique se tournent vers des sites de vente tels que 2ememain.fr, 2ememain.be, kapaza, etc. On notera au passage que eBay a acheté 2ememain.be en 2013, signe que ces sites “secondaires” gagnent en popularité. Dans mon cas, passer d’eBay à 2ememain a été un choix purement économique, les annonces sur ce dernier étant gratuites et non limitées dans le temps. Je trouvais également qu’eBay était de plus en plus “pollué” par des vendeurs professionnels (ie des sociétés) vendant du neuf au détriment de particuliers vendant de l’occasion.

Vendre et acheter sur un site tel que 2ememain n’est cependant pas sans risques. Il y a, d’abord, les désagréments : l’acheteur qui place une offre pour votre bien mais ne répond pas aux emails, celui qui vous dit qu’il achète le bien mais ne se manifeste plus et disparait dans le néant numérique, le vendeur qui garde une annonce en ligne mais ne répond pas aux offres faites, les illuminés adeptes des contes de fées qui vous proposent “d’acheter tout de suite” pour le 10ème de la valeur demandée, etc. Nous ne sommes en effet pas dans un système similaire à eBay dans lequel un acheteur ayant remporté une enchère est “obligé” d’acquérir le bien et de clôturer la transaction sous peine de voir un dossier de litige s’ouvrir à son encontre, de se voir négativement évalué, etc. Il y a, ensuite, les arnaques qui résulteront en une vaporisation pure et simple de vos deniers, l’objet n’étant jamais livré ou payé.

C’est en recevant un courrier de 2ememain au mois d’août de cette année donnant quelques conseils aux acheteurs potentiels sur “ce que Sherlock (Holmes) ferait à leur place” pour vérifier qu’une vente est à priori valide que j’ai décidé de partager une expérience personnelle, en espérant qu’elle puisse vous être utile.

Étant à la recherche d’un VTT électrique d’occasion, je tombe sur une offre très alléchante : un VTT de marque, normalement vendu neuf dans les 4000 €, vendu d’occasion à 1250€ et localisé sur Bruxelles. Première alarme : le prix demandé est trop bas, mais je ne résiste à contacter le vendeur. Je reçois un courrier rapidement, en français plus ou moins correct, d’une dame me racontant qu’elle a divorcé, qu’elle n’habite plus à Bruxelles mais à Hambourg suite à son divorce, que son mari n’a plus besoin de son vélo et elle non plus. Deuxième alarme : l’histoire est louche. Je demande alors à voir le vélo, argumentant à raison qu’il est hors de question d’acheter d’occasion un objet dont je n’ai vu personnellement l’état. La proposition que la vendeuse me fait alors est de m’envoyer, à ses frais, le vélo en question par un livreur. Si l’état me convient la transaction est conclue, sinon le vélo repart vers sa vendeuse. Il faut pour cela passer par un “escrow delivery service” qu’elle me renseigne, et le montant de l’achat devra être versé à cette société qui bloquera le montant jusqu’à l’issue de la transaction. Troisième alarme, on commence à tomber dans du rocambolesque… Mais jouons à “Sherlock” comme le préconise 2ememain, et je pars donc en quête de plus d’informations quant à la société de livraison renseignée “CED”: http://cargo-ed.com. Que vérifier ?

  1. une recherche toute simple sur Google ne ressort aucune information permettant un référencement croisé de cette société, càd un article ou une autre société faisant référence à CED
  2. une recherche sur Google Street View sur base de l’adresse renseignée sur le site de CED me renvoie à une société de tabacs
  3. le site de CED renseigne également un numéro d’entreprise. Une recherche sur les sites allemands référençant ces numéros d’entreprise me renvoie vers une société… de produits capillaires et autres ustensiles pour salons de coiffure.
  4. les photos de camionnettes de livraison sur le site montrent des véhicules sans plaques d’immatriculation. A y regarder de plus près, il me semble que le logo de la compagnie a été rajouté sur les photos (genre photoshop). Je récupère une des photos sur mon ordinateur, et lance ensuite une recherche dans http://images.google.com en utilisant cette photo comme point de départ (en cliquant sur l’icône de l’appareil photo vous pouvez fournir une image se trouvant sur votre disque dur ou l’URL d’une image se trouvant sur un site web et Google recherche alors les photos similaires). Je retrouve exactement la même photo (modèle, lieu, éclairage, etc), sans le logo bien entendu, sur différents sites de vendeurs de véhicules utilitaires.
  5. Une recherche à partir du site http://who.is sur base du nom de domaine de ce site (“cargo-ed.com”) m’apprends que ce site a été enregistré par une personne (le “registrant”) se trouvant en Roumanie, bien loin donc d’Hambourg, et que le site n’a été enregistré qu’en mai 2015, un peu tard pour une entreprise censée être “réputée”…

Je renvoie donc, pour le plaisir, le résultat de toutes mes recherches à la vendeuse qui dans la demi heure qui suit, retire son annonce de 2ememain ainsi que son profil.

Nous avons eu affaire ici à un “coup classique” dont malheureusement de nombreuses personnes sont régulièrement victimes. Résumons :

  1. Une affaire trop belle pour être vrai : le vendeur appâte l’acheteur par un prix très bas par rapport à la valeur courante de l’objet.
  2. Une localisation adéquate de l’objet : si dans le cas présent la vendeuse avait directement spécifié que l’objet était en Allemagne, son annonce n’aurait eu que peu de chance de retenir l’attention car chacun préfèrera acheter en local. Une fois le contact établi avec l’acheteur potentiel, le vendeur ficèle une histoire plus ou moins plausible pour justifier que le bien n’est pas directement visible et qu’il faudra passer par un tiers service.
  3. Une invitation à utiliser un tiers service qui semble professionnel : un site web évitant les grosses fautes d’orthographe, des images qui semblent professionnelles à première vue, le site est complet donnant une adresse, une référence d’entreprise (TVA, identifiant d’entreprise, etc), voir même des références de clients. Tout ceci ayant pour but bien entendu de “paraitre vrai” et d’obtenir la confiance de l’acheteur

La manière la plus simple pour éviter les arnaques, c’est de

  • ne jamais s’engager à payer avant d’avoir pu voir l’objet par vous-même. Préférez toujours les transactions de la main à la main, évitez les transactions internationales et les virements bancaires.
  • Ne faites jamais confiance à un vendeur vous proposant de passer par un tiers service pour supporter la transaction. Et si une référence d’un tel service vous est donné, passez du temps à rechercher le plus d’informations à son sujet pour établir sa crédibilité :
    • références extérieures, càd autres que sur le site fourni lui-même
    • recherches sur Google (Images, Map, Street View)
    • vérification de l’enregistrement des noms de domaine (nom des sites web) via who.is ou équivalent
    • recherche de l’entreprise dans les sites de référencement officiels, par exemple pour la France avec Verif.com ou infogreffe.fr, pour la Belgique en utilisant le public search de la Banque-Carrefour des Entreprises.

Et surtout, utilisez votre bon sens !

 


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Optimiser la batterie de son smartphone Android

Nos smartphones deviennent de plus en plus puissants et de plus en plus gourmands. S’il y a deux choses que l’on s’attend à pouvoir faire avec son smartphone, c’est de passer la journée sans être accroché à une prise murale et de pouvoir installer des apps et stocker des données sans tomber continuellement sur des messages d’erreur concernant le manque d’espace mémoire disponible. Voici quelques conseils ci-dessous pour optimiser votre batterie. Dans un second article j’adresserai la problématique de l’espace de stockage.

Gestion de la batterie

Trois composants principaux de votre compagnon numérique sont coupables de l’épuisement de la batterie : l’écran, les modules de communications et le (ou les) processeur(s). Si vous voulez passer plus d’une journée loin de la prise, il va donc falloir s’attaquer à ce qui les affecte directement.

L’écran

C’est logique, au plus il est allumé et au plus forte est sa luminosité au plus il phagocytera la batterie. Quelques règles simples à mettre en oeuvre :

  1. désactiver le réglage automatique de la luminosité via le menu settings/paramètres du système Android, sous menu Display/Affichage et cherchez l’option Brightness/Luminosité, désenclenchez le réglage automatique. Manifestement vous réglerez cette luminosité manuellement à partir de maintenant, ce qui se fait souvent très facilement et de manière directe à partir du panneau de notification que vous tirez depuis le haut de l’écran. Au plus bas est la luminosité, au moins ça consomme, c’est logique.
  2. Diminuez le timeout ou délai après lequel l’écran s’éteint si vous ne faites rien avec votre smartphone. J’ai réglé le mien sur 15 secondes max.
  3. Désactivez tout écran de veille (toujours dans les paramètres display/affichage d’Android). C’est vrai que c’est joli, un écran de veille, mais ça pompe du jus. En général vous pourrez le garder actif uniquement si votre appareil est connecté au secteur.
  4. Désactivez les options de type “Smart Stay”, qui garde l’écran actif tant que votre appareil considère que vous êtes en train de regarder l’écran (l’appareil utilise pour cela une petite analyse de vos yeux en utilisant la caméra frontale de l’appareil).

Les modules de communication

Viennent ensuite les divers modules de communications : voix et data (cellulaire, wifi, bluetooth, nfc). En ce qui concerne la voix… c’est un appareil qui a priori sert tout d’abord à téléphoner, non ? Difficile donc de faire des économies, sauf à avoir des communications plus courtes – de toute façon votre cerveau vous en remerciera.

Données via wifi/3G/4G

Pour ce qui est de la communication des données, vous préférerez le wifi plutôt que les données cellulaires. Tout d’abord parce que c’est moins cher, mais surtout car le wifi pompe moins sur la batterie que la 3G ou pire, la 4G qui est très énergivore. Je conseille très chaudement d’installer un petit programme qui va gérer ceci pour vous, en tentant par exemple toujours une connexion wifi avant de lancer la 3G/4G, et surtout qui veillera à ne pas laisser toujours la communication en route. En effet, très sérieusement, est-il vraiment nécessaire que votre appareil soit sur le réseau à tout moment ? Je vous assure que l’on peut survivre très correctement en ayant un appareil qui ne se connectera que toutes les 10, 15 ou 30 minutes. Sauf si pour vous, le fait que quelqu’un d’autre puisse réagir sur un tweet ou un post facebook/snapchat/viber/whatsapp etc est une véritable horreur insurmontable, mais dans ce cas peut-être est-il temps de consulter ? Je vous propose donc ici de regarder vers Juice Defender ou Green Power. Personnellement sous Android version 4.x j’ai pu presque doubler la durée de la batterie grâce à ces programmes. Je les règle pour que le wifi ait toujours un préférence, pour que la synchro des applications ne se fassent que toutes les 15 ou 20 minutes, et pour que les communications soient coupées une fois l’écran éteint sauf si le traffic de données est supérieur à un certain seuil (par exemple vous enclenchez Spotify et coupez l’écran, il ne faut pas que le streaming s’arrête). J’ai trouvé que ces deux softs donnaient en général de bien meilleurs résultats que les options “standard” de constructeurs genre Samsung ou HTC sur l’optimisation de la consommation énergétique.

Paramétrage du wifi via GreenPower

Paramétrage du wifi via GreenPower

Attention cependant si votre smartphone est déjà sous la version Android 5 (Lollipop) que Google a supprimé l’API qui permet aux applications de gérer les connexions 3G/4G, pour une raison obscure et totalement regrettable, sauf si votre appareil est “rooté”, ce que je vous déconseille. Pourquoi ? Car je ne désire premièrement pas prendre le risque qu’une application malsaine profite d’un accès privilégié à l’ensemble du système pour y faire des choses indésirables et surtout parce que certaines applications, principalement bancaires/financières, vous enverrons sur les roses si votre téléphone est rooté. N’en reste pas moins que Green Power par exemple, sous Android 5, vous permettra d’avoir une gestion intelligente du wifi, et c’est déjà ça de pris.

Je veille aussi à supprimer quelques autres automatismes proposés en standard par Android concernant le wifi. Sous settings/paramètres, allez dans le menu wifi, puis sélectionnez les “options avancées”. J’y supprime par exemple la notification automatique de réseaux wifi ouverts (sinon votre machine consomme du jus à chercher régulièrement s’il y a de tels réseaux). Pour ce qui est du “wifi actif en veille”, je délègue cette gestion à Green Power. Toujours dans le menu des options avancées du wifi, l’option offrant “l’optimisation wi-fi” afin de minimiser sa consommation énergétique est certainement à enclencher. Il faudra noter toutefois que ceci peut avoir des effets négatifs quant à la qualité de réception ou d’émission, par exemple si vous utiliser votre smartphone pour piloter un Parrot AR.Drone vous désenclencherez cette option avant de faire mumuse, puis vous la ré-enclencherez une fois vos séances de vols acrobatiques terminées. Pour finir, sur certains smartphones vous aurez la possibilité de choisir entre du wifi en 2.4 ou en 5.8 Ghz. D’un point de vue de la batterie, vous préférerez le 2.4 Ghz (sous l’option “wi-fi frequency band”).

NFC

J’ai déjà parlé du Near Field Communication ou NFC dans un article précédent. Mon conseil est donc tout simplement de couper cette fonctionnalité tant qu’elle n’est pas nécessaire. Dans la majorité des cas, cela pourra se faire par un petit raccourci présent dans la zone de notification. Si le constructeur de votre smartphone n’a pas prévu un tel raccourci, vous pourrez installer un petit toggle ou widget sur une de vos pages d’accueil qui vous mènera directement aux paramètres de réglage correspondants.

Bluetooth

Encore un autre coupable de la consommation de la batterie. Un réflexe simple : si vous ne l’utilisez pas, désactivez le tout simplement. Enclenchez en cas de besoin, puis coupez par après. Si vous utilisez les communications bluetooth pour relier votre appareil à un casque audio ou un système main libre pour la voiture, l’utilisation n’est de toute façon que temporaire. Si par contre vous utilisez une montre connectée, genre Pebble ou Android Wear, cela peut devenir plus gênant. Quelque fois on a pas le choix… quoi que… il n’est pas toujours nécessaire que votre montre intelligente soit constamment connectée, elle peut aussi simplement servir… de montre.

Le ou les processeur(s)

C’est bien entendu le moteur qui fait avancer la voiture, la batterie étant le carburant. Si je tire tout le temps à fond dans le moteur, je vais aller moins loin avec mon plein d’essence. Il va donc falloir trouver ce qui peut faire tourner le moteur trop vite en dehors d’une utilisation normale.

Dans un premier temps, certains modèles de smartphone Android, selon le constructeur, vont proposer d’activer un mode d’économie d’énergie qui, entre autres, va réduire le régime du moteur (ie la vitesse du processeur central). Pour une utilisation normale de votre machine, ie mail, messaging, facebook et autres du genre, pas besoin de rouler en Ferrari. Par contre, lors de l’utilisation de jeux il pourra être désirable de désactiver momentanément cette option.

Maintenant il va falloir tenter de comprendre ce qui tourne un peu tout le temps et qui n’est pas absolument nécessaire.

Premier cas typique : un fond d’écran animé. C’est très joli, mais ça utilise des cycles du processeur (de la puissance du moteur). Vous le supprimerez donc pour le remplacer par une image statique, ou vous chercherez dans les options de votre fond d’écran animé s’il existe un réglage permettant de réduire au minimum l’impact sur les performances du téléphone.

Réglage de performance d'un live wallpaper

Réglage de performance d’un live wallpaper

Deuxième cas typique : la prolifération de widgets. Tous ces petits widgets qui vous délivrent de l’information ou qui égaient vos pages d’accueil doivent tout mettre à jour un contenu. Ils consomment donc de la puissance processeur que vous cliquiez dessus ou pas, et pour une bonne série d’entre eux de la bande passante (wifi/3G/4G). Vous veillerez donc à réduite au minimum le nombre de widgets.

Troisièmement, les notifications. Cela paraît logique également : au plus des applications doivent vous notifier de quelques choses, au plus on tire sur le moteur et on consomme. A vous de faire le tri de ce pour quoi vous voulez vraiment être notifié, ou non. Ces réglages se font de manière générale application par application. Prenons par exemple Twitter : voulez-vous vraiment être notifié à chaque nouveau tweet reçu ? ou plutôt vérifier vous-même votre timeline de temps à autre ? Twitter explique sur son site comment régler ces paramètres sous Android. Idem pour Facebook, pour gmail, etc. A côté de ces cas assez réguliers et classiques, voulez-vous aussi que Candy Crush Saga vous casse les pieds pour vous inciter à jouer ou vous dire que votre jauge de vie est pleine, ou que le gentil chat “Talking Ginger” vous martèle à coup de notifications que le pauvre petit animal s’ennuie de vous ? Vous pouvez également couper le sifflet à ces applications et supprimer leurs notifications en allant dans les Settings/Paramètres d’Android, puis “Applications”, sélectionnez l’application dont vous voulez couper le sifflet et vous verrez une case à cocher pour afficher ou non les notifications spécifiques à cette app.

Il y a aussi potentiellement un grand nombre d’applications tournant en “tâche de fond“. A priori vous ne les voyez pas, et ne soupçonnez pas qu’elles sont actives. Certaines dorment et se réveillent de ci de là, d’autres hibernent, d’autres sont carrément actives. Si vous désactivez pour toutes une séries d’application la possibilité pour elles de vous faire une notification, cela va déjà réduire un peu ce nombre d’apps en tâches de fond. Mais il va falloir rentrer un peu dans le cambouis pour avoir un meilleur aperçu. Pour cela, on pourra utiliser, toujours dans les settings/paramètres d’Android, un historique de l’utilisation de la batterie.

Historique d'utilisation de la batterie

Historique d’utilisation de la batterie

Cette vue vous indiquera, sur les dernières heures où votre smartphone a fonctionné sur batterie, quelles ont été les applications les plus gourmandes. Vous y retrouverez bien entendu ces apps que vous avez explicitement utilisées, mais si vous voyez apparaître une app que vous n’avez pas consciemment utilisé cela doit vous mettre la puce à l’oreille. Pourquoi est-elle dans cette liste ? Est-ce normal qu’elle dévore autant de batterie ? Il est alors temps d’aller dans cette application et de voir son paramétrages : notification en arrière plan activées, synchronisation de données avec “le cloud”, etc ?

Vous pouvez également utiliser une app telle que “SystemPanel App / Task Manager” – qui vous permettra d’obtenir des infos plus détaillées. Dans un premier temps, cette app vous montrera quels sont toutes les apps et processus en cours d’exécution. Vous verrez combien de mémoire elle consomme et leurs impacts sur l’utilisation du processeur. A nouveau, même processus de réflexion : est-ce que vous vous attendez à voir ces apps ou services ?

Apps et processus en cours d'exécution via SystemPanel app

Apps et processus en cours d’exécution via SystemPanel app

Dans un deuxième temps, vous pouvez également demander à SystemPanel d’enclencher une surveillance (“Monitoring”), que vous devrez laisser tourner pendant au minimum une journée – idéalement quelques jours – afin de pouvoir analyser plus aisément ce qui fagocite votre batterie.

SystemPanel app : historique

SystemPanel app : historique

SystemPanel app : historique de "mytrack"

SystemPanel app : historique de “mytrack”

Dans l’exemple ci-dessus, la première vue me montre un classement des plus gros consommateurs sur les dernières 8 heures alors que la deuxième me montre, pour un processus ou application définie (“mytrack” de Google) quelles ont été les ressources consommées et quand. Je peux alors vérifier si je m’attends en effet à voir un tel schéma de consommation (périodes où j’ai utilisé consciemment l’application par exemple).

Au sujet de la gestion des applications, je vous recommande de ne pas utiliser des applications qui se définissent comme des “app killers“, tuant automatiquement des applis jugées inutiles, par vous ou par les réglages par défaut de ces app killers. Android, certainement depuis les versions 4.x, gère parfaitement les processus en tâches de fond, et les mettra au placard s’ils sont inactifs et leurs ressources nécessaires pour une tâche active. Pire même, ces task killers peuvent très sérieusement augmenter la consommation de la batterie. En effet, certaines apps remarqueront qu’elles sont stoppées et redémarreront automatiquement, le task killer la revoit, la tue, et paf elle redémarre, et ainsi de suite… Une boucle infernale ! Il vaut donc mieux comprendre ce qui tourne (voir plus haut), et paramétrer l’appli non désirée pour qu’elle ne démarre pas automatiquement (genre pas de notification automatique etc, voir dans les paramètres de l’appli elle-même ce qui est disponible), soit la désinstaller purement et simplement au besoin.

Bien, un long article avec beaucoup d’infos… mais en espérant que ceci vous aidera à surmonter la boulimie énergétique de votre assistant digital.


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Comment regarder Netflix sur sa TV ?

Netflix a débarqué récemment dans divers pays européens. Netflix est un service de streaming LEGAL permettant de regarder des films, séries et émissions à la demande. Il fonctionne sur la même base que Spotify ou Deezer pour la musique, càd que vous payez un prix fixe par mois quelqu’en soit votre consommation.

Si vous êtes arrivés sur cette page, c’est que vous aurez sans doute compris comment vous inscrire à ce service de streaming vidéo mais vous demandez comment pouvoir en profiter sur votre télévision ou votre projecteur de salon. La question peut sembler triviale pour certains, et en effet il ne s’agit pas de sciences neurophysiologiques mais tout le monde n’est pas né doué pour ces nouvelles technologies. Que vous ayez un PC, un Mac, ou une tablette, déchiffrons ci-dessous comment résoudre votre problème.

Approche 1 : PC, Mac ou Linux – vive les câbles !

Si vous disposez d’un PC ou d’un Mac pour regarder Netflix, le plus simple sera sans doute de brancher votre ordinateur directement sur la télévision. La majorité des PC portables disposent aujourd’hui d’une sortie “HDMI”. Pour citer Wikipedia :

Le High Definition Multimedia Interface (HDMI) (en français, « Interface Multimédia Haute Définition ») est une norme et interface audio/vidéo totalement numérique pour transmettre des flux chiffrés, généralement non compressés et destinée au marché grand public. Le HDMI permet de relier une source audio/vidéo DRM – comme un lecteur Blu-ray, un ordinateur ou une console de jeu – à un dispositif compatible – tel un téléviseur HD ou un vidéoprojecteur.

Comment savoir si votre PC dispose de cette sortie ? Regardez la photo ci-dessous : une fiche HDMI, sur la gauche, ressemble à une sorte de “D” aplati. Vous utilisez sans doute déjà ce type de câble pour connecter votre décodeur TV, lecteur Blu-Ray ou console de jeux sur votre téléviseur.

Fiche et câble HDMI

Fiche et câble HDMI

Dans le cas où vous avez cette fiche, rien de plus simple : connectez votre PC à la TV, lancer Netflix dans votre navigateur, choisissez votre programme et basculez le en plein écran.

Si votre PC n’a pas de sortie HDMI, il aura au minimum une sortie VGA. Cela ressemble à un gros “D” et souvent sa couleur est bleue. Dans ce cas, si votre TV dispose également d’une entrée VGA il vous faudra un câble VGA-VGA, le même que celui que vous utiliseriez pour connecter votre PC à un moniteur. Si par contre votre TV n’a pas d’entrée VGA mais dispose d’une entrée HDMI, vous pourrez trouver dans le commerce (principalement online : amazon, ebay, …) des convertisseurs VGA vers HDMI.

Fiche VGA

Fiche VGA

 

Pour les propriétaires de Mac, vous devrez regarder le type de sortie vidéo dont il dispose :

  • Mini-DisplayPort : vous aurez besoin d’un adaptateur “Mini-DisplayPort-to-HDMI” ou “Thunderbolt-to-HDMI” ou “Mini-DisplayPort-to-VGA” ou entre “”Thunderbolt-to-VGA” selon l’entrée disponible sur votre TV (favorisez le HDMI si disponible). Vous trouverez ces adaptateurs chez vos revendeurs Apple
  • HDMI : vous êtes OK, vous avez juste besoin d’un câble HDMI

 Approche 2 : vive les consoles de jeux

Si vous, ou votre progéniture, avez une console de jeux Sony PS3/PS4 ou Microsoft XBOX (XBOX360, XBOX ONE), pas de soucis. Ces deux consoles disposent d’une application Netflix. Si elle ne devait pas déjà être installée, vous la trouverez dans le “store” online de votre console.

Netflix sur Sony PS3

Netflix sur Sony PS3

 

Approche 3 : A bas les câbles ! Google Chromecast à la rescousse

Google Chomecast est une petite “clé” de la taille d’une grosse clé mémoire USB qui se connecte directement sur la fiche HDMI de votre téléviseur ou de votre projecteur. Si vous n’avez pas encore entendu parler de cette petite merveille à 35€ je vous invite à démarrer par sa page sur le site de Google.

Avec un Mac ou PC

Une fois votre Chromecast installée et configurée sur votre TV et réseau sans fil (wifi) domestique, rien de plus simple – faites déjà chauffer les popcorns, ça va aller vite ! Vous ouvrez le site Netflix sur votre ordinateur à partir d’un navigateur web comme d’habitude. Vous choisissez votre programme et le démarrez. Une fois que celui-ci démarre, vous allez voir apparaître une petite icône représentant le système chromecast : cliquez dessus, choisissez votre chromecast et votre programme sera démarré sur celle-ci.

Basculer Netflix sur votre Chromecast

Basculer Netflix sur votre Chromecast

 

Avec une tablette ou un smartphone Android ou Apple

Si vous n’avez pas d’ordinateur à la maison mais disposez d’une tablette ou d’un smartphone Android ou Apple, pas de soucis ! Installez simplement l’application Netflix sur celle-ci, vous les trouverez dans l’AppStore ou Android PlayStore. Dans ces applications vous trouverez à nouveau la petite icône Chomecast qui vous permettra de basculer le flux vidéo vers votre TV équipée d’une clé Chromecast. Et ne vous en faites pas pour les batteries de vos petits appareils chéris, car le flux vidéo Netflix ne transitera pas via votre tablette ou smartphone mais sera directement envoyée depuis les serveurs Netflix vers votre clé chromecast.

Netflix sur Android - icône Chromcast en bleu

Netflix sur Android – icône Chromcast en bleu

Netflix sur iPod/iPad -icône Chromecast en bleu

Netflix sur iPod/iPad -icône Chromecast en bleu

Avec une tablette ou un smartphone Windows

Vous avez une tablette ou un smartphone Windows ? Malheureusement, Windows RT (aussi appelé l’interface Metro) ne supporte pas Google Chromecast. Idem pour Windows Phone, je ne connais aucune solution permettant de faire parler ces deux systèmes ensemble.

D’autres approches possibles ?

Oui, il existe d’autres alternatives. Si vous possédez un boitier Apple TV, celui-ci supporte Netflix. Il vaudra mieux cependant vivre dans un monde “Apple only” car il vous serait par exemple impossible de piloter Netflix sur un Apple TV à partir d’un smartphone ou tablette Android.

Mis à part Apple, d’autres petites boites intelligentes connectées à votre TV peuvent vous aider. On regardera par exemple vers un boitier Roku. Celui-ci sera fort pratique si vous n’avez ni ordinateur ni tablette Android ou Apple, mais dans le cas contraire son prix sera bien plus élevé que celui d’une clé Google Chomecast.

Notons finalement que différents fournisseurs de télévision numérique, comme Belgacom en Belgique ou SFR, Free et Orange en France semblent être en discussion avec Netflix afin d’offrir ce service au travers de leur box. Un peu tard diront certains… Mais cela pourrait constituer une alternative intéressante pour une certaine tranche de consommateurs. A suivre, donc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Comment imprimer en 3D (sans imprimante 3D)

Rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps de cela, nous prenions nos photos avec des appareils dotés de pellicules, nous allions porter ses pellicules chez un spécialiste qui les développait et les imprimait sur papier photo pour vous. Aujourd’hui, il vous semble tout naturel d’imprimer de chez vous, sur votre imprimante à jet d’encre, laser ou à sublimation, tous les clichés photos dont vous avez envie.

Un énorme révolution industrielle est en marche en donnant dès aujourd’hui à chacune et chacun la possibilité de créer un objet réel, en trois dimensions, de chez soi. Nous pouvons très facilement faire l’analogie avec l’exemple des photos imprimées ci-dessus : les jambes du playmobil préféré de votre fil se sont cassées ? Ne jetons plus le Playmobil en question, mais imprimons-lui de nouvelles jambes ! Une pièce du tuyau de votre aspirateur s’est cassé (naturellement ou par obsolescence programmée…), n’en rachetons pas un nouveau, imprimons simplement cette pièce à la maison. Besoin d’un petit vase sympa pour les fleurs ? Créons le sur l’ordinateur, et imprimons-le ! Cette réflexion peut aller très loin : pour preuve, des recherches sont déjà en cours pour imprimer… du tissu humain, des prothèses voir même des organes !

Science fiction dites vous ? Que neni ! Pensez à votre imprimante à jet d’encre à la maison.. Comment fonctionne-t-elle ? En simplifiant, des petites buses se déplacement sur un axe gauche-droite projettent de micro-gouttelettes d’encre sur le papier au fur et à mesure que celui avance dans l’imprimante. L’impression 3D, c’est en gros le même principe : un ou des buses déposent du matériel (plastique, céramique, fibre de carbone, cellules, …) par couches successives. Ici, plus de papier qui avance, c’est la tête d’impression qui se déplace selon les 3 axes (avant/arrière, gauche/droite, haut/bas).

En ce qui concerne l’accès à cette technologie aux particuliers, il ne serait pas honnête de dire qu’aujourd’hui elle serait aussi accessible et simple à utiliser qu’une imprimante photo. Bon, vous me direz que même pour utiliser une imprimante photo vous devez régulièrement intervenir auprès des générations familiales qui vous précèdent et qui semblent s’obstiner à ne pas vouloir comprendre comment un truc si simple fonctionne. Mais ceci est un autre débat. Découpons l’approche en simplifiant : pour imprimer en 3D, il vous faut un modèle objet à imprimer sous forme de fichier informatique, puis il faut l’équipement et un peu de connaissance et d’expérience pour imprimer.

Les objets en 3D

Deux approches s’offrent à vous : créer cet objet virtuel ou… le trouver quelque part.

Les bibliothèques d’objets en 3D

Commençons par le plus simple : vous cherchez une nouvelle housse sympa pour votre smartphone, un joli pot de fleur, une tasse originale et cetera mais vous n’avez ni le don ni la patience d’en faire le design sur ordinateur vous-mêmes. C’est là qu’interviennent les bibliothèques d’objets en 3D. Tout comme les bibliothèques d’images et de photos libres de droit ou payantes sur internet, ces bibliothèques vous offriront des modèles d’objets à imprimer en 3D, gratuits ou payants selon la forme de licence que  son créateur aura choisi d’appliquer. L’impression 3D ne date pas de cette année et connait un essor assez extraordinaire, il n’est donc pas étonnant qu’il ait adhéré très rapidement au concept de partage sur internet qui est dans la nature même de ce réseau planétaire. Comme pour tout échange d’informations (entre humains ou machines), ces objets en 3D seront représenté par un fichier suivant un format prédéfini. Dans l’impression 3D, le format de fichier le plus répendu est le format “stl”, cette acronyme venant de “fichier de stéréolithographie“.

La bibliothèque d’objet en 3D la plus connue est très certainement “thingiverse“, soutenue par le fabriquant d’imprimantes 3D Makerbot. Dans l’exemple-ci dessous, j’ai fait une recherche sur “vacuum cleaner” en imaginant que je cherche une pièce pour aider à nettoyer les brosses de mon aspirateur robot de marque LG.

Un exemple de recherche rapide sur Thingiverse

Un exemple de recherche rapide sur Thingiverse

La deuxième pièce sur la rangée du haut est celle qui semble me convenir. Un clic sur l’image et j’aurai plus d’information sur cet objet.

Téléchargement de l'objet

Téléchargement de l’objet

En cliquant sur “thing files” (littéralement : “les fichiers de la chose”), je trouverai ce fameux fichier en format “stl” que je peux enfin télécharger. Notez également les termes de licence associé à l’objet : dans ce cas-ci, je ne suis pas autorisé à imprimer cet objet afin de le revendre. OK, maintenant j’en fais quoi de ce fichier ? Nous y reviendrons un peu plus tard dans l’article.

Si je mentionne Thingiverse ici, il etst à noter comme je l’ai dit plus haut qu’il existe de nombreuses bibliothèques d’objets sur le net. Je vous invite à consulter ce site à titre d’exemple. Et comme pour toute recherche, google/bing/etc sont vos meilleurs amis. Certaines bibliothèques d’objet ne vous permettent pas de télécharger ceux-ci, mais de directement en commander une version imprimée : nous y reviendrons plus bas dans cet article.

Créer vos propres objets

Il est bien sûr tout à fait possible de créer vos propres objets, parce que vous savez mieux que tout le monde ce dont vous avez besoin bien sûr. Rien n’empêche votre côté naturellement altruiste de partager vos créations sur les bibliothèques précédemment citées ! Il vous faudra un programme de modélisation 3D permettant de créer vos envies, et cela va du gratuit au très cher.

Dans le monde de l’impression 3D, le programme gratuit le plus communément utilisé est très certainement Google SketchupMake. Il existe un petit plugin gratuit qui permet de pouvoir importer et exporter des fichiers au format STL à partir de Sktechup. Comme tout programme de modélisation 3D, Sketchup vous permet de faire jaillir du néant numérique des objets composés à base de ce que l’on pourrait appeler des primitives ou blocs de base : des cubes, cones, sphères, des plans ou surfaces que l’on “extrude” pour leur donner un volume. On travaille par addition de ces blocs de base ou par suppression : par exemple soustraire d’un cube une petit sphère permettra de créer un trou sphérique de ce cube. Ce n’est pas un travail facile ! La complexité supplémentaire, vu qu’il s’agit de donner vie à cet objet numérique, est de devoir s’assurer qu’il n’y a aucune anomalie dans l’objet ce qui pourrait ruiner ou rendre impossible le travail d’impression. Par exemple, vous pourriez avoir fabriqué une tour par empilement successif de différents volumes et être sûr que toutes les pièces sont bien jointes, mais par inadvertance vous avez laissé un espace extrêmement mince, quasi imperceptible entre 2 pièces, ce qui rendra l’impression impossible. Comme toujours sur internet vous trouverez de très nombreuses formations ou “tutoriels” (sur youtube entre autres) pour vous apprendre les bases de Sketchup.

A côté de Google Sketchup, d’autres solutions logicielles existent bien entendu. Citons par exemple Autocad de la société Autodesk, ou encore le très honéreux 3DS Max de la même société.  Blender, dans le domaine du gratuit, est assez répandu également. Vous pourrez trouver une petite liste relativement exhaustive sur ce site.

Pour faire le lien avec un article précédemment publié sur ce blog à propos des multicoptères et des drones et pour ceux ou celles qui rêveraient d’imprimer une représentation 3D de leur maison, sachez qu’il existe un procédé appelé photogrammétrie permettant, à partir de photos prises en de multiples points de référence (càd sous différents angles, de différentes positions et à différentes altitudes), de recréer un objet 3D sur base de ces photos. Je vous invite à lire cet article sur le site français helimicro à titre d’introduction. Pour vous donner une idée, voici un exemple un peu “brut de forme” mais néanmoins très représentatif sorti de l’imprimante 3D d’un ami.

Une maison imprimée en 3D via photogrammétrie

Une maison imprimée en 3D via photogrammétrie

Signalons enfin qu’il existe des scanners 3D. Tels des scanners qui vous permettent de numériser vos documents textes ou photos, ces scanners 3D vont numériser un objet dans l’espace. Il est possible de partir de solutions assez simple, telles 123DCatch qui se base sur le même principe de photogrammétrie : à partir d’une série de photos d’un objet pris sous divers angles, 123DCatch va reconstituer un objet que vous pourrez ensuite manipuler (càd souvent nettoyer et compléter) dans un programme 3D tels ceux nommés plus haut. Des fabricants d’imprimante 3D tels que MakerBot proposent des solutions de scan tridimensionnel en complément de leurs imprimantes. Ce ne sont bien sûr pas les seuls.

Imprimer vos objets

Voilà, vous avez maintenant l’objet sur votre ordinateur que vous désirez imprimer, que vous l’ayez créé vous-même ou que vous l’ayez trouvé dans une bibliothèque online. Comment maintenant le rendre réel ?

Imprimer sans imprimante

Non, je ne consomme pas de drogues illicites. Il est tout à fait possible d’imprimer sans avoir d’imprimante. Retour à l’exemple introductif des photos numériques : de très nombreuses personnes n’ont pas d’imprimantes de qualité photo chez elles. Comment font-elles ? Elles se rendent dans leur grande surface ou chez leur photographe (qui a bien du s’adapter à cette révolution numérique), et utilisent des machines assez simples lisant leurs photos sur une petite clé USB ou sur un CD/DVD pour les ressortir sur le format papier photo choisi. Pour l’impression 3D, c’est pareil, voir même encore plus simple.

Prenant pour commencer le site Shapeways. Ce site a combiné à la fois la bibliothèque d’objets 3D et le service d’impression. Tout comme sur Thingiverse, vous faites vos recherches (une nouvelle coque pour votre iphone, un bijou, une petite figurine, …) et en commandez directement l’impression, qui sera livrée chez vous par la poste. A noter qu’il y a même des objets en métal !

Mais ce qui pour moi est une découverte extraordinaire, c’est le site 3Dhubs.com. Réfléchissez-y un instant… il y a sûrement, pas loin de chez vous, tapi dans sa chambre ou dans son garage, un geek passionné qui s’est déjà lancé dans l’impression 3D. Qui a déjà acheté une imprimante, qui a de l’expérience quant à son utilisation, et qui ne désire que partager ses connaissances et se mettre au service de la communauté. 3DHubs permet à tout propriétaire d’une imprimante 3D, quelle que soit sa marque et sa qualité, de s’enregistrer sur le site et de mettre son imprimante 3D au service des autres. Sur le site, vous faites une petite recherche sur les “hubs” qui se trouvent pas loin de chez vous, vous en sélectionnez un (selon les commentaires des clients précédents, la qualité d’impression offerte, le prix demandé à priori, …), vous lui envoyez le fichier STL de l’objet de vos désirs, et il vous dira ensuite combien il demande pour effectuer ce travail. N’hésitez pas à comparer ! Si vous vous êtes mis d’accord, il commencera l’impression et l’objet sera bientôt à vous. C’est juste totalement incroyable, et juste totalement aussi simple que cela. Personnellement j’ai déjà fait imprimer de nouveaux boîtiers de protection ma caméra GoPro, un nouveau train d’atterrissage pour un de mes drones, des petites figurines, … Je vous encourage à tester ce site.

Finalement, sans imprimante et comme dans l’exemple des impressions photos numériques chez le photographe, en cherchant un peu sur le net je suis sûr que vous trouverez également l’un ou l’autre magasin ou entreprise spécialisé(e) dans l’impression 3D et acceptant vos fichiers et modèles pour impression au travers d’un service commercial.

Imprimer de chez soi

J’ouvre ici un chapitre que je ne pourrai qu’écrire de manière succincte tant le sujet est vaste et mon expérience limitée. Il existe en effet de très nombreux modèles d’imprimantes 3D sur le marché, partant de la solution “low cost” en mode “open source” à construire soi-même de A à Z à quelques centaines d’euros tel le projet RepRap, jusqu’au modèles commerciaux prêt à l’emploi” à plusieurs milliers d’euro telles les très connues “Makerbot”, “Ultimaker”, 3D Systems Cubify Cube, etc, etc… La mise en garde cependant est que le fait d’avoir une imprimante ne veut pas dire que vous deviendrez pro de l’impression 3D automatiquement. Cela nécessite des essais/erreurs, et si possible du partage d’expérience avec une communauté. Pour illustrer le type de complexités à gérer : comment imprimer l’objet, c’est à dire en partant de quelle surface ou de quelle orientation, afin de ne pas utiliser trop de matériel d’impression ? Avec quelle densité imprimer un objet afin qu’il ne consomme pas trop de matériel mais soit suffisamment solide pour correspondre à son usage ? A titre d’exemple, la première photo ci-dessous montre une pièce que j’avais fait imprimer, telle qu’elle est sortie de l’imprimante, avec les structures de support. Ces structures vont par exemple permettre d’imprimer les parties de l’objet qui sont en porte-à-faux, car en effet une imprimante ne peut réaliser une structure qui serait “dans le vide”. La deuxième photo vous montre la pièce nettoyée.

Pièce telle que sortie de l'imprimante 3D

Pièce telle que sortie de l’imprimante 3D

Pièce nettoyée de ses supports

Pièce nettoyée de ses supports

Que ceci ne vous décourage pas à embrasser l’impression 3D !!! Même il faudra éviter les marchands de miracles… Le mieux sera certainement, si vous n’êtes pas encore convaincu par cette nouvelle technologie d’impression, de choisir quelques objets dans une bibliothèque online, de les imprimer sur 3Dhubs puis… d’économiser pour acheter une telle imprimante !!!

 

 


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Test du stick Android MK802 IIIS

Je vous avais parlé dans mon article sur les Smart TVs de la possibilité d’utiliser un stick Android pour transformer votre “vieille TV” en TV intelligente et connectée. Pour faire suite à cet article, je vous relate ici mon expérience avec le stick Android Rikomagic MK802  IIIS.

La bestiole

Stick Android "Rikomagic MK802 IIIS"

Stick Android “Rikomagic MK802 IIIS”

Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, cet appareil ressemble fort à une clé mémoire USB. A la place du connecteur USB, vous trouverez un connecteur HDMI. Ce stick doit donc se connecter impérativement à une TV ou moniteur disposant d’une telle connexion. Il est inutilisable sans écran. Il serait utile également que votre TV ou moniteur dispose d’un port USB libre, ceci pour alimenter le MK802 IIIS. Si tel n’est pas le cas, un adaptateur secteur sera utile.

Côté spécifications, le MK802 IIIS tourne Android 4.1, dispose d’un 1GB de RAM et 8 GB de stockage (qui peut être étendu avec une petite carte micro SD) et est motorisé par un CPU Rockchip RK3066 (Cortex A9) cadencé à 1.6GHz. Wifi et bluetooth font partie du lot. On trouve 2 connecteurs USB sur le IIIS : 1 micro USB pour son alimentation, et un USB (taille normale) en mode host, qui vous permet d’y connecter divers périphériques USB tels que clavier, webcam, etc.

Il est a noter que le 802 IIIS n’a ni micro ni sortie audio. Le signal audio sortira donc via la fiche HDMI. Autre option : faire du streaming audio via bluetooth, entre le Rikomagic et un récepteur bluetooth audio par exemple connecté à votre chaine hifi.

Fait important : vous pourrez bénéficier de la présence du Google Play Store, ce qui vous permettra d’installer de très nombreuses applications sans prise de tête.

J’utilise un petit clavier iPassPort, dont l’émetteur/récepteur radio se branche simplement sur le port USB du Rikomagic. Ce clavier est parfaitement reconnu en tant que clavier (encore heureux…) ET souris, ce qui en fait un petit compagnon idéal et peu cher.

Première impression

Pas trop déçu… On branche et paf ça marche. C’est un bon début, non ? Le boot est assez rapide, et on se retrouve devant un home screen assez brut, càd que Rikomagic n’a pas mis beaucoup d’énergie – même aucune du tout – pour développer une de ces fameuses surcouches telles HTC Sense ou Samsung Touchwiz sur smartphones Android. A vous à customiser et ajouter ce que vous voulez, et fort heureusement le Google Play Store est supporté et préinstallé. Pour installer rapidement un paquet d’applications, je préfère personnellement ouvrir un browser sur play.google.com sur une autre machine et installer les applis à partir de là, en choisissant à chaque fois le Rikomagic comme cible d’installation.

Étonnement Youtube n’est pas préinstallé, ni d’autres apps de Google genre Maps, Docs, Earth, etc. Vous pourrez le faire cependant à partir du Play Store.

Rikomagic ne fournit pas beaucoup d’applis maison avec le 802 IIIS :

  • Explorer : un explorateur de fichiers, simple mais très vite remplaçable
  • ApkInstaller : pour installer manuellement des applis en format APK. Mwouais, bof, pas vraiment utile
  • eHomeMediaCenter : une petit appli pour transformer votre MK802 IIIS en media server (DLNA/UPnP) ou en media client (pour se connecter à un serveur DLNA/UPnP)

A noter qu’il existe une app Rikomagic dans le Play Store appelée “MK802III Remote Client”, et qui peut servir de touchpad et clavier à distance pour le MK802 IIIS. Pas mal foutu du tout, et pratique si dans un premier temps vous n’avez pas de petit clavier tels que le iJazzPort.

Il est très agréable de surfer sur le web, facebook, twitter etc sur ma TV avec ce stick. Nettement plus agréable qu’avec les fonctions “équivalentes” de ma SmartTV. L’expérience Android y fait pour beaucoup (je retrouve ce que j’ai sur mon Smartphone et ma tablette), et ce petit clavier/souris iPassPort se prend vite en main. J’ai vite fait de rajouter Spotify, Tune In Radio et une série d’autre consommateurs de médias divers.

Taper ses mails ou du texte n’est pas trop un soucis si vous avez un petit clavier genre iJazzPort. Vous n’allez pas taper un roman, mais pour répondre à son mail, mettre son status à jour sur Facebook et faire des recherches sur le web c’est juste parfait.

Petit tour du côté des jeux : si installer Angry Birds, Dead Nation etc n’est pas un problème, y jouer…. c’est autre chose ! Tous ces jeux sont bien entendu développés pour être jouer sur un écran tactile, et voilà que je me retrouve avec mon “air mouse” dans les mains. Après un score de tapette totalement ridicule sur Angry Bird, je tente d’autres jeux mais non, franchement, c’est pas trop fait pour ça, ce stick. Reste l’idée que je pourrais y connecter un des manettes de ma PS3, mais après avoir testé 3 programmes différents et passé 45 minutes à sauter d’une page de forum Rikomagic à l’autre, j’abandonne. Ce n’est manifestement pas impossible à faire, mais si ce n’est pas plug and play ça n’a aucun intérêt.

Deuxième impression

C’est en général celle qui fait un peu plus mal… et c’est le cas ici. Quelques petits et gros défauts que j’ai pu observer :

  • Vous installez un autre “home” pour Android genre Chameleon Launcher ou Nova Launcher. ça marche très bien, mais à chaque reboot il faut cliquer sur un petit menu pour dire quel home on souhaite utiliser, même si l’on a demandé au système de conserver les préférences. Sur un smartphone ou tablette, pas de soucis équivalent
  • Les mises à jour : pénible ! Si vous vous attendez à des mises à jour du Rikomagic MK802 IIIS en “OTA” (over the air, ça a dire via le réseau), vous allez être déçu. Il faut aller sur le site de Rikomagic, downloader sur un PC le firmware mis à jour et utiliser tous vos dons d’acrobate et de patience pour effectuer les manœuvres de connexion.
  • le taux de transfer en wifi est pathétique, et est principalement du à une erreur de design. Regarder un clip sur youtube ou un film en streaming est vraiment pénible. L’antenne est trop petite, et placée juste à côté de la fiche USB dans laquelle vous mettrez le petit dongle radio de votre clavier/souris. Les 2 étant en 2.4Ghz et étant trop proches l’un de l’autre, paf ça merde et ça s’interfère. La solution simple consiste à prendre une rallonge USB pour éloigner l’émetteur radio de votre clavier/souris du boitier du MK802 IIIS. La solution plus compliquée vise à ouvrir le MK802 pour y trifouiller l’antenne. Il y a pas mal d’articles sur le net couvrant ceci.
  • J’ai abandonné pour connecter mon joystick… Sans doute une solution “tout en un” genre Gamestick ou Archos TV Connect est un meilleur gage pour avoir un joystick et pouvoir jouer sur une console Android, voir la console Ouya. Des gens voudront vous faire croire à tout prix qu’il est possible de jouer en utilisant l’appli “Remote Client” sur votre smartphone et tablette. Mwouais. Des adeptes de la méthode Coué à mon humble avis.

Conclusions

Vu son prix fort limité (62 pounds en version 8 GB et bluetooth), le Rikomagic MK802 IIIS reste une bonne alternative bas prix pour transformer sa TV en “smart TV”. Une fois résolus les problèmes de portée wifi (voir plus haut), le système marche bien. Vu sa taille, il se glisse facilement dans un (petit) sac ou dans la valise et s’emporte donc en vacances. Si votre lieu de villégiature dispose d’une TV avec un port HDMI, vous voilà reconnecté sur grand écran. Très pratique  : charger à l’avance des films pour les enfants sur une carte micro SD, et les visionner à votre endroit de villégiature sur la TV HD via le stick MK802 IIIS.

Autres utilisations sympa :

  • brancher le stick sur un projecteur vidéo (pour peu qu’il dispose d’une connectique HDMI), ça se trimballe facilement sans prendre de place et sert aussi très bien pour les soirées vidéo entre potes. Archos Player fonctionne sans aucun soucis sur le MK802 IIIS
  • se faire un “news wall” en utilisant le MK802 IIIS avec un moniteur non utilisé : on configure l’écran d’accueil avec des widgets Facebook, Twitter, Gmail etc et on suit tout ce qu’il se passe sur un écran dédié

Si par contre il est important pour vous également de jouer, passez votre chemin et précommandez une console Ouya ou un Gamestick. Si par dessus cela, vous désirez également un système permettant la vidéophonie (Skype, GTalk), il faudra considérer le TV Archos Connect.