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Petit partage d'expériences de geek


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Comment regarder Netflix sur sa TV ?

Netflix a débarqué récemment dans divers pays européens. Netflix est un service de streaming LEGAL permettant de regarder des films, séries et émissions à la demande. Il fonctionne sur la même base que Spotify ou Deezer pour la musique, càd que vous payez un prix fixe par mois quelqu’en soit votre consommation.

Si vous êtes arrivés sur cette page, c’est que vous aurez sans doute compris comment vous inscrire à ce service de streaming vidéo mais vous demandez comment pouvoir en profiter sur votre télévision ou votre projecteur de salon. La question peut sembler triviale pour certains, et en effet il ne s’agit pas de sciences neurophysiologiques mais tout le monde n’est pas né doué pour ces nouvelles technologies. Que vous ayez un PC, un Mac, ou une tablette, déchiffrons ci-dessous comment résoudre votre problème.

Approche 1 : PC, Mac ou Linux – vive les câbles !

Si vous disposez d’un PC ou d’un Mac pour regarder Netflix, le plus simple sera sans doute de brancher votre ordinateur directement sur la télévision. La majorité des PC portables disposent aujourd’hui d’une sortie “HDMI”. Pour citer Wikipedia :

Le High Definition Multimedia Interface (HDMI) (en français, « Interface Multimédia Haute Définition ») est une norme et interface audio/vidéo totalement numérique pour transmettre des flux chiffrés, généralement non compressés et destinée au marché grand public. Le HDMI permet de relier une source audio/vidéo DRM – comme un lecteur Blu-ray, un ordinateur ou une console de jeu – à un dispositif compatible – tel un téléviseur HD ou un vidéoprojecteur.

Comment savoir si votre PC dispose de cette sortie ? Regardez la photo ci-dessous : une fiche HDMI, sur la gauche, ressemble à une sorte de “D” aplati. Vous utilisez sans doute déjà ce type de câble pour connecter votre décodeur TV, lecteur Blu-Ray ou console de jeux sur votre téléviseur.

Fiche et câble HDMI

Fiche et câble HDMI

Dans le cas où vous avez cette fiche, rien de plus simple : connectez votre PC à la TV, lancer Netflix dans votre navigateur, choisissez votre programme et basculez le en plein écran.

Si votre PC n’a pas de sortie HDMI, il aura au minimum une sortie VGA. Cela ressemble à un gros “D” et souvent sa couleur est bleue. Dans ce cas, si votre TV dispose également d’une entrée VGA il vous faudra un câble VGA-VGA, le même que celui que vous utiliseriez pour connecter votre PC à un moniteur. Si par contre votre TV n’a pas d’entrée VGA mais dispose d’une entrée HDMI, vous pourrez trouver dans le commerce (principalement online : amazon, ebay, …) des convertisseurs VGA vers HDMI.

Fiche VGA

Fiche VGA

 

Pour les propriétaires de Mac, vous devrez regarder le type de sortie vidéo dont il dispose :

  • Mini-DisplayPort : vous aurez besoin d’un adaptateur “Mini-DisplayPort-to-HDMI” ou “Thunderbolt-to-HDMI” ou “Mini-DisplayPort-to-VGA” ou entre “”Thunderbolt-to-VGA” selon l’entrée disponible sur votre TV (favorisez le HDMI si disponible). Vous trouverez ces adaptateurs chez vos revendeurs Apple
  • HDMI : vous êtes OK, vous avez juste besoin d’un câble HDMI

 Approche 2 : vive les consoles de jeux

Si vous, ou votre progéniture, avez une console de jeux Sony PS3/PS4 ou Microsoft XBOX (XBOX360, XBOX ONE), pas de soucis. Ces deux consoles disposent d’une application Netflix. Si elle ne devait pas déjà être installée, vous la trouverez dans le “store” online de votre console.

Netflix sur Sony PS3

Netflix sur Sony PS3

 

Approche 3 : A bas les câbles ! Google Chromecast à la rescousse

Google Chomecast est une petite “clé” de la taille d’une grosse clé mémoire USB qui se connecte directement sur la fiche HDMI de votre téléviseur ou de votre projecteur. Si vous n’avez pas encore entendu parler de cette petite merveille à 35€ je vous invite à démarrer par sa page sur le site de Google.

Avec un Mac ou PC

Une fois votre Chromecast installée et configurée sur votre TV et réseau sans fil (wifi) domestique, rien de plus simple – faites déjà chauffer les popcorns, ça va aller vite ! Vous ouvrez le site Netflix sur votre ordinateur à partir d’un navigateur web comme d’habitude. Vous choisissez votre programme et le démarrez. Une fois que celui-ci démarre, vous allez voir apparaître une petite icône représentant le système chromecast : cliquez dessus, choisissez votre chromecast et votre programme sera démarré sur celle-ci.

Basculer Netflix sur votre Chromecast

Basculer Netflix sur votre Chromecast

 

Avec une tablette ou un smartphone Android ou Apple

Si vous n’avez pas d’ordinateur à la maison mais disposez d’une tablette ou d’un smartphone Android ou Apple, pas de soucis ! Installez simplement l’application Netflix sur celle-ci, vous les trouverez dans l’AppStore ou Android PlayStore. Dans ces applications vous trouverez à nouveau la petite icône Chomecast qui vous permettra de basculer le flux vidéo vers votre TV équipée d’une clé Chromecast. Et ne vous en faites pas pour les batteries de vos petits appareils chéris, car le flux vidéo Netflix ne transitera pas via votre tablette ou smartphone mais sera directement envoyée depuis les serveurs Netflix vers votre clé chromecast.

Netflix sur Android - icône Chromcast en bleu

Netflix sur Android – icône Chromcast en bleu

Netflix sur iPod/iPad -icône Chromecast en bleu

Netflix sur iPod/iPad -icône Chromecast en bleu

Avec une tablette ou un smartphone Windows

Vous avez une tablette ou un smartphone Windows ? Malheureusement, Windows RT (aussi appelé l’interface Metro) ne supporte pas Google Chromecast. Idem pour Windows Phone, je ne connais aucune solution permettant de faire parler ces deux systèmes ensemble.

D’autres approches possibles ?

Oui, il existe d’autres alternatives. Si vous possédez un boitier Apple TV, celui-ci supporte Netflix. Il vaudra mieux cependant vivre dans un monde “Apple only” car il vous serait par exemple impossible de piloter Netflix sur un Apple TV à partir d’un smartphone ou tablette Android.

Mis à part Apple, d’autres petites boites intelligentes connectées à votre TV peuvent vous aider. On regardera par exemple vers un boitier Roku. Celui-ci sera fort pratique si vous n’avez ni ordinateur ni tablette Android ou Apple, mais dans le cas contraire son prix sera bien plus élevé que celui d’une clé Google Chomecast.

Notons finalement que différents fournisseurs de télévision numérique, comme Belgacom en Belgique ou SFR, Free et Orange en France semblent être en discussion avec Netflix afin d’offrir ce service au travers de leur box. Un peu tard diront certains… Mais cela pourrait constituer une alternative intéressante pour une certaine tranche de consommateurs. A suivre, donc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Timelapse et hyperlapse : le temps en accéléré

Sans doute avez-vous déjà vu des vidéos sur youtube, ou des séquences dans des films, reportages ou clips vidéos dans lesquels le temps semble passer en accéléré : le soleil se couche en 6 secondes, les étoiles balayent le ciel en quelques minutes, les nuages filent furieusement dans le ciel comme chassés par un vent extrêmement violent. Ces séquences vidéos sont communément appelées “time-lapse” ou “espace de temps” ou encore “accéléré” dans notre belle et riche langue.

Voici un petit exemple, un montage de différents time-lapses que j’ai réalisé cet été dans le Val d’Aoste en Italie :

Le “roi” du time lapse est pour moi Tom Lowe, c’est clairement lui qui m’a donné l’envie de m’essayer à cette technique. Voici un exemple de ses productions, que je vous fait démarrer directement un peu plus loin dans le clip juste histoire de baver d’envie et d’ébahissement devant ses séquences nocturnes  :

Vous aurez sans doute remarqué une différence entre mon clip et celui de Tom Lowe (outre le côté artistique et professionnel, mais bon, passons) : dans mon clip, le point de vue est fixe, alors que chez Tom Lowe la caméra se déplace pendant la séquence. Nous touchons ici à la différence principale entre time-lapse et hyper-lapse.

Qu’est-ce qu’un timelapse ?

Lorsque nous tournons une séquence vidéo avec notre caméra, smartphone ou appareil photo, typiquement ces appareils vont enregistrer 24, 25 ou 30 images par secondes selon le standard vidéo pour lequel ils auront été paramétrés. Certaines caméras grand public peuvent même enregistrer à 50, 60 voire 120 ou même 240 images par seconde (comme la GoPro Hero3+ Black Edition par exemple). Lorsque nous rejouons ces images sur notre TV ou PC, tel un praxinoscope c’est la persistance rétinienne dans la succession d’images qui nous donne l’impression d’un mouvement fluide et continu. La norme du 24 images/seconde vient du cinéma sur pellicule argentique. Filmer à 50 ou 60 voire 240 images/secondes est généralement utilisé pour pouvoir obtenir des effets de ralenti extrêmement fluide. C’est simple, si je ralentis de moitié la vitesse d’une séquence tournée à 24 images/secondes j’obtiens un matériel brut à 12 images par seconde qui paraîtra donc saccadé. Même si je remonte le tout dans Adobe Premiere ou autre soft de montage sur une séquence à 24 images/seconde, ce soft ne pourra bien évidement pas réellement reconstituer le mouvement entre chaque image. Si par contre je pars d’une séquence à 240 images/seconde, je pourrai ralentir jusqu’à 10 fois cette séquence dans un montage fait à 24 images/seconde, et mon ralenti sera toujours extrêmement fluide. Allez, un petit exemple pour le plaisir des yeux :

Et le time-lapse dans tout ça ? C’est simple, c’est exactement l’inverse ! Plutôt que de chercher à ralentir le temps en prenant plus d’images par seconde, nous allons chercher à l’accélérer en prenant moins d’images par seconde. Nous devrons aussi faire un peu de mathématiques… Par exemple, en comptant que je veuille filmer un beau coucher de soleil qui mettra 15 minutes à se coucher et que mon désir est d’obtenir une séquence de 10 secondes en final à 24 images/secondes, je devrai prendre une image toutes les 3,75 secondes. Ceci nous emmène aussi à changer d’équipement ! Là où pour ralentir une séquence vidéo je vais capturer la séquence source avec une caméra, pour le time-lapse je vais donc utiliser… un appareil photo ! Le time-lapse est donc un procédé demandant un peu plus de travail de post-production. En effet, dans mon exemple ci-dessus je vais me retrouver avec 240 photos (15 min = 900 secondes et 900 secondes divisé par 3,75 = 240) et je n’ai donc pas encore de séquence vidéo en main. Les plus chanceux d’entre nous utiliserons Adobe Premiere ou Adobe After Effects pour recomposer toutes ces images en une séquence vidéo et en profiteront au passage pour ajouter quelques filtres (couleurs, etc), recadrages et autres manipulations. Sur Mac, vous pourrez utiliser iMovie assez facilement, sur Windows vous pourrez vous appuyez sur Movie Maker et sous Linux/Ubuntu des solutions existent également.

Revenons un instant au matériel nécessaire. Si vous devez prendre une photo toutes les x secondes, il vous faudra un appareil avec une fonction “intervalomètre”, via laquelle l’appareil prendra une photo automatiquement à chaque intervalle défini (toutes les secondes, 3 secondes, 5 secondes, etc). Si vous avez une caméra GoPro ou Mobius, vous êtes parés mais, dans le cas de la GoPro ont souffira d’un effet fisheye dans les photos un peu indésirable. Cela demandera un peu plus de post production pour “aplatir” les images avant de les assembler. En général les appareils numériques de type “reflex” ont cette fonction “intervalomètre”, ainsi que divers appareils “point and shoot” ou “compact”. Pour une bonne stabilité du rendu final il ne faudra surtout pas oublier de poser l’appareil photo sur un pied ! Je conseille fortement les pieds “GorillaPod” qui permettent de poser l’appareil un peu partout, y compris attaché à une branche d’arbre ou sur la rambarde d’une terrasse.

Il existe encore plus simple. Prenons par exemple les appareils photos Sony RX100 MK3, ou Sony Alpha 6000. Sur ces appareils vous pourrez installer des applications, appelées “Playmemories Camera App” ajoutant diverses fonctionnalités aux appareils mentionnés plus haut. Une de ces applications permet tout simplement de créer des timelapses de manière assez élaborée, dont des modes spécifiques pour lever et coucher de soleil, ciel nuageux et même un mode “miniature” également défini comme effet “tilt shift” !

Et si vous n’avez pas ce genre d’appareil photo, mais “juste” un smartphone ? Pas de soucis, vous pourrez également vous lancer dans le monde des time-lapses car de nombreuses applications existent en ce domaine. Ma favorite, sur Android, est “Lapse It Pro“, qui existe aussi sous iOS pour les iPhones/iPods/iPads. Une petite recherche dans votre appstore/playstore vous retournera de nombreux résultats, essayez les !! Un petit mot pour vous rappeler que le remboursement d’apps payantes sous Android est maintenant passé à 2 heures… ce qui donne très largement le temps d’essayer les apps payantes de qualité. Tout comme pour un appareil photo, vous chercherez à disposer votre smartphone sur un pied ou support afin d’éviter tout mouvement entre les prises de vue. Petit conseil : si vous avez un ami qui dispose d’une imprimante 3D, jetez un petit coup d’oeil sur Thingiverse… Exemple d’un support paramétrable pour smartphone.

Et les hyperlapses alors ?

Comme mentionné dans l’introduction de cet article, un hyperlapse est à la base un time-lapse dans lequel la caméra elle-même est en mouvement. Prenons l’exemple ci-dessous :

Pour réaliser cette séquence, j’ai utilisé une caméra GoPro en mode intervalomètre et… une minuterie de cuisine (un peu bidouillée). La caméra est montée sur la minuterie, qui est réglée sur 60 minutes. La minuterie tourne sur elle-même avec le temps, et fait donc un 360° complet en une heure, ou 180° en 30 minutes. Vous pouvez facilement vous construire ce genre d’accessoire, avec une minuterie Ikea. Vous pourrez également acheter ce genre d’accessoire “tout fait”, comme un Camalapse par exemple, mais vous en payerez le prix.

Dans cet exemple nous sommes limité à un mouvement sur un seul axe, et tournant toujours dans le même sens. Lorsque vous regardez des vidéos de Tom Lowe par exemple, vous y trouverez de beau travelings, des mouvements sur 2 ou 3 axes. C’est à partir d’ici qu’il vous faudra un large portefeuille, ou des dons de bricoleur. Il faut, en gros, un ou des systèmes sur lesquels monter votre caméra et pour lesquels vous pourrez préprogrammer un ou des mouvements à effectuer. Bien sûr vous pouvez également faire tout cela à la main, j’y reviendrai, mais cela demande pas mal de précision.

Les supports caméras automatiques

Quelques exemples jolis gadgets et autres solutions pour se donner envie :

  • Motrr Galiléo : un support “robotisé” pour iPhone, contrôlé par un autre iPhone/iPod/iPad, permettant une programmation sur plusieurs axes. Mottr avait promis un support pour GoPro mais on attend toujours…
  • Trossen Robotics : une série de bras articulés programmable (arduino etc) permettant d’y fixer une caméra GoPro
  • Des chariots montés sur rails pour plus de mouvements et de très beaux travelings :
Et à la main ?

Pour les possesseurs de smartphones Apple, le plus simple et rapide aujourd’hui est d’essayer la nouvelle application “Hyperlapse” d’Instagram. Que les fans d’Android se rassurent, cette app devrait débarquer bientôt dans le Playstore. Cette app vous permettra de vous promener tranquillement avec smartphone, ou d’être assis dans votre voiture, avion ou autre engin en déplacement,  et produira une vidéo basée sur des captures d’images à intervalle régulier. Le truc “magique” de cette app est qu’elle stabilisera cette séquence d’images pour un rendu fluide qui ne saute pas dans tous les sens. C’est un processus qui demande normalement beaucoup de puissance de calcul, mais le “truc” d’Instragram est d’utiliser et d’enregistrer les déplacements de votre smartphone via les gyroscopes qui s’y trouvent toujours, et de corriger le placement des images sur base de ces infos. Un petit clip ci-dessous expliquant cela (en anglais, désolé) :

Pas encore disponible au large public, mais très prometteur est ce sujet de recherche sortant de chez Microsoft et permettant de réanalyser une séquence vidéo afin d’en générer un hyperlapse hyper stabilisé. Imaginez pouvoir convertir vos séquences vidéos tournées à partir de votre drone ou multicoptère, de votre vélo, etc !!

Avec un appareil photo (reflex ou compact), on pourra utiliser des systèmes de “mini stakeboard” aussi appelé “dolly” – que l’on trouve facilement à la FNAC ou Mediamarkt – pour des travelings souples, ou “simplement” un pied. Le “truc” sera de prendre chaque photo à une distance égale en prenant un repère au sol par exemple (se déplacer de 4 carrés entre chaque photo), à moins que l’on ne désire inclure des effets d’accélérations. Comme il sera quasi impossible d’avoir chaque cliché parfaitement aligné avec le précédent (l’appareil est un poil plus haut, a tourné de quelques petits degrés vers la droite ou la gauche, etc) il faudra procéder à pas mal de retouches sur ordinateur, y compris donc un réalignement parfait des photos. Je vous invite à regarder les 2 vidéos suivantes pour vous faire une idée…

 

J’espère que cet article vous aura démystifié ce que sont et comment produire des time-lapses et hyper-lapses, et vous aura donné une tonne d’idées créatrices et  quelques pistes pour vous lancer ! Alors…. à vos caméras et action !


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Faire voler un drone : par où commencer ?

Avec un tel rabattage médiatique, il est difficile de ne pas avoir entendu parler des drones et de leur utilisation domestique. Que ce soit des prises de vue incroyables dans des émissions telles que “des Racines et des Ailes“, des sujets aux journaux télévisés tant sur les avantages de ces machines que sur leur dérive d’utilisation, l’adoption des drones par les sociétés de lignes de chemins de fer pour empêcher le vol des câbles en cuivre ou les tags intempestifs , les coups de pub d’Amazon en période de Noël prédisant des livraisons par drone dans le futur proche, il semble que le drone soit la solution miracle ou économique à de très nombreux problèmes. Alors c’est décidé, vous aussi vous voulez un drone car vous rêvez d’obtenir des prises de vue un peu plus sympas et originales pendant vos vacances et vous êtes sûr qu’avec votre propre drone vous enverrez Cameron et tous ses projets de suite à Avatar aux oubliettes.

Le terme “drone” est par ailleurs souvent utilisé à tort et à travers. Très régulièrement, les médias parlent de drones alors que nous devrions simplement parler d’engin radiocommandé. L’utilisation du terme “drone” sous-entend un engin qui a la faculté de voler de manière autonome : vous programmez un ensemble de points de passage (coordonnées, altitude, vitesse) que l’engin suivra ensuite en utilisant son électronique de vol (gps, accéléromètres, gyroscopes, …) en liaison ou non avec une station au sol, en général utilisée pour le contrôle en temps réel et le suivi de l’engin. Un drone peut aussi bien être dans un format “avion” que dans un format “hélicoptère” et servira alors des objectifs différents. L’avion typiquement permettra de parcourir des distances plus grandes et d’effectuer des vols plus longs dans la durée, alors que l’hélicoptère (ou assimilé) sera plus utile pour la prise de vue aérienne de par la possibilité d’effectuer du vol stationnaire.

Quand l’engin utilise plusieurs hélices pour se tenir en vol on parle alors de “multicoptère”. 3 hélices = tricoptère, 4 hélices : quadricoptère, 6 hélices = hexacoptères, et ainsi de suite. La principale configuration d’un multicoptère est d’avoir toutes les hélices vers le haut. Il existe également des configuration en “push pull”, càd des paires de moteurs à chaque bout de bras de l’engin exposant une hélice vers le haut et une vers le bas. On parle alors de configuration en Y6 (3 bras, avec 2 moteurs en bout de bras), X8 (4 bras, avec 2 moteurs en bout de bras), etc.

Le nombre de moteurs, d’hélices et leur disposition auront tous un impact sur les caractéristiques de vol. Par exemple, on préférera des grand (800mm – 1000mm de moteur à moteur) hexa ou octocoptères pour porter des caméras ou appareils photos “pro” type Canon Mark 5D ou caméras Red, le nombre de moteurs apportant plus de puissance (porter le poids total de l’engin + caméra), de stabilité (la portée est répartie sur plus de moteurs) et de sécurité (l’appareil continuera à voler ou à être contrôlable même suite à la perte d’un moteur). Par contre, on privilégiera un petit (350 ou 500mm de moteur à moteur) tricoptère ou quadricoptère si c’est pour y attacher une petite caméra type GoPro, histoire d’avoir une machine avec moins d’inertie et pouvant se glisser dans des espaces plus petits.

Le choix de votre engin sera donc déterminé par l’utilisation que vous comptez faire d’une machine volante :

  1. prise de photos et vidéos
  2. vol en immersion
  3. vol sportif/acrobatique
  4. Apprentissage de la programmation / robotique

Si vous mordez à ce hobby – ou en faite un métier plus tard – il est plus que probable que vous aurez différents appareils correspondants à vos différents usages.

Mais par où commencer ? Cet article veut vous donner quelques pistes sur base de ma propre expérience.

1. Oubliez l’AR.Drone de Parrot

De mon point de vue, l’AR.Drone est un jouet bien sympathique mais ne vous apprendra pratiquement rien. Côté photo et vidéo, soyons honnêtes, c’est moche. La qualité des photos est très faible, les vidéos ne sont pas en full HD et comportent énormément de “jello” (càd que l’image semble être parcourue par des “vagues”). Quand au pilotage de l’engin en lui-même, j’y vois 2 gros soucis :

  1. portée de vol limitée due à l’utilisation du wifi pour le contrôle
  2. l’engin est, en fait, trop simple à faire voler et ne vous apprendra pas à prendre en main une “vraie” télécommande ni à doser finement votre contrôle.

2. Commencez petit

Il existe aujourd’hui de nombreux “micro multicoptères” aux excellentes caractéristiques de vol. Dans mes préférés, nous retrouverons les Blade Nano QX et  180QX.

Blade Nano QX

Blade Nano QX

Pourquoi commencer par un petit multi ?

  • Permet d’apprendre à voler en toute sécurité : un petit multi ne risque pas de vous entamer la main avec ses hélices et ne cassera rien chez vous
  • Les petits multis sont très légers, et de ce fait sont beaucoup plus résistants aux chocs. Le Nano QX par exemple pèse moins de 20 grammes
  • On peut voler à l’intérieur quand il fait moche dehors, ou par crainte d’envoyer son quad au sommet d’un arbre dans les premiers temps. Par météo clémente (sans vent ni pluie), on pourra voler dehors sans aucun soucis
  • Les caractéristiques de vol du Nano QX sont assez proches de plus gros modèles, ie mode stabilisé pour faire les premiers pas, mode acrobatique pour les initiés
  • Idéal pour les premières leçons de vol sans crainte de passer à la caisse au premier crash : il est plus rassurant de faire son écolage sur une petite machine de moins de 100€ plutôt que de planter 500€ ou 1000€ dans son jardin aux premiers vols. Et vous ALLEZ vous crasher en apprenant à voler. Si vous ne crashez pas, c’est que vous n’apprenez pas (bien).

3. Apprendre à voler

On a trop vite tendance à croire que parce que son modèle dispose d’un return to home basé sur GPS, d’altitude hold, d’attitude hold, de care free, de geo fencing et autres gadgets, il suffit de se mettre en l’air et qu’il n’est plus nécessaire d’investir du temps dans l’apprentissage. Rien n’est plus faux. Il y a toujours un moment où l’électronique flanche, un moment où la météo vous surprend, ou vos copains vous distraient et dans ses moments-là seuls de bons réflexes de pilotes sauveront votre investissement. De plus, un mauvais pilote prendra de mauvaises images en vol.

Je recommande très fort l’utilisation du simulateur de vol AeroSim-RC. Il s’agit d’un simulateur spécifique pour les avions, hélicoptères et multicoptères radiocommandés. Vous devrez par ailleurs posséder une télécommande afin de contrôler votre modèle virtuel, car il serait stupide d’apprendre à voler avec un clavier. En ce qui me concerne, j’utilise une radio Spektrum DX8 qui me sert tant pour mon simulateur que pour mon Blade Nano QX, mon DJI Phantom ou mon aile volante. Bien d’autres marques sont compatibles avec AeroSim-RC, mais vous verrez assez rapidement que les “standards” les plus courants sont Spektrum, JR et Graupner.

Formation au multicoptère dans Aerosim-RC

Formation au multicoptère dans Aerosim-RC

L’avantage d’Aerosim-RC est de proposer une formation en 24 leçons autour de différents modèles de multicoptère (tri, quad, hexa), autant d’exercices que vous pourrez ensuite effectuer à nouveau avec votre micro multicoptère, pour ensuite enfin les refaire à nouveau sur votre futur plus gros modèle.

A côté de l’écolage, AeroSim-RC s’avérera très pratique pour garder la main lors de journées pluvieuses, ou pour apprendre – sans risque de casse – à faire vos premières acrobaties (flips, rolls). Enfin, Aeromsim-RC supporte aussi le FPV (first person view – ou vol en immersion), ce qui en fait l’outil complet et indispensable de tout micromodéliste aérien.

4. Quel modèle choisir : du “tout fait” ou à construire soi-même?

Personnellement, je pense qu’il est intéressant de commencer par un modèle que l’on monte entièrement soi-même. L’avantage principal est de bien prendre conscience de ce qui compose un multicoptère : le châssis et ses points de faiblesse éventuels, les moteurs, les hélices et leur orientation respective, les contrôleurs de vitesse, les contrôleurs de vol et leurs modules divers (GPS, accéléromètres/gyros, etc). C’est un peu comme conduire une voiture ou un vélo : le plus vous en savez sur votre machine, le plus vous connaîtrez ses limites et le plus vous pourrez réparer ce qui lâche vous-même. Vous verrez qu’il existe énormément d’alternatives, et ce pour chacun des composants qui constituent un multicoptère. Vous devrez obtenir du support ou de l’aide de personnes expérimentées, et fort heureusement il existe de très nombreux forums fort actifs, le plus connu étant rcgroups.com. Youtube fourmille également de vidéos très utiles dans ce domaine, expliquant comment monter vos machines, comment régler leur électronique de vol, comment régler correctement vos systèmes radios, etc. Voici quelques systèmes que je vous suggère de considérer si vous êtes intéressés par le bricolage, histoire de commencer à vous faire la main :

Dans les modèles “tout fait”, j’aurais tendance à me focaliser, comme petit quad ou systèmes d’entrée de gamme, sur les modèles suivants :

  • DJI Phantom
  • Blade 350QX

Ces deux quadricoptères ont une électronique de vol évoluée, ie supportant le vol stationnaire fixe via GPS, le “retour au point de départ” en cas de perte du signal radio, des modes de vols très stables mais également la possibilité de faire un peu d’acrobaties. Le DJI Phantom est sans doute un peu plus modulaire dans le sens où vous pouvez lui adjoindre un module bluetooth permettant non seulement le réglage de la machine sans PC mais également la programmation de “waypoints” pour votre quad, ainsi que l’ajout d’une nacelle stabilisée pour votre GoPro. Le Phantom est grosso modo devenu LE standard des petits multicoptères près à voler.

Encore une fois, je sais que la tentation est grande mais j’insiste fortement sur le fait de commencer par une petite machine pour apprendre à voler correctement. J’ai vu des zouaves (comme on dit en Belgique) ou des gens trop pressés mettre directement 2000 ou 3000€ (voir plus) sur la table pour s’offrir un gros multicoptère, et le planter dans un arbre ou dans la mer à la première occasion. Très sérieusement, vous vous achèteriez une Ferrari pour simplement aller faire vos courses chez l’épicier du coin en roulant à 20 km/h ? Vous apprendriez à rouler pour passer votre permis dans une McLaren ? Non ? Bon et bien c’est la même chose ici.

5. L’équipement photo/vidéo

La majorité des modélistes vous le diront : vive la GoPro ! Je ne pense pas qu’il soit vraiment nécessaire de vous présenter cette caméra qui vous permettra de filmer en HD ou de prendre des photos par intervalle. Le résultat est vraiment probant, voici l’un ou l’autre exemple venant de mes propres vols avec mes petites machines.

Ferme de Moriensart - photo via GoPro

Ferme de Moriensart – photo via GoPro

Maison privée - photo GoPro et retouche Photoshop

Maison privée – photo GoPro et retouche Photoshop

La GoPro est fixée sur le multicoptère de manière fixe ou mobile. Un support mobile, que l’on appelle en général “gimbal”, peut être articulé sur 1, 2 ou 3 axes. Ces supports mobiles permettent non seulement d’orienter la caméra vers le point désiré grâce à votre télécommande, mais également de compenser les mouvements de l’appareil afin d’obtenir une image extrêmement stable. Les gimbals les plus rapides, pour une image la plus stable possible, n’utilisent pas de servo-moteurs mais des moteurs brushless qui contrôlent chacun des axes. Voir par exemple le gimbal DJI Zenmuse H3-2D qui est prévue pour être fixée sur les DJI Phantom et supporte les GoPro 3.

Vos premiers films comporteront certainement du jello, dont j’ai rapidement parlé auparavant. Il sera nécessaire d’équilibrer vos hélices et vos moteurs (à nouveau il y a plein d’articles à ce sujet dans les forums et sur youtube) et de trouver le bon système d’isolation pour votre setup. Par exemple, sur mon DJI Phantom, j’utilise cette entretoise à base de gel depuis peu.

Après quelque temps, vous voudrez sans doute voir en temps réel ce que “voit” la caméra sur votre multicoptère. A nouveau il existe pas mal de solutions à ce besoin. De manière générale, cela signifie ajouter un transmetteur vidéo sur le drone, connecté bien entendu à votre caméra, et un récepteur + écran de votre côté. En général on évite le wifi, car 1) la portée est trop courte, 2) le wifi crée des interférences avec la bande de fréquence utilisée par votre radiocommande et 3) un flux vidéo transmis par wifi a trop de “latence”, ce qui veut dire un léger décalage entre l’émission de l’image et sa réception ce qui peut être très gênant – voir fatal – en vol en immersion. La marque de transmetteur/récepteur la plus souvent citée est FatShark ou encore ImmersionRC. L’écran par lequel vous verrez l’image peut être un petit écran LCD fixé au récepteur vidéo, ou des systèmes plus originaux tels que ces lunette Pirateye vous permettant d’avoir un oeil sur votre modèle et un oeil sur la vidéo. Finalement, il y a également les lunettes pour le vol en immersion, qui ont pour but de vous isoler complètement de votre environnement afin de ne voir QUE ce que filme votre appareil. Attention, le vol en immersion est une drogue très addictive…

6. Voler n’importe où ?

Je sais, c’est tentant de dégainer son drone un peu partout tellement ils sont transportables, mais chaque pays a son lot de lois qu’il s’agit de respecter, dans la mesure du possible. Par ailleurs de nombreux gouvernements parlent d’établir de nouvelles lois pour réglementer l’utilisation des drones, donc pour peu qu’il y ait encore ici et là quelques zones d’ombres, elles ne tarderont pas à être comblées.

La première règle universelle, c’est celle du bon sens. Ce bon sens qui nous dit :

  • Ne pas voler au-dessus d’une foule ou d’un groupe de personnes, sauf si ce groupe est explicitement mis au courant du fait d’être survolé. Ceci touche tant au respect de la vie privée qu’à la protection physique des personnes, une machine de 5 kilos qui vous tombe dessus de 150m de haut, ça ne fait pas du bien.
  • Ne pas voler aux abords de routes, d’autoroutes ou de voies de chemin de fer
  • Ne pas voler au-dessus de terrains sans demander l’autorisation de leur propriétaire. Un drone n’est pas fait pour mater la fille du voisin sous la douche, du moins pas sans conséquences. Un fermier peut ne pas apprécier vos acrobaties au-dessus de son troupeau de vaches, c’est son droit.
  • Ne pas voler près de pylônes GSM ou de télécoms (risques d’interférences et de perte de contrôle de l’appareil)
  • Lors de vol en immersion, avoir un “spotter” avec soi, ie quelqu’un qui pourra suivre votre appareil des yeux et vous donner des indications quant à sa localisation (“attention arbre à droite à 3 mètres, etc”).
  • Avoir une checklist que l’on parcourra avant chaque vol pour être sûr de ne rien oublier, comme par exemple : les batteries sont elles bien chargés ? Les props (hélices) sont elles dans le bon sens et bien serrées ? Quelle commande ai-je assigné à quel bouton sur ma télécommande ? etc, etc.
  • Ne pas voler en ville ou milieu urbain sans autorisation des autorités compétentes
  • Ne pas voler à moins de 3km d’un aéroport

Dès lors qu’une caméra se trouve sur un appareil volant, on veillera à respecter les lois en matière de protection de la vie privée en vigueur dans son pays. De même, on se renseignera également sur les lois en vigueur régissant l’utilisation d’appareils radio-commandés. L’idéal reste toujours l’inscription dans un club d’aéromodélisme qui pourra au mieux guider l’amateur au travers des différentes démarches administratives nécessaires au développement de son activité.

Au final

J’espère avoir pu vous donner quelques indications pour vous aider à démarrer dans ce merveilleux hobby. Il y aurait tellement plus à dire, mais ce n’est pas l’objet de ce blog. Je pense toutefois que si vous vous décidez à suivre mes conseils vous serez sur la bonne voie.


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Des lunettes pour mieux voir : vivement 2015 !

Le 26 janvier est passé sur la chaîne américaine Fox un épisode des Simpsons dans lequel Homer a une paire de lunettes Google Glass avec laquelle il va vivre diverses expériences, entre autres repiquées de faits ou infos récentes diverses relatives à cette lunette du géant de la recherche et de la pub online : amende en conduisant une voiture avec les lunettes chaussées, petits fricotages sexuels avec Marge, …

Même si vous n’êtes pas un ubergeek qui a passé toute la semaine du CES (Consumer Electronic Show) fiévreusement accroché à tous les fils d’infos afin de trouver avant toutes et tous le dernier gadget de la mort qui tue, il devient très difficile ces derniers mois de ne pas entendre parler un peu à tout bout de champ de ces Google Glass. Tandis que les smartphones et tablettes continuent à détrôner les bons vieux ordinateurs de bureau et ordinateurs portables, une nouvelle vague d’engins connectés semble pointer le bout de son nez, bien décidée à réduire encore plus la distance entre nos yeux et le ou les données et mondes numériques.

Google Glass est loin d’être le seul joueur et cet article se propose de faire un petit résumé des lunettes diverses annoncées ses derniers mois. Je me suis limité à 7 lunettes de réalité augmentée pour cet article, et je suis sûr d’en avoir loupé l’une ou l’autre – n’hésitez par ailleurs pas à me faire par de vos trouvailles non répertoriées via vos commentaires.

Attendez attendez ! Vous avez dit quoi ? Réalité augmentée ? Qu’est-ce que la réalité augmentée (AR, ou “Augmented Reality”) : [wikipedia]

La réalité augmentée désigne les systèmes informatiques qui rendent possible la superposition d’un modèle virtuel 3D ou 2D à la perception que nous avons naturellement de la réalitéet ceci en temps réel. Elle désigne les différentes méthodes qui permettent d’incruster de façon réaliste des objets virtuels dans une séquence d’images. Elle s’applique aussi bien à la perception visuelle (superposition d’image virtuelle aux images réelles) qu’aux perceptions proprioceptives comme les perceptions tactiles ou auditives. Ces applications sont multiples et touchent de plus en plus de domaines, tels que les jeux vidéo, l’éducation par le jeu, les chasses au trésor virtuelles, le cinéma et la télévision (post-production, studios virtuels, retransmissions sportives…), les industries (conception, design, maintenance, assemblage, pilotage, robotique et télérobotique, implantation, étude d’impact…etc.) ou le médical

Commençons notre petit tour d’horizon…

Google Glass

Google Glasses

Google Glasses

  • URL : http://www.google.com/glass/start/
  • Disponibilité : version “consumer” prévue pour 2014
  • Prix : 1500$ pour les “developper edition”, “moins” pour la version commerciale mais aucune communication officielle de Google à ce jour
  • Caractéristiques techniques :
    • OS : Android
    • écrans 640 x 360, équivalence : écran de 25 pouces vu de 8 pieds de distance
    • Connectique : wifi, bluetooth
    • GPS : non
    • Mémoire : 16GB (developer edition)
    • Caméra : 5 megapixels, video 720p
    • Son : par conduction osseuse
  • Utilisations principales (connues à ce jour) :
    • Prendre des photos et videos, partager les photos/videos sur réseaux sociaux (G+)
    • Equivalence des cartes “Google Now”
    • Navigation Google Maps
    • Recherches sur le web
    • Selon la créativité des développeurs : sex with Glasses, flight info, …. Voir la liste complète des applications déjà disponibles sur glass-apps.com.

Telepathy One

Telepathy One

Telepathy One

  • URL : http://tele-pathy.org/
  • Disponibilité : attendues pour 2014
  • Prix : devrait coûter “significativement” moins cher que les Google Glass
  • Caractéristiques techniques :
    • Les caractéristiques techniques ne sont pas connues. On sait que ces lunettes supportent le bluetooth, incluent une caméra et tournent sous une version de Linux
  • Utilisations principales (connues à ce jour) :
    • Partage de médias entre utilisateurs – principalement une sorte de “Google Hangout” dans lequel celui qui porte les lunettes et streame ce qu’il voit à ses potes verra également dans ses lunettes les commentaires de ceux-ci

Vuzix M100

Vuzix M100

Vuzix M100

  • URL : http://www.vuzix.com/consumer/products_m100/
  • Disponibilité : maintenant
  • Prix : 999$
  • Caractéristiques techniques :
    • OS : Android
    • écrans 400 x 240, équivalence : écran de 4 pouces vu de 35,5cm de distance
    • Connectique : wifi, bluetooth, USB
    • GPS : oui, et en plus inclus un head tracker basé sur des gyros, accéléromètres et compas
    • Mémoire : 1 GB RAM & 4GB flash, microSD jusqu’à 32GB
    • Caméra : 5 megapixels, video 1080p
    • Son : mono
  • Utilisations principales (connues à ce jour) :
    • écran déporté pour votre smartphone (HUD ou Heads Up Display) – les apps tournent de manière classique sur votre smartphone et utilise le M100 comme écran
    • mode local, dans lequel les applis tournent sur les lunettes M100
    • mode “collaboratif”, dans lequel tant les ressources des M100 que du smartphone sont utilisés
    • Une liste d’applications n’est pas évidente à trouver, mais Vuzix mentionne : email & messaging, video recording, visual navigation, applications de réalité virtuelle et réalité augmentée “basiques” (ah bon) et gaming

Recon Jet

Recon Jet

Recon Jet

  • URL : http://www.reconinstruments.com/products/jet/
  • Disponibilité : printemps 2014
  • Prix : 599$
  • Caractéristiques techniques :
    • OS : Android
    • écrans 400 x 240, équivalence : écran de 30 pouces vu de 2 mètres de distance
    • Connectique : wifi, bluetooth, ANT (un protocole de communication souvent utilisé dans les ceintures cardiomètre)
    • GPS : oui
    • Sensors : accéléromètres, gyros, compas magnétique, altimètre, baromètre
    • Mémoire : 1 GB DDR2 RAM & 8GB flash
    • Caméra : 720p
    • Son : haut-parleur et microphone intégré
  • Utilisations principales (connues à ce jour) :
    • les Recon Jet sont principalement orientées au support des activités sportives : vitesse, distance, élévation, rythme cardiaque (si connectées via ANT aux accessoires appropriés), digital coaching, navigation support

GlassUp

Glass Up

Glass Up

  • URL : http://www.glassup.net/
  • Disponibilité : février/mars 2014 si vous avez supporté leur campagne de funding sur Indiegogo. Pre-order disponible via le site web mais aucune date de livraison mentionnée
  • Prix : 299$
  • Caractéristiques techniques :
    • OS : firmware (propriétaire)
    • écrans 320 x 240
    • Connectique : bluetooth low energy
    • GPS : non, utilise le GPS du smartphone
    • Sensors : accéléromètre, compas, lumière ambiante et “peut-être plus” (bien bien, ils n’ont pas l’air sûrs d’eux ces garçons)
    • Mémoire : non communiqué
    • Caméra : non
    • Son : à priori ni microphone ni haut parleur
  • Utilisations principales (connues à ce jour) :
    • les lunettes s’utilisent principalement comme un second écran (“second screen”) pour votre smartphone. On parle de use cases tels que email, messaging, météo, cours de bourse, navigation (turn by turn), …
    • de base, les lunettes supporteront la notification déportée (les notifications de votre smartphone apparaissent sur les lunettes, un peu comme la montre Pebble), l’affichage de la traduction d’un texte ou l’aide pour les personnes avec problèmes de vision. Le reste devra venir des développeurs en utilisant l’API fourni par GlassUp.

ORA by OptInvent

Ora, par Optinvent

Ora, par Optinvent

  • URL : http://optinvent.com/
  • Disponibilité : developer edition, nouveau batch prévu pour disponibilité en mars 2014
  • Prix : 949$ / 699€
  • Caractéristiques techniques :
    • OS : Android 4.2.2
    • écrans : Full Color Landscape Mode 4:3, FoV de 24°. Images projetées dans la ligne de vision.
    • Connectique : bluetooth 4, wifi 802.11 b/g/n avec support Miracast (display mirroring)
    • GPS : oui
    • Sensors : accéléromètres/gyros 9 axes
    • Mémoire : 1GB DDR + 4GB Flash
    • Caméra : 5 megapixels, video 1080p
    • Son : nécessité de connecter des écouteurs via jack audio
  • Utilisations principales (connues à ce jour) :
    • Géolocalisation et tourisme : pensez par exemple à des applications telles Wikitude ou Layar, mais via lunettes plutôt qu’en se balladant avec votre smartphone devant vos yeux
    • Virtual dashboard : lecture des SMS, notifications, emails, videos, etc. En gros, un “second screen”
    • Activités sportives : distance, vitesse, direction, etc
    • Optinvent mets un SDK (Software Development Kit) à disponibilité des développeurs, le nombre et la qualité des applis seront donc dépendants de son adoption par les développeurs

Atheer One

Atheer One

Atheer One

  • URL : http://www.atheerlabs.com/
  • Disponibilité : avril 2014 pour la version développeur, décembre 2014 pour la version “consumer”, si vous avez supporté la campagne de financement Indiegogo. 2015 pour les autres.
  • Prix : 850$ pour la version développeur, 350$ pour la version consumer
  • Caractéristiques techniques : pas vraiment de specs détaillées disponibles
    • OS : ??
    • écrans : XGA (1024×768). Images projetées dans la ligne de vision.
    • Connectique : bluetooth & wifi
    • GPS : ?
    • Sensors : ?
    • Mémoire : ?
    • Caméra : ?
    • Son : ?
  • Utilisations principales (connues à ce jour) :
    • Nécessite l’utilisation d’un smartphone, ie les lunettes elles-mêmes ne semble pas fonctionner seules
    • Une grande différence avec les modèles précédents est que ces lunettes sont censées prendre des commandes (genre faire défiler le contenu ou sélectionner un choix) en interprétant le mouvement de vos mains devant les lunettes. Atheer LAbs fait référence à ceci comme du “air touch”.
    • Atheer Labs mets en avant la compatibilité de ses lunettes avec des milliers d’applications du Google Play, on peut donc se dire qu’il s’agit ici de lunettes de type “second display” mais plus évoluées (mode d’interaction, …) que les GlassUp.

Conclusions

Pour les plus dubitatifs d’entre vous qui se disent que les Google Glass, c’est encore juste un truc de Google pour faire parler d’eux… vous voyez comme rien n’est plus faux. Il est également fort intéressant de constater que la majorité de ces lunettes viennent de sociétés ou startups dont on a jamais entendu parler avant… De là à être tenté de dire que l’innovation ne trouve plus place que dans les petites structures, la tentation est grande !

Certaines lunettes se contenterons d’être juste l’écran déporté de nos smartphones, affichant discrètement notifications, messages et autres contenus dans un coin de notre champ de vision. D’autres iront plus loin, et chercherons à superposer du contenu relatif à nos activités en cours dans notre champ de vision direct et permettrons de manipuler ces informations toujours sans avoir à sortir un smartphone de sa poche.

Si la plupart des modèles présentés seront disponibles en 2014, majoritairement aux early adopters supportant les campagnes de crowd funding, 2015 sera je pense l’année où ses modèles seront disponibles au plus large public, et ce recul nous permettra, espérons le, d’investir dans des lunettes qui sauront rassembler la plus large communauté de développeurs autour d’elles.

Et vous, quels est le modèle qui vous branche le plus ?