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Petit partage d'expériences de geek


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Comment regarder Netflix sur sa TV ?

Netflix a débarqué récemment dans divers pays européens. Netflix est un service de streaming LEGAL permettant de regarder des films, séries et émissions à la demande. Il fonctionne sur la même base que Spotify ou Deezer pour la musique, càd que vous payez un prix fixe par mois quelqu’en soit votre consommation.

Si vous êtes arrivés sur cette page, c’est que vous aurez sans doute compris comment vous inscrire à ce service de streaming vidéo mais vous demandez comment pouvoir en profiter sur votre télévision ou votre projecteur de salon. La question peut sembler triviale pour certains, et en effet il ne s’agit pas de sciences neurophysiologiques mais tout le monde n’est pas né doué pour ces nouvelles technologies. Que vous ayez un PC, un Mac, ou une tablette, déchiffrons ci-dessous comment résoudre votre problème.

Approche 1 : PC, Mac ou Linux – vive les câbles !

Si vous disposez d’un PC ou d’un Mac pour regarder Netflix, le plus simple sera sans doute de brancher votre ordinateur directement sur la télévision. La majorité des PC portables disposent aujourd’hui d’une sortie “HDMI”. Pour citer Wikipedia :

Le High Definition Multimedia Interface (HDMI) (en français, « Interface Multimédia Haute Définition ») est une norme et interface audio/vidéo totalement numérique pour transmettre des flux chiffrés, généralement non compressés et destinée au marché grand public. Le HDMI permet de relier une source audio/vidéo DRM – comme un lecteur Blu-ray, un ordinateur ou une console de jeu – à un dispositif compatible – tel un téléviseur HD ou un vidéoprojecteur.

Comment savoir si votre PC dispose de cette sortie ? Regardez la photo ci-dessous : une fiche HDMI, sur la gauche, ressemble à une sorte de “D” aplati. Vous utilisez sans doute déjà ce type de câble pour connecter votre décodeur TV, lecteur Blu-Ray ou console de jeux sur votre téléviseur.

Fiche et câble HDMI

Fiche et câble HDMI

Dans le cas où vous avez cette fiche, rien de plus simple : connectez votre PC à la TV, lancer Netflix dans votre navigateur, choisissez votre programme et basculez le en plein écran.

Si votre PC n’a pas de sortie HDMI, il aura au minimum une sortie VGA. Cela ressemble à un gros “D” et souvent sa couleur est bleue. Dans ce cas, si votre TV dispose également d’une entrée VGA il vous faudra un câble VGA-VGA, le même que celui que vous utiliseriez pour connecter votre PC à un moniteur. Si par contre votre TV n’a pas d’entrée VGA mais dispose d’une entrée HDMI, vous pourrez trouver dans le commerce (principalement online : amazon, ebay, …) des convertisseurs VGA vers HDMI.

Fiche VGA

Fiche VGA

 

Pour les propriétaires de Mac, vous devrez regarder le type de sortie vidéo dont il dispose :

  • Mini-DisplayPort : vous aurez besoin d’un adaptateur “Mini-DisplayPort-to-HDMI” ou “Thunderbolt-to-HDMI” ou “Mini-DisplayPort-to-VGA” ou entre “”Thunderbolt-to-VGA” selon l’entrée disponible sur votre TV (favorisez le HDMI si disponible). Vous trouverez ces adaptateurs chez vos revendeurs Apple
  • HDMI : vous êtes OK, vous avez juste besoin d’un câble HDMI

 Approche 2 : vive les consoles de jeux

Si vous, ou votre progéniture, avez une console de jeux Sony PS3/PS4 ou Microsoft XBOX (XBOX360, XBOX ONE), pas de soucis. Ces deux consoles disposent d’une application Netflix. Si elle ne devait pas déjà être installée, vous la trouverez dans le “store” online de votre console.

Netflix sur Sony PS3

Netflix sur Sony PS3

 

Approche 3 : A bas les câbles ! Google Chromecast à la rescousse

Google Chomecast est une petite “clé” de la taille d’une grosse clé mémoire USB qui se connecte directement sur la fiche HDMI de votre téléviseur ou de votre projecteur. Si vous n’avez pas encore entendu parler de cette petite merveille à 35€ je vous invite à démarrer par sa page sur le site de Google.

Avec un Mac ou PC

Une fois votre Chromecast installée et configurée sur votre TV et réseau sans fil (wifi) domestique, rien de plus simple – faites déjà chauffer les popcorns, ça va aller vite ! Vous ouvrez le site Netflix sur votre ordinateur à partir d’un navigateur web comme d’habitude. Vous choisissez votre programme et le démarrez. Une fois que celui-ci démarre, vous allez voir apparaître une petite icône représentant le système chromecast : cliquez dessus, choisissez votre chromecast et votre programme sera démarré sur celle-ci.

Basculer Netflix sur votre Chromecast

Basculer Netflix sur votre Chromecast

 

Avec une tablette ou un smartphone Android ou Apple

Si vous n’avez pas d’ordinateur à la maison mais disposez d’une tablette ou d’un smartphone Android ou Apple, pas de soucis ! Installez simplement l’application Netflix sur celle-ci, vous les trouverez dans l’AppStore ou Android PlayStore. Dans ces applications vous trouverez à nouveau la petite icône Chomecast qui vous permettra de basculer le flux vidéo vers votre TV équipée d’une clé Chromecast. Et ne vous en faites pas pour les batteries de vos petits appareils chéris, car le flux vidéo Netflix ne transitera pas via votre tablette ou smartphone mais sera directement envoyée depuis les serveurs Netflix vers votre clé chromecast.

Netflix sur Android - icône Chromcast en bleu

Netflix sur Android – icône Chromcast en bleu

Netflix sur iPod/iPad -icône Chromecast en bleu

Netflix sur iPod/iPad -icône Chromecast en bleu

Avec une tablette ou un smartphone Windows

Vous avez une tablette ou un smartphone Windows ? Malheureusement, Windows RT (aussi appelé l’interface Metro) ne supporte pas Google Chromecast. Idem pour Windows Phone, je ne connais aucune solution permettant de faire parler ces deux systèmes ensemble.

D’autres approches possibles ?

Oui, il existe d’autres alternatives. Si vous possédez un boitier Apple TV, celui-ci supporte Netflix. Il vaudra mieux cependant vivre dans un monde “Apple only” car il vous serait par exemple impossible de piloter Netflix sur un Apple TV à partir d’un smartphone ou tablette Android.

Mis à part Apple, d’autres petites boites intelligentes connectées à votre TV peuvent vous aider. On regardera par exemple vers un boitier Roku. Celui-ci sera fort pratique si vous n’avez ni ordinateur ni tablette Android ou Apple, mais dans le cas contraire son prix sera bien plus élevé que celui d’une clé Google Chomecast.

Notons finalement que différents fournisseurs de télévision numérique, comme Belgacom en Belgique ou SFR, Free et Orange en France semblent être en discussion avec Netflix afin d’offrir ce service au travers de leur box. Un peu tard diront certains… Mais cela pourrait constituer une alternative intéressante pour une certaine tranche de consommateurs. A suivre, donc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Comment imprimer en 3D (sans imprimante 3D)

Rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps de cela, nous prenions nos photos avec des appareils dotés de pellicules, nous allions porter ses pellicules chez un spécialiste qui les développait et les imprimait sur papier photo pour vous. Aujourd’hui, il vous semble tout naturel d’imprimer de chez vous, sur votre imprimante à jet d’encre, laser ou à sublimation, tous les clichés photos dont vous avez envie.

Un énorme révolution industrielle est en marche en donnant dès aujourd’hui à chacune et chacun la possibilité de créer un objet réel, en trois dimensions, de chez soi. Nous pouvons très facilement faire l’analogie avec l’exemple des photos imprimées ci-dessus : les jambes du playmobil préféré de votre fil se sont cassées ? Ne jetons plus le Playmobil en question, mais imprimons-lui de nouvelles jambes ! Une pièce du tuyau de votre aspirateur s’est cassé (naturellement ou par obsolescence programmée…), n’en rachetons pas un nouveau, imprimons simplement cette pièce à la maison. Besoin d’un petit vase sympa pour les fleurs ? Créons le sur l’ordinateur, et imprimons-le ! Cette réflexion peut aller très loin : pour preuve, des recherches sont déjà en cours pour imprimer… du tissu humain, des prothèses voir même des organes !

Science fiction dites vous ? Que neni ! Pensez à votre imprimante à jet d’encre à la maison.. Comment fonctionne-t-elle ? En simplifiant, des petites buses se déplacement sur un axe gauche-droite projettent de micro-gouttelettes d’encre sur le papier au fur et à mesure que celui avance dans l’imprimante. L’impression 3D, c’est en gros le même principe : un ou des buses déposent du matériel (plastique, céramique, fibre de carbone, cellules, …) par couches successives. Ici, plus de papier qui avance, c’est la tête d’impression qui se déplace selon les 3 axes (avant/arrière, gauche/droite, haut/bas).

En ce qui concerne l’accès à cette technologie aux particuliers, il ne serait pas honnête de dire qu’aujourd’hui elle serait aussi accessible et simple à utiliser qu’une imprimante photo. Bon, vous me direz que même pour utiliser une imprimante photo vous devez régulièrement intervenir auprès des générations familiales qui vous précèdent et qui semblent s’obstiner à ne pas vouloir comprendre comment un truc si simple fonctionne. Mais ceci est un autre débat. Découpons l’approche en simplifiant : pour imprimer en 3D, il vous faut un modèle objet à imprimer sous forme de fichier informatique, puis il faut l’équipement et un peu de connaissance et d’expérience pour imprimer.

Les objets en 3D

Deux approches s’offrent à vous : créer cet objet virtuel ou… le trouver quelque part.

Les bibliothèques d’objets en 3D

Commençons par le plus simple : vous cherchez une nouvelle housse sympa pour votre smartphone, un joli pot de fleur, une tasse originale et cetera mais vous n’avez ni le don ni la patience d’en faire le design sur ordinateur vous-mêmes. C’est là qu’interviennent les bibliothèques d’objets en 3D. Tout comme les bibliothèques d’images et de photos libres de droit ou payantes sur internet, ces bibliothèques vous offriront des modèles d’objets à imprimer en 3D, gratuits ou payants selon la forme de licence que  son créateur aura choisi d’appliquer. L’impression 3D ne date pas de cette année et connait un essor assez extraordinaire, il n’est donc pas étonnant qu’il ait adhéré très rapidement au concept de partage sur internet qui est dans la nature même de ce réseau planétaire. Comme pour tout échange d’informations (entre humains ou machines), ces objets en 3D seront représenté par un fichier suivant un format prédéfini. Dans l’impression 3D, le format de fichier le plus répendu est le format “stl”, cette acronyme venant de “fichier de stéréolithographie“.

La bibliothèque d’objet en 3D la plus connue est très certainement “thingiverse“, soutenue par le fabriquant d’imprimantes 3D Makerbot. Dans l’exemple-ci dessous, j’ai fait une recherche sur “vacuum cleaner” en imaginant que je cherche une pièce pour aider à nettoyer les brosses de mon aspirateur robot de marque LG.

Un exemple de recherche rapide sur Thingiverse

Un exemple de recherche rapide sur Thingiverse

La deuxième pièce sur la rangée du haut est celle qui semble me convenir. Un clic sur l’image et j’aurai plus d’information sur cet objet.

Téléchargement de l'objet

Téléchargement de l’objet

En cliquant sur “thing files” (littéralement : “les fichiers de la chose”), je trouverai ce fameux fichier en format “stl” que je peux enfin télécharger. Notez également les termes de licence associé à l’objet : dans ce cas-ci, je ne suis pas autorisé à imprimer cet objet afin de le revendre. OK, maintenant j’en fais quoi de ce fichier ? Nous y reviendrons un peu plus tard dans l’article.

Si je mentionne Thingiverse ici, il etst à noter comme je l’ai dit plus haut qu’il existe de nombreuses bibliothèques d’objets sur le net. Je vous invite à consulter ce site à titre d’exemple. Et comme pour toute recherche, google/bing/etc sont vos meilleurs amis. Certaines bibliothèques d’objet ne vous permettent pas de télécharger ceux-ci, mais de directement en commander une version imprimée : nous y reviendrons plus bas dans cet article.

Créer vos propres objets

Il est bien sûr tout à fait possible de créer vos propres objets, parce que vous savez mieux que tout le monde ce dont vous avez besoin bien sûr. Rien n’empêche votre côté naturellement altruiste de partager vos créations sur les bibliothèques précédemment citées ! Il vous faudra un programme de modélisation 3D permettant de créer vos envies, et cela va du gratuit au très cher.

Dans le monde de l’impression 3D, le programme gratuit le plus communément utilisé est très certainement Google SketchupMake. Il existe un petit plugin gratuit qui permet de pouvoir importer et exporter des fichiers au format STL à partir de Sktechup. Comme tout programme de modélisation 3D, Sketchup vous permet de faire jaillir du néant numérique des objets composés à base de ce que l’on pourrait appeler des primitives ou blocs de base : des cubes, cones, sphères, des plans ou surfaces que l’on “extrude” pour leur donner un volume. On travaille par addition de ces blocs de base ou par suppression : par exemple soustraire d’un cube une petit sphère permettra de créer un trou sphérique de ce cube. Ce n’est pas un travail facile ! La complexité supplémentaire, vu qu’il s’agit de donner vie à cet objet numérique, est de devoir s’assurer qu’il n’y a aucune anomalie dans l’objet ce qui pourrait ruiner ou rendre impossible le travail d’impression. Par exemple, vous pourriez avoir fabriqué une tour par empilement successif de différents volumes et être sûr que toutes les pièces sont bien jointes, mais par inadvertance vous avez laissé un espace extrêmement mince, quasi imperceptible entre 2 pièces, ce qui rendra l’impression impossible. Comme toujours sur internet vous trouverez de très nombreuses formations ou “tutoriels” (sur youtube entre autres) pour vous apprendre les bases de Sketchup.

A côté de Google Sketchup, d’autres solutions logicielles existent bien entendu. Citons par exemple Autocad de la société Autodesk, ou encore le très honéreux 3DS Max de la même société.  Blender, dans le domaine du gratuit, est assez répandu également. Vous pourrez trouver une petite liste relativement exhaustive sur ce site.

Pour faire le lien avec un article précédemment publié sur ce blog à propos des multicoptères et des drones et pour ceux ou celles qui rêveraient d’imprimer une représentation 3D de leur maison, sachez qu’il existe un procédé appelé photogrammétrie permettant, à partir de photos prises en de multiples points de référence (càd sous différents angles, de différentes positions et à différentes altitudes), de recréer un objet 3D sur base de ces photos. Je vous invite à lire cet article sur le site français helimicro à titre d’introduction. Pour vous donner une idée, voici un exemple un peu “brut de forme” mais néanmoins très représentatif sorti de l’imprimante 3D d’un ami.

Une maison imprimée en 3D via photogrammétrie

Une maison imprimée en 3D via photogrammétrie

Signalons enfin qu’il existe des scanners 3D. Tels des scanners qui vous permettent de numériser vos documents textes ou photos, ces scanners 3D vont numériser un objet dans l’espace. Il est possible de partir de solutions assez simple, telles 123DCatch qui se base sur le même principe de photogrammétrie : à partir d’une série de photos d’un objet pris sous divers angles, 123DCatch va reconstituer un objet que vous pourrez ensuite manipuler (càd souvent nettoyer et compléter) dans un programme 3D tels ceux nommés plus haut. Des fabricants d’imprimante 3D tels que MakerBot proposent des solutions de scan tridimensionnel en complément de leurs imprimantes. Ce ne sont bien sûr pas les seuls.

Imprimer vos objets

Voilà, vous avez maintenant l’objet sur votre ordinateur que vous désirez imprimer, que vous l’ayez créé vous-même ou que vous l’ayez trouvé dans une bibliothèque online. Comment maintenant le rendre réel ?

Imprimer sans imprimante

Non, je ne consomme pas de drogues illicites. Il est tout à fait possible d’imprimer sans avoir d’imprimante. Retour à l’exemple introductif des photos numériques : de très nombreuses personnes n’ont pas d’imprimantes de qualité photo chez elles. Comment font-elles ? Elles se rendent dans leur grande surface ou chez leur photographe (qui a bien du s’adapter à cette révolution numérique), et utilisent des machines assez simples lisant leurs photos sur une petite clé USB ou sur un CD/DVD pour les ressortir sur le format papier photo choisi. Pour l’impression 3D, c’est pareil, voir même encore plus simple.

Prenant pour commencer le site Shapeways. Ce site a combiné à la fois la bibliothèque d’objets 3D et le service d’impression. Tout comme sur Thingiverse, vous faites vos recherches (une nouvelle coque pour votre iphone, un bijou, une petite figurine, …) et en commandez directement l’impression, qui sera livrée chez vous par la poste. A noter qu’il y a même des objets en métal !

Mais ce qui pour moi est une découverte extraordinaire, c’est le site 3Dhubs.com. Réfléchissez-y un instant… il y a sûrement, pas loin de chez vous, tapi dans sa chambre ou dans son garage, un geek passionné qui s’est déjà lancé dans l’impression 3D. Qui a déjà acheté une imprimante, qui a de l’expérience quant à son utilisation, et qui ne désire que partager ses connaissances et se mettre au service de la communauté. 3DHubs permet à tout propriétaire d’une imprimante 3D, quelle que soit sa marque et sa qualité, de s’enregistrer sur le site et de mettre son imprimante 3D au service des autres. Sur le site, vous faites une petite recherche sur les “hubs” qui se trouvent pas loin de chez vous, vous en sélectionnez un (selon les commentaires des clients précédents, la qualité d’impression offerte, le prix demandé à priori, …), vous lui envoyez le fichier STL de l’objet de vos désirs, et il vous dira ensuite combien il demande pour effectuer ce travail. N’hésitez pas à comparer ! Si vous vous êtes mis d’accord, il commencera l’impression et l’objet sera bientôt à vous. C’est juste totalement incroyable, et juste totalement aussi simple que cela. Personnellement j’ai déjà fait imprimer de nouveaux boîtiers de protection ma caméra GoPro, un nouveau train d’atterrissage pour un de mes drones, des petites figurines, … Je vous encourage à tester ce site.

Finalement, sans imprimante et comme dans l’exemple des impressions photos numériques chez le photographe, en cherchant un peu sur le net je suis sûr que vous trouverez également l’un ou l’autre magasin ou entreprise spécialisé(e) dans l’impression 3D et acceptant vos fichiers et modèles pour impression au travers d’un service commercial.

Imprimer de chez soi

J’ouvre ici un chapitre que je ne pourrai qu’écrire de manière succincte tant le sujet est vaste et mon expérience limitée. Il existe en effet de très nombreux modèles d’imprimantes 3D sur le marché, partant de la solution “low cost” en mode “open source” à construire soi-même de A à Z à quelques centaines d’euros tel le projet RepRap, jusqu’au modèles commerciaux prêt à l’emploi” à plusieurs milliers d’euro telles les très connues “Makerbot”, “Ultimaker”, 3D Systems Cubify Cube, etc, etc… La mise en garde cependant est que le fait d’avoir une imprimante ne veut pas dire que vous deviendrez pro de l’impression 3D automatiquement. Cela nécessite des essais/erreurs, et si possible du partage d’expérience avec une communauté. Pour illustrer le type de complexités à gérer : comment imprimer l’objet, c’est à dire en partant de quelle surface ou de quelle orientation, afin de ne pas utiliser trop de matériel d’impression ? Avec quelle densité imprimer un objet afin qu’il ne consomme pas trop de matériel mais soit suffisamment solide pour correspondre à son usage ? A titre d’exemple, la première photo ci-dessous montre une pièce que j’avais fait imprimer, telle qu’elle est sortie de l’imprimante, avec les structures de support. Ces structures vont par exemple permettre d’imprimer les parties de l’objet qui sont en porte-à-faux, car en effet une imprimante ne peut réaliser une structure qui serait “dans le vide”. La deuxième photo vous montre la pièce nettoyée.

Pièce telle que sortie de l'imprimante 3D

Pièce telle que sortie de l’imprimante 3D

Pièce nettoyée de ses supports

Pièce nettoyée de ses supports

Que ceci ne vous décourage pas à embrasser l’impression 3D !!! Même il faudra éviter les marchands de miracles… Le mieux sera certainement, si vous n’êtes pas encore convaincu par cette nouvelle technologie d’impression, de choisir quelques objets dans une bibliothèque online, de les imprimer sur 3Dhubs puis… d’économiser pour acheter une telle imprimante !!!

 

 


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Timelapse et hyperlapse : le temps en accéléré

Sans doute avez-vous déjà vu des vidéos sur youtube, ou des séquences dans des films, reportages ou clips vidéos dans lesquels le temps semble passer en accéléré : le soleil se couche en 6 secondes, les étoiles balayent le ciel en quelques minutes, les nuages filent furieusement dans le ciel comme chassés par un vent extrêmement violent. Ces séquences vidéos sont communément appelées “time-lapse” ou “espace de temps” ou encore “accéléré” dans notre belle et riche langue.

Voici un petit exemple, un montage de différents time-lapses que j’ai réalisé cet été dans le Val d’Aoste en Italie :

Le “roi” du time lapse est pour moi Tom Lowe, c’est clairement lui qui m’a donné l’envie de m’essayer à cette technique. Voici un exemple de ses productions, que je vous fait démarrer directement un peu plus loin dans le clip juste histoire de baver d’envie et d’ébahissement devant ses séquences nocturnes  :

Vous aurez sans doute remarqué une différence entre mon clip et celui de Tom Lowe (outre le côté artistique et professionnel, mais bon, passons) : dans mon clip, le point de vue est fixe, alors que chez Tom Lowe la caméra se déplace pendant la séquence. Nous touchons ici à la différence principale entre time-lapse et hyper-lapse.

Qu’est-ce qu’un timelapse ?

Lorsque nous tournons une séquence vidéo avec notre caméra, smartphone ou appareil photo, typiquement ces appareils vont enregistrer 24, 25 ou 30 images par secondes selon le standard vidéo pour lequel ils auront été paramétrés. Certaines caméras grand public peuvent même enregistrer à 50, 60 voire 120 ou même 240 images par seconde (comme la GoPro Hero3+ Black Edition par exemple). Lorsque nous rejouons ces images sur notre TV ou PC, tel un praxinoscope c’est la persistance rétinienne dans la succession d’images qui nous donne l’impression d’un mouvement fluide et continu. La norme du 24 images/seconde vient du cinéma sur pellicule argentique. Filmer à 50 ou 60 voire 240 images/secondes est généralement utilisé pour pouvoir obtenir des effets de ralenti extrêmement fluide. C’est simple, si je ralentis de moitié la vitesse d’une séquence tournée à 24 images/secondes j’obtiens un matériel brut à 12 images par seconde qui paraîtra donc saccadé. Même si je remonte le tout dans Adobe Premiere ou autre soft de montage sur une séquence à 24 images/seconde, ce soft ne pourra bien évidement pas réellement reconstituer le mouvement entre chaque image. Si par contre je pars d’une séquence à 240 images/seconde, je pourrai ralentir jusqu’à 10 fois cette séquence dans un montage fait à 24 images/seconde, et mon ralenti sera toujours extrêmement fluide. Allez, un petit exemple pour le plaisir des yeux :

Et le time-lapse dans tout ça ? C’est simple, c’est exactement l’inverse ! Plutôt que de chercher à ralentir le temps en prenant plus d’images par seconde, nous allons chercher à l’accélérer en prenant moins d’images par seconde. Nous devrons aussi faire un peu de mathématiques… Par exemple, en comptant que je veuille filmer un beau coucher de soleil qui mettra 15 minutes à se coucher et que mon désir est d’obtenir une séquence de 10 secondes en final à 24 images/secondes, je devrai prendre une image toutes les 3,75 secondes. Ceci nous emmène aussi à changer d’équipement ! Là où pour ralentir une séquence vidéo je vais capturer la séquence source avec une caméra, pour le time-lapse je vais donc utiliser… un appareil photo ! Le time-lapse est donc un procédé demandant un peu plus de travail de post-production. En effet, dans mon exemple ci-dessus je vais me retrouver avec 240 photos (15 min = 900 secondes et 900 secondes divisé par 3,75 = 240) et je n’ai donc pas encore de séquence vidéo en main. Les plus chanceux d’entre nous utiliserons Adobe Premiere ou Adobe After Effects pour recomposer toutes ces images en une séquence vidéo et en profiteront au passage pour ajouter quelques filtres (couleurs, etc), recadrages et autres manipulations. Sur Mac, vous pourrez utiliser iMovie assez facilement, sur Windows vous pourrez vous appuyez sur Movie Maker et sous Linux/Ubuntu des solutions existent également.

Revenons un instant au matériel nécessaire. Si vous devez prendre une photo toutes les x secondes, il vous faudra un appareil avec une fonction “intervalomètre”, via laquelle l’appareil prendra une photo automatiquement à chaque intervalle défini (toutes les secondes, 3 secondes, 5 secondes, etc). Si vous avez une caméra GoPro ou Mobius, vous êtes parés mais, dans le cas de la GoPro ont souffira d’un effet fisheye dans les photos un peu indésirable. Cela demandera un peu plus de post production pour “aplatir” les images avant de les assembler. En général les appareils numériques de type “reflex” ont cette fonction “intervalomètre”, ainsi que divers appareils “point and shoot” ou “compact”. Pour une bonne stabilité du rendu final il ne faudra surtout pas oublier de poser l’appareil photo sur un pied ! Je conseille fortement les pieds “GorillaPod” qui permettent de poser l’appareil un peu partout, y compris attaché à une branche d’arbre ou sur la rambarde d’une terrasse.

Il existe encore plus simple. Prenons par exemple les appareils photos Sony RX100 MK3, ou Sony Alpha 6000. Sur ces appareils vous pourrez installer des applications, appelées “Playmemories Camera App” ajoutant diverses fonctionnalités aux appareils mentionnés plus haut. Une de ces applications permet tout simplement de créer des timelapses de manière assez élaborée, dont des modes spécifiques pour lever et coucher de soleil, ciel nuageux et même un mode “miniature” également défini comme effet “tilt shift” !

Et si vous n’avez pas ce genre d’appareil photo, mais “juste” un smartphone ? Pas de soucis, vous pourrez également vous lancer dans le monde des time-lapses car de nombreuses applications existent en ce domaine. Ma favorite, sur Android, est “Lapse It Pro“, qui existe aussi sous iOS pour les iPhones/iPods/iPads. Une petite recherche dans votre appstore/playstore vous retournera de nombreux résultats, essayez les !! Un petit mot pour vous rappeler que le remboursement d’apps payantes sous Android est maintenant passé à 2 heures… ce qui donne très largement le temps d’essayer les apps payantes de qualité. Tout comme pour un appareil photo, vous chercherez à disposer votre smartphone sur un pied ou support afin d’éviter tout mouvement entre les prises de vue. Petit conseil : si vous avez un ami qui dispose d’une imprimante 3D, jetez un petit coup d’oeil sur Thingiverse… Exemple d’un support paramétrable pour smartphone.

Et les hyperlapses alors ?

Comme mentionné dans l’introduction de cet article, un hyperlapse est à la base un time-lapse dans lequel la caméra elle-même est en mouvement. Prenons l’exemple ci-dessous :

Pour réaliser cette séquence, j’ai utilisé une caméra GoPro en mode intervalomètre et… une minuterie de cuisine (un peu bidouillée). La caméra est montée sur la minuterie, qui est réglée sur 60 minutes. La minuterie tourne sur elle-même avec le temps, et fait donc un 360° complet en une heure, ou 180° en 30 minutes. Vous pouvez facilement vous construire ce genre d’accessoire, avec une minuterie Ikea. Vous pourrez également acheter ce genre d’accessoire “tout fait”, comme un Camalapse par exemple, mais vous en payerez le prix.

Dans cet exemple nous sommes limité à un mouvement sur un seul axe, et tournant toujours dans le même sens. Lorsque vous regardez des vidéos de Tom Lowe par exemple, vous y trouverez de beau travelings, des mouvements sur 2 ou 3 axes. C’est à partir d’ici qu’il vous faudra un large portefeuille, ou des dons de bricoleur. Il faut, en gros, un ou des systèmes sur lesquels monter votre caméra et pour lesquels vous pourrez préprogrammer un ou des mouvements à effectuer. Bien sûr vous pouvez également faire tout cela à la main, j’y reviendrai, mais cela demande pas mal de précision.

Les supports caméras automatiques

Quelques exemples jolis gadgets et autres solutions pour se donner envie :

  • Motrr Galiléo : un support “robotisé” pour iPhone, contrôlé par un autre iPhone/iPod/iPad, permettant une programmation sur plusieurs axes. Mottr avait promis un support pour GoPro mais on attend toujours…
  • Trossen Robotics : une série de bras articulés programmable (arduino etc) permettant d’y fixer une caméra GoPro
  • Des chariots montés sur rails pour plus de mouvements et de très beaux travelings :
Et à la main ?

Pour les possesseurs de smartphones Apple, le plus simple et rapide aujourd’hui est d’essayer la nouvelle application “Hyperlapse” d’Instagram. Que les fans d’Android se rassurent, cette app devrait débarquer bientôt dans le Playstore. Cette app vous permettra de vous promener tranquillement avec smartphone, ou d’être assis dans votre voiture, avion ou autre engin en déplacement,  et produira une vidéo basée sur des captures d’images à intervalle régulier. Le truc “magique” de cette app est qu’elle stabilisera cette séquence d’images pour un rendu fluide qui ne saute pas dans tous les sens. C’est un processus qui demande normalement beaucoup de puissance de calcul, mais le “truc” d’Instragram est d’utiliser et d’enregistrer les déplacements de votre smartphone via les gyroscopes qui s’y trouvent toujours, et de corriger le placement des images sur base de ces infos. Un petit clip ci-dessous expliquant cela (en anglais, désolé) :

Pas encore disponible au large public, mais très prometteur est ce sujet de recherche sortant de chez Microsoft et permettant de réanalyser une séquence vidéo afin d’en générer un hyperlapse hyper stabilisé. Imaginez pouvoir convertir vos séquences vidéos tournées à partir de votre drone ou multicoptère, de votre vélo, etc !!

Avec un appareil photo (reflex ou compact), on pourra utiliser des systèmes de “mini stakeboard” aussi appelé “dolly” – que l’on trouve facilement à la FNAC ou Mediamarkt – pour des travelings souples, ou “simplement” un pied. Le “truc” sera de prendre chaque photo à une distance égale en prenant un repère au sol par exemple (se déplacer de 4 carrés entre chaque photo), à moins que l’on ne désire inclure des effets d’accélérations. Comme il sera quasi impossible d’avoir chaque cliché parfaitement aligné avec le précédent (l’appareil est un poil plus haut, a tourné de quelques petits degrés vers la droite ou la gauche, etc) il faudra procéder à pas mal de retouches sur ordinateur, y compris donc un réalignement parfait des photos. Je vous invite à regarder les 2 vidéos suivantes pour vous faire une idée…

 

J’espère que cet article vous aura démystifié ce que sont et comment produire des time-lapses et hyper-lapses, et vous aura donné une tonne d’idées créatrices et  quelques pistes pour vous lancer ! Alors…. à vos caméras et action !


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Facilitez-vous la vie avec le NFC sur Android

Si votre smartphone tourne sous Android, Windows Phone ou Blackberry il y a de forte chance pour que celui-ci soit compatible “NFC”. Vous êtes-vous jamais demandé ce que pouvait bien être derrière ce ixième acronyme et à quoi cela vous pourrait bien être utile ?

Le NFC, c’est quoi ?

Rien de tel que de commencer par une petite définition venant de Wikipedia :

La communication en champ proche (en anglais near field communicationNFC) est une technologie de communication sans-fil à courte portée et haute fréquence, permettant l’échange d’informations entre des périphériques jusqu’à une distance d’environ 10 cm. Cette technologie est une extension de la norme ISO/CEI 14443 standardisant les cartes de proximité utilisant la radio-identification (RFID), qui combinent l’interface d’une carte à puce et un lecteur au sein d’un seul périphérique. Un périphérique NFC est capable de communiquer […], avec un autre périphérique NFC ou avec certaines infrastructures sans-contact existantes comme les valideurs des transports en commun ou les terminaux de paiement chez les commerçants.

Un périphérique NFC est capable de communiquer […] avec un autre périphérique NFC ou avec certaines infrastructures sans-contact existantes comme les valideurs des transports en commun ou les terminaux de paiement chez les commerçants. La NFC équipe aujourd’hui des cartes utilisées dans les transports, dans le commerce ou pour l’accès à certains services publics et de plus en plus de terminaux mobiles.

Si votre smartphone Android supporte le NFC, vous trouverez un switch pour activer ou couper le NFC (hé oui, encore un truc qui consomme votre batterie) sous “More” (“Plus”) dans le menu “Wireless & networks” (“Sans fil et réseau”) dans la majorité des cas.

Option NFC dans les réglages système d'Android

Option NFC dans les réglages système d’Android

Le NFC est également reconnu par son symbole. On regrettera cependant qu’il ne semble pas il y a voir de symbole universellement adopté, comme le montre l’existence des ces deux variantes les plus communément utilisées.

Logo NFC

Logo NFC

Autre logo NFC

Autre logo NFC

On remarquera que, comme souvent, la France aime se démarquer et adopte une représentation différente (logo en bas à droite sur l’affichette ci-dessous). On peut se demander en quoi un utilisateur va reconnaître visuellement qu’il y a du contenu à scanner… Tout ceci me rappelle l’adoption du “Flash code” en France alors que toute l’industrie adoptait le standard QR code. Aaaah lala, ces “frenchies”….

Tag NFC sur une affiche française

Tag NFC sur une affiche française

Les accessoires compatibles Android

Vous avez un casque bluetooth ? Une enceinte portable bluetooth ? Un autre objet connecté à votre smartphone que vous devez régulièrement connecter et déconnecter ? Le NFC peut vous aider pour rendre beaucoup plus simple toute procédure d’appareillage bluetooth (“pairing”), wifi et pour l’établissement de toute connexion ultérieure.

Par exemple, il vous suffira de scanner le côté marqué “NFC” du haut-parleur nomade Jabra Solemate ou Jabra Solemate Mini pour que votre système Android démarre bluetooth sur votre terminal (si pas encore enlenché) et se connecte au haut-parleur. Idem avec le Parrot Zik, en scannant l’oreillette gauche avec votre smartphone NFC. Ceci ne se résume pas qu’aux périphériques audio et au bluetooth, la connexion entre votre smartphone Android et l’appareil/objectif Sony DSC-QX10 suit le même processus et établira la connexion wifi entre le QX10 et votre smartphone.

Automatiser vos tâches

Il y a moyen de rendre beaucoup plus d’objets communicants ou interactifs en utilisant des étiquettes ou tags NFC que vous pourrez coller à droite et à gauche, et en utilisant les bons softs Android qui permettront à votre smartphone d’interagir avec ces tags et déclencher diverses actions.

Les tags NFC

Personnellement, j’ai commandé des étiquettes de différents formats sur le site RapidNFC. Vous trouverez des starter packs comme celui-ci pour 13,7€ incluant 12 tags. Intéressant quand on sait que Sony vends ses “Smart Tags” par pack de 4 au prix de 19€ en moyenne et que si vous suivez la piste Sony, vous ne pourrez utiliser que 4 tags au maximum.

Il est important de noter qu’il n’existe pas une seule sorte de tag NFC, mais bien plusieurs types dont, entre autres, la capacité mémoire peut être bien différente. On pourra consulter ce tableau pour obtenir un peu de guidance. Dans les exemples ci-dessous, les tags que je vous ai recommandé plus haut seront tout à fait OK, supportant jusqu’à 137 bytes de données. Il faudra retenir qu’au plus on veut mettre de données sur une puce NFC – comme par exemple une carte de visite (vcard) – au plus il faut d’espace sur la puce, le max étant de 1K.

Les softs Android

Pour les exemples nous allons principalement utiliser les 2 softs suivants que vous trouverez dans le Play Store de Google :

Exemple 1 : partagez vos données de connexion wifi

Scénario : c’est toujours la même rengaine quand vous invitez votre famille ou des amis à la maison, à chaque fois on vous demande quel est votre réseau wifi et son code d’accès. Et si on se simplifiait la vie en plaçant un petit tag NFC dans le salon ou dans le hall d’entrée qu’il suffirait de scanner pour se connecter ?

Direction InstaWifi ! Cette application très simple vous permettra de créer un tag NFC en y inscrivant le nom de votre réseau et la clé nécessaire pour s’y connecter. Pour lire le tag, il faut aussi avoir InstaWifi sur son smartphone – et au cas où il n’est pas installé le fait de scanner le tag vous redirigera vers le Play Store android.

J’ai cherché une solution qui permettrait de ne pas avoir besoin d’utiliser InstaWifi pour lire le tag (ou autre programme équivalent) mais n’ai rien trouvé; il semble que ceci soit du à une limitation dans la manière dont le NFC a été implementé sous Android – en gros les URI de format “WIFI:T:WPA;S:SSID;P:PASSPHRASE;;” ne sont pas reconnu sous Android (par contre le même URI passera si encodé dans un code QR).

Exemple 2 : gérer vos connections lorsque vous rentrez et sortez de votre voiture

Scénario : vous sortez de chez vous ou de votre bureau et rentrez dans votre véhicule, et devez à priori couper le wifi, enclencher le bluetooth et connecter votre smartphone par bluetooth au car kit de votre voiture. De même, lorsque vous sortez de votre voiture vous voulez à nouveau scanner le même tag pour, cette fois, couper le bluetooth, changer le profil sonore de votre appareil et démarrer un programme prédéterminé, comme par exemple “car locator” afin de géolocaliser l’endroit de votre voiture et la retrouver par la suite.

Dans Trigger, nous allons commencer par créer une nouvelle tâche. Le déclencheur que nous choisissons pour cette tâche est “NFC”, ie la tâche se déclenchera à la lecture d’un tag NFC. Dans les tâches d’installation, nous choisirons : “Wi-fi activé/désactivé”, “Bluetooth activé/désactivé” et, toujours sous “bluetooth” nous choisirons également “Connecter un appareil”. Sur l’écran suivant, nous spécifions que le wi-fi doit être effectivement désactivé, que le bluetooth doit être activé et le périphérique bluetooth qui doit être activé. Sur l’écran suivant, “Commutateurs d’installation” (sans doute une mauvaise traduction en français) nous définissons les actions lorsque nous scannerons à nouveau le tag NFC lorsque nous sortirons de la voiture. Nous ajouterons donc : “Wi-fi activé/désactivé”, “Connexion Wi-Fi”, sous bluetooth nous prendrons “Bluetooth activé/désactivé”, sous “Sons et Volumes” nous prendrons “Volume de la sonnerie”et finalement sous “Applications et raccourcis” nous prendrons “Ouvrir une application” et choisirons l’appli à démarrer. Pour la dernière étape, prenez un de vos tags NFC vierges (ou que vous voulez ré-écrire) et placez le derrière votre appareil.

Tout est prêt ! Il ne vous reste plus qu’à placer votre tag NFC dans la voiture, sur le tableau de bord, derrière le pare-soleil, bref là où il sera le plus accessible pour vous tout en restant discret.

Exemple 3 : enclencher la surveillance de votre maison

Scénario : vous avez un NAS Synology chez vous, pour lequel vous utilisez la fonction “Surveillance Station“. Ceci permet à votre NAS Synology de se connecter à votre (vos) caméra(s) IP dans la maison, d’enregistrer ce qu’elles voient (quand il y a du mouvement par exemple) et de vous envoyer des alertes par mail ou SMS. Dans mon cas, je n’aime pas laisser tourner ce système quand nous sommes à la maison. Quid si j’avais un petit tag NFC à côté de la porte d’entrée pour mettre en route la surveillance vidéo quand je sors et la stopper quand je rentre ?

Dans cet exemple, nous allons avoir besoin d’un peu plus de support software… Dans un premier temps, Surveillance Switch est un petit utilitaire Android qui permet de mettre en route ou stopper la surveillance vidéo d’un NAS Synology. On veillera à bien configurer celui-ci et de faire quelques petits tests pour être sûr qu’il fonctionne correctement. Ceci étant fait, il nous faut maintenant quelque chose pour pouvoir utiliser Surveillance Switch de manière automatisée. C’est ici que Tasker rentre en jeu. Dans Tasker nous allons créer 2 tâches, une pour appeler Surveillance Switch et enclencher la surveillance et une pour le contraire. Le type de tâche dans Tasker sera “Send intent”. Pour enclencher la vidéo surveillance, l’action associée à la tâche “Send intent” sera “com.decbin.surveillance_on” et “com.decbin.surveillance_off” pour la tâche inverse. Bien, ce n’est pas encore fini… On va ensuite dans l’appli “Trigger” et l’on procédera comme dans l’exemple 2. Dans la liste des tâches possibles, vous verrez qu’il est possible de faire appel à une tâche définie dans Tasker.

Résumons : dans cet exemple, lorsque vous scannerez votre tag NFC, Trigger va appeler Tasker pour déclencher la tâche “surveillance on”, et celle-ci fera un appel système à l’appli Surveillance Switch pour mettre en route la surveillance vidéo de votre NAS Synology. Ouf !

Cela ne fonctionnera tel quel qu’avec un NAS Synology. Si vous avez un autre système de surveillance vidéo, il faudra tout d’abord faire quelques recherches sur le net pour voir s’il est possible de le commander via une appli telle que Tasker.

 Conclusion

Voilà, je pense que ces 3 petits exemples vous montrent qu’avec quelques tags NFC obtenus pour quasi rien via internet vous pourrez commencer à automatiser votre interaction avec votre smartphone et votre entourage. Je vous encourage à explorer tout d’abord Trigger (et ses divers addons), puis d’aller un peu plus loin avec Tasker. N’hésitez pas à donner vos idées ou exemples dans les commentaires de ce post ! Je viens par exemple de voir qu’il était possible d’automatiser via Tasker les ampoules Philips Hue… ça me donne des idées…


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Faire voler un drone : par où commencer ?

Avec un tel rabattage médiatique, il est difficile de ne pas avoir entendu parler des drones et de leur utilisation domestique. Que ce soit des prises de vue incroyables dans des émissions telles que “des Racines et des Ailes“, des sujets aux journaux télévisés tant sur les avantages de ces machines que sur leur dérive d’utilisation, l’adoption des drones par les sociétés de lignes de chemins de fer pour empêcher le vol des câbles en cuivre ou les tags intempestifs , les coups de pub d’Amazon en période de Noël prédisant des livraisons par drone dans le futur proche, il semble que le drone soit la solution miracle ou économique à de très nombreux problèmes. Alors c’est décidé, vous aussi vous voulez un drone car vous rêvez d’obtenir des prises de vue un peu plus sympas et originales pendant vos vacances et vous êtes sûr qu’avec votre propre drone vous enverrez Cameron et tous ses projets de suite à Avatar aux oubliettes.

Le terme “drone” est par ailleurs souvent utilisé à tort et à travers. Très régulièrement, les médias parlent de drones alors que nous devrions simplement parler d’engin radiocommandé. L’utilisation du terme “drone” sous-entend un engin qui a la faculté de voler de manière autonome : vous programmez un ensemble de points de passage (coordonnées, altitude, vitesse) que l’engin suivra ensuite en utilisant son électronique de vol (gps, accéléromètres, gyroscopes, …) en liaison ou non avec une station au sol, en général utilisée pour le contrôle en temps réel et le suivi de l’engin. Un drone peut aussi bien être dans un format “avion” que dans un format “hélicoptère” et servira alors des objectifs différents. L’avion typiquement permettra de parcourir des distances plus grandes et d’effectuer des vols plus longs dans la durée, alors que l’hélicoptère (ou assimilé) sera plus utile pour la prise de vue aérienne de par la possibilité d’effectuer du vol stationnaire.

Quand l’engin utilise plusieurs hélices pour se tenir en vol on parle alors de “multicoptère”. 3 hélices = tricoptère, 4 hélices : quadricoptère, 6 hélices = hexacoptères, et ainsi de suite. La principale configuration d’un multicoptère est d’avoir toutes les hélices vers le haut. Il existe également des configuration en “push pull”, càd des paires de moteurs à chaque bout de bras de l’engin exposant une hélice vers le haut et une vers le bas. On parle alors de configuration en Y6 (3 bras, avec 2 moteurs en bout de bras), X8 (4 bras, avec 2 moteurs en bout de bras), etc.

Le nombre de moteurs, d’hélices et leur disposition auront tous un impact sur les caractéristiques de vol. Par exemple, on préférera des grand (800mm – 1000mm de moteur à moteur) hexa ou octocoptères pour porter des caméras ou appareils photos “pro” type Canon Mark 5D ou caméras Red, le nombre de moteurs apportant plus de puissance (porter le poids total de l’engin + caméra), de stabilité (la portée est répartie sur plus de moteurs) et de sécurité (l’appareil continuera à voler ou à être contrôlable même suite à la perte d’un moteur). Par contre, on privilégiera un petit (350 ou 500mm de moteur à moteur) tricoptère ou quadricoptère si c’est pour y attacher une petite caméra type GoPro, histoire d’avoir une machine avec moins d’inertie et pouvant se glisser dans des espaces plus petits.

Le choix de votre engin sera donc déterminé par l’utilisation que vous comptez faire d’une machine volante :

  1. prise de photos et vidéos
  2. vol en immersion
  3. vol sportif/acrobatique
  4. Apprentissage de la programmation / robotique

Si vous mordez à ce hobby – ou en faite un métier plus tard – il est plus que probable que vous aurez différents appareils correspondants à vos différents usages.

Mais par où commencer ? Cet article veut vous donner quelques pistes sur base de ma propre expérience.

1. Oubliez l’AR.Drone de Parrot

De mon point de vue, l’AR.Drone est un jouet bien sympathique mais ne vous apprendra pratiquement rien. Côté photo et vidéo, soyons honnêtes, c’est moche. La qualité des photos est très faible, les vidéos ne sont pas en full HD et comportent énormément de “jello” (càd que l’image semble être parcourue par des “vagues”). Quand au pilotage de l’engin en lui-même, j’y vois 2 gros soucis :

  1. portée de vol limitée due à l’utilisation du wifi pour le contrôle
  2. l’engin est, en fait, trop simple à faire voler et ne vous apprendra pas à prendre en main une “vraie” télécommande ni à doser finement votre contrôle.

2. Commencez petit

Il existe aujourd’hui de nombreux “micro multicoptères” aux excellentes caractéristiques de vol. Dans mes préférés, nous retrouverons les Blade Nano QX et  180QX.

Blade Nano QX

Blade Nano QX

Pourquoi commencer par un petit multi ?

  • Permet d’apprendre à voler en toute sécurité : un petit multi ne risque pas de vous entamer la main avec ses hélices et ne cassera rien chez vous
  • Les petits multis sont très légers, et de ce fait sont beaucoup plus résistants aux chocs. Le Nano QX par exemple pèse moins de 20 grammes
  • On peut voler à l’intérieur quand il fait moche dehors, ou par crainte d’envoyer son quad au sommet d’un arbre dans les premiers temps. Par météo clémente (sans vent ni pluie), on pourra voler dehors sans aucun soucis
  • Les caractéristiques de vol du Nano QX sont assez proches de plus gros modèles, ie mode stabilisé pour faire les premiers pas, mode acrobatique pour les initiés
  • Idéal pour les premières leçons de vol sans crainte de passer à la caisse au premier crash : il est plus rassurant de faire son écolage sur une petite machine de moins de 100€ plutôt que de planter 500€ ou 1000€ dans son jardin aux premiers vols. Et vous ALLEZ vous crasher en apprenant à voler. Si vous ne crashez pas, c’est que vous n’apprenez pas (bien).

3. Apprendre à voler

On a trop vite tendance à croire que parce que son modèle dispose d’un return to home basé sur GPS, d’altitude hold, d’attitude hold, de care free, de geo fencing et autres gadgets, il suffit de se mettre en l’air et qu’il n’est plus nécessaire d’investir du temps dans l’apprentissage. Rien n’est plus faux. Il y a toujours un moment où l’électronique flanche, un moment où la météo vous surprend, ou vos copains vous distraient et dans ses moments-là seuls de bons réflexes de pilotes sauveront votre investissement. De plus, un mauvais pilote prendra de mauvaises images en vol.

Je recommande très fort l’utilisation du simulateur de vol AeroSim-RC. Il s’agit d’un simulateur spécifique pour les avions, hélicoptères et multicoptères radiocommandés. Vous devrez par ailleurs posséder une télécommande afin de contrôler votre modèle virtuel, car il serait stupide d’apprendre à voler avec un clavier. En ce qui me concerne, j’utilise une radio Spektrum DX8 qui me sert tant pour mon simulateur que pour mon Blade Nano QX, mon DJI Phantom ou mon aile volante. Bien d’autres marques sont compatibles avec AeroSim-RC, mais vous verrez assez rapidement que les “standards” les plus courants sont Spektrum, JR et Graupner.

Formation au multicoptère dans Aerosim-RC

Formation au multicoptère dans Aerosim-RC

L’avantage d’Aerosim-RC est de proposer une formation en 24 leçons autour de différents modèles de multicoptère (tri, quad, hexa), autant d’exercices que vous pourrez ensuite effectuer à nouveau avec votre micro multicoptère, pour ensuite enfin les refaire à nouveau sur votre futur plus gros modèle.

A côté de l’écolage, AeroSim-RC s’avérera très pratique pour garder la main lors de journées pluvieuses, ou pour apprendre – sans risque de casse – à faire vos premières acrobaties (flips, rolls). Enfin, Aeromsim-RC supporte aussi le FPV (first person view – ou vol en immersion), ce qui en fait l’outil complet et indispensable de tout micromodéliste aérien.

4. Quel modèle choisir : du “tout fait” ou à construire soi-même?

Personnellement, je pense qu’il est intéressant de commencer par un modèle que l’on monte entièrement soi-même. L’avantage principal est de bien prendre conscience de ce qui compose un multicoptère : le châssis et ses points de faiblesse éventuels, les moteurs, les hélices et leur orientation respective, les contrôleurs de vitesse, les contrôleurs de vol et leurs modules divers (GPS, accéléromètres/gyros, etc). C’est un peu comme conduire une voiture ou un vélo : le plus vous en savez sur votre machine, le plus vous connaîtrez ses limites et le plus vous pourrez réparer ce qui lâche vous-même. Vous verrez qu’il existe énormément d’alternatives, et ce pour chacun des composants qui constituent un multicoptère. Vous devrez obtenir du support ou de l’aide de personnes expérimentées, et fort heureusement il existe de très nombreux forums fort actifs, le plus connu étant rcgroups.com. Youtube fourmille également de vidéos très utiles dans ce domaine, expliquant comment monter vos machines, comment régler leur électronique de vol, comment régler correctement vos systèmes radios, etc. Voici quelques systèmes que je vous suggère de considérer si vous êtes intéressés par le bricolage, histoire de commencer à vous faire la main :

Dans les modèles “tout fait”, j’aurais tendance à me focaliser, comme petit quad ou systèmes d’entrée de gamme, sur les modèles suivants :

  • DJI Phantom
  • Blade 350QX

Ces deux quadricoptères ont une électronique de vol évoluée, ie supportant le vol stationnaire fixe via GPS, le “retour au point de départ” en cas de perte du signal radio, des modes de vols très stables mais également la possibilité de faire un peu d’acrobaties. Le DJI Phantom est sans doute un peu plus modulaire dans le sens où vous pouvez lui adjoindre un module bluetooth permettant non seulement le réglage de la machine sans PC mais également la programmation de “waypoints” pour votre quad, ainsi que l’ajout d’une nacelle stabilisée pour votre GoPro. Le Phantom est grosso modo devenu LE standard des petits multicoptères près à voler.

Encore une fois, je sais que la tentation est grande mais j’insiste fortement sur le fait de commencer par une petite machine pour apprendre à voler correctement. J’ai vu des zouaves (comme on dit en Belgique) ou des gens trop pressés mettre directement 2000 ou 3000€ (voir plus) sur la table pour s’offrir un gros multicoptère, et le planter dans un arbre ou dans la mer à la première occasion. Très sérieusement, vous vous achèteriez une Ferrari pour simplement aller faire vos courses chez l’épicier du coin en roulant à 20 km/h ? Vous apprendriez à rouler pour passer votre permis dans une McLaren ? Non ? Bon et bien c’est la même chose ici.

5. L’équipement photo/vidéo

La majorité des modélistes vous le diront : vive la GoPro ! Je ne pense pas qu’il soit vraiment nécessaire de vous présenter cette caméra qui vous permettra de filmer en HD ou de prendre des photos par intervalle. Le résultat est vraiment probant, voici l’un ou l’autre exemple venant de mes propres vols avec mes petites machines.

Ferme de Moriensart - photo via GoPro

Ferme de Moriensart – photo via GoPro

Maison privée - photo GoPro et retouche Photoshop

Maison privée – photo GoPro et retouche Photoshop

La GoPro est fixée sur le multicoptère de manière fixe ou mobile. Un support mobile, que l’on appelle en général “gimbal”, peut être articulé sur 1, 2 ou 3 axes. Ces supports mobiles permettent non seulement d’orienter la caméra vers le point désiré grâce à votre télécommande, mais également de compenser les mouvements de l’appareil afin d’obtenir une image extrêmement stable. Les gimbals les plus rapides, pour une image la plus stable possible, n’utilisent pas de servo-moteurs mais des moteurs brushless qui contrôlent chacun des axes. Voir par exemple le gimbal DJI Zenmuse H3-2D qui est prévue pour être fixée sur les DJI Phantom et supporte les GoPro 3.

Vos premiers films comporteront certainement du jello, dont j’ai rapidement parlé auparavant. Il sera nécessaire d’équilibrer vos hélices et vos moteurs (à nouveau il y a plein d’articles à ce sujet dans les forums et sur youtube) et de trouver le bon système d’isolation pour votre setup. Par exemple, sur mon DJI Phantom, j’utilise cette entretoise à base de gel depuis peu.

Après quelque temps, vous voudrez sans doute voir en temps réel ce que “voit” la caméra sur votre multicoptère. A nouveau il existe pas mal de solutions à ce besoin. De manière générale, cela signifie ajouter un transmetteur vidéo sur le drone, connecté bien entendu à votre caméra, et un récepteur + écran de votre côté. En général on évite le wifi, car 1) la portée est trop courte, 2) le wifi crée des interférences avec la bande de fréquence utilisée par votre radiocommande et 3) un flux vidéo transmis par wifi a trop de “latence”, ce qui veut dire un léger décalage entre l’émission de l’image et sa réception ce qui peut être très gênant – voir fatal – en vol en immersion. La marque de transmetteur/récepteur la plus souvent citée est FatShark ou encore ImmersionRC. L’écran par lequel vous verrez l’image peut être un petit écran LCD fixé au récepteur vidéo, ou des systèmes plus originaux tels que ces lunette Pirateye vous permettant d’avoir un oeil sur votre modèle et un oeil sur la vidéo. Finalement, il y a également les lunettes pour le vol en immersion, qui ont pour but de vous isoler complètement de votre environnement afin de ne voir QUE ce que filme votre appareil. Attention, le vol en immersion est une drogue très addictive…

6. Voler n’importe où ?

Je sais, c’est tentant de dégainer son drone un peu partout tellement ils sont transportables, mais chaque pays a son lot de lois qu’il s’agit de respecter, dans la mesure du possible. Par ailleurs de nombreux gouvernements parlent d’établir de nouvelles lois pour réglementer l’utilisation des drones, donc pour peu qu’il y ait encore ici et là quelques zones d’ombres, elles ne tarderont pas à être comblées.

La première règle universelle, c’est celle du bon sens. Ce bon sens qui nous dit :

  • Ne pas voler au-dessus d’une foule ou d’un groupe de personnes, sauf si ce groupe est explicitement mis au courant du fait d’être survolé. Ceci touche tant au respect de la vie privée qu’à la protection physique des personnes, une machine de 5 kilos qui vous tombe dessus de 150m de haut, ça ne fait pas du bien.
  • Ne pas voler aux abords de routes, d’autoroutes ou de voies de chemin de fer
  • Ne pas voler au-dessus de terrains sans demander l’autorisation de leur propriétaire. Un drone n’est pas fait pour mater la fille du voisin sous la douche, du moins pas sans conséquences. Un fermier peut ne pas apprécier vos acrobaties au-dessus de son troupeau de vaches, c’est son droit.
  • Ne pas voler près de pylônes GSM ou de télécoms (risques d’interférences et de perte de contrôle de l’appareil)
  • Lors de vol en immersion, avoir un “spotter” avec soi, ie quelqu’un qui pourra suivre votre appareil des yeux et vous donner des indications quant à sa localisation (“attention arbre à droite à 3 mètres, etc”).
  • Avoir une checklist que l’on parcourra avant chaque vol pour être sûr de ne rien oublier, comme par exemple : les batteries sont elles bien chargés ? Les props (hélices) sont elles dans le bon sens et bien serrées ? Quelle commande ai-je assigné à quel bouton sur ma télécommande ? etc, etc.
  • Ne pas voler en ville ou milieu urbain sans autorisation des autorités compétentes
  • Ne pas voler à moins de 3km d’un aéroport

Dès lors qu’une caméra se trouve sur un appareil volant, on veillera à respecter les lois en matière de protection de la vie privée en vigueur dans son pays. De même, on se renseignera également sur les lois en vigueur régissant l’utilisation d’appareils radio-commandés. L’idéal reste toujours l’inscription dans un club d’aéromodélisme qui pourra au mieux guider l’amateur au travers des différentes démarches administratives nécessaires au développement de son activité.

Au final

J’espère avoir pu vous donner quelques indications pour vous aider à démarrer dans ce merveilleux hobby. Il y aurait tellement plus à dire, mais ce n’est pas l’objet de ce blog. Je pense toutefois que si vous vous décidez à suivre mes conseils vous serez sur la bonne voie.