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Optimiser la batterie de son smartphone Android

Nos smartphones deviennent de plus en plus puissants et de plus en plus gourmands. S’il y a deux choses que l’on s’attend à pouvoir faire avec son smartphone, c’est de passer la journée sans être accroché à une prise murale et de pouvoir installer des apps et stocker des données sans tomber continuellement sur des messages d’erreur concernant le manque d’espace mémoire disponible. Voici quelques conseils ci-dessous pour optimiser votre batterie. Dans un second article j’adresserai la problématique de l’espace de stockage.

Gestion de la batterie

Trois composants principaux de votre compagnon numérique sont coupables de l’épuisement de la batterie : l’écran, les modules de communications et le (ou les) processeur(s). Si vous voulez passer plus d’une journée loin de la prise, il va donc falloir s’attaquer à ce qui les affecte directement.

L’écran

C’est logique, au plus il est allumé et au plus forte est sa luminosité au plus il phagocytera la batterie. Quelques règles simples à mettre en oeuvre :

  1. désactiver le réglage automatique de la luminosité via le menu settings/paramètres du système Android, sous menu Display/Affichage et cherchez l’option Brightness/Luminosité, désenclenchez le réglage automatique. Manifestement vous réglerez cette luminosité manuellement à partir de maintenant, ce qui se fait souvent très facilement et de manière directe à partir du panneau de notification que vous tirez depuis le haut de l’écran. Au plus bas est la luminosité, au moins ça consomme, c’est logique.
  2. Diminuez le timeout ou délai après lequel l’écran s’éteint si vous ne faites rien avec votre smartphone. J’ai réglé le mien sur 15 secondes max.
  3. Désactivez tout écran de veille (toujours dans les paramètres display/affichage d’Android). C’est vrai que c’est joli, un écran de veille, mais ça pompe du jus. En général vous pourrez le garder actif uniquement si votre appareil est connecté au secteur.
  4. Désactivez les options de type “Smart Stay”, qui garde l’écran actif tant que votre appareil considère que vous êtes en train de regarder l’écran (l’appareil utilise pour cela une petite analyse de vos yeux en utilisant la caméra frontale de l’appareil).

Les modules de communication

Viennent ensuite les divers modules de communications : voix et data (cellulaire, wifi, bluetooth, nfc). En ce qui concerne la voix… c’est un appareil qui a priori sert tout d’abord à téléphoner, non ? Difficile donc de faire des économies, sauf à avoir des communications plus courtes – de toute façon votre cerveau vous en remerciera.

Données via wifi/3G/4G

Pour ce qui est de la communication des données, vous préférerez le wifi plutôt que les données cellulaires. Tout d’abord parce que c’est moins cher, mais surtout car le wifi pompe moins sur la batterie que la 3G ou pire, la 4G qui est très énergivore. Je conseille très chaudement d’installer un petit programme qui va gérer ceci pour vous, en tentant par exemple toujours une connexion wifi avant de lancer la 3G/4G, et surtout qui veillera à ne pas laisser toujours la communication en route. En effet, très sérieusement, est-il vraiment nécessaire que votre appareil soit sur le réseau à tout moment ? Je vous assure que l’on peut survivre très correctement en ayant un appareil qui ne se connectera que toutes les 10, 15 ou 30 minutes. Sauf si pour vous, le fait que quelqu’un d’autre puisse réagir sur un tweet ou un post facebook/snapchat/viber/whatsapp etc est une véritable horreur insurmontable, mais dans ce cas peut-être est-il temps de consulter ? Je vous propose donc ici de regarder vers Juice Defender ou Green Power. Personnellement sous Android version 4.x j’ai pu presque doubler la durée de la batterie grâce à ces programmes. Je les règle pour que le wifi ait toujours un préférence, pour que la synchro des applications ne se fassent que toutes les 15 ou 20 minutes, et pour que les communications soient coupées une fois l’écran éteint sauf si le traffic de données est supérieur à un certain seuil (par exemple vous enclenchez Spotify et coupez l’écran, il ne faut pas que le streaming s’arrête). J’ai trouvé que ces deux softs donnaient en général de bien meilleurs résultats que les options “standard” de constructeurs genre Samsung ou HTC sur l’optimisation de la consommation énergétique.

Paramétrage du wifi via GreenPower

Paramétrage du wifi via GreenPower

Attention cependant si votre smartphone est déjà sous la version Android 5 (Lollipop) que Google a supprimé l’API qui permet aux applications de gérer les connexions 3G/4G, pour une raison obscure et totalement regrettable, sauf si votre appareil est “rooté”, ce que je vous déconseille. Pourquoi ? Car je ne désire premièrement pas prendre le risque qu’une application malsaine profite d’un accès privilégié à l’ensemble du système pour y faire des choses indésirables et surtout parce que certaines applications, principalement bancaires/financières, vous enverrons sur les roses si votre téléphone est rooté. N’en reste pas moins que Green Power par exemple, sous Android 5, vous permettra d’avoir une gestion intelligente du wifi, et c’est déjà ça de pris.

Je veille aussi à supprimer quelques autres automatismes proposés en standard par Android concernant le wifi. Sous settings/paramètres, allez dans le menu wifi, puis sélectionnez les “options avancées”. J’y supprime par exemple la notification automatique de réseaux wifi ouverts (sinon votre machine consomme du jus à chercher régulièrement s’il y a de tels réseaux). Pour ce qui est du “wifi actif en veille”, je délègue cette gestion à Green Power. Toujours dans le menu des options avancées du wifi, l’option offrant “l’optimisation wi-fi” afin de minimiser sa consommation énergétique est certainement à enclencher. Il faudra noter toutefois que ceci peut avoir des effets négatifs quant à la qualité de réception ou d’émission, par exemple si vous utiliser votre smartphone pour piloter un Parrot AR.Drone vous désenclencherez cette option avant de faire mumuse, puis vous la ré-enclencherez une fois vos séances de vols acrobatiques terminées. Pour finir, sur certains smartphones vous aurez la possibilité de choisir entre du wifi en 2.4 ou en 5.8 Ghz. D’un point de vue de la batterie, vous préférerez le 2.4 Ghz (sous l’option “wi-fi frequency band”).

NFC

J’ai déjà parlé du Near Field Communication ou NFC dans un article précédent. Mon conseil est donc tout simplement de couper cette fonctionnalité tant qu’elle n’est pas nécessaire. Dans la majorité des cas, cela pourra se faire par un petit raccourci présent dans la zone de notification. Si le constructeur de votre smartphone n’a pas prévu un tel raccourci, vous pourrez installer un petit toggle ou widget sur une de vos pages d’accueil qui vous mènera directement aux paramètres de réglage correspondants.

Bluetooth

Encore un autre coupable de la consommation de la batterie. Un réflexe simple : si vous ne l’utilisez pas, désactivez le tout simplement. Enclenchez en cas de besoin, puis coupez par après. Si vous utilisez les communications bluetooth pour relier votre appareil à un casque audio ou un système main libre pour la voiture, l’utilisation n’est de toute façon que temporaire. Si par contre vous utilisez une montre connectée, genre Pebble ou Android Wear, cela peut devenir plus gênant. Quelque fois on a pas le choix… quoi que… il n’est pas toujours nécessaire que votre montre intelligente soit constamment connectée, elle peut aussi simplement servir… de montre.

Le ou les processeur(s)

C’est bien entendu le moteur qui fait avancer la voiture, la batterie étant le carburant. Si je tire tout le temps à fond dans le moteur, je vais aller moins loin avec mon plein d’essence. Il va donc falloir trouver ce qui peut faire tourner le moteur trop vite en dehors d’une utilisation normale.

Dans un premier temps, certains modèles de smartphone Android, selon le constructeur, vont proposer d’activer un mode d’économie d’énergie qui, entre autres, va réduire le régime du moteur (ie la vitesse du processeur central). Pour une utilisation normale de votre machine, ie mail, messaging, facebook et autres du genre, pas besoin de rouler en Ferrari. Par contre, lors de l’utilisation de jeux il pourra être désirable de désactiver momentanément cette option.

Maintenant il va falloir tenter de comprendre ce qui tourne un peu tout le temps et qui n’est pas absolument nécessaire.

Premier cas typique : un fond d’écran animé. C’est très joli, mais ça utilise des cycles du processeur (de la puissance du moteur). Vous le supprimerez donc pour le remplacer par une image statique, ou vous chercherez dans les options de votre fond d’écran animé s’il existe un réglage permettant de réduire au minimum l’impact sur les performances du téléphone.

Réglage de performance d'un live wallpaper

Réglage de performance d’un live wallpaper

Deuxième cas typique : la prolifération de widgets. Tous ces petits widgets qui vous délivrent de l’information ou qui égaient vos pages d’accueil doivent tout mettre à jour un contenu. Ils consomment donc de la puissance processeur que vous cliquiez dessus ou pas, et pour une bonne série d’entre eux de la bande passante (wifi/3G/4G). Vous veillerez donc à réduite au minimum le nombre de widgets.

Troisièmement, les notifications. Cela paraît logique également : au plus des applications doivent vous notifier de quelques choses, au plus on tire sur le moteur et on consomme. A vous de faire le tri de ce pour quoi vous voulez vraiment être notifié, ou non. Ces réglages se font de manière générale application par application. Prenons par exemple Twitter : voulez-vous vraiment être notifié à chaque nouveau tweet reçu ? ou plutôt vérifier vous-même votre timeline de temps à autre ? Twitter explique sur son site comment régler ces paramètres sous Android. Idem pour Facebook, pour gmail, etc. A côté de ces cas assez réguliers et classiques, voulez-vous aussi que Candy Crush Saga vous casse les pieds pour vous inciter à jouer ou vous dire que votre jauge de vie est pleine, ou que le gentil chat “Talking Ginger” vous martèle à coup de notifications que le pauvre petit animal s’ennuie de vous ? Vous pouvez également couper le sifflet à ces applications et supprimer leurs notifications en allant dans les Settings/Paramètres d’Android, puis “Applications”, sélectionnez l’application dont vous voulez couper le sifflet et vous verrez une case à cocher pour afficher ou non les notifications spécifiques à cette app.

Il y a aussi potentiellement un grand nombre d’applications tournant en “tâche de fond“. A priori vous ne les voyez pas, et ne soupçonnez pas qu’elles sont actives. Certaines dorment et se réveillent de ci de là, d’autres hibernent, d’autres sont carrément actives. Si vous désactivez pour toutes une séries d’application la possibilité pour elles de vous faire une notification, cela va déjà réduire un peu ce nombre d’apps en tâches de fond. Mais il va falloir rentrer un peu dans le cambouis pour avoir un meilleur aperçu. Pour cela, on pourra utiliser, toujours dans les settings/paramètres d’Android, un historique de l’utilisation de la batterie.

Historique d'utilisation de la batterie

Historique d’utilisation de la batterie

Cette vue vous indiquera, sur les dernières heures où votre smartphone a fonctionné sur batterie, quelles ont été les applications les plus gourmandes. Vous y retrouverez bien entendu ces apps que vous avez explicitement utilisées, mais si vous voyez apparaître une app que vous n’avez pas consciemment utilisé cela doit vous mettre la puce à l’oreille. Pourquoi est-elle dans cette liste ? Est-ce normal qu’elle dévore autant de batterie ? Il est alors temps d’aller dans cette application et de voir son paramétrages : notification en arrière plan activées, synchronisation de données avec “le cloud”, etc ?

Vous pouvez également utiliser une app telle que “SystemPanel App / Task Manager” – qui vous permettra d’obtenir des infos plus détaillées. Dans un premier temps, cette app vous montrera quels sont toutes les apps et processus en cours d’exécution. Vous verrez combien de mémoire elle consomme et leurs impacts sur l’utilisation du processeur. A nouveau, même processus de réflexion : est-ce que vous vous attendez à voir ces apps ou services ?

Apps et processus en cours d'exécution via SystemPanel app

Apps et processus en cours d’exécution via SystemPanel app

Dans un deuxième temps, vous pouvez également demander à SystemPanel d’enclencher une surveillance (“Monitoring”), que vous devrez laisser tourner pendant au minimum une journée – idéalement quelques jours – afin de pouvoir analyser plus aisément ce qui fagocite votre batterie.

SystemPanel app : historique

SystemPanel app : historique

SystemPanel app : historique de "mytrack"

SystemPanel app : historique de “mytrack”

Dans l’exemple ci-dessus, la première vue me montre un classement des plus gros consommateurs sur les dernières 8 heures alors que la deuxième me montre, pour un processus ou application définie (“mytrack” de Google) quelles ont été les ressources consommées et quand. Je peux alors vérifier si je m’attends en effet à voir un tel schéma de consommation (périodes où j’ai utilisé consciemment l’application par exemple).

Au sujet de la gestion des applications, je vous recommande de ne pas utiliser des applications qui se définissent comme des “app killers“, tuant automatiquement des applis jugées inutiles, par vous ou par les réglages par défaut de ces app killers. Android, certainement depuis les versions 4.x, gère parfaitement les processus en tâches de fond, et les mettra au placard s’ils sont inactifs et leurs ressources nécessaires pour une tâche active. Pire même, ces task killers peuvent très sérieusement augmenter la consommation de la batterie. En effet, certaines apps remarqueront qu’elles sont stoppées et redémarreront automatiquement, le task killer la revoit, la tue, et paf elle redémarre, et ainsi de suite… Une boucle infernale ! Il vaut donc mieux comprendre ce qui tourne (voir plus haut), et paramétrer l’appli non désirée pour qu’elle ne démarre pas automatiquement (genre pas de notification automatique etc, voir dans les paramètres de l’appli elle-même ce qui est disponible), soit la désinstaller purement et simplement au besoin.

Bien, un long article avec beaucoup d’infos… mais en espérant que ceci vous aidera à surmonter la boulimie énergétique de votre assistant digital.

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Jouer sur Android ou le smartphone en mode console

Avec l’apparition des téléphones tactiles, puis des tablettes, c’est une nouvelle manière de jouer qui s’est offerte à nous. Finis les claviers, les souris, les manettes et autres joypads, nous avons découvert que nos doigts étaient de formidables instruments pour interagir avec nos écrans. Nous avons propulsés des tonnes de petits oiseaux dans les airs à l’assaut des cochons voleurs d’œuf, redécouvert les sudokus, combattus nos amis à coup de “Words with friends” et ouvert une voie royale à des centaines ou des milliers de petits jeux “indie”, tous des jeux qui n’auraient sans doute jamais vu le jour si nous étions restés dans le bon “vieux” (?) paradigme des consoles, qu’elles soient portables ou non. D’ailleurs, nos enfants ne s’y sont pas trompés non plus, et j’entends dans mon entourage que nos petites têtes blondes préfèrent recevoir des petites tablettes ou ipod touch ou autres plutôt que de “bonnes vieilles” consoles telles que PSP, PS Vita et Nintendo DS. Pour nous parents ou grands enfants, ce n’est pas plus mal pour notre portefeuille : lorsque l’on compare le prix d’un jeu PSP ou DS et celui dans un appstore tel que Google Play ou Apple Appstore, il n’y a tout simplement pas photo !

Au fil du temps, nos smartphones et tablettes sont devenus de plus en plus puissants : des processeurs plus rapides, plus de mémoire, des processeurs graphiques dédiés, et toutes ces ressources ont permis l’apparition au fur et à mesure de jeux de plus en plus évolués : des graphiques plus raffinés, des  espaces de jeux de plus en plus grands, tels que des gros titres auxquels l’on jouait sur nos consoles et PC, tels que Grand Theft Auto, Need for Speed, Modern Combat etc nous accompagnent maintenant en poche. Il n’est pas rare aujourd’hui d’installer un jeu de 1,5 GB sur nos téléphones. Quand je pense à “Snake” sur mon premier Nokia…. c’est hallucinant ! Sans mentionner les émulateurs divers qui vous permette de transformer votre smartphone en Gameboy ou autre vieille console.

Personnellement, j’ai beaucoup de mal à jouer à un jeu de course sur mon smartphone en basculant l’écran de droite à gauche, quant à dézinguer des aliens ou des joueurs dans ShadowGun:DeadZone, Nova 3, Dead Trigger 2 ou Modern Combat 4, mes doigts capitulent ! Assez rapidement il m’est apparu qu’il était nécessaire d’effectuer un retour aux sources, et de reposer mes doigts sur des joysticks et boutons.

Première voie : ré-utiliser un joystick de console

La première possibilité qui s’offre à vous est de connecter à votre smartphone ou tablette Android un joystick de PS3, XBox ou Nintendo Wii. Il existe différents petits programmes à installer sur Android tels que USB/BT Joystick Center, Sixaxis Controller, Game Controller 2 Touch, … qui vont permettront de réaliser ceci, que ce soit en mode “natif” (ie le contrôleur est reconnu comme joystick), mode “touch” (les mouvements et pressions sur le joystick seront émulés comme des doigts touchant l’écran) ou les deux.

Personnellement, j’ai assez vite laissé tomber cette option pour les raisons suivantes :

  • de nombreuses solutions logicielles nécessitent de rooter son smartphone pour bénéficier d’une émulation correcte et complète
  • une solution logicielle souvent ne convient pas et il faudra multiplier les softs à installer
  • stabilité discutable des diverses solutions
  • compatibilité avec les jeux pas toujours au top

Je désirais avoir une solution la plus standard possible, ne demandant aucune bidouille – on branche et ça doit marcher. Par standard, je cherchais également une solution qui soit “reconnue” par le marché, ie que la majorité des jeux visés soit de facto compatible avec la solution choisie.

Deuxième voie : un joystick fait pour Android

Je me suis donc mis en quête DU bon joystick avec lequel jouer et exploser mes scores ou me garantir au minimum une bonne progression dans la limite de mes qualités de joueur non hardcore. En gros, je cherchais quelque chose qui

  • se rapproche le plus d’un joystick de PS3 au niveau de la prise en main
  • se connecte par bluetooth
  • dispose d’un support intégré pour smartphone à grand écran (genre 4,7 pouces)

Exit donc les petits machins genre GameTel, GamePhone Controller, Nyko PlayPad et autres. En lisant des critiques à droite et à gauche et lancé ma pièce en l’air pour un pile ou face final, mon choix s’est posé sur le Moga Pro Controller. Grand bien m’en a pris !!! Depuis que je l’ai reçu, jouer est un vrai plaisir et mon HTC One joue quasi à arme égale en temps de jeu que ma PS3 – même si l’on reste dans des mondes bien différents.

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Moga Pro Controller

Le Moga Pro tient particulièrement bien en main et offre un agréable sentiment de qualité. La pince intégrée permet sans soucis de faire tenir des smartphones de toute taille, jusqu’au Samsung S4 ou HTC One sans problèmes (le site web de Moga mentionne des écrans jusqu’à 3,2″ mais ceci est très clairement une erreur). Un support est également fourni pour votre tablette, afin de disposer celle-ci sur une table dans une position agréable pour jouer – dans ce cas bien entendu la “pince” du Moga reste fermée. Il est également possible de jouer sur grand écran en connectant cette manette à votre stick Android genre MK802S, ou en connectant votre smartphone ou tablette à votre TV via HDMI ou MHL.

Jouer sur grand écran avec Android et Moga

Jouer sur grand écran avec Android et Moga

Le Moga Pro peut fonctionner selon 2 modes :

  • Mode A : le joystick fonctionne en mode natif avec les jeux qui supporte celui-ci
  • Mode B : le joystick fonctionne en mode tactile, ie vous associerez des zones de l’écran à des boutons ou joypads du Moga – ceci est pour les jeux qui ne reconnaîtraient pas le Moga en mode natif

La connexion au smartphone se fait au travers d’un soft “Moga Pivot” a télécharger sur le Play Store. Ce petit soft montrera également la liste de tous les jeux installés compatibles soit en mode A soit en mode B, et montrera également toutes les nouveaux jeux compatibles à télécharger sur le Play Store.

Niveau jeu, la liste des jeux compatibles est très grande et s’élargit quasiment chaque jour. En ce qui me concerne, le support en natif des jeux suivants est rien de moins que ce que je cherchais : GTA 3, GTA San Andreas, ShadowGun, Dead Trigger, NFS Most Wanted, Asphalt 8, Modern Combat 4, NOVA 3, Portalize (la transposition du très fameux jeu “Portal” sur Android), Sine Mora, …

La batterie se charge via un petit port micro USB, vous utiliserez donc le même chargeur que votre téléphone. La durée de charge est plus que confortable – votre smartphone vous lâchera avant votre manette. A noter qu’un nouveau modèle sorti dernièrement, le Moga Pro Power qui intègre une batterie de 2200 mAh, peut carrément recharger votre smartphone pendant que vous jouez.

Petit bémol : la configuration initiale du Moga pour le mode B n’a pas été vraiment couronnée de succès sur mon HTC One. Je pense que la découverte Bluetooth a été légèrement compromise par le soft Pebble, qui dans ces versions précédentes m’a créé d’autres soucis d’interférences (avec mon auto radio par exemple). Ceci dit, je ne suis pas vraiment intéressé par les jeux en mode B, le mode natif est celui qui garanti la meilleure exploitation du joystick.

Que vous soyez un joueur occasionnel ou invétéré, je ne peux que vous conseiller ce joystick de très bonne facture. Vous découvrirez juste encore une autre raison pour ne plus lâcher votre portable.


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Test du stick Android MK802 IIIS

Je vous avais parlé dans mon article sur les Smart TVs de la possibilité d’utiliser un stick Android pour transformer votre “vieille TV” en TV intelligente et connectée. Pour faire suite à cet article, je vous relate ici mon expérience avec le stick Android Rikomagic MK802  IIIS.

La bestiole

Stick Android "Rikomagic MK802 IIIS"

Stick Android “Rikomagic MK802 IIIS”

Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, cet appareil ressemble fort à une clé mémoire USB. A la place du connecteur USB, vous trouverez un connecteur HDMI. Ce stick doit donc se connecter impérativement à une TV ou moniteur disposant d’une telle connexion. Il est inutilisable sans écran. Il serait utile également que votre TV ou moniteur dispose d’un port USB libre, ceci pour alimenter le MK802 IIIS. Si tel n’est pas le cas, un adaptateur secteur sera utile.

Côté spécifications, le MK802 IIIS tourne Android 4.1, dispose d’un 1GB de RAM et 8 GB de stockage (qui peut être étendu avec une petite carte micro SD) et est motorisé par un CPU Rockchip RK3066 (Cortex A9) cadencé à 1.6GHz. Wifi et bluetooth font partie du lot. On trouve 2 connecteurs USB sur le IIIS : 1 micro USB pour son alimentation, et un USB (taille normale) en mode host, qui vous permet d’y connecter divers périphériques USB tels que clavier, webcam, etc.

Il est a noter que le 802 IIIS n’a ni micro ni sortie audio. Le signal audio sortira donc via la fiche HDMI. Autre option : faire du streaming audio via bluetooth, entre le Rikomagic et un récepteur bluetooth audio par exemple connecté à votre chaine hifi.

Fait important : vous pourrez bénéficier de la présence du Google Play Store, ce qui vous permettra d’installer de très nombreuses applications sans prise de tête.

J’utilise un petit clavier iPassPort, dont l’émetteur/récepteur radio se branche simplement sur le port USB du Rikomagic. Ce clavier est parfaitement reconnu en tant que clavier (encore heureux…) ET souris, ce qui en fait un petit compagnon idéal et peu cher.

Première impression

Pas trop déçu… On branche et paf ça marche. C’est un bon début, non ? Le boot est assez rapide, et on se retrouve devant un home screen assez brut, càd que Rikomagic n’a pas mis beaucoup d’énergie – même aucune du tout – pour développer une de ces fameuses surcouches telles HTC Sense ou Samsung Touchwiz sur smartphones Android. A vous à customiser et ajouter ce que vous voulez, et fort heureusement le Google Play Store est supporté et préinstallé. Pour installer rapidement un paquet d’applications, je préfère personnellement ouvrir un browser sur play.google.com sur une autre machine et installer les applis à partir de là, en choisissant à chaque fois le Rikomagic comme cible d’installation.

Étonnement Youtube n’est pas préinstallé, ni d’autres apps de Google genre Maps, Docs, Earth, etc. Vous pourrez le faire cependant à partir du Play Store.

Rikomagic ne fournit pas beaucoup d’applis maison avec le 802 IIIS :

  • Explorer : un explorateur de fichiers, simple mais très vite remplaçable
  • ApkInstaller : pour installer manuellement des applis en format APK. Mwouais, bof, pas vraiment utile
  • eHomeMediaCenter : une petit appli pour transformer votre MK802 IIIS en media server (DLNA/UPnP) ou en media client (pour se connecter à un serveur DLNA/UPnP)

A noter qu’il existe une app Rikomagic dans le Play Store appelée “MK802III Remote Client”, et qui peut servir de touchpad et clavier à distance pour le MK802 IIIS. Pas mal foutu du tout, et pratique si dans un premier temps vous n’avez pas de petit clavier tels que le iJazzPort.

Il est très agréable de surfer sur le web, facebook, twitter etc sur ma TV avec ce stick. Nettement plus agréable qu’avec les fonctions “équivalentes” de ma SmartTV. L’expérience Android y fait pour beaucoup (je retrouve ce que j’ai sur mon Smartphone et ma tablette), et ce petit clavier/souris iPassPort se prend vite en main. J’ai vite fait de rajouter Spotify, Tune In Radio et une série d’autre consommateurs de médias divers.

Taper ses mails ou du texte n’est pas trop un soucis si vous avez un petit clavier genre iJazzPort. Vous n’allez pas taper un roman, mais pour répondre à son mail, mettre son status à jour sur Facebook et faire des recherches sur le web c’est juste parfait.

Petit tour du côté des jeux : si installer Angry Birds, Dead Nation etc n’est pas un problème, y jouer…. c’est autre chose ! Tous ces jeux sont bien entendu développés pour être jouer sur un écran tactile, et voilà que je me retrouve avec mon “air mouse” dans les mains. Après un score de tapette totalement ridicule sur Angry Bird, je tente d’autres jeux mais non, franchement, c’est pas trop fait pour ça, ce stick. Reste l’idée que je pourrais y connecter un des manettes de ma PS3, mais après avoir testé 3 programmes différents et passé 45 minutes à sauter d’une page de forum Rikomagic à l’autre, j’abandonne. Ce n’est manifestement pas impossible à faire, mais si ce n’est pas plug and play ça n’a aucun intérêt.

Deuxième impression

C’est en général celle qui fait un peu plus mal… et c’est le cas ici. Quelques petits et gros défauts que j’ai pu observer :

  • Vous installez un autre “home” pour Android genre Chameleon Launcher ou Nova Launcher. ça marche très bien, mais à chaque reboot il faut cliquer sur un petit menu pour dire quel home on souhaite utiliser, même si l’on a demandé au système de conserver les préférences. Sur un smartphone ou tablette, pas de soucis équivalent
  • Les mises à jour : pénible ! Si vous vous attendez à des mises à jour du Rikomagic MK802 IIIS en “OTA” (over the air, ça a dire via le réseau), vous allez être déçu. Il faut aller sur le site de Rikomagic, downloader sur un PC le firmware mis à jour et utiliser tous vos dons d’acrobate et de patience pour effectuer les manœuvres de connexion.
  • le taux de transfer en wifi est pathétique, et est principalement du à une erreur de design. Regarder un clip sur youtube ou un film en streaming est vraiment pénible. L’antenne est trop petite, et placée juste à côté de la fiche USB dans laquelle vous mettrez le petit dongle radio de votre clavier/souris. Les 2 étant en 2.4Ghz et étant trop proches l’un de l’autre, paf ça merde et ça s’interfère. La solution simple consiste à prendre une rallonge USB pour éloigner l’émetteur radio de votre clavier/souris du boitier du MK802 IIIS. La solution plus compliquée vise à ouvrir le MK802 pour y trifouiller l’antenne. Il y a pas mal d’articles sur le net couvrant ceci.
  • J’ai abandonné pour connecter mon joystick… Sans doute une solution “tout en un” genre Gamestick ou Archos TV Connect est un meilleur gage pour avoir un joystick et pouvoir jouer sur une console Android, voir la console Ouya. Des gens voudront vous faire croire à tout prix qu’il est possible de jouer en utilisant l’appli “Remote Client” sur votre smartphone et tablette. Mwouais. Des adeptes de la méthode Coué à mon humble avis.

Conclusions

Vu son prix fort limité (62 pounds en version 8 GB et bluetooth), le Rikomagic MK802 IIIS reste une bonne alternative bas prix pour transformer sa TV en “smart TV”. Une fois résolus les problèmes de portée wifi (voir plus haut), le système marche bien. Vu sa taille, il se glisse facilement dans un (petit) sac ou dans la valise et s’emporte donc en vacances. Si votre lieu de villégiature dispose d’une TV avec un port HDMI, vous voilà reconnecté sur grand écran. Très pratique  : charger à l’avance des films pour les enfants sur une carte micro SD, et les visionner à votre endroit de villégiature sur la TV HD via le stick MK802 IIIS.

Autres utilisations sympa :

  • brancher le stick sur un projecteur vidéo (pour peu qu’il dispose d’une connectique HDMI), ça se trimballe facilement sans prendre de place et sert aussi très bien pour les soirées vidéo entre potes. Archos Player fonctionne sans aucun soucis sur le MK802 IIIS
  • se faire un “news wall” en utilisant le MK802 IIIS avec un moniteur non utilisé : on configure l’écran d’accueil avec des widgets Facebook, Twitter, Gmail etc et on suit tout ce qu’il se passe sur un écran dédié

Si par contre il est important pour vous également de jouer, passez votre chemin et précommandez une console Ouya ou un Gamestick. Si par dessus cela, vous désirez également un système permettant la vidéophonie (Skype, GTalk), il faudra considérer le TV Archos Connect.


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Pourquoi je vais revendre mon Nike Fuelband

Depuis quelques mois, j’ai testé RIEN QUE POUR VOUS le Nike Fuel Band. Je ne l’ai fais que dans votre intérêt bien entendu, je n’y avais aucun intérêt personnel. La science et le dévouement, c’est tout 🙂

Qu’est-ce que le Fuelband ?

En gros, le Nike Fuelband est un bracelet qui est équipé d’accéléromètres et gyroscopes qui mesure votre activité. Le fait de marcher, courir, sauter, bref de bouger est capté par une petite série de… capteurs qui traduiront tout ceci en une évaluation du nombre de pas que vous faites et de calories dépensées. Le bracelet dispose également d’un affichage qui vous permet de visualiser l’heure, le nombre de pas effectués sur la journée, les calories consommées et vos “fuel points”. Les fuel points sont en gros une sorte de “valeur universelle” définie par Nike, basée sur les mesures effectuées par les capteurs et ayant pour but de comparer vos efforts de jour en jour mais également de vous définir des objectifs journaliers à achever (faire au minimum 3000 fuel points), de comparer vos “points” avec vos contacts sur le site web Nike+, etc.

Le bracelet Nike Fuelband

Le bracelet Nike Fuelband

Cette montre, enfin euh ce bracelet, dispose d’un petit connecteur USB. Au minimum une fois par semaine, vous le connectez à votre PC et grâce à un petit programme installé auparavant et bien entendu fourni avec le bracelet, tous vos efforts et vos données seront chargées sur le site Nike+. Ceci vous permet donc de stocker l’historique de vos performances, et de les comparer avec ceux de vos contacts.

Statistiques Fuelband sur le site Nike+

Statistiques Fuelband sur le site Nike+

Statistiques pour une journée sur Nike+

Statistiques pour une journée sur Nike+

Pourquoi tester un Fuelband ?

J’ai un travail assez sédentaire où je passe des heures en réunion. Et je ne suis pas un grand sportif… loin de là ! Ma relation avec le sport a toujours été assez conflictuelle, ceci remonte à mon jeune âge quand… enfin bon ceci est une autre histoire.

Bref, me rendant compte de mon faible niveau d’activité corporelle, je sentais l’envie (je n’oserais certainement dire le besoin, ce serait pousser un peu loin) d’avoir une sorte de témoin me rappelant à plus de mobilité. Un truc où je puisse définir un seuil minimal journalier (par exemple 2500 ou 3000 “fuel points”) et qui chaque fois que je consulterais l’engin me rappellerait à mon devoir.

Et ça marche ?

Rappelons que j’ai acquis le fuelband il y a plusieurs mois, pratiquement au moment de son lancement. Cette petite précision à son importance en ce qui concerne la prochaine section de mon évaluation. Mais disons que d’un point de vue strictement limité à la description du produit original, oui le Fuelband fonctionne bien. Je me suis surpris à consulter plusieurs fois pendant la journée – et ceci non seulement les premiers jours mais également dans les mois qui ont suivi – la progression de mon activité et de rechercher tout au long de la journée ce qui me ferait plus bouger. Prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, aller marcher un petit peu sur le temps de midi ou le soir. Ou agiter frénétiquement mon bras pour marquer plus de points, ce qui ne sert honnêtement pas à grand chose à moins d’avoir un super tonus pour agiter le bras *frénétiquement* pendant plus de 10 minutes (bon, les gars, arrêtez de penser à ce que vous pensez…).

Ceci dit, il y a des choses qui déçoivent un peu. Je vais passer une heure en salle de sport faire du cardio training (vélo, running mill  & co) et paf, score minable. Ben oui, le vélo ça ne fait pas beaucoup bouger les accéléromètres ou les gyroscopes, donc score faible. Pourtant j’ai transpiré nom d’une pipe ! Et ne comptez pas prendre le fuelband avec vous dans la piscine… S’il résiste à une douche (rapide), la piscine le tuera.

Donc en gros, je le conseille ce fuelband ?

En fait non. Je dirais même que le Fuelband est assez décevant. Là, désolé Nike je vais me lâcher mais tu l’as bien mérité ! Ma relation de consommateur avec toi a commencé avec le Nike Fuelband et s’arrêtera définitivement ici. Rien à voir avec le fait que les activités du type vélo ne soit pas mesurées, ça, je peux tout à fait le comprendre et ne peux l’assimiler avec un défaut quelconque.

Le Nike+ Fuelband n’est pas une montre à quartz des années 80. C’est un appareil qui se connecte sur un ordinateur, reçoit des mises à jour, et les données qu’il collecte sont stockées dans une base de données reliée à un site web. En gros, l’ensemble est  évolutif dans les limites du hardware bien entendu.

Primo, Nike m’a fait miroiter (je peux ressortir quelques tweets échangés) ainsi qu’à plusieurs milliers de personnes qu’ils sortiraient une application pour Android (les smartphones qui fonctionnent avec le système de Google, pas d’Apple). A quoi ça servirait ? A pouvoir consulter son historique d’efforts (fuel points, nombre de pas, etc) sans avoir à aller sur un ordinateur mais également et principalement : à utiliser la connexion bluetooth du bracelet pour uploader les données via le smartphone vers le site Nike+. Merci Nike d’avoir attendu 2013 pour finalement annoncer que vous vous cantonneriez simplement à l’iPhone. Nous sommes des milliers à donc l’avoir dans le c…

Secondo, un autre point d’interrogation quand on mène une vie rapide et stressante est : ai-je un bon sommeil ? Quand on a un bracelet équipé d’accéléromètres et de gyroscopes, on peut à priori mesurer les mouvements que l’on fait pendant la nuit dans son lit, et donc en ressortir une analyse de la qualité de son sommeil. OK, ce n’était pas dans le descriptif du produit, je l’admets. Mais comme je l’ai souligné plus haut, toutes les capacités sont là. A nouveau, échanges et suggestions ont été faite à Nike, qui bien poliment remercie pour la suggestion. Vous savez, ce genre de sourire que vous pouvez recevoir lors ce que vous visitez la Chine… Je te souris mais en gros je pense que tu es un gros con. Et bien chez Nike, c’est la même chose. “Merci pour la suggestion mais on n’en a rien à foutre”.

Tertio, et alors là j’explose carrément, c’est la nullité intégrale du site Nike+. J’ai des mois de données stockées sur leur site que je ne peux exporter et récupérer. Impossible donc à mon petit esprit analytique et surtout à mes petits softwares divers de tritouiller ces données pour en tirer autre chose que le simple graphe temporel fourni sur Nike+. Pire, bien bien pire, c’est la bêtise artificielle (on parle bien d’intelligence artificielle, non ?) de Nike, qui est incapable de développer son site pour fournir des fonctions d’analyse plus évoluées, comme par exemple détecter des périodes d’activités récurrentes (des “patterns”) et de me poser quelques questions au travers du site à ce sujet. Par exemple, “on a remarqué tous les lundis, mardis et jeudis une période d’activité entre 8h15 et 8h45, de quoi s’agit-il ?”. A partir de là, et une fois cette intelligence mise en place, l’utilisateur peut vraiment commencer à cisailler ses journées et comprendre quels sont les activités “lucratives” en terme de “fuel point”, et de là modifier son comportement pour viser encore plus d’efforts. Enfin, je dis “incapable” plus haut, ce n’est pas gentil. Je suis sûr qu’ils en sont capables, c’est “juste” une histoire de priorité et d’investissement. “Combien de petits enfants à faire bosser en plus en Asie pour produire plus de chaussures pour développer ces fonctionnalités sans rogner nos marges bénéficiaires”, je suis sûr qu’ils savent y répondre.

Oh, et puis j’ai oublié de dire que ce fuelband dispose d’un capteur de luminosité qui fonctionne à l’envers. Le soir, l’affichage est censé éclairer moins fort vu qu’il fait plus sombre, non ? Pas chez Nike ! Au plus il fait noir, au plus je te monte la luminosité. Ce n’est plus un bracelet, c’est une Maglite ! Bonjour la discrétion…. Aaaaah, mais c’est fait exprès ? Pour MONTRER que l’on a un Nike Fuelband ? Désolé, c’est pas mon genre.

Oulalaaaaa, mais il est fâché qu’on dirait ? Tudieu oui je suis remonté ! Comme product manager, ça m’énerve quand on a de l’or en main mais que l’on préfère continuer à faire du plomb. Soit Nike diminue le prix de 35% et je ne discute plus, soit le prix reste le même et on pense à ses clients.

En conclusion : mon Nike Fuelband va terminer sur eBay, je suis en train de regarder le “Jawbone Up”… Ou alors j’attendrai un projet équivalent en crowd funding, venant d’un gars (ou d’une fille ne soyons pas sexiste) qui aura l’intelligence de prendre une approche Open Source en ce qui concerne le traitement des données collectées, voir même pour l’évolution des fonctions du bracelet lui-même.


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Ecouter Spotify sur sa chaine hifi

Petit énoncé du problème : vous utilisez Spotify (ou Deezer) sur votre PC ou votre MAC et vous aimeriez bien pouvoir ne plus à souffrir du son crachoteux des hauts-parleurs de votre ordinateur et écouter plein pot la collection entière des remix de Stone et Charden. Comment faire ?

Première solution : level “zero tech” – coût : 2 à 8€

Bon, sans vouloir vous jetez la pierre, si je dois vous expliquer ceci c’est que vraiment vous devez être né au fin fond de la Papouasie et après 50 ans retiré du monde vous venez de rentrer en Europe. La solution magique s’appèle “cable”. Ben voilà. Un cable est un truc fait avec un fil électrique et des prises à chaque bout. Aie, des prises, ça se complique… Commençons du côté de votre PC/MAC : à priori vous trouverez sur un des côté de celui-ci un petit trou souvent accompagné d’un symbole de casque audio : c’est une petite prise “jack” au format 3,5mm. Dans les mondes des PC, une norme s’est plus ou moins installée au niveau de codes de couleurs associées aux entrées et sorties audio : la sortie audio (ce que vous allez utiliser) est verte (numéro 2 ci-dessous).

Prise jack sur PC

Prise jack sur PC

Du côté de votre chaine hifi, 2 cas de figures : soit vous avez une entrée jack 3,5mm (même prise donc que sur votre PC) et donc vous avec besoin d’un cable avec ce même connecteur de chaque côté, soit vous avez des entrées “cinch” dites aussi “connecteurs RCA”. Dans ce cas vous aurez besoin d’une cable tel que représenté ci-dessous.

Cable audio jack 3,5mm vers RCA

Cable audio jack 3,5mm vers RCA

Ne reste plus qu’à mettre votre PC/MAC à côté de votre chaîne hifi, d’utiliser le cable adéquat, et hop !

Deuxième solution : level “entry tech” ou “la dent bleue” – coût 25-35€

Votre PC (ou MAC – mais je vais arrêter d’écrire “ou MAC” parce que cela devient fatiguant) n’est peut-être pas à côté de votre chaîne hifi et vous n’avez pas trop envie de tirer un cable au travers de tout le salon : qu’à cela ne tienne, votre ordi (ah, voilà qui simplifie le problème PC/MAC) est sans doute compatible bluetooth. L’idée est donc d’envoyé le son de votre ordi, grâce aux ondes bluetooth, vers votre chaîne hifi – celle-ci n’étant plus que probablement pas équipée bluetooth, nous utiliserons un petit boitier supplémentaire.

Pour commencer, si votre ordi n’est pas compatible bluetooth, vous pourrez acheter un petit dongle bluetooth (un petit zigouigoui qui se connectera dans un des ports USB de votre ordi). Vous veillerez à demander à votre marchand un dongle bluetooth de “classe 2” minimum (portée 10m) et compatible A2DP (profil technique bluetooth pour la transmission audio de grande qualité).

Du côté de votre chaine hifi, il vous faudra un autre zigouigoui qui recevra ces signaux audio bluetooth, et les reconvertira en signal sonore que votre chaine comprendra. J’utilise par exemple ce petit boitier Logitech acheté une vingtaine d’euros au Mediamarkt. Ce petit boitier se connectera avec un petit cable avec des prises jack 3,5mm ou cinch, comme dans la première solution ci-dessus.

Module Logitech Bluetooth "Wireless Speaker Adapter"

Module Logitech Bluetooth “Wireless Speaker Adapter”

Finalement, vous procéderez à l’appareillage des zigouigouis. Comme je vous le dis 🙂 L’appareillage consiste à faire découvrir à votre ordi les appareils bluetooth qui se trouvent dans les parages, et à créer une association entre ceux-ci. Vous trouvez des petites explications et vidéos sur ce lien (PC) ou ici (MAC). Une fois l’appareillage effectué, tout son généré sur l’ordi sera donc envoyé vers votre chaine hifi.

Troisième solution : level “techie” – coût 85-90€

Cette solution consiste également à se passer de cable entre votre PC et votre chaine hifi, mais au lieu de passer par le bluetooth nous utiliserons le réseau wifi. L’avantage est une portée plus longue (ie la distance entre votre ordi et votre chaine) et un taux de transfer à priori plus élevé et moins sensible aux obstacles (murs, étages, …). Différentes solutions sont certainement possible, mais en ce qui me concerne j’avais jeté mon dévolu il y a quelques années sur un module Apple “AirPort Express Base Station with 802.11n and AirTunes” (mais oui madame). Késako ? En gros, c’est un petit boitier que vous tapez dans une prise à côté de votre chaine hifi : d’un côté il a une sortie jack (pour le brancher à votre chaine via un cable jack/jack ou jack/cinch – voir première solution) et de l’autre il se connecte sur votre réseau wifi. Le but consiste donc à envoyer le son de l’ordi, via wifi, vers ce module qui lui-même le redonnera à la chaine hifi.

Airtunes Express Base Station avec AirTunes

Airtunes Express Base Station avec AirTunes

Ces petits modules Airport Express avec Airtunes fonctionnent en standard bien évidement avec tout ce qui est Apple, comprenez donc que si vous utilisez iTunes, celui-ci reconnaitra la présence de ce module sur votre réseau et vous proposera d’envoyer le son d’iTunes vers le dit module. Mais quid de Spotify ? Hé bien non, aucune option dans Spotify pour faire la même chose… Il va donc falloir trouver une petite astuce pour “capturer” le son sortant de Spotify (ou Deezer) et l’envoyer vers le module Airport. Pour ma part, j’utilise le programme “Airfoil“. C’est un petit utilitaire qui existe tant pour Mac que pour Windows, et qui permet de capturer le son de toute application tournant sur votre ordi (donc Spotify ou Deezer, mais aussi YouTube dans votre browser web) et de l’envoyer sur un module compatible AirPlay tel que l’Airport Express.

Avantages de cette solution par rapport à la précédente :

  • seul le son de l’application que vous avez choisi sur votre ordi sera envoyée vers votre chaine hifi
  • votre ordi peut être dans une autre pièce de votre maison ou appartement, le wifi passe très bien les murs
  • qualité de son supérieure au bluetooth
  • Des petites applis gratuites simulant un dispositif Airplay peuvent être installées sur votre iPhone/iPad/Android : ainsi, vous pourrez envoyer le son depuis votre ordi vers votre tablette ou smartphone (genre je connecte des haut-parleurs sur mon smartphone et je mets le tout sur la terrasse, et j’envoie le son depuis mon PC vers la terrasse).

Brefs, des scénarios de geek 🙂 Mais peut-être trouverez-vous le vôtre dans ceux-ci.