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Petit partage d'expériences de geek


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Pebble Time, le retour du Jedi

Dans le monde des montres connectées, ou encore smartwatches, deux géants s’affrontent : d’un côté Google avec son système “Android Wear” qui a été adopté par divers fabricants tels que Motorola, LG, Sony, Samsung ou encore Asus, et de l’autre Apple avec son Apple Watch, qui a pénétré le marché en force (et encore, pas disponible à l’achat dans tous les pays européens) mais peine à maintenir ses objectifs de vente. Ces deux camps ont une approche exclusive jusqu’ici, à savoir qu’il vous faut un smartphone Android pour utiliser une montre Android Wear, idem pour le couple Apple iOS + Apple Watch. Google travaillerait de son côté afin de rendre possible l’utilisation d’une montre Android Wear avec iOS.

A côté de ces approches exclusives, il existe une pléthore de montres connectées qui, pour la plupart, n’offrent comme fonctionnalité que le suivi des activités sportives et éventuellement la notification de messages ou appels entrants. C’est ici que l’on trouvera les Jawbone, FitBit, Garmin et autres Withings. Elles fonctionnent en général autant avec des smartphones Android qu’Apple, mais peuvent difficilement être considérée comme “smartwatch” de par leur fonctionnalité limitée.

Dans une catégorie un peu à part, Pebble se taille une jolie part du gâteau. C’est en 2012 qu’un projet pour une montre connectée basée sur un écran monochrome de type “e-ink” (encre électronique) fonctionnant autant avec Android qu’iOS est apparu sur la plateforme de financement participatif Kickstater. Cette année-là, elle est devenue le projet le plus financé ayant jamais existé sur Kickstarter, en levant plus de 10M$ de fonds. Grâce à son écran à base d’encre électronique et un processeur peu groumand, cette montre ne nécessitait pas de charge chaque jour, elle était légère, résistante à l’eau. Le public ne s’est pas trompé, au 31 décembre 2014 Pebble avait déjà vendu plus d’un million de montres. A titre de comparaison, 6.8 millions de “smartwatches” (incluant donc également les montres de type “fitness tracker”) se sont vendues en 2014, le record revenant à Samsung ayant vendu plus ou moins 1,2 millions de smartwatches. Joli score Pebble face au monstre sud Koréen, non ?

Les années passant, il était donc temps pour Pebble de lancer un nouveau produit, et c’est donc en janvier 2015 qu’une nouvelle campagne de financement Kickstarter a vu le jour, cette fois pour la montre “Pebble Time” – grosso modo, et j’y reviendrais plus en détail dans cet article, une version couleur de la montre Pebble originale. Nouveaux records pour cette campagne, la première à lever 1 millions de dollars en moins d’une heure, et un total de 20,3 millions de dollars sur la totalité de sa campagne ! Le petit Padawan est devenu un véritable Jedi.

Comment la Pebble Time tient-elle face aux montres Android Wear and Apple Watch ? Est-elle une alternative à considérer si vous désirez ajouter une extension numérique à votre smartphone ? Après un peu plus de deux semaines d’utilisation la réponse est définitivement “oui”. Ayant une LG G Watch R (Android Wear) depuis plusieurs mois, voici le résultat de ma propre comparaison s’impose.

Confort : porter la montre

La Pebble Time pèse 42.5 grammes bracelet inclus. Elle fait 9.6 mm d’épaisseur. Comparée à la LG G Watch R avec ses 62 grammes et 11 mm d’épaisseur, on peut dire que la Pebble Time se fait facilement oublier une fois au poignet. Les montres Android Wear ont quelques fois tendances à chauffer, comme vos smartphones, lorsqu’un processus utilise trop de puissance du processeur, lors de mise à jour etc ce qui est une sensation peu agréable au poignet. En comparaison la Pebble Time ne chauffe jamais. Enfin, si la LG G Watch R devra être impérativement chargée tous les jours ou jours et demi (selon votre utilisation), le fait de pouvoir utiliser la Pebble Time jusqu’à une semaine sans devoir la recharger procure une sensation presque jouissive. Pas besoin non plus d’enlever la Pebble Time lorsque l’on va nager ou sous la douche, elle est étanche jusqu’à 30m alors que la LG est, grosso modo, résistante aux éclaboussures ou à une brève immersion à 1 mètre de profondeur maximum.

Avantage : Pebble Time

LG G Watch R et Pebble Time

LG G Watch R et Pebble Time

Confort : lecture de l’écran

La LG G Watch R a un écran P-OLED de 1.2 pouces et d’une résolution de 320×320 pixels, alors que la Pebble Time dispose d’un écran couleur “e-paper” (papier électronique) de 144×168 pixels. D’un point de vue strictement esthétique, on serait tenté de donner l’avantage à LG : la luminosité de l’écran et sa résolution permettent un affichage de qualité, le rendu des “faces de montre” (ie le type de quadrant que vous désirez afficher) est du plus joli effet. On trouvera d’ailleurs pour les montres sous Android Wear un nombre incroyable de “reproductions” de montres de marques connues, telles Breitling, Citizen, Mondaine, Tissot, Rado, Panerai et j’en passe et ce surtout via l’application WatchMaker. C’est joli, mais ce ne sont jamais que des imitations qui n’auront jamais l’éclat d’une montre de marque originale. C’est un peu comme se balader avec un faux sac Vuitton : ça ressemble de loin, mais de près ça ne donne pas le change. A côté de cela, il y a les désavantages de la technologie OLED (LCD, AMOLED, même soucis) : au plus la luminosité extérieure est élevée au plus la lecture de l’écran est difficile. Et inversement, le soir ou dans l’obscurité, la luminosité de la montre devient un peu gênante. Combien de fois ne m’a-t-on pas demandé en soirée pourquoi je portais une lampe de poche à mon poignet…

Côté Pebble Time, la lisibilité de l’écran est un bonheur total : au plus la luminosité augmente au plus l’écran est lisible, et en cas de manque de lumière un petit coup du poignet suffira pour allumer brièvement un rétro-éclairage. Elle en devient, de ce fait, beaucoup plus discrète à porter, et la lecture de l’heure ou d’une notification demande moins de jouer de sa deuxième main pour cacher l’écran du soleil. L’écran e-ink couleur est surprenant – c’est la première fois que j’en vois un de ce type. Il permet d’afficher 64 couleurs, bien moins que les milliers de nuances d’un écran OLED ou LCD, et du fait du nombre réduit de pixels et de couleurs il ne faudra pas espérer trouver des beaux replicas de montres de marque, comme sur Android Wear. Ceci dit on s’en passe rapidement, pour passer de l'”imitation game” à un aspect nettement plus fonctionnel.

Finalement, la Pebble Time n’a pas d’écran tactile, et au final et à mon grand étonnement cela s’est avéré un plus. L’écran tactile sous Android Wear n’est pas toujours très réactif, mais ce qui est le plus énervant est d’activer l’écran à chaque fois que vous vous croisez les bras… Avec Pebble Time ce soucis n’existe pas.

Avantage : l’efficacité plutôt que le bling bling, donc Pebble Time

Gestion des notifications

Il est pratique de recevoir un petit message sur sa montre dès que vous recevez un SMS, chat (whatsapp, viber, etc), un nouvel email ou toute autre notification qui peut apparaître sur votre smartphone. En terme de type de notifications reçues, je n’ai pas remarqué de différences notables entre Pebble Time et Android Wear outre certains éléments graphiques (par exemple un sticker dans Viber s’affichera dans toute sa gloire alors que Pebble vous dira que vous avez reçu un sticker mais ne l’affichera pas). Tant sur l’une que sur l’autre, vous pouvez effectuer certaines actions sur ces notifications, telles qu’un “dismiss” (faire disparaître la notification), “delete” (par exemple effacer l’email gmail que l’on vient de recevoir), voir répondre à un SMS ou message. Si Dick Tracy est votre idole, vous pourrez dicter vos messages de réponse tant à l’une qu’à l’autre montre – chose que je ne fais que très rarement, il faut avouer que l’on a toujours l’air un peu con. J’ai cependant été étonné de la qualité de reconnaissance vocale de la Pebble Time, et ce même en Français.

A noter que Pebble Time propose d’installer…. android wear sur votre Smartphone, ceci afin de pouvoir utiliser certains APIs qui permettent, par exemple, qu’une notification vue sur la montre et supprimée sur celle-ci soit également supprimée sur le téléphone. Par contre, lorsqu’il s’agit de retrouver une notification que l’on a reçue puis effacée, Pebble Time s’en sort nettement mieux que Android Wear où cette opération est quasi impossible.

Avantage : ex aequo

Applications

Outre le fait de pouvoir appliquer des cadrans de montres divers, chacune des deux montres permet d’installer des applications diverses. Avec Android Wear, cela se fera au travers du téléphone via le Google Play Store, avec la Pebble Time cela se fera au travers de l’application Pebble Time sur votre smartphone. De nombreuses applications Android vont par ailleurs automatiquement installer une petite app sur votre smartwatch Android Wear si celle-ci est détectée, comme par exemple Shazam, Google Fit, Glympse, FlightRadar24, etc. Pour la Pebble Time, et si les apps sont votre focus, vous allez être un peu déçu… On retrouvera des “fitness trackers” genre Up ou Misfit, Runkeeper, des lecteurs de flux RSS, des compagnons pour des applications genre TripAdvisor ou Evernote, des petits jeux basiques mais au final même s’il y a “des milliers d’applications” dans le portail Pebble cela reste un peu maigre et au design un peu moins soigné que ce que l’on retrouve sous Android Wear. Il faut souligner que Pebble n’a toujours pas introduit de système de paiement dans sa plateforme d’applications ou de “watch face” et ceci peut certainement être considéré comme un frein pour des développeurs préférant viser des plateformes leur permettant de monétiser le fruit de leur travail.

Il faut néanmoins mettre en avant la fonctionnalité “timeline” de la Pebble Time, qui permet rapidement de consulter les événements futurs ou passés, tels que par exemple vos événements calendrier, les prévisions météo ou toute info associée au temps venant d’applications compatibles (exemple : l’heure de votre prochain vol, quand il faudra recharger la batterie etc). Voici une petite vidéo qui explique bien le concept :

Avantage : Android Wear

Capteurs divers

En terme de capteurs, la LG G Watch R est pourvu d’accéléromètres, de gyroscopes, d’un compas électronique, d’un baromètre et d’un capteur de battement de cœur. Ce dernier est plutôt un gadget qu’autre chose, parlez-en à votre médecin et il va se marrer… Mais cela peut donner une indication intéressante ici et là. Le compas électronique est assez stable une fois recalibré (comme sur un smartphone), quant au baromètre il y a peu d’applications qui en font bon usage.

La Pebble Time est plus maigre sur ce plan : accéléromètres, gyros, compas électronique. Le compas électronique est moins stable et a tendance à sauter un peu en utilisation de type boussole. Pebble a par contre annoncé l’ouverture de son écosystème vers des “smartstraps“, genre de bracelets alternatifs pour la Pebble Time permettant d’ajouter des fonctionnalités supplémentaires tels que capteur de fréquence cardiaque, lecteur NFC, GPS, batteries supplémentaires etc. Ceci semble toutefois toujours en stade de concept et l’on a pu encore voir de smartstrap probant jusqu’ici, lagré un concours lancé par Pebble avec un joli financement à la clé (1M$).

Avantage : LG G Watch/Android Wear, jugement à revoir lorsque les premiers smartstraps seront disponibles

Verdict

Le fait que je porte la Pebble Time tous les jours est un verdict final en soi. Elle est plus lisible, plus légère et plus discrète. En terme de fonctions de base – lire l’heure, voir qui m’appelle, voir les notifications de mon smartphone sans devoir toujours me saisir de celui-ci, la Pebble Time remplit tout à fait son office. Ce n’est pas pour autant que j’ai définitivement rangé ma montre Android Wear, que je ressors de temps à autre, et pour être honnête plutôt pour son côté bling bling.

A 249€, la Pebble Time n’est pas gratuite, voir plus chère qu’une Moto 360 ou qu’une LG G Watch R, le choix basé sur le coût n’est donc pas le plus évident.

 


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Pourquoi je vais revendre mon Nike Fuelband

Depuis quelques mois, j’ai testé RIEN QUE POUR VOUS le Nike Fuel Band. Je ne l’ai fais que dans votre intérêt bien entendu, je n’y avais aucun intérêt personnel. La science et le dévouement, c’est tout 🙂

Qu’est-ce que le Fuelband ?

En gros, le Nike Fuelband est un bracelet qui est équipé d’accéléromètres et gyroscopes qui mesure votre activité. Le fait de marcher, courir, sauter, bref de bouger est capté par une petite série de… capteurs qui traduiront tout ceci en une évaluation du nombre de pas que vous faites et de calories dépensées. Le bracelet dispose également d’un affichage qui vous permet de visualiser l’heure, le nombre de pas effectués sur la journée, les calories consommées et vos “fuel points”. Les fuel points sont en gros une sorte de “valeur universelle” définie par Nike, basée sur les mesures effectuées par les capteurs et ayant pour but de comparer vos efforts de jour en jour mais également de vous définir des objectifs journaliers à achever (faire au minimum 3000 fuel points), de comparer vos “points” avec vos contacts sur le site web Nike+, etc.

Le bracelet Nike Fuelband

Le bracelet Nike Fuelband

Cette montre, enfin euh ce bracelet, dispose d’un petit connecteur USB. Au minimum une fois par semaine, vous le connectez à votre PC et grâce à un petit programme installé auparavant et bien entendu fourni avec le bracelet, tous vos efforts et vos données seront chargées sur le site Nike+. Ceci vous permet donc de stocker l’historique de vos performances, et de les comparer avec ceux de vos contacts.

Statistiques Fuelband sur le site Nike+

Statistiques Fuelband sur le site Nike+

Statistiques pour une journée sur Nike+

Statistiques pour une journée sur Nike+

Pourquoi tester un Fuelband ?

J’ai un travail assez sédentaire où je passe des heures en réunion. Et je ne suis pas un grand sportif… loin de là ! Ma relation avec le sport a toujours été assez conflictuelle, ceci remonte à mon jeune âge quand… enfin bon ceci est une autre histoire.

Bref, me rendant compte de mon faible niveau d’activité corporelle, je sentais l’envie (je n’oserais certainement dire le besoin, ce serait pousser un peu loin) d’avoir une sorte de témoin me rappelant à plus de mobilité. Un truc où je puisse définir un seuil minimal journalier (par exemple 2500 ou 3000 “fuel points”) et qui chaque fois que je consulterais l’engin me rappellerait à mon devoir.

Et ça marche ?

Rappelons que j’ai acquis le fuelband il y a plusieurs mois, pratiquement au moment de son lancement. Cette petite précision à son importance en ce qui concerne la prochaine section de mon évaluation. Mais disons que d’un point de vue strictement limité à la description du produit original, oui le Fuelband fonctionne bien. Je me suis surpris à consulter plusieurs fois pendant la journée – et ceci non seulement les premiers jours mais également dans les mois qui ont suivi – la progression de mon activité et de rechercher tout au long de la journée ce qui me ferait plus bouger. Prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, aller marcher un petit peu sur le temps de midi ou le soir. Ou agiter frénétiquement mon bras pour marquer plus de points, ce qui ne sert honnêtement pas à grand chose à moins d’avoir un super tonus pour agiter le bras *frénétiquement* pendant plus de 10 minutes (bon, les gars, arrêtez de penser à ce que vous pensez…).

Ceci dit, il y a des choses qui déçoivent un peu. Je vais passer une heure en salle de sport faire du cardio training (vélo, running mill  & co) et paf, score minable. Ben oui, le vélo ça ne fait pas beaucoup bouger les accéléromètres ou les gyroscopes, donc score faible. Pourtant j’ai transpiré nom d’une pipe ! Et ne comptez pas prendre le fuelband avec vous dans la piscine… S’il résiste à une douche (rapide), la piscine le tuera.

Donc en gros, je le conseille ce fuelband ?

En fait non. Je dirais même que le Fuelband est assez décevant. Là, désolé Nike je vais me lâcher mais tu l’as bien mérité ! Ma relation de consommateur avec toi a commencé avec le Nike Fuelband et s’arrêtera définitivement ici. Rien à voir avec le fait que les activités du type vélo ne soit pas mesurées, ça, je peux tout à fait le comprendre et ne peux l’assimiler avec un défaut quelconque.

Le Nike+ Fuelband n’est pas une montre à quartz des années 80. C’est un appareil qui se connecte sur un ordinateur, reçoit des mises à jour, et les données qu’il collecte sont stockées dans une base de données reliée à un site web. En gros, l’ensemble est  évolutif dans les limites du hardware bien entendu.

Primo, Nike m’a fait miroiter (je peux ressortir quelques tweets échangés) ainsi qu’à plusieurs milliers de personnes qu’ils sortiraient une application pour Android (les smartphones qui fonctionnent avec le système de Google, pas d’Apple). A quoi ça servirait ? A pouvoir consulter son historique d’efforts (fuel points, nombre de pas, etc) sans avoir à aller sur un ordinateur mais également et principalement : à utiliser la connexion bluetooth du bracelet pour uploader les données via le smartphone vers le site Nike+. Merci Nike d’avoir attendu 2013 pour finalement annoncer que vous vous cantonneriez simplement à l’iPhone. Nous sommes des milliers à donc l’avoir dans le c…

Secondo, un autre point d’interrogation quand on mène une vie rapide et stressante est : ai-je un bon sommeil ? Quand on a un bracelet équipé d’accéléromètres et de gyroscopes, on peut à priori mesurer les mouvements que l’on fait pendant la nuit dans son lit, et donc en ressortir une analyse de la qualité de son sommeil. OK, ce n’était pas dans le descriptif du produit, je l’admets. Mais comme je l’ai souligné plus haut, toutes les capacités sont là. A nouveau, échanges et suggestions ont été faite à Nike, qui bien poliment remercie pour la suggestion. Vous savez, ce genre de sourire que vous pouvez recevoir lors ce que vous visitez la Chine… Je te souris mais en gros je pense que tu es un gros con. Et bien chez Nike, c’est la même chose. “Merci pour la suggestion mais on n’en a rien à foutre”.

Tertio, et alors là j’explose carrément, c’est la nullité intégrale du site Nike+. J’ai des mois de données stockées sur leur site que je ne peux exporter et récupérer. Impossible donc à mon petit esprit analytique et surtout à mes petits softwares divers de tritouiller ces données pour en tirer autre chose que le simple graphe temporel fourni sur Nike+. Pire, bien bien pire, c’est la bêtise artificielle (on parle bien d’intelligence artificielle, non ?) de Nike, qui est incapable de développer son site pour fournir des fonctions d’analyse plus évoluées, comme par exemple détecter des périodes d’activités récurrentes (des “patterns”) et de me poser quelques questions au travers du site à ce sujet. Par exemple, “on a remarqué tous les lundis, mardis et jeudis une période d’activité entre 8h15 et 8h45, de quoi s’agit-il ?”. A partir de là, et une fois cette intelligence mise en place, l’utilisateur peut vraiment commencer à cisailler ses journées et comprendre quels sont les activités “lucratives” en terme de “fuel point”, et de là modifier son comportement pour viser encore plus d’efforts. Enfin, je dis “incapable” plus haut, ce n’est pas gentil. Je suis sûr qu’ils en sont capables, c’est “juste” une histoire de priorité et d’investissement. “Combien de petits enfants à faire bosser en plus en Asie pour produire plus de chaussures pour développer ces fonctionnalités sans rogner nos marges bénéficiaires”, je suis sûr qu’ils savent y répondre.

Oh, et puis j’ai oublié de dire que ce fuelband dispose d’un capteur de luminosité qui fonctionne à l’envers. Le soir, l’affichage est censé éclairer moins fort vu qu’il fait plus sombre, non ? Pas chez Nike ! Au plus il fait noir, au plus je te monte la luminosité. Ce n’est plus un bracelet, c’est une Maglite ! Bonjour la discrétion…. Aaaaah, mais c’est fait exprès ? Pour MONTRER que l’on a un Nike Fuelband ? Désolé, c’est pas mon genre.

Oulalaaaaa, mais il est fâché qu’on dirait ? Tudieu oui je suis remonté ! Comme product manager, ça m’énerve quand on a de l’or en main mais que l’on préfère continuer à faire du plomb. Soit Nike diminue le prix de 35% et je ne discute plus, soit le prix reste le même et on pense à ses clients.

En conclusion : mon Nike Fuelband va terminer sur eBay, je suis en train de regarder le “Jawbone Up”… Ou alors j’attendrai un projet équivalent en crowd funding, venant d’un gars (ou d’une fille ne soyons pas sexiste) qui aura l’intelligence de prendre une approche Open Source en ce qui concerne le traitement des données collectées, voir même pour l’évolution des fonctions du bracelet lui-même.


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Quelques mois avec le Parrot Zik – toujours content ?

Me déplaçant couramment par train ou avion, il y a de cela 4 ou 5 mois je me suis mis en chasse pour trouver un casque audio. J’utilisais jusqu’alors un casque intra-auriculaire (qui se glissent dans l’oreille) mais ceci posait différents problèmes :

  • le casque n’isole pas correctement des bruits extérieurs tels moteurs d’avion ou bruits du train
  • il est nécessaire de mettre le volume fort, voir très fort, pour entendre correctement le son lorsque l’on se trouve dans un moyen de transport public
  • l’utilisation d’un casque intra-auriculaire pose de nombreuses questions en terme d’impact sur la santé; en effet, le son est projeté directement sur le tympan. Ces écouteurs intra-auriculaires seraient capables d’amplifier de 6 à 9 décibels le signal sonore. “C’est la différence entre le son émis par un aspirateur et une motocyclette ! La combinaison de fortes intensités sonores et d’une longe durée d’écoute amène les spécialistes à réagir
  • marre des fils !
Choix du casque

J’avais donc établi les critères de choix suivants pour un nouveau casque :

  1. un casque recouvrant les oreilles – plus d’intra-auriculaires !
  2. connectivité par bluetooth
  3. système actif pour la suppression des bruits
  4. et bien entendu une qualité audio qui me convienne

Après un rapide tour de terrain, 3 marques s’imposaient à mes yeux : Bose, Sennheiser et Parrot. Et Beats ? Et Beats ? Oui en effet je n’ai pas listé “Beats by Dre” pour 3 raisons principales : 1) le phénomène de mode autour de ses casques me tape sur le système; 2) je ne supporte pas David Guetta et 3) je n’aime pas le son qui sort de ces casques trop orienté hip hop/R&B/house à mon goût. Je suis plutôt éclectique au niveau musical, passant facilement du classique au jazz au blue au rock à l’électro à l’alternatif et au folk, et roi des grands écarts j’ai besoin d’un casque qui ne se cantonne pas à un style bien défini.

Pourquoi à priori ai-je opté pour le Parrot Zik ?

  • connexions bluetooth et filaire (quand la batterie du casque est morte ou pour les vidéo – cfr plus bas)
  • contrôles sur le casque : volume up/down, play/pause, morceau suivant/précédant
  • atténuateur actif pour le bruit
  • design
  • qualité du son qui me convient

A côté de ses paramètres, certains autres ne furent pas décisifs pour l’achat, mais un petit plus :

  • appareillage bluetooth du casque au smartphone via NFC : allumez le casque, mettez votre smartphone compatible NFC à côté de l’oreille gauche et paf la connexion bluetooth s’établit
  • mise en pause automatique lorsque vous retirez le casque de votre tête
  • application Android disponible pour changer les paramètres du casque

Cet achat étant donc fait, suis-je toujours content de celui-ci 4 mois après ?

4 mois après

… je suis toujours content, même si j’ai quelques griefs par rapport au Zik sur lesquels je reviendrai en fin d’article.

Je suis grand et ai une grande tête (celui qui dit “grosse” va au coin). Le Zik s’est avéré confortable et ce même pour de longues périodes d’utilisation. C’est sûr qu’il fait son poids (352gr) et que vous n’irez pas faire votre jogging ou fitness avec. Le son me plait considérant que j’écoute principalement des fichiers mp3 (320 kbps VBR quand c’est possible), mais si j’avais une bibliothèque de musique en format non compressé je pense que Bose ou Sennheiser m’aurait mieux convenu. L’application Android (ou iOS) pour le Zik contient un petit égaliseur que je n’utilise jamais – je préfère en général, quand une petite retouche du son est nécessaire, utiliser l’égaliseur du music player (j’utilise principalement Power Amp et alternativement N7Player).

Toujours pour le son, l’appli Zik permet d’activer un effet de type “concert hall”, permettant d’émuler une… salle de concert (ben oui, “concert hall” ne veut pas dire autre chose). Le but recherché étant de simuler que le son vient de devant vous plutôt qu’à 90 degrés sur vos oreilles. 4 types de salle (concert hall, jazz club, living room, silent room) et un deuxième réglage pour l’angle de la stéréo. Perso je ne suis pas trop fan de ce genre d’effet qui ont tendance à masquer certaines bandes sonores et donc altérant le son, mais en gardant un réglage minimum je trouve qu’à la longue le casque est moins fatiguant et le rendu musical plus proche d’une expérience “salon”.

Application Parrot Zik pour Android

Application Parrot Zik pour Android

L’annulation de bruit s’avère très efficace. Plus besoin de pousser le son à fond lorsque je suis dans le Thalys ou en avion et si elles pouvaient parler mes oreilles me dirait 100 fois merci. Les sons typiquement sourds et continus sont bien filtrés, les voix passent toujours ce qui somme tout est assez pratique lorsque quelqu’un vous pose une question ou devait appeler les passagers à suivre une procédure d’urgence…

Une fonction qui à priori semblait un pur gadget s’est avérée fort utile : la mise en pause automatique lorsque vous retirez le casque de vos oreilles. Genre vous passez tous les contrôles de douane à l’aéroport, ou vous donnez votre destination à votre taxi ou toute autre interaction humaine : plus besoin de courir pour trouver ce foutu bouton “pause” ou fini de rater la finale du morceau que vous adorez parce qu’un ahuri vous pose une question. Vous remettez le casque sur vos oreilles et la lecture reprend là où elle s’était arrêtée. Oui bon, à relire ce paragraphe ça fait toujours gadget inutile… mais je vous assure que c’est très pratique !

Qu’est-ce que je regrette ou n’aime pas ?

Bon, et donc c’est le casque parfait ? Non… je ne crois pas aux produits parfaits… et le Zik a quelques mauvais points de par mon expérience.

  • Il est impossible de regarder un film avec le Zik connecté en bluetooth. Il y a un léger décalage dans le flux audio par rapport à l’image ce qui rend le film très désagréable à regarder. Seule solution : passer par la connexion filaire du Zik, mais dans ce cas… plus de système d’annulation du bruit. (correction 21 mars : plus de problèmes de décalage lors de mes derniers voyages – J’ai aussi changé de player vidéo en passant sur Archos Video Player – il faudra que je teste avec mes anciens players pour voir si c’est Archos ou une des dernières mises à jour du Zik)
  • La fonction play/pause automatique se déclenche de temps en temps en avion de manière impromptue. Pas trop clair en lisant la doc du Zik quel est le système de capteurs utilisés pour supporter cette fonction, mais à mon avis il doit y avoir un capteur de changement de pression plutôt qu’un accéléromètre, et les changements de pression en cabine d’avion expliquerait alors ces play/pause impromptus
  • l’appli Zik pour Android/iPhone vous préviendra de la disponibilité d’un nouveau firmware pour votre casque et permet aussi de l’installer, mais il est ridicule que cette app ne vous donne même pas un changelog, càd vous dise ce que contient ce nouveau firmware.
  • si le design du casque est en ce qui me concerne irréprochable par rapport aux bariolages excessifs que l’on peut trouver chez d’autres marques, ce n’est pas LE casque avec LE meilleur son. L’égaliseur et l’effet Concert Hall sont à utiliser le moins possible car ils altèrent fâcheusement la qualité
  • le casque dispose de micros et peut donc, en théorie, être utilisé pour téléphoner en main libre. C’est ici l’expérience de main libre la plus horrible que j’ai pu avoir. On entend très bien son interlocuteur, là n’est pas le problème. C’est soi-même que l’on entend pas, vu que le casque vous couvre les deux oreilles…. et cela donne une impression particulièrement désagréable. Au minimum Parrot aurait pu prévoir un petit retour audio de sa propre voix dans la casque. C’est très bien de vouloir en mettre plein les yeux avec de la technologie (bone conduction sensors et plein de micros), mais si le résultat est aussi ridiculement inutilisable…. à quoi bon ?
Le Zik, un concentré de technologie

Le Zik, un concentré de technologie

  • c’est un casque bluetooth…. donc on se dit : génial, je vais aussi pouvoir l’utiliser avec Skype ou autres solutions VOIP à la maison ou en voyages à partir de Windows ou Mac OS. Et bien non. Franchement la connexion d’un Zik avec un PC est une expérience pénible et très dépendante de la pile de software Bluetooth de votre système (ie le code qui pilote l’interface bluetooth de Windows ou MacOS). Une fois connecté, pas de soucis pour écouter de la musique mais par contre je n’ai toujours pas réussi à faire fonctionner ce casque avec Skype.
Conclusion

Comme vous l’aurez compris, j’ai un profile plutôt geek qu’audiophile, ie je ne peux argumenter sur la qualité du son autrement que par un simple j’aime/j’aime pas. Vous trouverez des articles à foison sur le net au besoin sur le rendu sonore du Zik. Vais-je garder mon casque ? Oui, clairement, tout en espérant que Parrot corrigera ses différents problèmes au fur et à mesure des mises à jour et bien entendu dans la limite de ce qui est gérable au travers du software versus hardware.

Si je devais ne pas encore avoir l Parrot Zik et devoir acheter un nouveau casque, qu’en serait-il ? Je pense honnêtement refaire le même choix. Les défauts que j’ai mis en avant plus haut ne font pas partie de mes cas d’utilisation les plus courants.

Un peu cher ? Oui… on paie un peu la griffe du design Stark… mais n’oubliez pas les sites de vente en deuxième main !