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Petit partage d'expériences de geek


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Pebble Time, le retour du Jedi

Dans le monde des montres connectées, ou encore smartwatches, deux géants s’affrontent : d’un côté Google avec son système “Android Wear” qui a été adopté par divers fabricants tels que Motorola, LG, Sony, Samsung ou encore Asus, et de l’autre Apple avec son Apple Watch, qui a pénétré le marché en force (et encore, pas disponible à l’achat dans tous les pays européens) mais peine à maintenir ses objectifs de vente. Ces deux camps ont une approche exclusive jusqu’ici, à savoir qu’il vous faut un smartphone Android pour utiliser une montre Android Wear, idem pour le couple Apple iOS + Apple Watch. Google travaillerait de son côté afin de rendre possible l’utilisation d’une montre Android Wear avec iOS.

A côté de ces approches exclusives, il existe une pléthore de montres connectées qui, pour la plupart, n’offrent comme fonctionnalité que le suivi des activités sportives et éventuellement la notification de messages ou appels entrants. C’est ici que l’on trouvera les Jawbone, FitBit, Garmin et autres Withings. Elles fonctionnent en général autant avec des smartphones Android qu’Apple, mais peuvent difficilement être considérée comme “smartwatch” de par leur fonctionnalité limitée.

Dans une catégorie un peu à part, Pebble se taille une jolie part du gâteau. C’est en 2012 qu’un projet pour une montre connectée basée sur un écran monochrome de type “e-ink” (encre électronique) fonctionnant autant avec Android qu’iOS est apparu sur la plateforme de financement participatif Kickstater. Cette année-là, elle est devenue le projet le plus financé ayant jamais existé sur Kickstarter, en levant plus de 10M$ de fonds. Grâce à son écran à base d’encre électronique et un processeur peu groumand, cette montre ne nécessitait pas de charge chaque jour, elle était légère, résistante à l’eau. Le public ne s’est pas trompé, au 31 décembre 2014 Pebble avait déjà vendu plus d’un million de montres. A titre de comparaison, 6.8 millions de “smartwatches” (incluant donc également les montres de type “fitness tracker”) se sont vendues en 2014, le record revenant à Samsung ayant vendu plus ou moins 1,2 millions de smartwatches. Joli score Pebble face au monstre sud Koréen, non ?

Les années passant, il était donc temps pour Pebble de lancer un nouveau produit, et c’est donc en janvier 2015 qu’une nouvelle campagne de financement Kickstarter a vu le jour, cette fois pour la montre “Pebble Time” – grosso modo, et j’y reviendrais plus en détail dans cet article, une version couleur de la montre Pebble originale. Nouveaux records pour cette campagne, la première à lever 1 millions de dollars en moins d’une heure, et un total de 20,3 millions de dollars sur la totalité de sa campagne ! Le petit Padawan est devenu un véritable Jedi.

Comment la Pebble Time tient-elle face aux montres Android Wear and Apple Watch ? Est-elle une alternative à considérer si vous désirez ajouter une extension numérique à votre smartphone ? Après un peu plus de deux semaines d’utilisation la réponse est définitivement “oui”. Ayant une LG G Watch R (Android Wear) depuis plusieurs mois, voici le résultat de ma propre comparaison s’impose.

Confort : porter la montre

La Pebble Time pèse 42.5 grammes bracelet inclus. Elle fait 9.6 mm d’épaisseur. Comparée à la LG G Watch R avec ses 62 grammes et 11 mm d’épaisseur, on peut dire que la Pebble Time se fait facilement oublier une fois au poignet. Les montres Android Wear ont quelques fois tendances à chauffer, comme vos smartphones, lorsqu’un processus utilise trop de puissance du processeur, lors de mise à jour etc ce qui est une sensation peu agréable au poignet. En comparaison la Pebble Time ne chauffe jamais. Enfin, si la LG G Watch R devra être impérativement chargée tous les jours ou jours et demi (selon votre utilisation), le fait de pouvoir utiliser la Pebble Time jusqu’à une semaine sans devoir la recharger procure une sensation presque jouissive. Pas besoin non plus d’enlever la Pebble Time lorsque l’on va nager ou sous la douche, elle est étanche jusqu’à 30m alors que la LG est, grosso modo, résistante aux éclaboussures ou à une brève immersion à 1 mètre de profondeur maximum.

Avantage : Pebble Time

LG G Watch R et Pebble Time

LG G Watch R et Pebble Time

Confort : lecture de l’écran

La LG G Watch R a un écran P-OLED de 1.2 pouces et d’une résolution de 320×320 pixels, alors que la Pebble Time dispose d’un écran couleur “e-paper” (papier électronique) de 144×168 pixels. D’un point de vue strictement esthétique, on serait tenté de donner l’avantage à LG : la luminosité de l’écran et sa résolution permettent un affichage de qualité, le rendu des “faces de montre” (ie le type de quadrant que vous désirez afficher) est du plus joli effet. On trouvera d’ailleurs pour les montres sous Android Wear un nombre incroyable de “reproductions” de montres de marques connues, telles Breitling, Citizen, Mondaine, Tissot, Rado, Panerai et j’en passe et ce surtout via l’application WatchMaker. C’est joli, mais ce ne sont jamais que des imitations qui n’auront jamais l’éclat d’une montre de marque originale. C’est un peu comme se balader avec un faux sac Vuitton : ça ressemble de loin, mais de près ça ne donne pas le change. A côté de cela, il y a les désavantages de la technologie OLED (LCD, AMOLED, même soucis) : au plus la luminosité extérieure est élevée au plus la lecture de l’écran est difficile. Et inversement, le soir ou dans l’obscurité, la luminosité de la montre devient un peu gênante. Combien de fois ne m’a-t-on pas demandé en soirée pourquoi je portais une lampe de poche à mon poignet…

Côté Pebble Time, la lisibilité de l’écran est un bonheur total : au plus la luminosité augmente au plus l’écran est lisible, et en cas de manque de lumière un petit coup du poignet suffira pour allumer brièvement un rétro-éclairage. Elle en devient, de ce fait, beaucoup plus discrète à porter, et la lecture de l’heure ou d’une notification demande moins de jouer de sa deuxième main pour cacher l’écran du soleil. L’écran e-ink couleur est surprenant – c’est la première fois que j’en vois un de ce type. Il permet d’afficher 64 couleurs, bien moins que les milliers de nuances d’un écran OLED ou LCD, et du fait du nombre réduit de pixels et de couleurs il ne faudra pas espérer trouver des beaux replicas de montres de marque, comme sur Android Wear. Ceci dit on s’en passe rapidement, pour passer de l'”imitation game” à un aspect nettement plus fonctionnel.

Finalement, la Pebble Time n’a pas d’écran tactile, et au final et à mon grand étonnement cela s’est avéré un plus. L’écran tactile sous Android Wear n’est pas toujours très réactif, mais ce qui est le plus énervant est d’activer l’écran à chaque fois que vous vous croisez les bras… Avec Pebble Time ce soucis n’existe pas.

Avantage : l’efficacité plutôt que le bling bling, donc Pebble Time

Gestion des notifications

Il est pratique de recevoir un petit message sur sa montre dès que vous recevez un SMS, chat (whatsapp, viber, etc), un nouvel email ou toute autre notification qui peut apparaître sur votre smartphone. En terme de type de notifications reçues, je n’ai pas remarqué de différences notables entre Pebble Time et Android Wear outre certains éléments graphiques (par exemple un sticker dans Viber s’affichera dans toute sa gloire alors que Pebble vous dira que vous avez reçu un sticker mais ne l’affichera pas). Tant sur l’une que sur l’autre, vous pouvez effectuer certaines actions sur ces notifications, telles qu’un “dismiss” (faire disparaître la notification), “delete” (par exemple effacer l’email gmail que l’on vient de recevoir), voir répondre à un SMS ou message. Si Dick Tracy est votre idole, vous pourrez dicter vos messages de réponse tant à l’une qu’à l’autre montre – chose que je ne fais que très rarement, il faut avouer que l’on a toujours l’air un peu con. J’ai cependant été étonné de la qualité de reconnaissance vocale de la Pebble Time, et ce même en Français.

A noter que Pebble Time propose d’installer…. android wear sur votre Smartphone, ceci afin de pouvoir utiliser certains APIs qui permettent, par exemple, qu’une notification vue sur la montre et supprimée sur celle-ci soit également supprimée sur le téléphone. Par contre, lorsqu’il s’agit de retrouver une notification que l’on a reçue puis effacée, Pebble Time s’en sort nettement mieux que Android Wear où cette opération est quasi impossible.

Avantage : ex aequo

Applications

Outre le fait de pouvoir appliquer des cadrans de montres divers, chacune des deux montres permet d’installer des applications diverses. Avec Android Wear, cela se fera au travers du téléphone via le Google Play Store, avec la Pebble Time cela se fera au travers de l’application Pebble Time sur votre smartphone. De nombreuses applications Android vont par ailleurs automatiquement installer une petite app sur votre smartwatch Android Wear si celle-ci est détectée, comme par exemple Shazam, Google Fit, Glympse, FlightRadar24, etc. Pour la Pebble Time, et si les apps sont votre focus, vous allez être un peu déçu… On retrouvera des “fitness trackers” genre Up ou Misfit, Runkeeper, des lecteurs de flux RSS, des compagnons pour des applications genre TripAdvisor ou Evernote, des petits jeux basiques mais au final même s’il y a “des milliers d’applications” dans le portail Pebble cela reste un peu maigre et au design un peu moins soigné que ce que l’on retrouve sous Android Wear. Il faut souligner que Pebble n’a toujours pas introduit de système de paiement dans sa plateforme d’applications ou de “watch face” et ceci peut certainement être considéré comme un frein pour des développeurs préférant viser des plateformes leur permettant de monétiser le fruit de leur travail.

Il faut néanmoins mettre en avant la fonctionnalité “timeline” de la Pebble Time, qui permet rapidement de consulter les événements futurs ou passés, tels que par exemple vos événements calendrier, les prévisions météo ou toute info associée au temps venant d’applications compatibles (exemple : l’heure de votre prochain vol, quand il faudra recharger la batterie etc). Voici une petite vidéo qui explique bien le concept :

Avantage : Android Wear

Capteurs divers

En terme de capteurs, la LG G Watch R est pourvu d’accéléromètres, de gyroscopes, d’un compas électronique, d’un baromètre et d’un capteur de battement de cœur. Ce dernier est plutôt un gadget qu’autre chose, parlez-en à votre médecin et il va se marrer… Mais cela peut donner une indication intéressante ici et là. Le compas électronique est assez stable une fois recalibré (comme sur un smartphone), quant au baromètre il y a peu d’applications qui en font bon usage.

La Pebble Time est plus maigre sur ce plan : accéléromètres, gyros, compas électronique. Le compas électronique est moins stable et a tendance à sauter un peu en utilisation de type boussole. Pebble a par contre annoncé l’ouverture de son écosystème vers des “smartstraps“, genre de bracelets alternatifs pour la Pebble Time permettant d’ajouter des fonctionnalités supplémentaires tels que capteur de fréquence cardiaque, lecteur NFC, GPS, batteries supplémentaires etc. Ceci semble toutefois toujours en stade de concept et l’on a pu encore voir de smartstrap probant jusqu’ici, lagré un concours lancé par Pebble avec un joli financement à la clé (1M$).

Avantage : LG G Watch/Android Wear, jugement à revoir lorsque les premiers smartstraps seront disponibles

Verdict

Le fait que je porte la Pebble Time tous les jours est un verdict final en soi. Elle est plus lisible, plus légère et plus discrète. En terme de fonctions de base – lire l’heure, voir qui m’appelle, voir les notifications de mon smartphone sans devoir toujours me saisir de celui-ci, la Pebble Time remplit tout à fait son office. Ce n’est pas pour autant que j’ai définitivement rangé ma montre Android Wear, que je ressors de temps à autre, et pour être honnête plutôt pour son côté bling bling.

A 249€, la Pebble Time n’est pas gratuite, voir plus chère qu’une Moto 360 ou qu’une LG G Watch R, le choix basé sur le coût n’est donc pas le plus évident.

 

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Les montres Android Wear sont-elles une solution grand public

Dans un article précédent, je vous avais parlé de la montre connectée Pebble. Les mois passant, celle-ci n’est plus unique sur le marché, de nombreux constructeurs ayant rejoint le train des objets connectés se reliant à nos smartphones pour offrir de nouvelles manières de consommer de l’information ou d’interagir avec le continent numérique. Google n’est pas le moindre de ces acteurs, et avait annoncé en mars 2014 la sortie d’une nouvelle plateforme pour objets connectés, principalement des montres “intelligentes”, appelée “Android Wear”. Plutôt que de vouloir implanter un système Android complet dans une montre, le système Android Wear de Google est centré sur l’affichage de sortes de cartes d’informations, telles qu’on les trouve sur Google Now. Android Wear est par ailleurs fortement axé sur les commandes vocales, à nouveau telles qu’on les retrouve dans Google Now. Par exemple “envoie un SMS à Bernard je serai en retard à la réunion” ou “mets une alarme pour 7h30”. Ce système de cartes permet d’afficher des notifications (emails et SMS reçus, alarmes, météo, votre fréquence cardiaque si la montre le supporte, le nombre de pas fait au cours la journée telle un bracelet FitBit ou autre) et s’enrichit via l’ajout d’applications tierces que l’on trouve dans le Google Play Store. Par exemple, si vous utilisez Runkeeper ou Runtastic lorsque vous allez courir ou faire du vélo, vous pourrez voir vos données d’activités sur votre montre plutôt que devoir sortir votre smartphone de sa housse.

Fidèle à son approche, Google n’a pas construit de montre connectée basée sur son système, mais délègue à des fabricants tels Motorola, LG, Sony, Samsung, Asus etc. De par son système de licence similaire au système Android, même vous pourriez construire votre propre montre Android Wear. Les montres actuellement vendues par ces fabricants sont relativement similaires au niveau de leur caractéristiques, même si dans le détail on trouvera des variations (type d’écran, taille de batterie, etc) : on y trouvera un écran tactile permettant d’interagir avec la montre sans utiliser la voix, un micro mais pas de haut parleur, et des capteurs divers allant du gyroscope et accéléromètres au capteur de lumière et capteur de rythme cardiaque. La connexion avec le smartphone, exclusivement tournant sous Android 4.3 ou supérieur, se fait en bluetooth. Nous voyons ici une première grosse différence avec la montre Pebble qui peut se connecter tant avec des iPhones qu’avec Android. Google construit donc son écosystème et en cela se rapproche fort d’Apple. Pas trop étonnant à vrai dire.

De gauche à droite : Motorola Moto 360, Asus ZenWatch, LG G Watch R, Sony Smartwatch 3

De gauche à droite : Motorola Moto 360, Asus ZenWatch, LG G Watch R, Sony Smartwatch 3

Dans l’esprit de ce blog, je n’annonce pas ici une nouveauté, Android Wear étant sur le marché depuis de nombreux mois. J’ai par ailleurs “attendu” le dernier trimestre de l’an passé avant de me jeter dans le bain et tester ces petits joujous, le temps de faire passer l’une ou l’autre mise à jour du système et de laisser les fabricants faire leurs premiers essais. J’ai testé deux montres, la Sony SmartWatch 3 et la LG G Watch R et vais vous livrer ci-dessous mes impressions, tant positives que négatives.

Sony SmartWatch 3

Si j’ai décidé de me jeter dans le bain d’Android Wear avec la Sony SmartWatch3, c’est que celle-ci semblait être la plus complète et aboutie au niveau de ses spécifications : une “grande” batterie, une mémoire de 8GB pour stocker de la musique et donc pouvoir se passer de son smartphone, un GPS intégré… Tout semblait donc bien parti.

Au déballage, on charge la batterie, l’écran s’allume… Joie, l’écran est très joli. Les couleurs sont flash, lumineuses et contrastent fort avec le monochrome type e-ink de Pebble. On le paiera à l’autonomie bien entendu, car si je n’avais aucun soucis pour tenir 4, 5 voir 6 jours avec ma Pebble sans devoir la recharger, les montres Android Wear devront revenir s’alimenter tous les jours ou deux jours suivant votre utilisation. Il faudra penser à un chargeur USB mural double, histoire de charger votre smartphone et montre en même temps. Pour le coup, j’avais commandé ce chargeur Inatek sur Amazon et ne le regrette aucunement : 2,4 ampères sur une fiche pour mon HTC One, et 1 ampère sur l’autre pour la montre ou le smartphone de ma compagne.

La montre ne fonctionnera pas tant qu’elle n’aura pas été connectée à votre Smartphone via l’application Android Wear. Aucun soucis de ce côté-là, la SmartWatch3 est reconnue rapidement, l’heure se synchronise et un petit tutoriel se déroule sur la montre pour expliquer le fonctionnement de ces fameuses “cartes”. Une petit vidéo ci-dessous pour vous montrer le principe :

Comme sur toutes les montres Android Wear, vous pouvez choisir différents type de “watch faces”, en gros à quoi ressemble la montre pour afficher l’heure. Chaque constructeur vient avec ses propres faces et franchement la SmartWatch 3 est un peu tristounette de ce côté. On trouvera rapidement des applications tel l’excellent “Watchmaker” pour palier à celà, vous permettant de créer vos propres faces de montre ou d’en télécharger à profusion sur le site facerepo.com. Vous ne serez pas étonné d’y trouver des répliquas de montres de marques, genre Breitling, Panerai, Citizen,… (ce qui a valu et vaut toujours quelques lettres de type “cease and desist” aux sites hébergeant ces fichiers de la part des fabricants concernés) mais aussi et heureusement des créations plus originales tirant parti de l’univers numérique auquel ces montres sont connectées).

Ce qui m’emmène à parler des applications pour Android Wear, que l’on installe via le Play Store à partir de son smartphone et qui se synchronisent ensuite avec votre montre Android Wear. C’est un processus un peu étrange, à vrai dire. Aucun log ou message sur votre téléphone, via par exemple l’appli Google Android Wear, pour vous signaler que l’appli s’est bien synchronisée. Hors ceci peut prendre quelques fois du temps, n’oublions pas que l’on est en bluetooth, pas en wifi. Que dire aussi d’applis pour lesquelles le “compagnon” sur la montre disparaît après quelques jours ? Il faudra passer par une option permettant de forcer la synchronisation des apps dans Android Wear sur votre smartphone pour corriger cela. Et dans certains cas, il faudra carrément désinstaller l’appli sur votre smartphone et la réinstaller pour qu’elle réapparaisse sur votre montre (je n’ai eu ce soucis qu’avec l’appli “Bearing“, un très joli compas électronique, pour être honnête, mais bon…). OK, on va dire que l’on est encore dans la première année de vie d’Android Wear, mais espérons que Google améliore un peu cet aspect avec le temps.

Première énorme déception avec la SmartWatch 3 : aucune fonction standard ne supporte le GPS intégré dans la montre. Encore plus fort, et franchement totalement risible, l’application “Sony Lifelog” ne supporte même pas la Sony SmartWatch 3. Suite à une mise à jour fin octobre, euréka, on peut synchroniser les nombres de pas faits pendant la journée que la montre a tenté de dériver des capteurs tels que gyro et accéléromètres mais toujours pas de support du GPS. Et des applications de sport telles que Runkeeper, Runtastic etc ignorent parfaitement ce GPS intégré aussi. Je n’ai finalement trouvé que Google My Tracks qui me permette d’enregistrer un trajet de manière autonome avec ma montre puis de synchroniser ce parcours avec l’appli correspondante sur mon smartphone. J’insiste vraiment sur ô combien ceci est risible de la part de Sony, qui a positionné cette montre comme “le compagnon des sportifs”.

Deuxième grosse déception, le support des mp3 sur la montre elle-même. C’est une des raisons principales de mon choix pour la SmartWatch 3. J’imaginais qu’il suffirait de brancher la montre sur mon PC via le câble USB pour y transférer la musique. Cela parait simple, logique et efficace. Hé bien non. Dans un premier temps je ne trouve aucune info pour savoir comment faire. Et rien sur le site de Sony. Ben non, ce serait trop facile. Finalement au bout de 2 ou 3 semaines apparaît une mise à jour d’Android Wear annonçant le support pour les montres telles la SmartWatch3 qui permettent de stocker de la musique. Euréka me dis-je !! Hé bien non. En gros, il faut passer par Google Play Music sur le smartphone (que je n’utilise pas, lui préférant de très loin PowerAmp, N7 Player et Spotify) pour synchroniser la musique téléchargée sur sa montre et, encore pire, on ne peut même pas choisir laquelle. Là je crois franchement halluciner. Je tombe dans un monde encore pire que ce qu’Apple aurait pu faire. Apple m’aurait certainement forcé à passer par iTunes ou une horreur du genre, un truc bien fermé, bien propriétaire. Mais Apple m’aurait laissé choisir quelle musique synchroniser, Apple aurait développé ceci en pensant premièrement à l’utilisateur et sa manière d’interagir avec l’appareil. Ici on a un truc, un machin ignoble qui ressemble plus à une fonction ajoutée en dernière minute par un programmeur haïssant la race humaine et complotant au fond de sa cave.

Et, finalement, pour couronner le tout, la connexion Bluetooth entre la montre et mon téléphone semble assez aléatoire. Il arrive régulièrement que la connexion s’arrête, puis revienne, ou ne revienne pas auquel cas je dois soit rebooter la montre soit couper et ré-enclencher bluetooth sur mon smartphone.

Bref, je me dis : j’ai une montre dont deux des fonctionnalités principales la différenciant des autres sont inutilisables. Cela se termine comment ce genre d’histoire ? Montre revendue direct en deuxième main, et ouf, juste avant que le prix ne soit carrément sacrifié sur Amazon, quasi 100€ de moins neuf que ce que je l’avais achetée. Ouuuuuuuuf… Bon, au revoir Sony. Non, adieu.

LG G Watch R

Comme on dit : il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Si, pour moi, Sony a mal positionné et mal supporté son produit, cela ne veut pas pour autant dire que Android Wear n’est pas bon. Cette petite expérience m’aura également fait un peu douter sur le design rectangulaire des montres connectées qui leur donne un aspect un peu “brique” ou massif. Décidé de repartir vers une montre avec un écran circulaire, j’avais le choix entre la Moto 360 et la LG G Watch R. Mon choix s’est porté sur la dernière car Moto a choisi de couper l’écran de sa montre sur le bas histoire d’y insérer un capteur de lumière ambiante, ce qui est fort regrettable. LG a également choisi de supporter les bracelets de montre standards ce qui rend l’échange très simple et moins onéreux. Je dois cependant dire que le bracelet de cuir de la montre LG GW R est fort agréable. Mais c’est toujours mieux de savoir que l’on peut changer facilement. Une promo en période pré-Noël sur Amazon, 60€ de moins que le prix normal, m’aura décidé à cliquer sur le bouton “commander”.

Ici, plus de “gadget” à la sauce Sony. Pas de support de mp3 directement sur la montre. Pas de GPS intégré dans la montre. Mais un écran extrêmement agréable en P-OLED ce qui signifie que le noir est vraiment noir avec un ratio de contraste incroyable. D’après ce que j’ai lu sur internet, elle dure plus longtemps sur batterie que le Moto 360. Elle est également moins épaisse. Si on aime les montres “sportives”, la LG G Watch R correspond à ce look et il n’est pas impossible, dépendant du “watch face” que vous utiliserez, de la confondre avec une “vraie” montre.

Jusqu’ici je n’ai aucun problème de connexion bluetooth tel que j’avais pu en avoir avec la Smartwatch 3. La connexion est solide et constante. Je tiens entre 2 et 3 jours entre chaque charge, charge qui par ailleurs ne prends qu’une bonne heure. Un petit regret cependant, car il en faut bien : pourquoi diable la montre revient-elle systématiquement à la date du 1er janvier à 1h après chaque redémarrage ? En effet, j’arrête la montre en allant me coucher, ce qui me force donc le matin à rebrancher la montre avec le smartphone pour avoir l’heure juste. Cela prends 2 secondes, mais c’est un peu ennuyant. La Sony SmartWatch 3 n’avait pas ce petit défaut.

Et donc ?

Sincèrement, mon niveau de satisfaction vis à vis d’Android Wear a clairement augmenté grâce à cette LG. Je ne suis plus tenté de remettre ma Pebble. J’apprécie énormément le fait de pouvoir changer de face de montre selon mes envies ou humeurs, celles-ci étant souvent très agréables à regarder. Pouvoir discrètement jeter un coup d’oeil à sa montre plutôt que de sortir son smartphone lorsque l’on est au ciné, au resto, en réunion est très appréciable. Android Wear s’améliore au fil des releases, le fait par exemple de ne plus voir une notification sur son téléphone une fois que l’on a supprimé la notification correspondante sur sa montre est agréable, ainsi que le fait de pouvoir facilement, sous Android Wear 5, gérer quelles notifications peuvent apparaître ou non. Si la LG est IP67, c’est à dire qu’elle pourra tenir plus ou moins une heure sous 1 mètre d’eau, elle n’est pas pour autant étanche, donc vous ne pourrez aller surfer ou nager avec elle. C’est sans doute, outre la durée de vie sur batterie, la seule chose que je regrette vis à vis de la Pebble.

Je reste par contre assez dubitatif sur la commande vocale au travers de la montre. Si elle est pratique lorsque vous êtes au volant et voulez envoyer un texto ou prendre une note pour ne pas oublier quelque chose, je me vois très mal parler à ma montre en plein resto, en réunion ou même dans la rue. Ou hurler sur ma montre en plein concert. Non, je ne m’appelle pas Dick Tracy. Mais ça, c’est le même “soucis” si vous utilisez Google Now sur votre smartphone, ou Siri sur votre iPhone.

A propos d’iPhone, n’oubliez pas si vous en avez un qu’Android Wear ne fonctionne pas avec ce système; vous devrez donc jeter votre dévolu sur une Pebble ou attendre la montre connectée d’Apple qui elle, ne fonctionnera pas avec les smartphones Android.

Peut-on pour autant dire qu’Android Wear est une solution “grand public” ? J’ai un petit doute. Ce genre d’appareil me semble rester un (très joli) gadget pour afficionados de la technologie. Il n’est en rien indispensable. Il apporte un écran déporté, mais rien de transcendantalement neuf, ie rien ou pas grand chose que vous ne faites déjà avec votre smartphone. Je reste fort curieux de découvrir ce qu’Apple lancera cette année sur le marché dans ce domaine, sans doute plutôt dans le domaine des types de capteurs intégrés à sa future montre, même s’il y a clairement beaucoup trop de spéculations et de rêves éveillés dans la blogosphère à ce sujet.

 


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Transférer ses données et applications entre smartphones Android

Waow, génial, super ! Vous l’avez votre nouveau Smartphone Android ! Sûrement plus rapide, avec un meilleur écran, plus de mémoire, peut-être une meilleure caméra et Dieu sait quelle autres nouvelles possibilités. Vous regardez déjà votre ancien modèle avec un regard vacillant entre nostalgie et, il faut l’avouer, un certain dédain. Seulement, cet ancien smartphone, lui il stocke encore une bonne partie de votre “ancienne” vie, non ? Tous ces SMS, emails, photos, vidéos… Et puis aussi toutes ces heures passées à écluser les niveaux d’Angry Birds, à accumuler vos compétences dans Temple Run, à enregistrer la progression de votre poids dans Libra, toutes ces musiques que vous avez taggées avec Shazam, etc, etc… Que vont devenir toutes ces données ? Disparaître dans le grand vide numérique ? Non non non, ce serait vraiment trop bête ! Mais comment transférer tout cela de l’ancien joujou vers le nouveau ? Il faut reconnaître à la société à la pomme que tout ceci ne pose pas trop de problèmes : on utilise iCloud, on utilise iTunes pour le backup et la restauration et paf c’est fait. Mais sur Android on fait comment ? Petit florilège des méthodes que j’ai pu utiliser lors de mes différents changements de smartphone.

L’informatique dans les nuages

Si vous avez un Smartphone Android, il est quasi sûr que vous ayez un compte Google ainsi q’une série d’applications installées stockant leurs données “dans les nuages” (ou autrement dit, sur les serveurs des fournisseurs d’application). Si tel n’est pas le cas, pourquoi avoir un Smartphone ?

Avec votre compte Google, vos emails, vos contacts et vos calendriers sont associés à votre compte et vous retrouvez vos données online dans Gmail, Google Mail Contacts et Google Calendar. Peut-être même utilisez vous le transfert automatique de vos Photos vers Google+ ainsi que Google Drive. Donc lorsque vous configurerez votre compte Google sur votre nouveau smartphone et autorisez la synchronisation de ce compte, vous récupérerez ces calendriers, contacts et autres données.

De même, si vous utilisez des applis genre Dropbox, Evernote, etc qui synchronisent ou chargent vos données dans les nuages, il suffira de réinstaller ces applications sur votre nouvel appareil et d’y configurer vos comptes pour retrouver vos données.

Utiliser son PC/MAC pour le transfert

Il serait également judicieux de connecter votre ancien smartphone à votre PC ou MAC pour recopier tous les fichiers qui sont stockés sur le stockage principal de l’appareil et également sur la carte miniSD si votre appareil le supporte et que vous avez des données dessus.

Soit vous connecterez votre appareil via USB : dans ce cas si vous tournez Windows votre smartphone apparaîtra simplement dans le Windows Explorer, et si vous êtes sur MAC vous utiliserez Android File Transfer.

Soit vous passez par le WIFI, et utiliserez une appli comme AirDroid qui permet un accès sur votre Smartphone à travers du browser de votre ordinateur MAC ou Windows.

Vous pourrez ici principalement sauver des fichiers et répertoires tels que :

  • vos dossiers photos et videos
  • vos dossiers remplis de musique (mp3, …) ou de podcasts
  • vos dossiers de type “documents” ou “download”
  • les sonneries et notifications (les répertoires “Ringtones” et “Notifications”)
  • les dossiers spécifiques à des applications installées que vous reconnaîtrez en général simplement par leur nom. A noter qu’une appli peut très bien avoir un répertoire mais le fait de copier celui-ci ne garantit pas que les paramètres de configurations de cette appli seront sauvés. Voir “outil de migration” ci-dessous.

Bien entendu, une fois vos données sauvegardées sur votre PC, vous procéderez en sens inverse pour copier tout cela sur votre nouveau Smartphone.

Outils de migration

Certains fabricants proposent des outils de migration, tel HTC avec l’appli Android “HTC Transfer Tool“. Cet outil ne peut être utilisé que pour migrer VERS un smartphone HTC. Par exemple, lors de la preimière configuration d’un HTC One, l’assistant de configuration sur le HTC One vous proposera d’installer HTC Transfer Tool sur votre ancien smartphone et de faire un migration via wifi. Ce tool permet le transfert des données suivantes :

  • Contacts : pas vraiment utile si vos contacts sont déjà sur votre compte Google
  • Messages : utile pour les SMS
  • Calendar : pas vraiment utile si vos calendriers sont déjà sur votre compte Google
  • Music : OK, pratique
  • Photos : OK, pratique
  • Videos : OK, pratique
  • Bookmarks : OK, pratique
  • Display settings (brightness, sleep) : bof, franchement…
  • Wallpaper : ne marche pas si c’est un live wallpaper

Samsung propose également via son outil “Samsung KIES” la possibilité de migrer ses données entre smartphone Samsung mais également provenant de backups venant de smartphone non-Samsung (Nokia OS Series 40 devices, LG, Apple iOS backups et Blackberry). Bien entendu dans le cas de smartphones non Android vous ne pourrez considérer une migration de applications, et Kies se limite en général aux mêmes données que HTC Transfer. Samsung vient de lancer un nouvel outil de migration appelé “Smart Switch” qui fait également la même chose, mais cet outil ne peut avoir comme smartphone de destination que le Samsung S4.

Très bien me direz-vous, jusqu’ici nous avons pu récupérer déjà pas mal. MAIS nous n’avons toujours pas résolu 2 problèmes : quid du transfert des applications installées (si comme moi vous avez plus de 290 applications installées, vous n’avez pas envie de passer votre temps à tout reinstaller à partir du Play Store) et de la configuration de celles-ci (ce incluant par exemple vos progressions dans des jeux).

C’est ici qu’intervient un outil comme Helium. Helium est une application permettant de faire un backup (et une restauration) de vos applications ET de leurs configurations et données associées). Il n’est pas nécessaire d’avoir un smartphone “rooté” pour qu’Helium fonctionne : vous installez Helium sur vos 2 smartphones (l’ancien et le nouveau) et vous installez Helium sur votre MAC ou PC. Helium sur PC/MAC va vous servir à “débloquer” votre terminal Android, ie permettre à Helium de faire le backup des apps. Ne vous inquiétez pas, cette opération n’est PAS un jailbreak et vous ne risquez pas la garantie de vos terminaux Android. Si vous éteignez/redémarrez votre terminal Android vous devrez à nouveau utiliser le soft sur PC/MAC pour réactiver Helium. Pour procéder au transfert entre vos smartphones, vous procéderez comme suit :

  1. Assurez-vous que vous avez bien le version “Premium” de Helium sur vos terminaux
  2. Sur votre ancien terminal, vous ferez un backup de toutes vos apps. J’ai pris l’option de tout sauvergarder (ie pas uniquement les données des applis). Pour la destination du backup, vous aurez le choix entre stockage interne ou carte SD ou Google Drive. Perso j’ai pris Google Drive.
  3. Une fois le backup initial fait, vous allez sur votre nouveau smartphone et vous démarrez Helium également. Vous allez dans le tab “Restauration et Synchronisation”. Sous “mes périphériques”, vous devriez voir apparaître votre ancien smartphone (il doit être connecté sur le même réseau wifi et Helium doit bien entendu y tourner également
  4. Vous cliquez sur votre ancien terminal, choisissez toutes les applis, et lancez la synchronisation. Petit conseil : veillez à ce que rien ne coupe le wifi sur votre ancien terminal genre task killers, optimisateurs de batterie et compagnie. A priori, je vous conseillerais de mettre l’ancien terminal sur son chargeur et de modifier les paramètres pour que l’écran reste toujours allumé, sinon la synchro risque de s’arrêter et vous devrez reprendre celle-ci à chaque fois (et quelques fois re-sélectionner ce qu’il y a à synchroniser).
  5. Fin d’opération, vous avez tout récupéré sur votre nouveau terminal ! Il est possible que certaines apps ne soit pas transférables pour cause de protection mais sur les 293 apps transférées dans mon cas, 3 uniquement n’ont pas pu être traitées.

Résumé

Helium devrait répondre à la majorité de vos attentes : très complet, relativement simple d’emploi, il vous évitera de passer des heures à tout reinstaller manuellement.

Pour les “transfuges”, ie ceux et celles qui passerait de Nokia (Symbian), Blackberry ou iOS des solutions existes dépendant du terminal Android que vous avez acheté (HTC & Samsung fournissent ce genre d’outils).