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Pebble Time, le retour du Jedi

Dans le monde des montres connectées, ou encore smartwatches, deux géants s’affrontent : d’un côté Google avec son système “Android Wear” qui a été adopté par divers fabricants tels que Motorola, LG, Sony, Samsung ou encore Asus, et de l’autre Apple avec son Apple Watch, qui a pénétré le marché en force (et encore, pas disponible à l’achat dans tous les pays européens) mais peine à maintenir ses objectifs de vente. Ces deux camps ont une approche exclusive jusqu’ici, à savoir qu’il vous faut un smartphone Android pour utiliser une montre Android Wear, idem pour le couple Apple iOS + Apple Watch. Google travaillerait de son côté afin de rendre possible l’utilisation d’une montre Android Wear avec iOS.

A côté de ces approches exclusives, il existe une pléthore de montres connectées qui, pour la plupart, n’offrent comme fonctionnalité que le suivi des activités sportives et éventuellement la notification de messages ou appels entrants. C’est ici que l’on trouvera les Jawbone, FitBit, Garmin et autres Withings. Elles fonctionnent en général autant avec des smartphones Android qu’Apple, mais peuvent difficilement être considérée comme “smartwatch” de par leur fonctionnalité limitée.

Dans une catégorie un peu à part, Pebble se taille une jolie part du gâteau. C’est en 2012 qu’un projet pour une montre connectée basée sur un écran monochrome de type “e-ink” (encre électronique) fonctionnant autant avec Android qu’iOS est apparu sur la plateforme de financement participatif Kickstater. Cette année-là, elle est devenue le projet le plus financé ayant jamais existé sur Kickstarter, en levant plus de 10M$ de fonds. Grâce à son écran à base d’encre électronique et un processeur peu groumand, cette montre ne nécessitait pas de charge chaque jour, elle était légère, résistante à l’eau. Le public ne s’est pas trompé, au 31 décembre 2014 Pebble avait déjà vendu plus d’un million de montres. A titre de comparaison, 6.8 millions de “smartwatches” (incluant donc également les montres de type “fitness tracker”) se sont vendues en 2014, le record revenant à Samsung ayant vendu plus ou moins 1,2 millions de smartwatches. Joli score Pebble face au monstre sud Koréen, non ?

Les années passant, il était donc temps pour Pebble de lancer un nouveau produit, et c’est donc en janvier 2015 qu’une nouvelle campagne de financement Kickstarter a vu le jour, cette fois pour la montre “Pebble Time” – grosso modo, et j’y reviendrais plus en détail dans cet article, une version couleur de la montre Pebble originale. Nouveaux records pour cette campagne, la première à lever 1 millions de dollars en moins d’une heure, et un total de 20,3 millions de dollars sur la totalité de sa campagne ! Le petit Padawan est devenu un véritable Jedi.

Comment la Pebble Time tient-elle face aux montres Android Wear and Apple Watch ? Est-elle une alternative à considérer si vous désirez ajouter une extension numérique à votre smartphone ? Après un peu plus de deux semaines d’utilisation la réponse est définitivement “oui”. Ayant une LG G Watch R (Android Wear) depuis plusieurs mois, voici le résultat de ma propre comparaison s’impose.

Confort : porter la montre

La Pebble Time pèse 42.5 grammes bracelet inclus. Elle fait 9.6 mm d’épaisseur. Comparée à la LG G Watch R avec ses 62 grammes et 11 mm d’épaisseur, on peut dire que la Pebble Time se fait facilement oublier une fois au poignet. Les montres Android Wear ont quelques fois tendances à chauffer, comme vos smartphones, lorsqu’un processus utilise trop de puissance du processeur, lors de mise à jour etc ce qui est une sensation peu agréable au poignet. En comparaison la Pebble Time ne chauffe jamais. Enfin, si la LG G Watch R devra être impérativement chargée tous les jours ou jours et demi (selon votre utilisation), le fait de pouvoir utiliser la Pebble Time jusqu’à une semaine sans devoir la recharger procure une sensation presque jouissive. Pas besoin non plus d’enlever la Pebble Time lorsque l’on va nager ou sous la douche, elle est étanche jusqu’à 30m alors que la LG est, grosso modo, résistante aux éclaboussures ou à une brève immersion à 1 mètre de profondeur maximum.

Avantage : Pebble Time

LG G Watch R et Pebble Time

LG G Watch R et Pebble Time

Confort : lecture de l’écran

La LG G Watch R a un écran P-OLED de 1.2 pouces et d’une résolution de 320×320 pixels, alors que la Pebble Time dispose d’un écran couleur “e-paper” (papier électronique) de 144×168 pixels. D’un point de vue strictement esthétique, on serait tenté de donner l’avantage à LG : la luminosité de l’écran et sa résolution permettent un affichage de qualité, le rendu des “faces de montre” (ie le type de quadrant que vous désirez afficher) est du plus joli effet. On trouvera d’ailleurs pour les montres sous Android Wear un nombre incroyable de “reproductions” de montres de marques connues, telles Breitling, Citizen, Mondaine, Tissot, Rado, Panerai et j’en passe et ce surtout via l’application WatchMaker. C’est joli, mais ce ne sont jamais que des imitations qui n’auront jamais l’éclat d’une montre de marque originale. C’est un peu comme se balader avec un faux sac Vuitton : ça ressemble de loin, mais de près ça ne donne pas le change. A côté de cela, il y a les désavantages de la technologie OLED (LCD, AMOLED, même soucis) : au plus la luminosité extérieure est élevée au plus la lecture de l’écran est difficile. Et inversement, le soir ou dans l’obscurité, la luminosité de la montre devient un peu gênante. Combien de fois ne m’a-t-on pas demandé en soirée pourquoi je portais une lampe de poche à mon poignet…

Côté Pebble Time, la lisibilité de l’écran est un bonheur total : au plus la luminosité augmente au plus l’écran est lisible, et en cas de manque de lumière un petit coup du poignet suffira pour allumer brièvement un rétro-éclairage. Elle en devient, de ce fait, beaucoup plus discrète à porter, et la lecture de l’heure ou d’une notification demande moins de jouer de sa deuxième main pour cacher l’écran du soleil. L’écran e-ink couleur est surprenant – c’est la première fois que j’en vois un de ce type. Il permet d’afficher 64 couleurs, bien moins que les milliers de nuances d’un écran OLED ou LCD, et du fait du nombre réduit de pixels et de couleurs il ne faudra pas espérer trouver des beaux replicas de montres de marque, comme sur Android Wear. Ceci dit on s’en passe rapidement, pour passer de l'”imitation game” à un aspect nettement plus fonctionnel.

Finalement, la Pebble Time n’a pas d’écran tactile, et au final et à mon grand étonnement cela s’est avéré un plus. L’écran tactile sous Android Wear n’est pas toujours très réactif, mais ce qui est le plus énervant est d’activer l’écran à chaque fois que vous vous croisez les bras… Avec Pebble Time ce soucis n’existe pas.

Avantage : l’efficacité plutôt que le bling bling, donc Pebble Time

Gestion des notifications

Il est pratique de recevoir un petit message sur sa montre dès que vous recevez un SMS, chat (whatsapp, viber, etc), un nouvel email ou toute autre notification qui peut apparaître sur votre smartphone. En terme de type de notifications reçues, je n’ai pas remarqué de différences notables entre Pebble Time et Android Wear outre certains éléments graphiques (par exemple un sticker dans Viber s’affichera dans toute sa gloire alors que Pebble vous dira que vous avez reçu un sticker mais ne l’affichera pas). Tant sur l’une que sur l’autre, vous pouvez effectuer certaines actions sur ces notifications, telles qu’un “dismiss” (faire disparaître la notification), “delete” (par exemple effacer l’email gmail que l’on vient de recevoir), voir répondre à un SMS ou message. Si Dick Tracy est votre idole, vous pourrez dicter vos messages de réponse tant à l’une qu’à l’autre montre – chose que je ne fais que très rarement, il faut avouer que l’on a toujours l’air un peu con. J’ai cependant été étonné de la qualité de reconnaissance vocale de la Pebble Time, et ce même en Français.

A noter que Pebble Time propose d’installer…. android wear sur votre Smartphone, ceci afin de pouvoir utiliser certains APIs qui permettent, par exemple, qu’une notification vue sur la montre et supprimée sur celle-ci soit également supprimée sur le téléphone. Par contre, lorsqu’il s’agit de retrouver une notification que l’on a reçue puis effacée, Pebble Time s’en sort nettement mieux que Android Wear où cette opération est quasi impossible.

Avantage : ex aequo

Applications

Outre le fait de pouvoir appliquer des cadrans de montres divers, chacune des deux montres permet d’installer des applications diverses. Avec Android Wear, cela se fera au travers du téléphone via le Google Play Store, avec la Pebble Time cela se fera au travers de l’application Pebble Time sur votre smartphone. De nombreuses applications Android vont par ailleurs automatiquement installer une petite app sur votre smartwatch Android Wear si celle-ci est détectée, comme par exemple Shazam, Google Fit, Glympse, FlightRadar24, etc. Pour la Pebble Time, et si les apps sont votre focus, vous allez être un peu déçu… On retrouvera des “fitness trackers” genre Up ou Misfit, Runkeeper, des lecteurs de flux RSS, des compagnons pour des applications genre TripAdvisor ou Evernote, des petits jeux basiques mais au final même s’il y a “des milliers d’applications” dans le portail Pebble cela reste un peu maigre et au design un peu moins soigné que ce que l’on retrouve sous Android Wear. Il faut souligner que Pebble n’a toujours pas introduit de système de paiement dans sa plateforme d’applications ou de “watch face” et ceci peut certainement être considéré comme un frein pour des développeurs préférant viser des plateformes leur permettant de monétiser le fruit de leur travail.

Il faut néanmoins mettre en avant la fonctionnalité “timeline” de la Pebble Time, qui permet rapidement de consulter les événements futurs ou passés, tels que par exemple vos événements calendrier, les prévisions météo ou toute info associée au temps venant d’applications compatibles (exemple : l’heure de votre prochain vol, quand il faudra recharger la batterie etc). Voici une petite vidéo qui explique bien le concept :

Avantage : Android Wear

Capteurs divers

En terme de capteurs, la LG G Watch R est pourvu d’accéléromètres, de gyroscopes, d’un compas électronique, d’un baromètre et d’un capteur de battement de cœur. Ce dernier est plutôt un gadget qu’autre chose, parlez-en à votre médecin et il va se marrer… Mais cela peut donner une indication intéressante ici et là. Le compas électronique est assez stable une fois recalibré (comme sur un smartphone), quant au baromètre il y a peu d’applications qui en font bon usage.

La Pebble Time est plus maigre sur ce plan : accéléromètres, gyros, compas électronique. Le compas électronique est moins stable et a tendance à sauter un peu en utilisation de type boussole. Pebble a par contre annoncé l’ouverture de son écosystème vers des “smartstraps“, genre de bracelets alternatifs pour la Pebble Time permettant d’ajouter des fonctionnalités supplémentaires tels que capteur de fréquence cardiaque, lecteur NFC, GPS, batteries supplémentaires etc. Ceci semble toutefois toujours en stade de concept et l’on a pu encore voir de smartstrap probant jusqu’ici, lagré un concours lancé par Pebble avec un joli financement à la clé (1M$).

Avantage : LG G Watch/Android Wear, jugement à revoir lorsque les premiers smartstraps seront disponibles

Verdict

Le fait que je porte la Pebble Time tous les jours est un verdict final en soi. Elle est plus lisible, plus légère et plus discrète. En terme de fonctions de base – lire l’heure, voir qui m’appelle, voir les notifications de mon smartphone sans devoir toujours me saisir de celui-ci, la Pebble Time remplit tout à fait son office. Ce n’est pas pour autant que j’ai définitivement rangé ma montre Android Wear, que je ressors de temps à autre, et pour être honnête plutôt pour son côté bling bling.

A 249€, la Pebble Time n’est pas gratuite, voir plus chère qu’une Moto 360 ou qu’une LG G Watch R, le choix basé sur le coût n’est donc pas le plus évident.

 

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Optimiser la batterie de son smartphone Android

Nos smartphones deviennent de plus en plus puissants et de plus en plus gourmands. S’il y a deux choses que l’on s’attend à pouvoir faire avec son smartphone, c’est de passer la journée sans être accroché à une prise murale et de pouvoir installer des apps et stocker des données sans tomber continuellement sur des messages d’erreur concernant le manque d’espace mémoire disponible. Voici quelques conseils ci-dessous pour optimiser votre batterie. Dans un second article j’adresserai la problématique de l’espace de stockage.

Gestion de la batterie

Trois composants principaux de votre compagnon numérique sont coupables de l’épuisement de la batterie : l’écran, les modules de communications et le (ou les) processeur(s). Si vous voulez passer plus d’une journée loin de la prise, il va donc falloir s’attaquer à ce qui les affecte directement.

L’écran

C’est logique, au plus il est allumé et au plus forte est sa luminosité au plus il phagocytera la batterie. Quelques règles simples à mettre en oeuvre :

  1. désactiver le réglage automatique de la luminosité via le menu settings/paramètres du système Android, sous menu Display/Affichage et cherchez l’option Brightness/Luminosité, désenclenchez le réglage automatique. Manifestement vous réglerez cette luminosité manuellement à partir de maintenant, ce qui se fait souvent très facilement et de manière directe à partir du panneau de notification que vous tirez depuis le haut de l’écran. Au plus bas est la luminosité, au moins ça consomme, c’est logique.
  2. Diminuez le timeout ou délai après lequel l’écran s’éteint si vous ne faites rien avec votre smartphone. J’ai réglé le mien sur 15 secondes max.
  3. Désactivez tout écran de veille (toujours dans les paramètres display/affichage d’Android). C’est vrai que c’est joli, un écran de veille, mais ça pompe du jus. En général vous pourrez le garder actif uniquement si votre appareil est connecté au secteur.
  4. Désactivez les options de type “Smart Stay”, qui garde l’écran actif tant que votre appareil considère que vous êtes en train de regarder l’écran (l’appareil utilise pour cela une petite analyse de vos yeux en utilisant la caméra frontale de l’appareil).

Les modules de communication

Viennent ensuite les divers modules de communications : voix et data (cellulaire, wifi, bluetooth, nfc). En ce qui concerne la voix… c’est un appareil qui a priori sert tout d’abord à téléphoner, non ? Difficile donc de faire des économies, sauf à avoir des communications plus courtes – de toute façon votre cerveau vous en remerciera.

Données via wifi/3G/4G

Pour ce qui est de la communication des données, vous préférerez le wifi plutôt que les données cellulaires. Tout d’abord parce que c’est moins cher, mais surtout car le wifi pompe moins sur la batterie que la 3G ou pire, la 4G qui est très énergivore. Je conseille très chaudement d’installer un petit programme qui va gérer ceci pour vous, en tentant par exemple toujours une connexion wifi avant de lancer la 3G/4G, et surtout qui veillera à ne pas laisser toujours la communication en route. En effet, très sérieusement, est-il vraiment nécessaire que votre appareil soit sur le réseau à tout moment ? Je vous assure que l’on peut survivre très correctement en ayant un appareil qui ne se connectera que toutes les 10, 15 ou 30 minutes. Sauf si pour vous, le fait que quelqu’un d’autre puisse réagir sur un tweet ou un post facebook/snapchat/viber/whatsapp etc est une véritable horreur insurmontable, mais dans ce cas peut-être est-il temps de consulter ? Je vous propose donc ici de regarder vers Juice Defender ou Green Power. Personnellement sous Android version 4.x j’ai pu presque doubler la durée de la batterie grâce à ces programmes. Je les règle pour que le wifi ait toujours un préférence, pour que la synchro des applications ne se fassent que toutes les 15 ou 20 minutes, et pour que les communications soient coupées une fois l’écran éteint sauf si le traffic de données est supérieur à un certain seuil (par exemple vous enclenchez Spotify et coupez l’écran, il ne faut pas que le streaming s’arrête). J’ai trouvé que ces deux softs donnaient en général de bien meilleurs résultats que les options “standard” de constructeurs genre Samsung ou HTC sur l’optimisation de la consommation énergétique.

Paramétrage du wifi via GreenPower

Paramétrage du wifi via GreenPower

Attention cependant si votre smartphone est déjà sous la version Android 5 (Lollipop) que Google a supprimé l’API qui permet aux applications de gérer les connexions 3G/4G, pour une raison obscure et totalement regrettable, sauf si votre appareil est “rooté”, ce que je vous déconseille. Pourquoi ? Car je ne désire premièrement pas prendre le risque qu’une application malsaine profite d’un accès privilégié à l’ensemble du système pour y faire des choses indésirables et surtout parce que certaines applications, principalement bancaires/financières, vous enverrons sur les roses si votre téléphone est rooté. N’en reste pas moins que Green Power par exemple, sous Android 5, vous permettra d’avoir une gestion intelligente du wifi, et c’est déjà ça de pris.

Je veille aussi à supprimer quelques autres automatismes proposés en standard par Android concernant le wifi. Sous settings/paramètres, allez dans le menu wifi, puis sélectionnez les “options avancées”. J’y supprime par exemple la notification automatique de réseaux wifi ouverts (sinon votre machine consomme du jus à chercher régulièrement s’il y a de tels réseaux). Pour ce qui est du “wifi actif en veille”, je délègue cette gestion à Green Power. Toujours dans le menu des options avancées du wifi, l’option offrant “l’optimisation wi-fi” afin de minimiser sa consommation énergétique est certainement à enclencher. Il faudra noter toutefois que ceci peut avoir des effets négatifs quant à la qualité de réception ou d’émission, par exemple si vous utiliser votre smartphone pour piloter un Parrot AR.Drone vous désenclencherez cette option avant de faire mumuse, puis vous la ré-enclencherez une fois vos séances de vols acrobatiques terminées. Pour finir, sur certains smartphones vous aurez la possibilité de choisir entre du wifi en 2.4 ou en 5.8 Ghz. D’un point de vue de la batterie, vous préférerez le 2.4 Ghz (sous l’option “wi-fi frequency band”).

NFC

J’ai déjà parlé du Near Field Communication ou NFC dans un article précédent. Mon conseil est donc tout simplement de couper cette fonctionnalité tant qu’elle n’est pas nécessaire. Dans la majorité des cas, cela pourra se faire par un petit raccourci présent dans la zone de notification. Si le constructeur de votre smartphone n’a pas prévu un tel raccourci, vous pourrez installer un petit toggle ou widget sur une de vos pages d’accueil qui vous mènera directement aux paramètres de réglage correspondants.

Bluetooth

Encore un autre coupable de la consommation de la batterie. Un réflexe simple : si vous ne l’utilisez pas, désactivez le tout simplement. Enclenchez en cas de besoin, puis coupez par après. Si vous utilisez les communications bluetooth pour relier votre appareil à un casque audio ou un système main libre pour la voiture, l’utilisation n’est de toute façon que temporaire. Si par contre vous utilisez une montre connectée, genre Pebble ou Android Wear, cela peut devenir plus gênant. Quelque fois on a pas le choix… quoi que… il n’est pas toujours nécessaire que votre montre intelligente soit constamment connectée, elle peut aussi simplement servir… de montre.

Le ou les processeur(s)

C’est bien entendu le moteur qui fait avancer la voiture, la batterie étant le carburant. Si je tire tout le temps à fond dans le moteur, je vais aller moins loin avec mon plein d’essence. Il va donc falloir trouver ce qui peut faire tourner le moteur trop vite en dehors d’une utilisation normale.

Dans un premier temps, certains modèles de smartphone Android, selon le constructeur, vont proposer d’activer un mode d’économie d’énergie qui, entre autres, va réduire le régime du moteur (ie la vitesse du processeur central). Pour une utilisation normale de votre machine, ie mail, messaging, facebook et autres du genre, pas besoin de rouler en Ferrari. Par contre, lors de l’utilisation de jeux il pourra être désirable de désactiver momentanément cette option.

Maintenant il va falloir tenter de comprendre ce qui tourne un peu tout le temps et qui n’est pas absolument nécessaire.

Premier cas typique : un fond d’écran animé. C’est très joli, mais ça utilise des cycles du processeur (de la puissance du moteur). Vous le supprimerez donc pour le remplacer par une image statique, ou vous chercherez dans les options de votre fond d’écran animé s’il existe un réglage permettant de réduire au minimum l’impact sur les performances du téléphone.

Réglage de performance d'un live wallpaper

Réglage de performance d’un live wallpaper

Deuxième cas typique : la prolifération de widgets. Tous ces petits widgets qui vous délivrent de l’information ou qui égaient vos pages d’accueil doivent tout mettre à jour un contenu. Ils consomment donc de la puissance processeur que vous cliquiez dessus ou pas, et pour une bonne série d’entre eux de la bande passante (wifi/3G/4G). Vous veillerez donc à réduite au minimum le nombre de widgets.

Troisièmement, les notifications. Cela paraît logique également : au plus des applications doivent vous notifier de quelques choses, au plus on tire sur le moteur et on consomme. A vous de faire le tri de ce pour quoi vous voulez vraiment être notifié, ou non. Ces réglages se font de manière générale application par application. Prenons par exemple Twitter : voulez-vous vraiment être notifié à chaque nouveau tweet reçu ? ou plutôt vérifier vous-même votre timeline de temps à autre ? Twitter explique sur son site comment régler ces paramètres sous Android. Idem pour Facebook, pour gmail, etc. A côté de ces cas assez réguliers et classiques, voulez-vous aussi que Candy Crush Saga vous casse les pieds pour vous inciter à jouer ou vous dire que votre jauge de vie est pleine, ou que le gentil chat “Talking Ginger” vous martèle à coup de notifications que le pauvre petit animal s’ennuie de vous ? Vous pouvez également couper le sifflet à ces applications et supprimer leurs notifications en allant dans les Settings/Paramètres d’Android, puis “Applications”, sélectionnez l’application dont vous voulez couper le sifflet et vous verrez une case à cocher pour afficher ou non les notifications spécifiques à cette app.

Il y a aussi potentiellement un grand nombre d’applications tournant en “tâche de fond“. A priori vous ne les voyez pas, et ne soupçonnez pas qu’elles sont actives. Certaines dorment et se réveillent de ci de là, d’autres hibernent, d’autres sont carrément actives. Si vous désactivez pour toutes une séries d’application la possibilité pour elles de vous faire une notification, cela va déjà réduire un peu ce nombre d’apps en tâches de fond. Mais il va falloir rentrer un peu dans le cambouis pour avoir un meilleur aperçu. Pour cela, on pourra utiliser, toujours dans les settings/paramètres d’Android, un historique de l’utilisation de la batterie.

Historique d'utilisation de la batterie

Historique d’utilisation de la batterie

Cette vue vous indiquera, sur les dernières heures où votre smartphone a fonctionné sur batterie, quelles ont été les applications les plus gourmandes. Vous y retrouverez bien entendu ces apps que vous avez explicitement utilisées, mais si vous voyez apparaître une app que vous n’avez pas consciemment utilisé cela doit vous mettre la puce à l’oreille. Pourquoi est-elle dans cette liste ? Est-ce normal qu’elle dévore autant de batterie ? Il est alors temps d’aller dans cette application et de voir son paramétrages : notification en arrière plan activées, synchronisation de données avec “le cloud”, etc ?

Vous pouvez également utiliser une app telle que “SystemPanel App / Task Manager” – qui vous permettra d’obtenir des infos plus détaillées. Dans un premier temps, cette app vous montrera quels sont toutes les apps et processus en cours d’exécution. Vous verrez combien de mémoire elle consomme et leurs impacts sur l’utilisation du processeur. A nouveau, même processus de réflexion : est-ce que vous vous attendez à voir ces apps ou services ?

Apps et processus en cours d'exécution via SystemPanel app

Apps et processus en cours d’exécution via SystemPanel app

Dans un deuxième temps, vous pouvez également demander à SystemPanel d’enclencher une surveillance (“Monitoring”), que vous devrez laisser tourner pendant au minimum une journée – idéalement quelques jours – afin de pouvoir analyser plus aisément ce qui fagocite votre batterie.

SystemPanel app : historique

SystemPanel app : historique

SystemPanel app : historique de "mytrack"

SystemPanel app : historique de “mytrack”

Dans l’exemple ci-dessus, la première vue me montre un classement des plus gros consommateurs sur les dernières 8 heures alors que la deuxième me montre, pour un processus ou application définie (“mytrack” de Google) quelles ont été les ressources consommées et quand. Je peux alors vérifier si je m’attends en effet à voir un tel schéma de consommation (périodes où j’ai utilisé consciemment l’application par exemple).

Au sujet de la gestion des applications, je vous recommande de ne pas utiliser des applications qui se définissent comme des “app killers“, tuant automatiquement des applis jugées inutiles, par vous ou par les réglages par défaut de ces app killers. Android, certainement depuis les versions 4.x, gère parfaitement les processus en tâches de fond, et les mettra au placard s’ils sont inactifs et leurs ressources nécessaires pour une tâche active. Pire même, ces task killers peuvent très sérieusement augmenter la consommation de la batterie. En effet, certaines apps remarqueront qu’elles sont stoppées et redémarreront automatiquement, le task killer la revoit, la tue, et paf elle redémarre, et ainsi de suite… Une boucle infernale ! Il vaut donc mieux comprendre ce qui tourne (voir plus haut), et paramétrer l’appli non désirée pour qu’elle ne démarre pas automatiquement (genre pas de notification automatique etc, voir dans les paramètres de l’appli elle-même ce qui est disponible), soit la désinstaller purement et simplement au besoin.

Bien, un long article avec beaucoup d’infos… mais en espérant que ceci vous aidera à surmonter la boulimie énergétique de votre assistant digital.


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Facilitez-vous la vie avec le NFC sur Android

Si votre smartphone tourne sous Android, Windows Phone ou Blackberry il y a de forte chance pour que celui-ci soit compatible “NFC”. Vous êtes-vous jamais demandé ce que pouvait bien être derrière ce ixième acronyme et à quoi cela vous pourrait bien être utile ?

Le NFC, c’est quoi ?

Rien de tel que de commencer par une petite définition venant de Wikipedia :

La communication en champ proche (en anglais near field communicationNFC) est une technologie de communication sans-fil à courte portée et haute fréquence, permettant l’échange d’informations entre des périphériques jusqu’à une distance d’environ 10 cm. Cette technologie est une extension de la norme ISO/CEI 14443 standardisant les cartes de proximité utilisant la radio-identification (RFID), qui combinent l’interface d’une carte à puce et un lecteur au sein d’un seul périphérique. Un périphérique NFC est capable de communiquer […], avec un autre périphérique NFC ou avec certaines infrastructures sans-contact existantes comme les valideurs des transports en commun ou les terminaux de paiement chez les commerçants.

Un périphérique NFC est capable de communiquer […] avec un autre périphérique NFC ou avec certaines infrastructures sans-contact existantes comme les valideurs des transports en commun ou les terminaux de paiement chez les commerçants. La NFC équipe aujourd’hui des cartes utilisées dans les transports, dans le commerce ou pour l’accès à certains services publics et de plus en plus de terminaux mobiles.

Si votre smartphone Android supporte le NFC, vous trouverez un switch pour activer ou couper le NFC (hé oui, encore un truc qui consomme votre batterie) sous “More” (“Plus”) dans le menu “Wireless & networks” (“Sans fil et réseau”) dans la majorité des cas.

Option NFC dans les réglages système d'Android

Option NFC dans les réglages système d’Android

Le NFC est également reconnu par son symbole. On regrettera cependant qu’il ne semble pas il y a voir de symbole universellement adopté, comme le montre l’existence des ces deux variantes les plus communément utilisées.

Logo NFC

Logo NFC

Autre logo NFC

Autre logo NFC

On remarquera que, comme souvent, la France aime se démarquer et adopte une représentation différente (logo en bas à droite sur l’affichette ci-dessous). On peut se demander en quoi un utilisateur va reconnaître visuellement qu’il y a du contenu à scanner… Tout ceci me rappelle l’adoption du “Flash code” en France alors que toute l’industrie adoptait le standard QR code. Aaaah lala, ces “frenchies”….

Tag NFC sur une affiche française

Tag NFC sur une affiche française

Les accessoires compatibles Android

Vous avez un casque bluetooth ? Une enceinte portable bluetooth ? Un autre objet connecté à votre smartphone que vous devez régulièrement connecter et déconnecter ? Le NFC peut vous aider pour rendre beaucoup plus simple toute procédure d’appareillage bluetooth (“pairing”), wifi et pour l’établissement de toute connexion ultérieure.

Par exemple, il vous suffira de scanner le côté marqué “NFC” du haut-parleur nomade Jabra Solemate ou Jabra Solemate Mini pour que votre système Android démarre bluetooth sur votre terminal (si pas encore enlenché) et se connecte au haut-parleur. Idem avec le Parrot Zik, en scannant l’oreillette gauche avec votre smartphone NFC. Ceci ne se résume pas qu’aux périphériques audio et au bluetooth, la connexion entre votre smartphone Android et l’appareil/objectif Sony DSC-QX10 suit le même processus et établira la connexion wifi entre le QX10 et votre smartphone.

Automatiser vos tâches

Il y a moyen de rendre beaucoup plus d’objets communicants ou interactifs en utilisant des étiquettes ou tags NFC que vous pourrez coller à droite et à gauche, et en utilisant les bons softs Android qui permettront à votre smartphone d’interagir avec ces tags et déclencher diverses actions.

Les tags NFC

Personnellement, j’ai commandé des étiquettes de différents formats sur le site RapidNFC. Vous trouverez des starter packs comme celui-ci pour 13,7€ incluant 12 tags. Intéressant quand on sait que Sony vends ses “Smart Tags” par pack de 4 au prix de 19€ en moyenne et que si vous suivez la piste Sony, vous ne pourrez utiliser que 4 tags au maximum.

Il est important de noter qu’il n’existe pas une seule sorte de tag NFC, mais bien plusieurs types dont, entre autres, la capacité mémoire peut être bien différente. On pourra consulter ce tableau pour obtenir un peu de guidance. Dans les exemples ci-dessous, les tags que je vous ai recommandé plus haut seront tout à fait OK, supportant jusqu’à 137 bytes de données. Il faudra retenir qu’au plus on veut mettre de données sur une puce NFC – comme par exemple une carte de visite (vcard) – au plus il faut d’espace sur la puce, le max étant de 1K.

Les softs Android

Pour les exemples nous allons principalement utiliser les 2 softs suivants que vous trouverez dans le Play Store de Google :

Exemple 1 : partagez vos données de connexion wifi

Scénario : c’est toujours la même rengaine quand vous invitez votre famille ou des amis à la maison, à chaque fois on vous demande quel est votre réseau wifi et son code d’accès. Et si on se simplifiait la vie en plaçant un petit tag NFC dans le salon ou dans le hall d’entrée qu’il suffirait de scanner pour se connecter ?

Direction InstaWifi ! Cette application très simple vous permettra de créer un tag NFC en y inscrivant le nom de votre réseau et la clé nécessaire pour s’y connecter. Pour lire le tag, il faut aussi avoir InstaWifi sur son smartphone – et au cas où il n’est pas installé le fait de scanner le tag vous redirigera vers le Play Store android.

J’ai cherché une solution qui permettrait de ne pas avoir besoin d’utiliser InstaWifi pour lire le tag (ou autre programme équivalent) mais n’ai rien trouvé; il semble que ceci soit du à une limitation dans la manière dont le NFC a été implementé sous Android – en gros les URI de format “WIFI:T:WPA;S:SSID;P:PASSPHRASE;;” ne sont pas reconnu sous Android (par contre le même URI passera si encodé dans un code QR).

Exemple 2 : gérer vos connections lorsque vous rentrez et sortez de votre voiture

Scénario : vous sortez de chez vous ou de votre bureau et rentrez dans votre véhicule, et devez à priori couper le wifi, enclencher le bluetooth et connecter votre smartphone par bluetooth au car kit de votre voiture. De même, lorsque vous sortez de votre voiture vous voulez à nouveau scanner le même tag pour, cette fois, couper le bluetooth, changer le profil sonore de votre appareil et démarrer un programme prédéterminé, comme par exemple “car locator” afin de géolocaliser l’endroit de votre voiture et la retrouver par la suite.

Dans Trigger, nous allons commencer par créer une nouvelle tâche. Le déclencheur que nous choisissons pour cette tâche est “NFC”, ie la tâche se déclenchera à la lecture d’un tag NFC. Dans les tâches d’installation, nous choisirons : “Wi-fi activé/désactivé”, “Bluetooth activé/désactivé” et, toujours sous “bluetooth” nous choisirons également “Connecter un appareil”. Sur l’écran suivant, nous spécifions que le wi-fi doit être effectivement désactivé, que le bluetooth doit être activé et le périphérique bluetooth qui doit être activé. Sur l’écran suivant, “Commutateurs d’installation” (sans doute une mauvaise traduction en français) nous définissons les actions lorsque nous scannerons à nouveau le tag NFC lorsque nous sortirons de la voiture. Nous ajouterons donc : “Wi-fi activé/désactivé”, “Connexion Wi-Fi”, sous bluetooth nous prendrons “Bluetooth activé/désactivé”, sous “Sons et Volumes” nous prendrons “Volume de la sonnerie”et finalement sous “Applications et raccourcis” nous prendrons “Ouvrir une application” et choisirons l’appli à démarrer. Pour la dernière étape, prenez un de vos tags NFC vierges (ou que vous voulez ré-écrire) et placez le derrière votre appareil.

Tout est prêt ! Il ne vous reste plus qu’à placer votre tag NFC dans la voiture, sur le tableau de bord, derrière le pare-soleil, bref là où il sera le plus accessible pour vous tout en restant discret.

Exemple 3 : enclencher la surveillance de votre maison

Scénario : vous avez un NAS Synology chez vous, pour lequel vous utilisez la fonction “Surveillance Station“. Ceci permet à votre NAS Synology de se connecter à votre (vos) caméra(s) IP dans la maison, d’enregistrer ce qu’elles voient (quand il y a du mouvement par exemple) et de vous envoyer des alertes par mail ou SMS. Dans mon cas, je n’aime pas laisser tourner ce système quand nous sommes à la maison. Quid si j’avais un petit tag NFC à côté de la porte d’entrée pour mettre en route la surveillance vidéo quand je sors et la stopper quand je rentre ?

Dans cet exemple, nous allons avoir besoin d’un peu plus de support software… Dans un premier temps, Surveillance Switch est un petit utilitaire Android qui permet de mettre en route ou stopper la surveillance vidéo d’un NAS Synology. On veillera à bien configurer celui-ci et de faire quelques petits tests pour être sûr qu’il fonctionne correctement. Ceci étant fait, il nous faut maintenant quelque chose pour pouvoir utiliser Surveillance Switch de manière automatisée. C’est ici que Tasker rentre en jeu. Dans Tasker nous allons créer 2 tâches, une pour appeler Surveillance Switch et enclencher la surveillance et une pour le contraire. Le type de tâche dans Tasker sera “Send intent”. Pour enclencher la vidéo surveillance, l’action associée à la tâche “Send intent” sera “com.decbin.surveillance_on” et “com.decbin.surveillance_off” pour la tâche inverse. Bien, ce n’est pas encore fini… On va ensuite dans l’appli “Trigger” et l’on procédera comme dans l’exemple 2. Dans la liste des tâches possibles, vous verrez qu’il est possible de faire appel à une tâche définie dans Tasker.

Résumons : dans cet exemple, lorsque vous scannerez votre tag NFC, Trigger va appeler Tasker pour déclencher la tâche “surveillance on”, et celle-ci fera un appel système à l’appli Surveillance Switch pour mettre en route la surveillance vidéo de votre NAS Synology. Ouf !

Cela ne fonctionnera tel quel qu’avec un NAS Synology. Si vous avez un autre système de surveillance vidéo, il faudra tout d’abord faire quelques recherches sur le net pour voir s’il est possible de le commander via une appli telle que Tasker.

 Conclusion

Voilà, je pense que ces 3 petits exemples vous montrent qu’avec quelques tags NFC obtenus pour quasi rien via internet vous pourrez commencer à automatiser votre interaction avec votre smartphone et votre entourage. Je vous encourage à explorer tout d’abord Trigger (et ses divers addons), puis d’aller un peu plus loin avec Tasker. N’hésitez pas à donner vos idées ou exemples dans les commentaires de ce post ! Je viens par exemple de voir qu’il était possible d’automatiser via Tasker les ampoules Philips Hue… ça me donne des idées…