J'ai testé pour vous

Petit partage d'expériences de geek


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Faire voler un drone : par où commencer ?

Avec un tel rabattage médiatique, il est difficile de ne pas avoir entendu parler des drones et de leur utilisation domestique. Que ce soit des prises de vue incroyables dans des émissions telles que “des Racines et des Ailes“, des sujets aux journaux télévisés tant sur les avantages de ces machines que sur leur dérive d’utilisation, l’adoption des drones par les sociétés de lignes de chemins de fer pour empêcher le vol des câbles en cuivre ou les tags intempestifs , les coups de pub d’Amazon en période de Noël prédisant des livraisons par drone dans le futur proche, il semble que le drone soit la solution miracle ou économique à de très nombreux problèmes. Alors c’est décidé, vous aussi vous voulez un drone car vous rêvez d’obtenir des prises de vue un peu plus sympas et originales pendant vos vacances et vous êtes sûr qu’avec votre propre drone vous enverrez Cameron et tous ses projets de suite à Avatar aux oubliettes.

Le terme “drone” est par ailleurs souvent utilisé à tort et à travers. Très régulièrement, les médias parlent de drones alors que nous devrions simplement parler d’engin radiocommandé. L’utilisation du terme “drone” sous-entend un engin qui a la faculté de voler de manière autonome : vous programmez un ensemble de points de passage (coordonnées, altitude, vitesse) que l’engin suivra ensuite en utilisant son électronique de vol (gps, accéléromètres, gyroscopes, …) en liaison ou non avec une station au sol, en général utilisée pour le contrôle en temps réel et le suivi de l’engin. Un drone peut aussi bien être dans un format “avion” que dans un format “hélicoptère” et servira alors des objectifs différents. L’avion typiquement permettra de parcourir des distances plus grandes et d’effectuer des vols plus longs dans la durée, alors que l’hélicoptère (ou assimilé) sera plus utile pour la prise de vue aérienne de par la possibilité d’effectuer du vol stationnaire.

Quand l’engin utilise plusieurs hélices pour se tenir en vol on parle alors de “multicoptère”. 3 hélices = tricoptère, 4 hélices : quadricoptère, 6 hélices = hexacoptères, et ainsi de suite. La principale configuration d’un multicoptère est d’avoir toutes les hélices vers le haut. Il existe également des configuration en “push pull”, càd des paires de moteurs à chaque bout de bras de l’engin exposant une hélice vers le haut et une vers le bas. On parle alors de configuration en Y6 (3 bras, avec 2 moteurs en bout de bras), X8 (4 bras, avec 2 moteurs en bout de bras), etc.

Le nombre de moteurs, d’hélices et leur disposition auront tous un impact sur les caractéristiques de vol. Par exemple, on préférera des grand (800mm – 1000mm de moteur à moteur) hexa ou octocoptères pour porter des caméras ou appareils photos “pro” type Canon Mark 5D ou caméras Red, le nombre de moteurs apportant plus de puissance (porter le poids total de l’engin + caméra), de stabilité (la portée est répartie sur plus de moteurs) et de sécurité (l’appareil continuera à voler ou à être contrôlable même suite à la perte d’un moteur). Par contre, on privilégiera un petit (350 ou 500mm de moteur à moteur) tricoptère ou quadricoptère si c’est pour y attacher une petite caméra type GoPro, histoire d’avoir une machine avec moins d’inertie et pouvant se glisser dans des espaces plus petits.

Le choix de votre engin sera donc déterminé par l’utilisation que vous comptez faire d’une machine volante :

  1. prise de photos et vidéos
  2. vol en immersion
  3. vol sportif/acrobatique
  4. Apprentissage de la programmation / robotique

Si vous mordez à ce hobby – ou en faite un métier plus tard – il est plus que probable que vous aurez différents appareils correspondants à vos différents usages.

Mais par où commencer ? Cet article veut vous donner quelques pistes sur base de ma propre expérience.

1. Oubliez l’AR.Drone de Parrot

De mon point de vue, l’AR.Drone est un jouet bien sympathique mais ne vous apprendra pratiquement rien. Côté photo et vidéo, soyons honnêtes, c’est moche. La qualité des photos est très faible, les vidéos ne sont pas en full HD et comportent énormément de “jello” (càd que l’image semble être parcourue par des “vagues”). Quand au pilotage de l’engin en lui-même, j’y vois 2 gros soucis :

  1. portée de vol limitée due à l’utilisation du wifi pour le contrôle
  2. l’engin est, en fait, trop simple à faire voler et ne vous apprendra pas à prendre en main une “vraie” télécommande ni à doser finement votre contrôle.

2. Commencez petit

Il existe aujourd’hui de nombreux “micro multicoptères” aux excellentes caractéristiques de vol. Dans mes préférés, nous retrouverons les Blade Nano QX et  180QX.

Blade Nano QX

Blade Nano QX

Pourquoi commencer par un petit multi ?

  • Permet d’apprendre à voler en toute sécurité : un petit multi ne risque pas de vous entamer la main avec ses hélices et ne cassera rien chez vous
  • Les petits multis sont très légers, et de ce fait sont beaucoup plus résistants aux chocs. Le Nano QX par exemple pèse moins de 20 grammes
  • On peut voler à l’intérieur quand il fait moche dehors, ou par crainte d’envoyer son quad au sommet d’un arbre dans les premiers temps. Par météo clémente (sans vent ni pluie), on pourra voler dehors sans aucun soucis
  • Les caractéristiques de vol du Nano QX sont assez proches de plus gros modèles, ie mode stabilisé pour faire les premiers pas, mode acrobatique pour les initiés
  • Idéal pour les premières leçons de vol sans crainte de passer à la caisse au premier crash : il est plus rassurant de faire son écolage sur une petite machine de moins de 100€ plutôt que de planter 500€ ou 1000€ dans son jardin aux premiers vols. Et vous ALLEZ vous crasher en apprenant à voler. Si vous ne crashez pas, c’est que vous n’apprenez pas (bien).

3. Apprendre à voler

On a trop vite tendance à croire que parce que son modèle dispose d’un return to home basé sur GPS, d’altitude hold, d’attitude hold, de care free, de geo fencing et autres gadgets, il suffit de se mettre en l’air et qu’il n’est plus nécessaire d’investir du temps dans l’apprentissage. Rien n’est plus faux. Il y a toujours un moment où l’électronique flanche, un moment où la météo vous surprend, ou vos copains vous distraient et dans ses moments-là seuls de bons réflexes de pilotes sauveront votre investissement. De plus, un mauvais pilote prendra de mauvaises images en vol.

Je recommande très fort l’utilisation du simulateur de vol AeroSim-RC. Il s’agit d’un simulateur spécifique pour les avions, hélicoptères et multicoptères radiocommandés. Vous devrez par ailleurs posséder une télécommande afin de contrôler votre modèle virtuel, car il serait stupide d’apprendre à voler avec un clavier. En ce qui me concerne, j’utilise une radio Spektrum DX8 qui me sert tant pour mon simulateur que pour mon Blade Nano QX, mon DJI Phantom ou mon aile volante. Bien d’autres marques sont compatibles avec AeroSim-RC, mais vous verrez assez rapidement que les “standards” les plus courants sont Spektrum, JR et Graupner.

Formation au multicoptère dans Aerosim-RC

Formation au multicoptère dans Aerosim-RC

L’avantage d’Aerosim-RC est de proposer une formation en 24 leçons autour de différents modèles de multicoptère (tri, quad, hexa), autant d’exercices que vous pourrez ensuite effectuer à nouveau avec votre micro multicoptère, pour ensuite enfin les refaire à nouveau sur votre futur plus gros modèle.

A côté de l’écolage, AeroSim-RC s’avérera très pratique pour garder la main lors de journées pluvieuses, ou pour apprendre – sans risque de casse – à faire vos premières acrobaties (flips, rolls). Enfin, Aeromsim-RC supporte aussi le FPV (first person view – ou vol en immersion), ce qui en fait l’outil complet et indispensable de tout micromodéliste aérien.

4. Quel modèle choisir : du “tout fait” ou à construire soi-même?

Personnellement, je pense qu’il est intéressant de commencer par un modèle que l’on monte entièrement soi-même. L’avantage principal est de bien prendre conscience de ce qui compose un multicoptère : le châssis et ses points de faiblesse éventuels, les moteurs, les hélices et leur orientation respective, les contrôleurs de vitesse, les contrôleurs de vol et leurs modules divers (GPS, accéléromètres/gyros, etc). C’est un peu comme conduire une voiture ou un vélo : le plus vous en savez sur votre machine, le plus vous connaîtrez ses limites et le plus vous pourrez réparer ce qui lâche vous-même. Vous verrez qu’il existe énormément d’alternatives, et ce pour chacun des composants qui constituent un multicoptère. Vous devrez obtenir du support ou de l’aide de personnes expérimentées, et fort heureusement il existe de très nombreux forums fort actifs, le plus connu étant rcgroups.com. Youtube fourmille également de vidéos très utiles dans ce domaine, expliquant comment monter vos machines, comment régler leur électronique de vol, comment régler correctement vos systèmes radios, etc. Voici quelques systèmes que je vous suggère de considérer si vous êtes intéressés par le bricolage, histoire de commencer à vous faire la main :

Dans les modèles “tout fait”, j’aurais tendance à me focaliser, comme petit quad ou systèmes d’entrée de gamme, sur les modèles suivants :

  • DJI Phantom
  • Blade 350QX

Ces deux quadricoptères ont une électronique de vol évoluée, ie supportant le vol stationnaire fixe via GPS, le “retour au point de départ” en cas de perte du signal radio, des modes de vols très stables mais également la possibilité de faire un peu d’acrobaties. Le DJI Phantom est sans doute un peu plus modulaire dans le sens où vous pouvez lui adjoindre un module bluetooth permettant non seulement le réglage de la machine sans PC mais également la programmation de “waypoints” pour votre quad, ainsi que l’ajout d’une nacelle stabilisée pour votre GoPro. Le Phantom est grosso modo devenu LE standard des petits multicoptères près à voler.

Encore une fois, je sais que la tentation est grande mais j’insiste fortement sur le fait de commencer par une petite machine pour apprendre à voler correctement. J’ai vu des zouaves (comme on dit en Belgique) ou des gens trop pressés mettre directement 2000 ou 3000€ (voir plus) sur la table pour s’offrir un gros multicoptère, et le planter dans un arbre ou dans la mer à la première occasion. Très sérieusement, vous vous achèteriez une Ferrari pour simplement aller faire vos courses chez l’épicier du coin en roulant à 20 km/h ? Vous apprendriez à rouler pour passer votre permis dans une McLaren ? Non ? Bon et bien c’est la même chose ici.

5. L’équipement photo/vidéo

La majorité des modélistes vous le diront : vive la GoPro ! Je ne pense pas qu’il soit vraiment nécessaire de vous présenter cette caméra qui vous permettra de filmer en HD ou de prendre des photos par intervalle. Le résultat est vraiment probant, voici l’un ou l’autre exemple venant de mes propres vols avec mes petites machines.

Ferme de Moriensart - photo via GoPro

Ferme de Moriensart – photo via GoPro

Maison privée - photo GoPro et retouche Photoshop

Maison privée – photo GoPro et retouche Photoshop

La GoPro est fixée sur le multicoptère de manière fixe ou mobile. Un support mobile, que l’on appelle en général “gimbal”, peut être articulé sur 1, 2 ou 3 axes. Ces supports mobiles permettent non seulement d’orienter la caméra vers le point désiré grâce à votre télécommande, mais également de compenser les mouvements de l’appareil afin d’obtenir une image extrêmement stable. Les gimbals les plus rapides, pour une image la plus stable possible, n’utilisent pas de servo-moteurs mais des moteurs brushless qui contrôlent chacun des axes. Voir par exemple le gimbal DJI Zenmuse H3-2D qui est prévue pour être fixée sur les DJI Phantom et supporte les GoPro 3.

Vos premiers films comporteront certainement du jello, dont j’ai rapidement parlé auparavant. Il sera nécessaire d’équilibrer vos hélices et vos moteurs (à nouveau il y a plein d’articles à ce sujet dans les forums et sur youtube) et de trouver le bon système d’isolation pour votre setup. Par exemple, sur mon DJI Phantom, j’utilise cette entretoise à base de gel depuis peu.

Après quelque temps, vous voudrez sans doute voir en temps réel ce que “voit” la caméra sur votre multicoptère. A nouveau il existe pas mal de solutions à ce besoin. De manière générale, cela signifie ajouter un transmetteur vidéo sur le drone, connecté bien entendu à votre caméra, et un récepteur + écran de votre côté. En général on évite le wifi, car 1) la portée est trop courte, 2) le wifi crée des interférences avec la bande de fréquence utilisée par votre radiocommande et 3) un flux vidéo transmis par wifi a trop de “latence”, ce qui veut dire un léger décalage entre l’émission de l’image et sa réception ce qui peut être très gênant – voir fatal – en vol en immersion. La marque de transmetteur/récepteur la plus souvent citée est FatShark ou encore ImmersionRC. L’écran par lequel vous verrez l’image peut être un petit écran LCD fixé au récepteur vidéo, ou des systèmes plus originaux tels que ces lunette Pirateye vous permettant d’avoir un oeil sur votre modèle et un oeil sur la vidéo. Finalement, il y a également les lunettes pour le vol en immersion, qui ont pour but de vous isoler complètement de votre environnement afin de ne voir QUE ce que filme votre appareil. Attention, le vol en immersion est une drogue très addictive…

6. Voler n’importe où ?

Je sais, c’est tentant de dégainer son drone un peu partout tellement ils sont transportables, mais chaque pays a son lot de lois qu’il s’agit de respecter, dans la mesure du possible. Par ailleurs de nombreux gouvernements parlent d’établir de nouvelles lois pour réglementer l’utilisation des drones, donc pour peu qu’il y ait encore ici et là quelques zones d’ombres, elles ne tarderont pas à être comblées.

La première règle universelle, c’est celle du bon sens. Ce bon sens qui nous dit :

  • Ne pas voler au-dessus d’une foule ou d’un groupe de personnes, sauf si ce groupe est explicitement mis au courant du fait d’être survolé. Ceci touche tant au respect de la vie privée qu’à la protection physique des personnes, une machine de 5 kilos qui vous tombe dessus de 150m de haut, ça ne fait pas du bien.
  • Ne pas voler aux abords de routes, d’autoroutes ou de voies de chemin de fer
  • Ne pas voler au-dessus de terrains sans demander l’autorisation de leur propriétaire. Un drone n’est pas fait pour mater la fille du voisin sous la douche, du moins pas sans conséquences. Un fermier peut ne pas apprécier vos acrobaties au-dessus de son troupeau de vaches, c’est son droit.
  • Ne pas voler près de pylônes GSM ou de télécoms (risques d’interférences et de perte de contrôle de l’appareil)
  • Lors de vol en immersion, avoir un “spotter” avec soi, ie quelqu’un qui pourra suivre votre appareil des yeux et vous donner des indications quant à sa localisation (“attention arbre à droite à 3 mètres, etc”).
  • Avoir une checklist que l’on parcourra avant chaque vol pour être sûr de ne rien oublier, comme par exemple : les batteries sont elles bien chargés ? Les props (hélices) sont elles dans le bon sens et bien serrées ? Quelle commande ai-je assigné à quel bouton sur ma télécommande ? etc, etc.
  • Ne pas voler en ville ou milieu urbain sans autorisation des autorités compétentes
  • Ne pas voler à moins de 3km d’un aéroport

Dès lors qu’une caméra se trouve sur un appareil volant, on veillera à respecter les lois en matière de protection de la vie privée en vigueur dans son pays. De même, on se renseignera également sur les lois en vigueur régissant l’utilisation d’appareils radio-commandés. L’idéal reste toujours l’inscription dans un club d’aéromodélisme qui pourra au mieux guider l’amateur au travers des différentes démarches administratives nécessaires au développement de son activité.

Au final

J’espère avoir pu vous donner quelques indications pour vous aider à démarrer dans ce merveilleux hobby. Il y aurait tellement plus à dire, mais ce n’est pas l’objet de ce blog. Je pense toutefois que si vous vous décidez à suivre mes conseils vous serez sur la bonne voie.


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Quelques mois avec le Parrot Zik – toujours content ?

Me déplaçant couramment par train ou avion, il y a de cela 4 ou 5 mois je me suis mis en chasse pour trouver un casque audio. J’utilisais jusqu’alors un casque intra-auriculaire (qui se glissent dans l’oreille) mais ceci posait différents problèmes :

  • le casque n’isole pas correctement des bruits extérieurs tels moteurs d’avion ou bruits du train
  • il est nécessaire de mettre le volume fort, voir très fort, pour entendre correctement le son lorsque l’on se trouve dans un moyen de transport public
  • l’utilisation d’un casque intra-auriculaire pose de nombreuses questions en terme d’impact sur la santé; en effet, le son est projeté directement sur le tympan. Ces écouteurs intra-auriculaires seraient capables d’amplifier de 6 à 9 décibels le signal sonore. “C’est la différence entre le son émis par un aspirateur et une motocyclette ! La combinaison de fortes intensités sonores et d’une longe durée d’écoute amène les spécialistes à réagir
  • marre des fils !
Choix du casque

J’avais donc établi les critères de choix suivants pour un nouveau casque :

  1. un casque recouvrant les oreilles – plus d’intra-auriculaires !
  2. connectivité par bluetooth
  3. système actif pour la suppression des bruits
  4. et bien entendu une qualité audio qui me convienne

Après un rapide tour de terrain, 3 marques s’imposaient à mes yeux : Bose, Sennheiser et Parrot. Et Beats ? Et Beats ? Oui en effet je n’ai pas listé “Beats by Dre” pour 3 raisons principales : 1) le phénomène de mode autour de ses casques me tape sur le système; 2) je ne supporte pas David Guetta et 3) je n’aime pas le son qui sort de ces casques trop orienté hip hop/R&B/house à mon goût. Je suis plutôt éclectique au niveau musical, passant facilement du classique au jazz au blue au rock à l’électro à l’alternatif et au folk, et roi des grands écarts j’ai besoin d’un casque qui ne se cantonne pas à un style bien défini.

Pourquoi à priori ai-je opté pour le Parrot Zik ?

  • connexions bluetooth et filaire (quand la batterie du casque est morte ou pour les vidéo – cfr plus bas)
  • contrôles sur le casque : volume up/down, play/pause, morceau suivant/précédant
  • atténuateur actif pour le bruit
  • design
  • qualité du son qui me convient

A côté de ses paramètres, certains autres ne furent pas décisifs pour l’achat, mais un petit plus :

  • appareillage bluetooth du casque au smartphone via NFC : allumez le casque, mettez votre smartphone compatible NFC à côté de l’oreille gauche et paf la connexion bluetooth s’établit
  • mise en pause automatique lorsque vous retirez le casque de votre tête
  • application Android disponible pour changer les paramètres du casque

Cet achat étant donc fait, suis-je toujours content de celui-ci 4 mois après ?

4 mois après

… je suis toujours content, même si j’ai quelques griefs par rapport au Zik sur lesquels je reviendrai en fin d’article.

Je suis grand et ai une grande tête (celui qui dit “grosse” va au coin). Le Zik s’est avéré confortable et ce même pour de longues périodes d’utilisation. C’est sûr qu’il fait son poids (352gr) et que vous n’irez pas faire votre jogging ou fitness avec. Le son me plait considérant que j’écoute principalement des fichiers mp3 (320 kbps VBR quand c’est possible), mais si j’avais une bibliothèque de musique en format non compressé je pense que Bose ou Sennheiser m’aurait mieux convenu. L’application Android (ou iOS) pour le Zik contient un petit égaliseur que je n’utilise jamais – je préfère en général, quand une petite retouche du son est nécessaire, utiliser l’égaliseur du music player (j’utilise principalement Power Amp et alternativement N7Player).

Toujours pour le son, l’appli Zik permet d’activer un effet de type “concert hall”, permettant d’émuler une… salle de concert (ben oui, “concert hall” ne veut pas dire autre chose). Le but recherché étant de simuler que le son vient de devant vous plutôt qu’à 90 degrés sur vos oreilles. 4 types de salle (concert hall, jazz club, living room, silent room) et un deuxième réglage pour l’angle de la stéréo. Perso je ne suis pas trop fan de ce genre d’effet qui ont tendance à masquer certaines bandes sonores et donc altérant le son, mais en gardant un réglage minimum je trouve qu’à la longue le casque est moins fatiguant et le rendu musical plus proche d’une expérience “salon”.

Application Parrot Zik pour Android

Application Parrot Zik pour Android

L’annulation de bruit s’avère très efficace. Plus besoin de pousser le son à fond lorsque je suis dans le Thalys ou en avion et si elles pouvaient parler mes oreilles me dirait 100 fois merci. Les sons typiquement sourds et continus sont bien filtrés, les voix passent toujours ce qui somme tout est assez pratique lorsque quelqu’un vous pose une question ou devait appeler les passagers à suivre une procédure d’urgence…

Une fonction qui à priori semblait un pur gadget s’est avérée fort utile : la mise en pause automatique lorsque vous retirez le casque de vos oreilles. Genre vous passez tous les contrôles de douane à l’aéroport, ou vous donnez votre destination à votre taxi ou toute autre interaction humaine : plus besoin de courir pour trouver ce foutu bouton “pause” ou fini de rater la finale du morceau que vous adorez parce qu’un ahuri vous pose une question. Vous remettez le casque sur vos oreilles et la lecture reprend là où elle s’était arrêtée. Oui bon, à relire ce paragraphe ça fait toujours gadget inutile… mais je vous assure que c’est très pratique !

Qu’est-ce que je regrette ou n’aime pas ?

Bon, et donc c’est le casque parfait ? Non… je ne crois pas aux produits parfaits… et le Zik a quelques mauvais points de par mon expérience.

  • Il est impossible de regarder un film avec le Zik connecté en bluetooth. Il y a un léger décalage dans le flux audio par rapport à l’image ce qui rend le film très désagréable à regarder. Seule solution : passer par la connexion filaire du Zik, mais dans ce cas… plus de système d’annulation du bruit. (correction 21 mars : plus de problèmes de décalage lors de mes derniers voyages – J’ai aussi changé de player vidéo en passant sur Archos Video Player – il faudra que je teste avec mes anciens players pour voir si c’est Archos ou une des dernières mises à jour du Zik)
  • La fonction play/pause automatique se déclenche de temps en temps en avion de manière impromptue. Pas trop clair en lisant la doc du Zik quel est le système de capteurs utilisés pour supporter cette fonction, mais à mon avis il doit y avoir un capteur de changement de pression plutôt qu’un accéléromètre, et les changements de pression en cabine d’avion expliquerait alors ces play/pause impromptus
  • l’appli Zik pour Android/iPhone vous préviendra de la disponibilité d’un nouveau firmware pour votre casque et permet aussi de l’installer, mais il est ridicule que cette app ne vous donne même pas un changelog, càd vous dise ce que contient ce nouveau firmware.
  • si le design du casque est en ce qui me concerne irréprochable par rapport aux bariolages excessifs que l’on peut trouver chez d’autres marques, ce n’est pas LE casque avec LE meilleur son. L’égaliseur et l’effet Concert Hall sont à utiliser le moins possible car ils altèrent fâcheusement la qualité
  • le casque dispose de micros et peut donc, en théorie, être utilisé pour téléphoner en main libre. C’est ici l’expérience de main libre la plus horrible que j’ai pu avoir. On entend très bien son interlocuteur, là n’est pas le problème. C’est soi-même que l’on entend pas, vu que le casque vous couvre les deux oreilles…. et cela donne une impression particulièrement désagréable. Au minimum Parrot aurait pu prévoir un petit retour audio de sa propre voix dans la casque. C’est très bien de vouloir en mettre plein les yeux avec de la technologie (bone conduction sensors et plein de micros), mais si le résultat est aussi ridiculement inutilisable…. à quoi bon ?
Le Zik, un concentré de technologie

Le Zik, un concentré de technologie

  • c’est un casque bluetooth…. donc on se dit : génial, je vais aussi pouvoir l’utiliser avec Skype ou autres solutions VOIP à la maison ou en voyages à partir de Windows ou Mac OS. Et bien non. Franchement la connexion d’un Zik avec un PC est une expérience pénible et très dépendante de la pile de software Bluetooth de votre système (ie le code qui pilote l’interface bluetooth de Windows ou MacOS). Une fois connecté, pas de soucis pour écouter de la musique mais par contre je n’ai toujours pas réussi à faire fonctionner ce casque avec Skype.
Conclusion

Comme vous l’aurez compris, j’ai un profile plutôt geek qu’audiophile, ie je ne peux argumenter sur la qualité du son autrement que par un simple j’aime/j’aime pas. Vous trouverez des articles à foison sur le net au besoin sur le rendu sonore du Zik. Vais-je garder mon casque ? Oui, clairement, tout en espérant que Parrot corrigera ses différents problèmes au fur et à mesure des mises à jour et bien entendu dans la limite de ce qui est gérable au travers du software versus hardware.

Si je devais ne pas encore avoir l Parrot Zik et devoir acheter un nouveau casque, qu’en serait-il ? Je pense honnêtement refaire le même choix. Les défauts que j’ai mis en avant plus haut ne font pas partie de mes cas d’utilisation les plus courants.

Un peu cher ? Oui… on paie un peu la griffe du design Stark… mais n’oubliez pas les sites de vente en deuxième main !