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Petit partage d'expériences de geek


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Pebble Time, le retour du Jedi

Dans le monde des montres connectées, ou encore smartwatches, deux géants s’affrontent : d’un côté Google avec son système “Android Wear” qui a été adopté par divers fabricants tels que Motorola, LG, Sony, Samsung ou encore Asus, et de l’autre Apple avec son Apple Watch, qui a pénétré le marché en force (et encore, pas disponible à l’achat dans tous les pays européens) mais peine à maintenir ses objectifs de vente. Ces deux camps ont une approche exclusive jusqu’ici, à savoir qu’il vous faut un smartphone Android pour utiliser une montre Android Wear, idem pour le couple Apple iOS + Apple Watch. Google travaillerait de son côté afin de rendre possible l’utilisation d’une montre Android Wear avec iOS.

A côté de ces approches exclusives, il existe une pléthore de montres connectées qui, pour la plupart, n’offrent comme fonctionnalité que le suivi des activités sportives et éventuellement la notification de messages ou appels entrants. C’est ici que l’on trouvera les Jawbone, FitBit, Garmin et autres Withings. Elles fonctionnent en général autant avec des smartphones Android qu’Apple, mais peuvent difficilement être considérée comme “smartwatch” de par leur fonctionnalité limitée.

Dans une catégorie un peu à part, Pebble se taille une jolie part du gâteau. C’est en 2012 qu’un projet pour une montre connectée basée sur un écran monochrome de type “e-ink” (encre électronique) fonctionnant autant avec Android qu’iOS est apparu sur la plateforme de financement participatif Kickstater. Cette année-là, elle est devenue le projet le plus financé ayant jamais existé sur Kickstarter, en levant plus de 10M$ de fonds. Grâce à son écran à base d’encre électronique et un processeur peu groumand, cette montre ne nécessitait pas de charge chaque jour, elle était légère, résistante à l’eau. Le public ne s’est pas trompé, au 31 décembre 2014 Pebble avait déjà vendu plus d’un million de montres. A titre de comparaison, 6.8 millions de “smartwatches” (incluant donc également les montres de type “fitness tracker”) se sont vendues en 2014, le record revenant à Samsung ayant vendu plus ou moins 1,2 millions de smartwatches. Joli score Pebble face au monstre sud Koréen, non ?

Les années passant, il était donc temps pour Pebble de lancer un nouveau produit, et c’est donc en janvier 2015 qu’une nouvelle campagne de financement Kickstarter a vu le jour, cette fois pour la montre “Pebble Time” – grosso modo, et j’y reviendrais plus en détail dans cet article, une version couleur de la montre Pebble originale. Nouveaux records pour cette campagne, la première à lever 1 millions de dollars en moins d’une heure, et un total de 20,3 millions de dollars sur la totalité de sa campagne ! Le petit Padawan est devenu un véritable Jedi.

Comment la Pebble Time tient-elle face aux montres Android Wear and Apple Watch ? Est-elle une alternative à considérer si vous désirez ajouter une extension numérique à votre smartphone ? Après un peu plus de deux semaines d’utilisation la réponse est définitivement “oui”. Ayant une LG G Watch R (Android Wear) depuis plusieurs mois, voici le résultat de ma propre comparaison s’impose.

Confort : porter la montre

La Pebble Time pèse 42.5 grammes bracelet inclus. Elle fait 9.6 mm d’épaisseur. Comparée à la LG G Watch R avec ses 62 grammes et 11 mm d’épaisseur, on peut dire que la Pebble Time se fait facilement oublier une fois au poignet. Les montres Android Wear ont quelques fois tendances à chauffer, comme vos smartphones, lorsqu’un processus utilise trop de puissance du processeur, lors de mise à jour etc ce qui est une sensation peu agréable au poignet. En comparaison la Pebble Time ne chauffe jamais. Enfin, si la LG G Watch R devra être impérativement chargée tous les jours ou jours et demi (selon votre utilisation), le fait de pouvoir utiliser la Pebble Time jusqu’à une semaine sans devoir la recharger procure une sensation presque jouissive. Pas besoin non plus d’enlever la Pebble Time lorsque l’on va nager ou sous la douche, elle est étanche jusqu’à 30m alors que la LG est, grosso modo, résistante aux éclaboussures ou à une brève immersion à 1 mètre de profondeur maximum.

Avantage : Pebble Time

LG G Watch R et Pebble Time

LG G Watch R et Pebble Time

Confort : lecture de l’écran

La LG G Watch R a un écran P-OLED de 1.2 pouces et d’une résolution de 320×320 pixels, alors que la Pebble Time dispose d’un écran couleur “e-paper” (papier électronique) de 144×168 pixels. D’un point de vue strictement esthétique, on serait tenté de donner l’avantage à LG : la luminosité de l’écran et sa résolution permettent un affichage de qualité, le rendu des “faces de montre” (ie le type de quadrant que vous désirez afficher) est du plus joli effet. On trouvera d’ailleurs pour les montres sous Android Wear un nombre incroyable de “reproductions” de montres de marques connues, telles Breitling, Citizen, Mondaine, Tissot, Rado, Panerai et j’en passe et ce surtout via l’application WatchMaker. C’est joli, mais ce ne sont jamais que des imitations qui n’auront jamais l’éclat d’une montre de marque originale. C’est un peu comme se balader avec un faux sac Vuitton : ça ressemble de loin, mais de près ça ne donne pas le change. A côté de cela, il y a les désavantages de la technologie OLED (LCD, AMOLED, même soucis) : au plus la luminosité extérieure est élevée au plus la lecture de l’écran est difficile. Et inversement, le soir ou dans l’obscurité, la luminosité de la montre devient un peu gênante. Combien de fois ne m’a-t-on pas demandé en soirée pourquoi je portais une lampe de poche à mon poignet…

Côté Pebble Time, la lisibilité de l’écran est un bonheur total : au plus la luminosité augmente au plus l’écran est lisible, et en cas de manque de lumière un petit coup du poignet suffira pour allumer brièvement un rétro-éclairage. Elle en devient, de ce fait, beaucoup plus discrète à porter, et la lecture de l’heure ou d’une notification demande moins de jouer de sa deuxième main pour cacher l’écran du soleil. L’écran e-ink couleur est surprenant – c’est la première fois que j’en vois un de ce type. Il permet d’afficher 64 couleurs, bien moins que les milliers de nuances d’un écran OLED ou LCD, et du fait du nombre réduit de pixels et de couleurs il ne faudra pas espérer trouver des beaux replicas de montres de marque, comme sur Android Wear. Ceci dit on s’en passe rapidement, pour passer de l'”imitation game” à un aspect nettement plus fonctionnel.

Finalement, la Pebble Time n’a pas d’écran tactile, et au final et à mon grand étonnement cela s’est avéré un plus. L’écran tactile sous Android Wear n’est pas toujours très réactif, mais ce qui est le plus énervant est d’activer l’écran à chaque fois que vous vous croisez les bras… Avec Pebble Time ce soucis n’existe pas.

Avantage : l’efficacité plutôt que le bling bling, donc Pebble Time

Gestion des notifications

Il est pratique de recevoir un petit message sur sa montre dès que vous recevez un SMS, chat (whatsapp, viber, etc), un nouvel email ou toute autre notification qui peut apparaître sur votre smartphone. En terme de type de notifications reçues, je n’ai pas remarqué de différences notables entre Pebble Time et Android Wear outre certains éléments graphiques (par exemple un sticker dans Viber s’affichera dans toute sa gloire alors que Pebble vous dira que vous avez reçu un sticker mais ne l’affichera pas). Tant sur l’une que sur l’autre, vous pouvez effectuer certaines actions sur ces notifications, telles qu’un “dismiss” (faire disparaître la notification), “delete” (par exemple effacer l’email gmail que l’on vient de recevoir), voir répondre à un SMS ou message. Si Dick Tracy est votre idole, vous pourrez dicter vos messages de réponse tant à l’une qu’à l’autre montre – chose que je ne fais que très rarement, il faut avouer que l’on a toujours l’air un peu con. J’ai cependant été étonné de la qualité de reconnaissance vocale de la Pebble Time, et ce même en Français.

A noter que Pebble Time propose d’installer…. android wear sur votre Smartphone, ceci afin de pouvoir utiliser certains APIs qui permettent, par exemple, qu’une notification vue sur la montre et supprimée sur celle-ci soit également supprimée sur le téléphone. Par contre, lorsqu’il s’agit de retrouver une notification que l’on a reçue puis effacée, Pebble Time s’en sort nettement mieux que Android Wear où cette opération est quasi impossible.

Avantage : ex aequo

Applications

Outre le fait de pouvoir appliquer des cadrans de montres divers, chacune des deux montres permet d’installer des applications diverses. Avec Android Wear, cela se fera au travers du téléphone via le Google Play Store, avec la Pebble Time cela se fera au travers de l’application Pebble Time sur votre smartphone. De nombreuses applications Android vont par ailleurs automatiquement installer une petite app sur votre smartwatch Android Wear si celle-ci est détectée, comme par exemple Shazam, Google Fit, Glympse, FlightRadar24, etc. Pour la Pebble Time, et si les apps sont votre focus, vous allez être un peu déçu… On retrouvera des “fitness trackers” genre Up ou Misfit, Runkeeper, des lecteurs de flux RSS, des compagnons pour des applications genre TripAdvisor ou Evernote, des petits jeux basiques mais au final même s’il y a “des milliers d’applications” dans le portail Pebble cela reste un peu maigre et au design un peu moins soigné que ce que l’on retrouve sous Android Wear. Il faut souligner que Pebble n’a toujours pas introduit de système de paiement dans sa plateforme d’applications ou de “watch face” et ceci peut certainement être considéré comme un frein pour des développeurs préférant viser des plateformes leur permettant de monétiser le fruit de leur travail.

Il faut néanmoins mettre en avant la fonctionnalité “timeline” de la Pebble Time, qui permet rapidement de consulter les événements futurs ou passés, tels que par exemple vos événements calendrier, les prévisions météo ou toute info associée au temps venant d’applications compatibles (exemple : l’heure de votre prochain vol, quand il faudra recharger la batterie etc). Voici une petite vidéo qui explique bien le concept :

Avantage : Android Wear

Capteurs divers

En terme de capteurs, la LG G Watch R est pourvu d’accéléromètres, de gyroscopes, d’un compas électronique, d’un baromètre et d’un capteur de battement de cœur. Ce dernier est plutôt un gadget qu’autre chose, parlez-en à votre médecin et il va se marrer… Mais cela peut donner une indication intéressante ici et là. Le compas électronique est assez stable une fois recalibré (comme sur un smartphone), quant au baromètre il y a peu d’applications qui en font bon usage.

La Pebble Time est plus maigre sur ce plan : accéléromètres, gyros, compas électronique. Le compas électronique est moins stable et a tendance à sauter un peu en utilisation de type boussole. Pebble a par contre annoncé l’ouverture de son écosystème vers des “smartstraps“, genre de bracelets alternatifs pour la Pebble Time permettant d’ajouter des fonctionnalités supplémentaires tels que capteur de fréquence cardiaque, lecteur NFC, GPS, batteries supplémentaires etc. Ceci semble toutefois toujours en stade de concept et l’on a pu encore voir de smartstrap probant jusqu’ici, lagré un concours lancé par Pebble avec un joli financement à la clé (1M$).

Avantage : LG G Watch/Android Wear, jugement à revoir lorsque les premiers smartstraps seront disponibles

Verdict

Le fait que je porte la Pebble Time tous les jours est un verdict final en soi. Elle est plus lisible, plus légère et plus discrète. En terme de fonctions de base – lire l’heure, voir qui m’appelle, voir les notifications de mon smartphone sans devoir toujours me saisir de celui-ci, la Pebble Time remplit tout à fait son office. Ce n’est pas pour autant que j’ai définitivement rangé ma montre Android Wear, que je ressors de temps à autre, et pour être honnête plutôt pour son côté bling bling.

A 249€, la Pebble Time n’est pas gratuite, voir plus chère qu’une Moto 360 ou qu’une LG G Watch R, le choix basé sur le coût n’est donc pas le plus évident.

 

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Transférer ses données et applications entre smartphones Android

Waow, génial, super ! Vous l’avez votre nouveau Smartphone Android ! Sûrement plus rapide, avec un meilleur écran, plus de mémoire, peut-être une meilleure caméra et Dieu sait quelle autres nouvelles possibilités. Vous regardez déjà votre ancien modèle avec un regard vacillant entre nostalgie et, il faut l’avouer, un certain dédain. Seulement, cet ancien smartphone, lui il stocke encore une bonne partie de votre “ancienne” vie, non ? Tous ces SMS, emails, photos, vidéos… Et puis aussi toutes ces heures passées à écluser les niveaux d’Angry Birds, à accumuler vos compétences dans Temple Run, à enregistrer la progression de votre poids dans Libra, toutes ces musiques que vous avez taggées avec Shazam, etc, etc… Que vont devenir toutes ces données ? Disparaître dans le grand vide numérique ? Non non non, ce serait vraiment trop bête ! Mais comment transférer tout cela de l’ancien joujou vers le nouveau ? Il faut reconnaître à la société à la pomme que tout ceci ne pose pas trop de problèmes : on utilise iCloud, on utilise iTunes pour le backup et la restauration et paf c’est fait. Mais sur Android on fait comment ? Petit florilège des méthodes que j’ai pu utiliser lors de mes différents changements de smartphone.

L’informatique dans les nuages

Si vous avez un Smartphone Android, il est quasi sûr que vous ayez un compte Google ainsi q’une série d’applications installées stockant leurs données “dans les nuages” (ou autrement dit, sur les serveurs des fournisseurs d’application). Si tel n’est pas le cas, pourquoi avoir un Smartphone ?

Avec votre compte Google, vos emails, vos contacts et vos calendriers sont associés à votre compte et vous retrouvez vos données online dans Gmail, Google Mail Contacts et Google Calendar. Peut-être même utilisez vous le transfert automatique de vos Photos vers Google+ ainsi que Google Drive. Donc lorsque vous configurerez votre compte Google sur votre nouveau smartphone et autorisez la synchronisation de ce compte, vous récupérerez ces calendriers, contacts et autres données.

De même, si vous utilisez des applis genre Dropbox, Evernote, etc qui synchronisent ou chargent vos données dans les nuages, il suffira de réinstaller ces applications sur votre nouvel appareil et d’y configurer vos comptes pour retrouver vos données.

Utiliser son PC/MAC pour le transfert

Il serait également judicieux de connecter votre ancien smartphone à votre PC ou MAC pour recopier tous les fichiers qui sont stockés sur le stockage principal de l’appareil et également sur la carte miniSD si votre appareil le supporte et que vous avez des données dessus.

Soit vous connecterez votre appareil via USB : dans ce cas si vous tournez Windows votre smartphone apparaîtra simplement dans le Windows Explorer, et si vous êtes sur MAC vous utiliserez Android File Transfer.

Soit vous passez par le WIFI, et utiliserez une appli comme AirDroid qui permet un accès sur votre Smartphone à travers du browser de votre ordinateur MAC ou Windows.

Vous pourrez ici principalement sauver des fichiers et répertoires tels que :

  • vos dossiers photos et videos
  • vos dossiers remplis de musique (mp3, …) ou de podcasts
  • vos dossiers de type “documents” ou “download”
  • les sonneries et notifications (les répertoires “Ringtones” et “Notifications”)
  • les dossiers spécifiques à des applications installées que vous reconnaîtrez en général simplement par leur nom. A noter qu’une appli peut très bien avoir un répertoire mais le fait de copier celui-ci ne garantit pas que les paramètres de configurations de cette appli seront sauvés. Voir “outil de migration” ci-dessous.

Bien entendu, une fois vos données sauvegardées sur votre PC, vous procéderez en sens inverse pour copier tout cela sur votre nouveau Smartphone.

Outils de migration

Certains fabricants proposent des outils de migration, tel HTC avec l’appli Android “HTC Transfer Tool“. Cet outil ne peut être utilisé que pour migrer VERS un smartphone HTC. Par exemple, lors de la preimière configuration d’un HTC One, l’assistant de configuration sur le HTC One vous proposera d’installer HTC Transfer Tool sur votre ancien smartphone et de faire un migration via wifi. Ce tool permet le transfert des données suivantes :

  • Contacts : pas vraiment utile si vos contacts sont déjà sur votre compte Google
  • Messages : utile pour les SMS
  • Calendar : pas vraiment utile si vos calendriers sont déjà sur votre compte Google
  • Music : OK, pratique
  • Photos : OK, pratique
  • Videos : OK, pratique
  • Bookmarks : OK, pratique
  • Display settings (brightness, sleep) : bof, franchement…
  • Wallpaper : ne marche pas si c’est un live wallpaper

Samsung propose également via son outil “Samsung KIES” la possibilité de migrer ses données entre smartphone Samsung mais également provenant de backups venant de smartphone non-Samsung (Nokia OS Series 40 devices, LG, Apple iOS backups et Blackberry). Bien entendu dans le cas de smartphones non Android vous ne pourrez considérer une migration de applications, et Kies se limite en général aux mêmes données que HTC Transfer. Samsung vient de lancer un nouvel outil de migration appelé “Smart Switch” qui fait également la même chose, mais cet outil ne peut avoir comme smartphone de destination que le Samsung S4.

Très bien me direz-vous, jusqu’ici nous avons pu récupérer déjà pas mal. MAIS nous n’avons toujours pas résolu 2 problèmes : quid du transfert des applications installées (si comme moi vous avez plus de 290 applications installées, vous n’avez pas envie de passer votre temps à tout reinstaller à partir du Play Store) et de la configuration de celles-ci (ce incluant par exemple vos progressions dans des jeux).

C’est ici qu’intervient un outil comme Helium. Helium est une application permettant de faire un backup (et une restauration) de vos applications ET de leurs configurations et données associées). Il n’est pas nécessaire d’avoir un smartphone “rooté” pour qu’Helium fonctionne : vous installez Helium sur vos 2 smartphones (l’ancien et le nouveau) et vous installez Helium sur votre MAC ou PC. Helium sur PC/MAC va vous servir à “débloquer” votre terminal Android, ie permettre à Helium de faire le backup des apps. Ne vous inquiétez pas, cette opération n’est PAS un jailbreak et vous ne risquez pas la garantie de vos terminaux Android. Si vous éteignez/redémarrez votre terminal Android vous devrez à nouveau utiliser le soft sur PC/MAC pour réactiver Helium. Pour procéder au transfert entre vos smartphones, vous procéderez comme suit :

  1. Assurez-vous que vous avez bien le version “Premium” de Helium sur vos terminaux
  2. Sur votre ancien terminal, vous ferez un backup de toutes vos apps. J’ai pris l’option de tout sauvergarder (ie pas uniquement les données des applis). Pour la destination du backup, vous aurez le choix entre stockage interne ou carte SD ou Google Drive. Perso j’ai pris Google Drive.
  3. Une fois le backup initial fait, vous allez sur votre nouveau smartphone et vous démarrez Helium également. Vous allez dans le tab “Restauration et Synchronisation”. Sous “mes périphériques”, vous devriez voir apparaître votre ancien smartphone (il doit être connecté sur le même réseau wifi et Helium doit bien entendu y tourner également
  4. Vous cliquez sur votre ancien terminal, choisissez toutes les applis, et lancez la synchronisation. Petit conseil : veillez à ce que rien ne coupe le wifi sur votre ancien terminal genre task killers, optimisateurs de batterie et compagnie. A priori, je vous conseillerais de mettre l’ancien terminal sur son chargeur et de modifier les paramètres pour que l’écran reste toujours allumé, sinon la synchro risque de s’arrêter et vous devrez reprendre celle-ci à chaque fois (et quelques fois re-sélectionner ce qu’il y a à synchroniser).
  5. Fin d’opération, vous avez tout récupéré sur votre nouveau terminal ! Il est possible que certaines apps ne soit pas transférables pour cause de protection mais sur les 293 apps transférées dans mon cas, 3 uniquement n’ont pas pu être traitées.

Résumé

Helium devrait répondre à la majorité de vos attentes : très complet, relativement simple d’emploi, il vous évitera de passer des heures à tout reinstaller manuellement.

Pour les “transfuges”, ie ceux et celles qui passerait de Nokia (Symbian), Blackberry ou iOS des solutions existes dépendant du terminal Android que vous avez acheté (HTC & Samsung fournissent ce genre d’outils).


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Virer Samsung de son Galaxy S3 avec Paranoid Android

Voici quasi un an maintenant que j’ai un Samsung Galaxy S3, et de manière globale j’en reste tout à fait satisfait. Format, rapidité, fonctions disponibles etc, ne justifient pas pour moi de regarder le Galaxy S4 ou le HTC One. Mes amis n’en reviennent pas, ça fait en effet plus de 6 mois que j’ai le même smartphone 🙂  Mais il y a une chose que je n’aime pas (ou plus) sur mon S3, c’est l’ensemble des “crasses” venant de Samsung qui sont installées par défaut (TouchWiz, Push Service, Samsung Apps etc) et que l’on ne peut même pas désinstaller. Il y a aussi le temps que met Samsung pour mettre à jour le S3 avec les nouvelles versions d’Android (comme la 4.2.2). Il y a aussi c’est petits ralentissements, tels des petits hoquets, qui apparaissent ici et là, comme par exemple juste au moment où vous devez sauter au-dessus d’un obstacle dans Temple Run 2 et vous font rater votre high score, les quelques secondes où je dois attendre de pouvoir utiliser l’appli téléphone après avoir cliqué sur l’icône, etc – hoquets impardonnables pour un appareil de cette gamme. Pour ces différentes raisons, j’ai donc décidé de virer Samsung de mon S3.

Et comment qu’on fait pour virer l’OS installé par son fabricant ? On installe une nouvelle ROM ! En gros, ceci signifie réinstaller un système Android complet qui aura été préparé et compilé par quelqu’un d’autre. Les sources d’Android étant publiquement disponibles, il existe pas mal de communautés différentes, à côté de gros vendeurs tels Samsung, Sony, HTC, etc, qui compilent des versions d’Android pouvant être installées sur les modèles de ces gros fabricants. J’ai par exemple eu le tout premier smartphone Android venant de Google, le “HTC G1”, il était livré avec Android 1.1. Si je me souviens bien, HTC a déclaré ne plus faire de mises à jour du G1 à partir de la version 1.4 ou 1.6 d’Android – ça leur prend du temps, et ajoute à la longévité de l’appareil ce qui bien entendu impacte négativement la vente de nouveaux smartphones. En “virant HTC” du G1 et en passant aux ROMs “Cyanogen”, j’ai pu continuer à mettre à jour mon G1 jusqu’en version 2.1, moment auquel je l’ai revendu.

Paranoid Android

Mon choix s’est porté sur la dernière version de la ROM “Paranoid Android“. Non seulement celle-ci est en version Android 4.2.2 et supporte le Samsung S3, elle présente un ensemble de customizations assez intéressantes, surtout sur un smartphone avec un écran de la taille du S3 :

  • multiple profils téléphone/phablet/tablet – il est possible de définir, pour l’ensemble du système mais également individuellement par application, quel est le format sous lequel l’appli va tourner. On peut ainsi avoir gmail et calendar dans le même format que sur une tablette 10″, les settings présentés comme sur une phablet, etc.
  • Halo : juste un truc de dingues qui rend le multitasking encore plus fun. Regardez la vidéo !
  • PIE : repensez la manière avec laquelle vous interagissez avec les boutons “home”, “back”, etc ainsi qu’avec vos notifications et system settings (wifi, bluebooth, etc)
  • Mode full screen (suppression de la barre des notifications du dessus et de la barre de navigation du dessous)
  • Support de plusieurs profils d’utilisateur, chacun ayant son propre compte Google, background, desktop et widgets etc
  • DSP manager (correction et réglages fins du son)
  • Système rooté
Propriétés "hybrides" dans Paranoid Android

Propriétés “hybrides” dans Paranoid Android

Les étapes

Voici les étapes que j’ai suivi de A à Z. Aucun soucis à rapporter, tout c’est très bien passé. Ce qui sera votre cas également si vous ne sautez pas les étapes ou ne faites pas le kamikaze.

  1. Le S3 connecté à mon PC via cable USB, je fais simplement une copie de tout le contenu de mon S3 (mémoire interne et carte SD) – on ne sait jamais
  2. Installer un nouveau bootloader et recovery system. Le “recovery system” est une petite partition de stockage sur votre smartphone qui contient le code nécessaire pour faire des mises à jour de l’OS, effacer complètement le système (remise à zéro), effacer différents types de mémoire cache, etc. Ce type d’opération a pu par le passer me donner quelques sueurs froides, mais ici je suis tombé sur des explications fort claires à suivre et un code – Samsung GS3 ToolKit – qui marche super bien : http://forum.xda-developers.com/showthread.php?t=1703488. Notez que flasher un nouveau “Recovery” ne touche pas votre OS et votre système, ie vous ne perdez rien à ce stade.
    • Conseil 1 : si Samsung Kies est installé sur votre PC, virez-le y compris les drivers Samsung pour le S3
    • Conseil 2 : j’ai opté pour le “TWRP Touch Recovery”, très simple d’emploi
    • Conseil 3 : faites, au travers du Samsung GS3 Toolkit que vous downloaderez à partir du lien plus haut, un backup complet de votre S3 (“backup all installed apps”)
    • Conseil 4 : une fois le nouveau recovery installé, votre S3 sera également “rooté” (càd que vous aurez les droits de Dieu sur votre smartphone). Je vous conseille de redémarrer votre S3, d’installer Titanium Backup Pro – qui nécessite d’avoir un accès “root” à son smartphone – depuis le Google Play, et de faire à nouveau, mais sur votre carte microSD, un backup complet au travers de Titanium Backup de toutes les apps que vous avez installées (et de leurs données, genre configurations ou niveaux des jeux auxquels vous êtes arrivés après tant d’efforts, ce serait dommage de tout recommencer à zéro une fois votre système totalement réinstallé)
      Samsung GS3 ToolKit

      Samsung GS3 ToolKit

      Une petite vidéo pour comprendre le processus :

  3. Downloader et recopier les fichiers vous permettant de “flasher” Paranoid Android 3 sur votre S3 en suivant liens et instructions sur le site suivant : http://forum.xda-developers.com/showthread.php?t=1745003. Vous comprenez que flasher une nouvelle ROM va effacer le système que vous avez jusqu’ici, donc réfléchissez encore une fois, ou aller prendre un autre café pour vous faire une dernière idée à ce sujet.
  4. Une fois l’installation terminée, configurez comme à l’habitude votre S3 fraîchement réinstallé (compte Google, fuseau horaire, etc). Allez dans le Play Store; s’il est déjà en train de réinstaller ce que vous aviez avant, arrêtez les installations. Installez Titanium Backup Pro à nouveau, et faites une restauration de toutes vos applis (et données).

Voilà, votre S3 est comme avant, sauf en mieux.

Des regrets ?

Aucun ! J’ai l’impression que mon S3 est plus rapide qu’avec tous ces brols Samsung qui y étaient installés auparavant. J’ai obtenu un score de performance légèrement plus  élevé sur le benchmark Antutu. J’ai gagné Photosphere au passage, c’est juste astronomique ce truc ! Il faut un peu s’habituer au système HALO et au “pie” de Paranoid Android, mais cela vaut vraiment la peine.

L’appli “Gallery” (pour vos photos) est un peu moins sexy que celle fournie par Samsung sur la dernière mise à jour de l’OS, mais perso je n’utilisais aucune des vues supplémentaires. Je n’ai plus S Beam, ce n’est pas grave, je n’ai jamais utilisé S Beam et Android Beam me convient parfaitement. L’agenda du S3 était pas mal foutu, pas grave je retourne vers Calengoo.

Bref, vous voulez Android 4.2.2 sur votre S3 ? Les applis Samsung vous gênent ? Plongez !