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Petit partage d'expériences de geek


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Que faut-il choisir : un laptop et une tablette ? Lenovo Yoga à la rescousse !

Laptop ou tablette ?

Voici une petite histoire classique : il y a quelques mois, on me demande conseil pour l’achat d’un nouvel ordinateur. D’un côté, le fils pousse ses parents pour l’achat d’un iPad. Il lui faut *absolument* une tablette dit-il et avec cela il pourra tout faire et “l’iPad s’est mieux que tout”. La maman par contre se demande si ce genre d’appareil pourrait également servir pour les devoirs et leçons du fiston, pour son propre mail, pour l’e-Banking etc. La maman me donne également son budget, et ne peut se permettre d’acheter 2 systèmes. Vu les besoins bureautique (genre Word/Excel/Powerpoint ou leur équivalents OpenSource tel OpenOffice) et le désir de séparer des profils d’utilisateurs différents, je conseille fortement un laptop. Les mois passent sans nouvelles, pour finalement entendre la maman se plaindre car le prof de maths de son fils impose l’exécution de devoirs postés sur un site web, à downloader et à remplir par l’enfant avant renvoi vers le prof. Qu’avait-elle acheté ? Un iPad. Pour faire plaisir à son fils. Et là voilà partie en guerre contre le prof de math, combat malheureusement perdu d’avance. Si l’on peut bien évidement discuter sur le fait qu’une école impose l’utilisation de l’outil informatique à la maison sans se soucier si les élèves sont équipés et sans fournir d’alternatives (comme par exemple une salle informatique ouverte après la fin des cours), cette maman était prévenue. Quelques semaines plus tard, la mort dans l’âme (ou plutôt dans le portefeuille), la voici en train d’acheter le laptop recommandé des mois auparavant.

Certains objecteront qu’il existe maintenant des claviers et souris pour tablettes, qu’ils viennent comme accessoires à acheter séparément ou livrés en standard avec une tablette. L’Asus Transformer Pad (TF701) par exemple vient en standard avec un clavier fort agréable, incluant de plus une batterie permettant une utilisation quasi doublée ainsi que divers connecteurs très utiles (USB 3.0, SD Card).

Tablette Asus TF701T (Transformer Pad)

Tablette Asus TF701T (Transformer Pad)

Toutefois je me vois très mal rédiger un document type word/xls/powerpoint sur un tel appareil, sans compter les petits surprises de reformatage et autres joyeusetés du domaine de la “compatibilité” entre une suite bureautique sur un “vrai” PC/Mac et sur une tablette. Si la consultation de documents est en général facile, la production de documents n’est pas l’apanage des tablettes. Il y a aussi les tablettes de type Microsoft Surface 2 et Surface 2 Pro, qui semble sans doute à ce jour la plus belle extension d’une tablette vers des activités plus communément faites sur un portable ou laptop, mais vous ne m’aurez pas à taper un devoir de 5 pages sur leur clavier.

Et si on pouvait avoir les deux en un ?

C’est ici que le Lenovo Yoga peut s’avérer un excellent compromis entre le monde des laptops et celui des tablettes. J’ai récemment acquis un Lenovo Yoga 11S en bénéficiant de la période des soldes de début d’année. Acquis pour la somme de 790€ (vous pourrez le trouver moins cher sur priceminister et autres), le Lenovo Yoga 11S se présente comme un ultra portable relativement courant bien qu’aux options bien nourries

  • Ecran : 11,6″ HD 16:9 (1 366 x 768) multimode avec dalle large IPS
  • OS : Windows 8/8.1
  • CPU : Intel Core I5-4210Y
  • Mémoire : 4Gb (jusqu’à un max de 8GB)
  • Disque dur : 128MB en SSD (256 également disponible)
  • Réseaux : Wifi b/g/n, Bluetooth 4.0
  • Connectiques : 1x USB 2.0, 1 x USB 3.0, lecteur multicarte 2-en-1 (SD, MMC), écouteurs, micro, sortie HDMI
  • Webcam 720p

L’intérêt de la série Yoga est que l’ultraportable peut être utilisé dans 4 configurations différentes :

  1. Mode laptop traditionnel
  2. Mode “tente”
  3. Mode “stand” ou “support”
  4. Mode tablette

Le Yoga étant muni d’un accéléromètre, l’écran sera, comme sur une tablette, toujours correctement présenté à son utilisateur quelle que soit la configuration choisie.

Lenovo Yoga 11S en mode tente

Lenovo Yoga 11S en mode tente

Lenovo Yoga 11S en mode "stand"

Lenovo Yoga 11S en mode “stand”

Lenovo Yago 11S en mode tablette

Lenovo Yago 11S en mode tablette

Quel que soit le mode choisi, tant l’environnent Windows 8 standard que l’environnement “Metro” (ou “Modern Apps”) sont utilisables. Le mode stand sera plutôt utile en réunion pour facilement partager son écran avec les participants, alors que les modes tente et tablette seront préférés pour la consommation de média (films, photos, …) ou des applications Métro. J’ai réellement re-découvert l’environnement Métro (ou “Modern UI” ou encore “Windows 8 RT – Microsoft lui-même ne semble toujours pas trop savoir comment appeler cela) grâce au Yoga 11S, alors que je l’avais déjà depuis belle lurette sur mon PC Desktop Tout-en-un tacticle, mais ne le trouvais pas pratique à utiliser.

A l’usage, ce petit portable mérite vraiment très fort son appellation d’Ultra portable, même si l’appareil reste cantonné dans notre salon. On a vite faite de commencer à s’asseoir au bureau et en court d’utilisation, de débrancher l’alimentation au secteur, de replier l’appareil en mode tablette et de continuer à l’utiliser dans la divan. En mode stand ou tente, il passera rapidement à la cuisine afin de suivre les recettes de l’excellente app Métro “Cuisines et Vins” de Microsoft. Les enfants le mettrons rapidement en mode “tente” pour regarder un film en utilisant XBMC. Avec un écran de 11,6 pouces pour un poids de 1,35kg, il trouvera également facilement sa place dans le sac d’un étudiant ou du business man désirant voyager léger. Le Yoga fonctionnera sur batterie pour un bon 4 heures avant de crier “aaaargh”.

Il est à noter que lorsque l’appareil est basculé en mode tablette, les réglages DPTF (Dynamic Platform and Thermal Framework) du BIOS vont ralentir la cadence du CPU afin d’éviter tout surchauffement de la machine. Malheureusement ceci est assez perceptible, surtout si vous jouez sur la tablette (genre Asphalt 8 et autres). Il est possible de couper ce système DPTF dans le BIOS, mais dans ce cas l’utilisateur veillera à surveiller sa machine et à éviter lui-même la surchauffe.

J’ai toujours une tablette, mais…

J’ai toujours une tablette Android (Asus TF701T) chez moi et ne pense pas m’en séparer avant un petit moment. En effet, le Yoga 11S ne peut encore rivaliser avec celle-ci pour les raisons suivantes :

  • Autonomie : 4-4h30 avec le Yoga contre jusqu’à 17h sur l’Asus en utilisant la batterie du clavier
  • Applications : peu d’applications “Modern UI” sous Windows 8 comparé au Google Play Store pour Android
  • Encombrement : l’Asus TF701T sans son clavier reste plus légère à emporter que le Yoga 11S

Toutefois la question est plutôt : si je n’avais pas déjà une tablette, en achèterais-je une si je n’avais que la Yoga 11S : la réponse est non. Je suis même convaincu de la supériorité de ce système comparé aux hybrides Windows+Android (laptop sous windows quand l’écran est connecté au clavier et tablette Android quand le clavier est déconnecté) dont la partie Android sera toujours à la traîne (mise à jour vers Android 4.3, 4.4 etc). Quant à mon point de vue concernant le nombre d’apps “Métro” disponibles, cela fait 5 ans que j’ai adopté Android donc mon point de départ est différent.

Pour ceux qui hésitent aujourd’hui entre une tablette et un laptop, je recommande très fortement de considérer cette alternative. Si d’aucun trouvait l’écran un peu petit, sachez que la Yoga existe également en format 13.3 pouces

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Jouer sur Android ou le smartphone en mode console

Avec l’apparition des téléphones tactiles, puis des tablettes, c’est une nouvelle manière de jouer qui s’est offerte à nous. Finis les claviers, les souris, les manettes et autres joypads, nous avons découvert que nos doigts étaient de formidables instruments pour interagir avec nos écrans. Nous avons propulsés des tonnes de petits oiseaux dans les airs à l’assaut des cochons voleurs d’œuf, redécouvert les sudokus, combattus nos amis à coup de “Words with friends” et ouvert une voie royale à des centaines ou des milliers de petits jeux “indie”, tous des jeux qui n’auraient sans doute jamais vu le jour si nous étions restés dans le bon “vieux” (?) paradigme des consoles, qu’elles soient portables ou non. D’ailleurs, nos enfants ne s’y sont pas trompés non plus, et j’entends dans mon entourage que nos petites têtes blondes préfèrent recevoir des petites tablettes ou ipod touch ou autres plutôt que de “bonnes vieilles” consoles telles que PSP, PS Vita et Nintendo DS. Pour nous parents ou grands enfants, ce n’est pas plus mal pour notre portefeuille : lorsque l’on compare le prix d’un jeu PSP ou DS et celui dans un appstore tel que Google Play ou Apple Appstore, il n’y a tout simplement pas photo !

Au fil du temps, nos smartphones et tablettes sont devenus de plus en plus puissants : des processeurs plus rapides, plus de mémoire, des processeurs graphiques dédiés, et toutes ces ressources ont permis l’apparition au fur et à mesure de jeux de plus en plus évolués : des graphiques plus raffinés, des  espaces de jeux de plus en plus grands, tels que des gros titres auxquels l’on jouait sur nos consoles et PC, tels que Grand Theft Auto, Need for Speed, Modern Combat etc nous accompagnent maintenant en poche. Il n’est pas rare aujourd’hui d’installer un jeu de 1,5 GB sur nos téléphones. Quand je pense à “Snake” sur mon premier Nokia…. c’est hallucinant ! Sans mentionner les émulateurs divers qui vous permette de transformer votre smartphone en Gameboy ou autre vieille console.

Personnellement, j’ai beaucoup de mal à jouer à un jeu de course sur mon smartphone en basculant l’écran de droite à gauche, quant à dézinguer des aliens ou des joueurs dans ShadowGun:DeadZone, Nova 3, Dead Trigger 2 ou Modern Combat 4, mes doigts capitulent ! Assez rapidement il m’est apparu qu’il était nécessaire d’effectuer un retour aux sources, et de reposer mes doigts sur des joysticks et boutons.

Première voie : ré-utiliser un joystick de console

La première possibilité qui s’offre à vous est de connecter à votre smartphone ou tablette Android un joystick de PS3, XBox ou Nintendo Wii. Il existe différents petits programmes à installer sur Android tels que USB/BT Joystick Center, Sixaxis Controller, Game Controller 2 Touch, … qui vont permettront de réaliser ceci, que ce soit en mode “natif” (ie le contrôleur est reconnu comme joystick), mode “touch” (les mouvements et pressions sur le joystick seront émulés comme des doigts touchant l’écran) ou les deux.

Personnellement, j’ai assez vite laissé tomber cette option pour les raisons suivantes :

  • de nombreuses solutions logicielles nécessitent de rooter son smartphone pour bénéficier d’une émulation correcte et complète
  • une solution logicielle souvent ne convient pas et il faudra multiplier les softs à installer
  • stabilité discutable des diverses solutions
  • compatibilité avec les jeux pas toujours au top

Je désirais avoir une solution la plus standard possible, ne demandant aucune bidouille – on branche et ça doit marcher. Par standard, je cherchais également une solution qui soit “reconnue” par le marché, ie que la majorité des jeux visés soit de facto compatible avec la solution choisie.

Deuxième voie : un joystick fait pour Android

Je me suis donc mis en quête DU bon joystick avec lequel jouer et exploser mes scores ou me garantir au minimum une bonne progression dans la limite de mes qualités de joueur non hardcore. En gros, je cherchais quelque chose qui

  • se rapproche le plus d’un joystick de PS3 au niveau de la prise en main
  • se connecte par bluetooth
  • dispose d’un support intégré pour smartphone à grand écran (genre 4,7 pouces)

Exit donc les petits machins genre GameTel, GamePhone Controller, Nyko PlayPad et autres. En lisant des critiques à droite et à gauche et lancé ma pièce en l’air pour un pile ou face final, mon choix s’est posé sur le Moga Pro Controller. Grand bien m’en a pris !!! Depuis que je l’ai reçu, jouer est un vrai plaisir et mon HTC One joue quasi à arme égale en temps de jeu que ma PS3 – même si l’on reste dans des mondes bien différents.

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Moga Pro Controller

Le Moga Pro tient particulièrement bien en main et offre un agréable sentiment de qualité. La pince intégrée permet sans soucis de faire tenir des smartphones de toute taille, jusqu’au Samsung S4 ou HTC One sans problèmes (le site web de Moga mentionne des écrans jusqu’à 3,2″ mais ceci est très clairement une erreur). Un support est également fourni pour votre tablette, afin de disposer celle-ci sur une table dans une position agréable pour jouer – dans ce cas bien entendu la “pince” du Moga reste fermée. Il est également possible de jouer sur grand écran en connectant cette manette à votre stick Android genre MK802S, ou en connectant votre smartphone ou tablette à votre TV via HDMI ou MHL.

Jouer sur grand écran avec Android et Moga

Jouer sur grand écran avec Android et Moga

Le Moga Pro peut fonctionner selon 2 modes :

  • Mode A : le joystick fonctionne en mode natif avec les jeux qui supporte celui-ci
  • Mode B : le joystick fonctionne en mode tactile, ie vous associerez des zones de l’écran à des boutons ou joypads du Moga – ceci est pour les jeux qui ne reconnaîtraient pas le Moga en mode natif

La connexion au smartphone se fait au travers d’un soft “Moga Pivot” a télécharger sur le Play Store. Ce petit soft montrera également la liste de tous les jeux installés compatibles soit en mode A soit en mode B, et montrera également toutes les nouveaux jeux compatibles à télécharger sur le Play Store.

Niveau jeu, la liste des jeux compatibles est très grande et s’élargit quasiment chaque jour. En ce qui me concerne, le support en natif des jeux suivants est rien de moins que ce que je cherchais : GTA 3, GTA San Andreas, ShadowGun, Dead Trigger, NFS Most Wanted, Asphalt 8, Modern Combat 4, NOVA 3, Portalize (la transposition du très fameux jeu “Portal” sur Android), Sine Mora, …

La batterie se charge via un petit port micro USB, vous utiliserez donc le même chargeur que votre téléphone. La durée de charge est plus que confortable – votre smartphone vous lâchera avant votre manette. A noter qu’un nouveau modèle sorti dernièrement, le Moga Pro Power qui intègre une batterie de 2200 mAh, peut carrément recharger votre smartphone pendant que vous jouez.

Petit bémol : la configuration initiale du Moga pour le mode B n’a pas été vraiment couronnée de succès sur mon HTC One. Je pense que la découverte Bluetooth a été légèrement compromise par le soft Pebble, qui dans ces versions précédentes m’a créé d’autres soucis d’interférences (avec mon auto radio par exemple). Ceci dit, je ne suis pas vraiment intéressé par les jeux en mode B, le mode natif est celui qui garanti la meilleure exploitation du joystick.

Que vous soyez un joueur occasionnel ou invétéré, je ne peux que vous conseiller ce joystick de très bonne facture. Vous découvrirez juste encore une autre raison pour ne plus lâcher votre portable.


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Connecter sa tablette ou son smartphone à l’étranger

Ils sont supers ces smarphones et tablettes, et nos opérateurs belges proposent maintenant des prix acceptables pour le trafic “data” (ie surf, mail, etc) lorsque vous êtes sur le territoire belge. Mais une fois à l’étranger, à moins d’être le petit fil de Mr Frère, vous ne voudrez certainement pas utiliser votre abonnement data pour mettre à jour votre profil sur Facebook !

On comptant que 2 Gigabytes par mois chez Proximus en Belgique revient à 12,39€/mois, on admire le tarif une fois que l’on désire se connecter à l’étranger :

Tarif Proximus pour internet à l'étranger

Tarif Proximus pour internet à l’étranger

Tarif Mobistar pour internet à l'étranger

Tarif Mobistar pour internet à l’étranger

Quelles sont les options possibles pour avoir une utilisation plus confortable et moins crispée une fois en vacances ou en déplacement à l’étranger ? Je vous propose un ensemble de solutions possibles dans les sections suivantes.

Les points d’accès wifi ouverts des particuliers

C’est la solution la plus évidente pour beaucoup : vous sortez votre smartphone, branchez le wifi et regardez quels sont les points d’accès wifi ouverts autour de vous. Avec un peu de chance, quelqu’un aura laissé son wifi “ouvert” (càd non protégé). C’est le cas “idéal” car simple et direct, mais de moins en moins fréquent. En France par exemple la majorité des “box” internet sont vendues et livrées avec l’encryption wifi mise en marche par défaut. Au-dessus de cela, le spectre des responsabilités individuelles sous le couvert de la loi Hadopi a également infligé un sévère coup de froid à tous ceux et celles qui prônaient un accès libre et inconditionnel à Internet.

Si vous ne voulez pas passer votre temps à sortir votre smartphone pour vérifier s’il y a du wifi ouvert dans le coin, un porte-clé détecteur de réseau wifi pourrait être pratique.

A noter, au passage, pour les ceusses et les celles qui prennent leur laptop en déplacement, qu’avoir une antenne Wifi Yagi à portée de main peut-être très utile, histoire de se connecter au wifi gratuit repéré 1 ou 2 kilomètres plus loin…

Les point d’accès wifi ouverts et gratuit des villes ou établissements

Deuxième solution : allez prendre un café ! La majorité des établissements Horeca (bars, restos, …) offrent maintenant à leur clientèle un accès wifi gratuit. Il vous faudra dans la majorité des cas demander explicitement au serveur ou au patron de vous communiquer le userID/password nécessaire pour se connecter au dit réseau. Si vous devez prendre un hôtel, privilégiez bien entendu ceux qui vous offrent un accès wifi gratuit – je me demande comment certaines chaines n’hésitent pas à vous demander 20€ voir plus pour 24h d’accès au net…

L’autre alternative, ce sont les réseaux gratuits des villes et municipalités. Lors de mes dernières vacances, j’ai pu ainsi découvrir à plaisir que Grenoble et Nice avaient leur réseau wifi municipal gratuit. Certes, la bande passante est réduite et il est probable que certaines applications grosse consommatrices de bande passante tels que YouTube et Skype soient bannies, mais néanmoins pour rapidement chercher un info, envoyer un mail ou vous retrouver sur Google Maps. Bruxelles, pour prendre un exemple “bien de chez nous” a aussi son réseau wifi public, délivré sous le nom de Urbizone.

Les communautés wifi

C’est à priori l’option idéale, low cost et écologique. En gros, l’idée est de rajouter le hotspot wifi de votre box internet (par exemple la BBOX2 de Belgacom, ou la box de Voo, etc) à un “réseau communautaire partagé”. Chaque membre de la communauté ayant alors la possibilité d’utiliser tout point d’accès wifi rencontré sur son chemin et rattaché à cette même communauté. L’accès y est garanti sécurisé : tout utilisateur doit avoir un nom d’utilisateur et un mot de passe pour accéder au réseau, et votre routeur va en général créer 2 réseaux wifi distincts : 1) votre réseau perso, sécurisé et tout et tout et 2) le réseau communautaire, non relié au réseau privé de la maison.

Le réseau “Fon”

Fon est pour moi le meilleur exemple de ce que doit être un tel réseau communautaire. Suite à un partenariat avec Belgacom, chaque BBOX Belgacom installée dans un foyer belge devient un potentiel nouveau point d’accès de cette communauté, qui en compte déjà plus de 7 millions de part le monde. Car c’est bien là une autre force de FON : c’est une solution “multinationale”, ie qui peut être disponible à priori dans n’importe quel pays. Hors, le moment où vous chercherez le plus à vous passer de votre abonnement ou forfait 3G, c’est bien sûr quand vous n’êtes plus dans votre pays… A noter que FON a aussi un accord avec SFR, KPN, BT pour ne citer qu’eux, et je peux en effet confirmer m’être connecté à un point FON en Hollande, en Angleterre et en France dernièrement. Il est “juste” dommage que ces telcos ne font pas assez de publicité autour de cette fonctionnalité géniale auprès de leurs abonnés (en France, notamment).

A noter aussi que le réseau FON se déploie également en dehors d’alliances avec des telcos tels que SFR, BT etc. FON vend un petit routeur (le “Fonera”) pour moins de 40€ et qui vous   permettra également de partager votre propre connexion internet de manière sécurisée ainsi que, bien entendu, avoir accès à l’ensemble des points d’accès FON.

Page web Belgacom pour la configuration de FON

Page web Belgacom pour la configuration de FON

Voo & Telenet Wi-Free

Voo et Telenet, en Belgique, ont aussi voulu tirer la couverture du “ayez accès à Internet hors de chez vous” via les wifi communautaires, et ont lancé “Wi Free” dernièrement. Seul hic : cela ne concerne que les box Voo et/ou Telenet, et donc une fois à l’étranger : bernique !

Boingo

Pas vraiment du wifi communautaire en tant que tel, ie vous ne pourrez rajouter le routeur de votre maison comme point d’accès au réseau. Mais Boingo se veut néanmoins un moyen simple d’obtenir un accès wifi payant dans différents pays, en faisant alliance avec divers fournisseurs (T-Mobile, KPN, Orange, …). Si par ailleurs vous utilisez fréquement Skype, vous aurez peut-être vu passer quelque chose à propos de “Skype Wifi” (payer son accès wifi avec ses crédits Skype) qui s’appuie principalement sur des points d’accès Boingo.

Les réseaux “communautaires” des opérateurs

De nombreux opérateurs ont mis en place une politique similaire à Voo et Telenet, ie tout abonné de chez XYZ pourra avoir accès aux hotspots wifi de tous les autres abonnées de chez XYZ. Perso, j’ai horreur des solutions totalement propriétaires qui, de plus, n’offrent pas la possibilité d’acheter un accès temporaire pour un voyageur de passage. Une mentalité de petit village. Moi je dis : vive FON et suiez l’exemple !

Le hotspot wifi/3G mobile

Ici, nous regarderons une solution pour laquelle vous n’aurez besoin de personne. L’idée est simplement de créer votre propre hotspot wifi, là et quand vous en avez besoin. Vous aurez pour cela besoin d’un petit hotspot mobile, et d’une carte 3G/data.

Commençons pour la carte 3G. Soit vous en avez une de votre employeur (ainsi que vraisemblablement une petit clé USB 3G pour connecter votre laptop quand vous êtes en déplacement), soit vous en achetez une. Oui mais, ça nous remet dans les problèmes de coûts de roaming ça, non ? Pas si vous achetez votre carte 3G dans votre pays de destination. Chez Orange par exemple, en France, une carte SIM avec 100 MB inclus vous coûtera 8€ (comparé à 24,20€ chez Mobistar pour 100MB d’utilisation à l’étranger…).

Ensuite, il vous faut un “hotspot wifi portable”. En gros, un petit boitier dans lequel vous glissez votre carte SIM “data”, vous allumez le zigouigoui et magie : il se connecte à internet grâce à la carte SIM et crée un petit réseau wifi (qui peut être sécurisé) sur lequel vous pourrez connecter votre smartphone, tablette ou laptop. Pendant plusieurs années j’ai utilisé un MIFI 2352. Très chouette petite machine fabriquée par Novatel avec comme seul petit défaut une durée de batterie un peu limitée. Je suis passé dernièrement à un Vodaphone Mobile Wifi R201, vendu par Belgacom/Proximus – durée de batterie plus longue, petit écran inclus qui vous donne l’état de connexion en permanence et près pour la 4G.

Hotspot Vodaphone Mobile Wifi R201

Hotspot Vodaphone Mobile Wifi R201

Le partage des forfaits data entre mobiles

L’idée sous-jacente  : vous vous promenez en rue à Berlin en Vacances, il y a plein de Berlinois autour de vous avec un accès 3G lié à leur smartphone, pourquoi ne pas utiliser un peu de leur forfait ? En contrepartie, vous ferez la même chose dans votre propre pays, càd partagerez un peu de votre forfait data avec les visiteurs de passage. C’est avec cette idée qu’a été lancé le projet Airmobs par Eyal Toledano sous le couvert (prestigieux) de l’initiative “Viral Space” du MIT Media Lab. Vous vous enregistrez dans une communauté spécifiques d’utilisateurs, vous installez un petit soft sur votre Smartphone Android, vous le démarrez et voilà ! Lorsque votre bande passante mobile est utilisée par quelqu’un d’autre, vous gagnez des crédits, que vous pourrez utiliser plus tard. C’est un peu comme un marché de seconde main. Le seul hic, c’est que si technologiquement cette solution est prête, son auteur hésite très fortement à la mettre à disposition du public craignant la foudre des opérateurs télécom… Il va falloir songer à démarrer une pétition pour encourager le gaillard.

Airmobs

Airmobs

Autre projet prometteur, mais qui se limite pour le moment à la voix et aux SMS (ie pas encore pour le trafic data”, c’est le projet Serval. Serval veut aller un pas plus loin que Airmobs, en se passant totalement des opérateurs télécom. Après tout, votre smartphone est elle-même une radio émettrice et réceptrice, pourquoi donc ne pas créer directement un réseau entre les smartphones et se passer des tours relais de nos opérateurs ? Une autre utilisation possible : pouvoir créer un réseau de communication dans un endroit totalement déconnecté de la planète, ou un réseau d’urgence suite à une catastrophe majeure qui aurait éliminé l’infrastructure de télécom. Ici nous sortons un peu du cadre de cet article, mais ce projet est suffisamment intéressant pour prendre l’occasion de le mentionner. A noter que ce projet, tout comme Airmobs, nécessite un terminal Android – hé oui, désolé chers propriétaires d’iPhone, mais votre système est trop fermé et surtout le contrôle d’Apple trop strict quant à ce qu’il “autorise” comme appli ou contenu valable ou non (ce n’est pas Largo Winch, ce chantre bien connu de la pornographie, qui dira le contraire).

Projet Serval - se téléphoner sans opérateur !

Projet Serval – se téléphoner sans opérateur !

Les applis offline

Dernier ressort au cas où vous pensez ne pas trouver de connexion ouverte quelque part, c’est de ne plus en avoir besoin… Quelques applications vous permettent de télécharger le contenu nécessaire avant de partir. Quelques petits exemples :

  • Spotify : si vous avez un abonnement Premium, vous pourrez downloader vos pistes de lectures sur votre mobile via l’application Spotify, puis faire basculer l’appli en mode “offline”. Ce mode vous permet d’écouter ce que vous avez downloadé pendant 30 jours sans avoir besoin de connexion internet
  • Google Maps : vous pourrez téléchargez à l’avance les sections de carte dont vous aurez besoin. Pour de grandes zones (par exemple tout le sud de la France), vous aurez vraisemblablement à télécharger en plusieurs sous-zones. Fonction en tout cas disponible sous Android.
  • TripAdvisor propose un ensemble d’applis de type “City Guide” dont vous pouvez télécharger le contenu à l’avance (cartes, liste des hotels, restos et autres attractions).
  • Google Translate sur Android vous permet depuis peu de télécharger les packs de langue à l’avance !
  • Wifi Finder vous permettra de télécharger à l’avance la liste des hotspots wifi gratuits ou ouverts connus et partagés par la communauté
  • Instapaper est une appli vous permettant de télécharger des pages web afin de les lire plus tard. Pratique pour préparer de l’info utile plus tard en voyage !