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Optimiser la batterie de son smartphone Android

Nos smartphones deviennent de plus en plus puissants et de plus en plus gourmands. S’il y a deux choses que l’on s’attend à pouvoir faire avec son smartphone, c’est de passer la journée sans être accroché à une prise murale et de pouvoir installer des apps et stocker des données sans tomber continuellement sur des messages d’erreur concernant le manque d’espace mémoire disponible. Voici quelques conseils ci-dessous pour optimiser votre batterie. Dans un second article j’adresserai la problématique de l’espace de stockage.

Gestion de la batterie

Trois composants principaux de votre compagnon numérique sont coupables de l’épuisement de la batterie : l’écran, les modules de communications et le (ou les) processeur(s). Si vous voulez passer plus d’une journée loin de la prise, il va donc falloir s’attaquer à ce qui les affecte directement.

L’écran

C’est logique, au plus il est allumé et au plus forte est sa luminosité au plus il phagocytera la batterie. Quelques règles simples à mettre en oeuvre :

  1. désactiver le réglage automatique de la luminosité via le menu settings/paramètres du système Android, sous menu Display/Affichage et cherchez l’option Brightness/Luminosité, désenclenchez le réglage automatique. Manifestement vous réglerez cette luminosité manuellement à partir de maintenant, ce qui se fait souvent très facilement et de manière directe à partir du panneau de notification que vous tirez depuis le haut de l’écran. Au plus bas est la luminosité, au moins ça consomme, c’est logique.
  2. Diminuez le timeout ou délai après lequel l’écran s’éteint si vous ne faites rien avec votre smartphone. J’ai réglé le mien sur 15 secondes max.
  3. Désactivez tout écran de veille (toujours dans les paramètres display/affichage d’Android). C’est vrai que c’est joli, un écran de veille, mais ça pompe du jus. En général vous pourrez le garder actif uniquement si votre appareil est connecté au secteur.
  4. Désactivez les options de type “Smart Stay”, qui garde l’écran actif tant que votre appareil considère que vous êtes en train de regarder l’écran (l’appareil utilise pour cela une petite analyse de vos yeux en utilisant la caméra frontale de l’appareil).

Les modules de communication

Viennent ensuite les divers modules de communications : voix et data (cellulaire, wifi, bluetooth, nfc). En ce qui concerne la voix… c’est un appareil qui a priori sert tout d’abord à téléphoner, non ? Difficile donc de faire des économies, sauf à avoir des communications plus courtes – de toute façon votre cerveau vous en remerciera.

Données via wifi/3G/4G

Pour ce qui est de la communication des données, vous préférerez le wifi plutôt que les données cellulaires. Tout d’abord parce que c’est moins cher, mais surtout car le wifi pompe moins sur la batterie que la 3G ou pire, la 4G qui est très énergivore. Je conseille très chaudement d’installer un petit programme qui va gérer ceci pour vous, en tentant par exemple toujours une connexion wifi avant de lancer la 3G/4G, et surtout qui veillera à ne pas laisser toujours la communication en route. En effet, très sérieusement, est-il vraiment nécessaire que votre appareil soit sur le réseau à tout moment ? Je vous assure que l’on peut survivre très correctement en ayant un appareil qui ne se connectera que toutes les 10, 15 ou 30 minutes. Sauf si pour vous, le fait que quelqu’un d’autre puisse réagir sur un tweet ou un post facebook/snapchat/viber/whatsapp etc est une véritable horreur insurmontable, mais dans ce cas peut-être est-il temps de consulter ? Je vous propose donc ici de regarder vers Juice Defender ou Green Power. Personnellement sous Android version 4.x j’ai pu presque doubler la durée de la batterie grâce à ces programmes. Je les règle pour que le wifi ait toujours un préférence, pour que la synchro des applications ne se fassent que toutes les 15 ou 20 minutes, et pour que les communications soient coupées une fois l’écran éteint sauf si le traffic de données est supérieur à un certain seuil (par exemple vous enclenchez Spotify et coupez l’écran, il ne faut pas que le streaming s’arrête). J’ai trouvé que ces deux softs donnaient en général de bien meilleurs résultats que les options “standard” de constructeurs genre Samsung ou HTC sur l’optimisation de la consommation énergétique.

Paramétrage du wifi via GreenPower

Paramétrage du wifi via GreenPower

Attention cependant si votre smartphone est déjà sous la version Android 5 (Lollipop) que Google a supprimé l’API qui permet aux applications de gérer les connexions 3G/4G, pour une raison obscure et totalement regrettable, sauf si votre appareil est “rooté”, ce que je vous déconseille. Pourquoi ? Car je ne désire premièrement pas prendre le risque qu’une application malsaine profite d’un accès privilégié à l’ensemble du système pour y faire des choses indésirables et surtout parce que certaines applications, principalement bancaires/financières, vous enverrons sur les roses si votre téléphone est rooté. N’en reste pas moins que Green Power par exemple, sous Android 5, vous permettra d’avoir une gestion intelligente du wifi, et c’est déjà ça de pris.

Je veille aussi à supprimer quelques autres automatismes proposés en standard par Android concernant le wifi. Sous settings/paramètres, allez dans le menu wifi, puis sélectionnez les “options avancées”. J’y supprime par exemple la notification automatique de réseaux wifi ouverts (sinon votre machine consomme du jus à chercher régulièrement s’il y a de tels réseaux). Pour ce qui est du “wifi actif en veille”, je délègue cette gestion à Green Power. Toujours dans le menu des options avancées du wifi, l’option offrant “l’optimisation wi-fi” afin de minimiser sa consommation énergétique est certainement à enclencher. Il faudra noter toutefois que ceci peut avoir des effets négatifs quant à la qualité de réception ou d’émission, par exemple si vous utiliser votre smartphone pour piloter un Parrot AR.Drone vous désenclencherez cette option avant de faire mumuse, puis vous la ré-enclencherez une fois vos séances de vols acrobatiques terminées. Pour finir, sur certains smartphones vous aurez la possibilité de choisir entre du wifi en 2.4 ou en 5.8 Ghz. D’un point de vue de la batterie, vous préférerez le 2.4 Ghz (sous l’option “wi-fi frequency band”).

NFC

J’ai déjà parlé du Near Field Communication ou NFC dans un article précédent. Mon conseil est donc tout simplement de couper cette fonctionnalité tant qu’elle n’est pas nécessaire. Dans la majorité des cas, cela pourra se faire par un petit raccourci présent dans la zone de notification. Si le constructeur de votre smartphone n’a pas prévu un tel raccourci, vous pourrez installer un petit toggle ou widget sur une de vos pages d’accueil qui vous mènera directement aux paramètres de réglage correspondants.

Bluetooth

Encore un autre coupable de la consommation de la batterie. Un réflexe simple : si vous ne l’utilisez pas, désactivez le tout simplement. Enclenchez en cas de besoin, puis coupez par après. Si vous utilisez les communications bluetooth pour relier votre appareil à un casque audio ou un système main libre pour la voiture, l’utilisation n’est de toute façon que temporaire. Si par contre vous utilisez une montre connectée, genre Pebble ou Android Wear, cela peut devenir plus gênant. Quelque fois on a pas le choix… quoi que… il n’est pas toujours nécessaire que votre montre intelligente soit constamment connectée, elle peut aussi simplement servir… de montre.

Le ou les processeur(s)

C’est bien entendu le moteur qui fait avancer la voiture, la batterie étant le carburant. Si je tire tout le temps à fond dans le moteur, je vais aller moins loin avec mon plein d’essence. Il va donc falloir trouver ce qui peut faire tourner le moteur trop vite en dehors d’une utilisation normale.

Dans un premier temps, certains modèles de smartphone Android, selon le constructeur, vont proposer d’activer un mode d’économie d’énergie qui, entre autres, va réduire le régime du moteur (ie la vitesse du processeur central). Pour une utilisation normale de votre machine, ie mail, messaging, facebook et autres du genre, pas besoin de rouler en Ferrari. Par contre, lors de l’utilisation de jeux il pourra être désirable de désactiver momentanément cette option.

Maintenant il va falloir tenter de comprendre ce qui tourne un peu tout le temps et qui n’est pas absolument nécessaire.

Premier cas typique : un fond d’écran animé. C’est très joli, mais ça utilise des cycles du processeur (de la puissance du moteur). Vous le supprimerez donc pour le remplacer par une image statique, ou vous chercherez dans les options de votre fond d’écran animé s’il existe un réglage permettant de réduire au minimum l’impact sur les performances du téléphone.

Réglage de performance d'un live wallpaper

Réglage de performance d’un live wallpaper

Deuxième cas typique : la prolifération de widgets. Tous ces petits widgets qui vous délivrent de l’information ou qui égaient vos pages d’accueil doivent tout mettre à jour un contenu. Ils consomment donc de la puissance processeur que vous cliquiez dessus ou pas, et pour une bonne série d’entre eux de la bande passante (wifi/3G/4G). Vous veillerez donc à réduite au minimum le nombre de widgets.

Troisièmement, les notifications. Cela paraît logique également : au plus des applications doivent vous notifier de quelques choses, au plus on tire sur le moteur et on consomme. A vous de faire le tri de ce pour quoi vous voulez vraiment être notifié, ou non. Ces réglages se font de manière générale application par application. Prenons par exemple Twitter : voulez-vous vraiment être notifié à chaque nouveau tweet reçu ? ou plutôt vérifier vous-même votre timeline de temps à autre ? Twitter explique sur son site comment régler ces paramètres sous Android. Idem pour Facebook, pour gmail, etc. A côté de ces cas assez réguliers et classiques, voulez-vous aussi que Candy Crush Saga vous casse les pieds pour vous inciter à jouer ou vous dire que votre jauge de vie est pleine, ou que le gentil chat “Talking Ginger” vous martèle à coup de notifications que le pauvre petit animal s’ennuie de vous ? Vous pouvez également couper le sifflet à ces applications et supprimer leurs notifications en allant dans les Settings/Paramètres d’Android, puis “Applications”, sélectionnez l’application dont vous voulez couper le sifflet et vous verrez une case à cocher pour afficher ou non les notifications spécifiques à cette app.

Il y a aussi potentiellement un grand nombre d’applications tournant en “tâche de fond“. A priori vous ne les voyez pas, et ne soupçonnez pas qu’elles sont actives. Certaines dorment et se réveillent de ci de là, d’autres hibernent, d’autres sont carrément actives. Si vous désactivez pour toutes une séries d’application la possibilité pour elles de vous faire une notification, cela va déjà réduire un peu ce nombre d’apps en tâches de fond. Mais il va falloir rentrer un peu dans le cambouis pour avoir un meilleur aperçu. Pour cela, on pourra utiliser, toujours dans les settings/paramètres d’Android, un historique de l’utilisation de la batterie.

Historique d'utilisation de la batterie

Historique d’utilisation de la batterie

Cette vue vous indiquera, sur les dernières heures où votre smartphone a fonctionné sur batterie, quelles ont été les applications les plus gourmandes. Vous y retrouverez bien entendu ces apps que vous avez explicitement utilisées, mais si vous voyez apparaître une app que vous n’avez pas consciemment utilisé cela doit vous mettre la puce à l’oreille. Pourquoi est-elle dans cette liste ? Est-ce normal qu’elle dévore autant de batterie ? Il est alors temps d’aller dans cette application et de voir son paramétrages : notification en arrière plan activées, synchronisation de données avec “le cloud”, etc ?

Vous pouvez également utiliser une app telle que “SystemPanel App / Task Manager” – qui vous permettra d’obtenir des infos plus détaillées. Dans un premier temps, cette app vous montrera quels sont toutes les apps et processus en cours d’exécution. Vous verrez combien de mémoire elle consomme et leurs impacts sur l’utilisation du processeur. A nouveau, même processus de réflexion : est-ce que vous vous attendez à voir ces apps ou services ?

Apps et processus en cours d'exécution via SystemPanel app

Apps et processus en cours d’exécution via SystemPanel app

Dans un deuxième temps, vous pouvez également demander à SystemPanel d’enclencher une surveillance (“Monitoring”), que vous devrez laisser tourner pendant au minimum une journée – idéalement quelques jours – afin de pouvoir analyser plus aisément ce qui fagocite votre batterie.

SystemPanel app : historique

SystemPanel app : historique

SystemPanel app : historique de "mytrack"

SystemPanel app : historique de “mytrack”

Dans l’exemple ci-dessus, la première vue me montre un classement des plus gros consommateurs sur les dernières 8 heures alors que la deuxième me montre, pour un processus ou application définie (“mytrack” de Google) quelles ont été les ressources consommées et quand. Je peux alors vérifier si je m’attends en effet à voir un tel schéma de consommation (périodes où j’ai utilisé consciemment l’application par exemple).

Au sujet de la gestion des applications, je vous recommande de ne pas utiliser des applications qui se définissent comme des “app killers“, tuant automatiquement des applis jugées inutiles, par vous ou par les réglages par défaut de ces app killers. Android, certainement depuis les versions 4.x, gère parfaitement les processus en tâches de fond, et les mettra au placard s’ils sont inactifs et leurs ressources nécessaires pour une tâche active. Pire même, ces task killers peuvent très sérieusement augmenter la consommation de la batterie. En effet, certaines apps remarqueront qu’elles sont stoppées et redémarreront automatiquement, le task killer la revoit, la tue, et paf elle redémarre, et ainsi de suite… Une boucle infernale ! Il vaut donc mieux comprendre ce qui tourne (voir plus haut), et paramétrer l’appli non désirée pour qu’elle ne démarre pas automatiquement (genre pas de notification automatique etc, voir dans les paramètres de l’appli elle-même ce qui est disponible), soit la désinstaller purement et simplement au besoin.

Bien, un long article avec beaucoup d’infos… mais en espérant que ceci vous aidera à surmonter la boulimie énergétique de votre assistant digital.


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Facilitez-vous la vie avec le NFC sur Android

Si votre smartphone tourne sous Android, Windows Phone ou Blackberry il y a de forte chance pour que celui-ci soit compatible “NFC”. Vous êtes-vous jamais demandé ce que pouvait bien être derrière ce ixième acronyme et à quoi cela vous pourrait bien être utile ?

Le NFC, c’est quoi ?

Rien de tel que de commencer par une petite définition venant de Wikipedia :

La communication en champ proche (en anglais near field communicationNFC) est une technologie de communication sans-fil à courte portée et haute fréquence, permettant l’échange d’informations entre des périphériques jusqu’à une distance d’environ 10 cm. Cette technologie est une extension de la norme ISO/CEI 14443 standardisant les cartes de proximité utilisant la radio-identification (RFID), qui combinent l’interface d’une carte à puce et un lecteur au sein d’un seul périphérique. Un périphérique NFC est capable de communiquer […], avec un autre périphérique NFC ou avec certaines infrastructures sans-contact existantes comme les valideurs des transports en commun ou les terminaux de paiement chez les commerçants.

Un périphérique NFC est capable de communiquer […] avec un autre périphérique NFC ou avec certaines infrastructures sans-contact existantes comme les valideurs des transports en commun ou les terminaux de paiement chez les commerçants. La NFC équipe aujourd’hui des cartes utilisées dans les transports, dans le commerce ou pour l’accès à certains services publics et de plus en plus de terminaux mobiles.

Si votre smartphone Android supporte le NFC, vous trouverez un switch pour activer ou couper le NFC (hé oui, encore un truc qui consomme votre batterie) sous “More” (“Plus”) dans le menu “Wireless & networks” (“Sans fil et réseau”) dans la majorité des cas.

Option NFC dans les réglages système d'Android

Option NFC dans les réglages système d’Android

Le NFC est également reconnu par son symbole. On regrettera cependant qu’il ne semble pas il y a voir de symbole universellement adopté, comme le montre l’existence des ces deux variantes les plus communément utilisées.

Logo NFC

Logo NFC

Autre logo NFC

Autre logo NFC

On remarquera que, comme souvent, la France aime se démarquer et adopte une représentation différente (logo en bas à droite sur l’affichette ci-dessous). On peut se demander en quoi un utilisateur va reconnaître visuellement qu’il y a du contenu à scanner… Tout ceci me rappelle l’adoption du “Flash code” en France alors que toute l’industrie adoptait le standard QR code. Aaaah lala, ces “frenchies”….

Tag NFC sur une affiche française

Tag NFC sur une affiche française

Les accessoires compatibles Android

Vous avez un casque bluetooth ? Une enceinte portable bluetooth ? Un autre objet connecté à votre smartphone que vous devez régulièrement connecter et déconnecter ? Le NFC peut vous aider pour rendre beaucoup plus simple toute procédure d’appareillage bluetooth (“pairing”), wifi et pour l’établissement de toute connexion ultérieure.

Par exemple, il vous suffira de scanner le côté marqué “NFC” du haut-parleur nomade Jabra Solemate ou Jabra Solemate Mini pour que votre système Android démarre bluetooth sur votre terminal (si pas encore enlenché) et se connecte au haut-parleur. Idem avec le Parrot Zik, en scannant l’oreillette gauche avec votre smartphone NFC. Ceci ne se résume pas qu’aux périphériques audio et au bluetooth, la connexion entre votre smartphone Android et l’appareil/objectif Sony DSC-QX10 suit le même processus et établira la connexion wifi entre le QX10 et votre smartphone.

Automatiser vos tâches

Il y a moyen de rendre beaucoup plus d’objets communicants ou interactifs en utilisant des étiquettes ou tags NFC que vous pourrez coller à droite et à gauche, et en utilisant les bons softs Android qui permettront à votre smartphone d’interagir avec ces tags et déclencher diverses actions.

Les tags NFC

Personnellement, j’ai commandé des étiquettes de différents formats sur le site RapidNFC. Vous trouverez des starter packs comme celui-ci pour 13,7€ incluant 12 tags. Intéressant quand on sait que Sony vends ses “Smart Tags” par pack de 4 au prix de 19€ en moyenne et que si vous suivez la piste Sony, vous ne pourrez utiliser que 4 tags au maximum.

Il est important de noter qu’il n’existe pas une seule sorte de tag NFC, mais bien plusieurs types dont, entre autres, la capacité mémoire peut être bien différente. On pourra consulter ce tableau pour obtenir un peu de guidance. Dans les exemples ci-dessous, les tags que je vous ai recommandé plus haut seront tout à fait OK, supportant jusqu’à 137 bytes de données. Il faudra retenir qu’au plus on veut mettre de données sur une puce NFC – comme par exemple une carte de visite (vcard) – au plus il faut d’espace sur la puce, le max étant de 1K.

Les softs Android

Pour les exemples nous allons principalement utiliser les 2 softs suivants que vous trouverez dans le Play Store de Google :

Exemple 1 : partagez vos données de connexion wifi

Scénario : c’est toujours la même rengaine quand vous invitez votre famille ou des amis à la maison, à chaque fois on vous demande quel est votre réseau wifi et son code d’accès. Et si on se simplifiait la vie en plaçant un petit tag NFC dans le salon ou dans le hall d’entrée qu’il suffirait de scanner pour se connecter ?

Direction InstaWifi ! Cette application très simple vous permettra de créer un tag NFC en y inscrivant le nom de votre réseau et la clé nécessaire pour s’y connecter. Pour lire le tag, il faut aussi avoir InstaWifi sur son smartphone – et au cas où il n’est pas installé le fait de scanner le tag vous redirigera vers le Play Store android.

J’ai cherché une solution qui permettrait de ne pas avoir besoin d’utiliser InstaWifi pour lire le tag (ou autre programme équivalent) mais n’ai rien trouvé; il semble que ceci soit du à une limitation dans la manière dont le NFC a été implementé sous Android – en gros les URI de format “WIFI:T:WPA;S:SSID;P:PASSPHRASE;;” ne sont pas reconnu sous Android (par contre le même URI passera si encodé dans un code QR).

Exemple 2 : gérer vos connections lorsque vous rentrez et sortez de votre voiture

Scénario : vous sortez de chez vous ou de votre bureau et rentrez dans votre véhicule, et devez à priori couper le wifi, enclencher le bluetooth et connecter votre smartphone par bluetooth au car kit de votre voiture. De même, lorsque vous sortez de votre voiture vous voulez à nouveau scanner le même tag pour, cette fois, couper le bluetooth, changer le profil sonore de votre appareil et démarrer un programme prédéterminé, comme par exemple “car locator” afin de géolocaliser l’endroit de votre voiture et la retrouver par la suite.

Dans Trigger, nous allons commencer par créer une nouvelle tâche. Le déclencheur que nous choisissons pour cette tâche est “NFC”, ie la tâche se déclenchera à la lecture d’un tag NFC. Dans les tâches d’installation, nous choisirons : “Wi-fi activé/désactivé”, “Bluetooth activé/désactivé” et, toujours sous “bluetooth” nous choisirons également “Connecter un appareil”. Sur l’écran suivant, nous spécifions que le wi-fi doit être effectivement désactivé, que le bluetooth doit être activé et le périphérique bluetooth qui doit être activé. Sur l’écran suivant, “Commutateurs d’installation” (sans doute une mauvaise traduction en français) nous définissons les actions lorsque nous scannerons à nouveau le tag NFC lorsque nous sortirons de la voiture. Nous ajouterons donc : “Wi-fi activé/désactivé”, “Connexion Wi-Fi”, sous bluetooth nous prendrons “Bluetooth activé/désactivé”, sous “Sons et Volumes” nous prendrons “Volume de la sonnerie”et finalement sous “Applications et raccourcis” nous prendrons “Ouvrir une application” et choisirons l’appli à démarrer. Pour la dernière étape, prenez un de vos tags NFC vierges (ou que vous voulez ré-écrire) et placez le derrière votre appareil.

Tout est prêt ! Il ne vous reste plus qu’à placer votre tag NFC dans la voiture, sur le tableau de bord, derrière le pare-soleil, bref là où il sera le plus accessible pour vous tout en restant discret.

Exemple 3 : enclencher la surveillance de votre maison

Scénario : vous avez un NAS Synology chez vous, pour lequel vous utilisez la fonction “Surveillance Station“. Ceci permet à votre NAS Synology de se connecter à votre (vos) caméra(s) IP dans la maison, d’enregistrer ce qu’elles voient (quand il y a du mouvement par exemple) et de vous envoyer des alertes par mail ou SMS. Dans mon cas, je n’aime pas laisser tourner ce système quand nous sommes à la maison. Quid si j’avais un petit tag NFC à côté de la porte d’entrée pour mettre en route la surveillance vidéo quand je sors et la stopper quand je rentre ?

Dans cet exemple, nous allons avoir besoin d’un peu plus de support software… Dans un premier temps, Surveillance Switch est un petit utilitaire Android qui permet de mettre en route ou stopper la surveillance vidéo d’un NAS Synology. On veillera à bien configurer celui-ci et de faire quelques petits tests pour être sûr qu’il fonctionne correctement. Ceci étant fait, il nous faut maintenant quelque chose pour pouvoir utiliser Surveillance Switch de manière automatisée. C’est ici que Tasker rentre en jeu. Dans Tasker nous allons créer 2 tâches, une pour appeler Surveillance Switch et enclencher la surveillance et une pour le contraire. Le type de tâche dans Tasker sera “Send intent”. Pour enclencher la vidéo surveillance, l’action associée à la tâche “Send intent” sera “com.decbin.surveillance_on” et “com.decbin.surveillance_off” pour la tâche inverse. Bien, ce n’est pas encore fini… On va ensuite dans l’appli “Trigger” et l’on procédera comme dans l’exemple 2. Dans la liste des tâches possibles, vous verrez qu’il est possible de faire appel à une tâche définie dans Tasker.

Résumons : dans cet exemple, lorsque vous scannerez votre tag NFC, Trigger va appeler Tasker pour déclencher la tâche “surveillance on”, et celle-ci fera un appel système à l’appli Surveillance Switch pour mettre en route la surveillance vidéo de votre NAS Synology. Ouf !

Cela ne fonctionnera tel quel qu’avec un NAS Synology. Si vous avez un autre système de surveillance vidéo, il faudra tout d’abord faire quelques recherches sur le net pour voir s’il est possible de le commander via une appli telle que Tasker.

 Conclusion

Voilà, je pense que ces 3 petits exemples vous montrent qu’avec quelques tags NFC obtenus pour quasi rien via internet vous pourrez commencer à automatiser votre interaction avec votre smartphone et votre entourage. Je vous encourage à explorer tout d’abord Trigger (et ses divers addons), puis d’aller un peu plus loin avec Tasker. N’hésitez pas à donner vos idées ou exemples dans les commentaires de ce post ! Je viens par exemple de voir qu’il était possible d’automatiser via Tasker les ampoules Philips Hue… ça me donne des idées…


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Test du stick Android MK802 IIIS

Je vous avais parlé dans mon article sur les Smart TVs de la possibilité d’utiliser un stick Android pour transformer votre “vieille TV” en TV intelligente et connectée. Pour faire suite à cet article, je vous relate ici mon expérience avec le stick Android Rikomagic MK802  IIIS.

La bestiole

Stick Android "Rikomagic MK802 IIIS"

Stick Android “Rikomagic MK802 IIIS”

Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, cet appareil ressemble fort à une clé mémoire USB. A la place du connecteur USB, vous trouverez un connecteur HDMI. Ce stick doit donc se connecter impérativement à une TV ou moniteur disposant d’une telle connexion. Il est inutilisable sans écran. Il serait utile également que votre TV ou moniteur dispose d’un port USB libre, ceci pour alimenter le MK802 IIIS. Si tel n’est pas le cas, un adaptateur secteur sera utile.

Côté spécifications, le MK802 IIIS tourne Android 4.1, dispose d’un 1GB de RAM et 8 GB de stockage (qui peut être étendu avec une petite carte micro SD) et est motorisé par un CPU Rockchip RK3066 (Cortex A9) cadencé à 1.6GHz. Wifi et bluetooth font partie du lot. On trouve 2 connecteurs USB sur le IIIS : 1 micro USB pour son alimentation, et un USB (taille normale) en mode host, qui vous permet d’y connecter divers périphériques USB tels que clavier, webcam, etc.

Il est a noter que le 802 IIIS n’a ni micro ni sortie audio. Le signal audio sortira donc via la fiche HDMI. Autre option : faire du streaming audio via bluetooth, entre le Rikomagic et un récepteur bluetooth audio par exemple connecté à votre chaine hifi.

Fait important : vous pourrez bénéficier de la présence du Google Play Store, ce qui vous permettra d’installer de très nombreuses applications sans prise de tête.

J’utilise un petit clavier iPassPort, dont l’émetteur/récepteur radio se branche simplement sur le port USB du Rikomagic. Ce clavier est parfaitement reconnu en tant que clavier (encore heureux…) ET souris, ce qui en fait un petit compagnon idéal et peu cher.

Première impression

Pas trop déçu… On branche et paf ça marche. C’est un bon début, non ? Le boot est assez rapide, et on se retrouve devant un home screen assez brut, càd que Rikomagic n’a pas mis beaucoup d’énergie – même aucune du tout – pour développer une de ces fameuses surcouches telles HTC Sense ou Samsung Touchwiz sur smartphones Android. A vous à customiser et ajouter ce que vous voulez, et fort heureusement le Google Play Store est supporté et préinstallé. Pour installer rapidement un paquet d’applications, je préfère personnellement ouvrir un browser sur play.google.com sur une autre machine et installer les applis à partir de là, en choisissant à chaque fois le Rikomagic comme cible d’installation.

Étonnement Youtube n’est pas préinstallé, ni d’autres apps de Google genre Maps, Docs, Earth, etc. Vous pourrez le faire cependant à partir du Play Store.

Rikomagic ne fournit pas beaucoup d’applis maison avec le 802 IIIS :

  • Explorer : un explorateur de fichiers, simple mais très vite remplaçable
  • ApkInstaller : pour installer manuellement des applis en format APK. Mwouais, bof, pas vraiment utile
  • eHomeMediaCenter : une petit appli pour transformer votre MK802 IIIS en media server (DLNA/UPnP) ou en media client (pour se connecter à un serveur DLNA/UPnP)

A noter qu’il existe une app Rikomagic dans le Play Store appelée “MK802III Remote Client”, et qui peut servir de touchpad et clavier à distance pour le MK802 IIIS. Pas mal foutu du tout, et pratique si dans un premier temps vous n’avez pas de petit clavier tels que le iJazzPort.

Il est très agréable de surfer sur le web, facebook, twitter etc sur ma TV avec ce stick. Nettement plus agréable qu’avec les fonctions “équivalentes” de ma SmartTV. L’expérience Android y fait pour beaucoup (je retrouve ce que j’ai sur mon Smartphone et ma tablette), et ce petit clavier/souris iPassPort se prend vite en main. J’ai vite fait de rajouter Spotify, Tune In Radio et une série d’autre consommateurs de médias divers.

Taper ses mails ou du texte n’est pas trop un soucis si vous avez un petit clavier genre iJazzPort. Vous n’allez pas taper un roman, mais pour répondre à son mail, mettre son status à jour sur Facebook et faire des recherches sur le web c’est juste parfait.

Petit tour du côté des jeux : si installer Angry Birds, Dead Nation etc n’est pas un problème, y jouer…. c’est autre chose ! Tous ces jeux sont bien entendu développés pour être jouer sur un écran tactile, et voilà que je me retrouve avec mon “air mouse” dans les mains. Après un score de tapette totalement ridicule sur Angry Bird, je tente d’autres jeux mais non, franchement, c’est pas trop fait pour ça, ce stick. Reste l’idée que je pourrais y connecter un des manettes de ma PS3, mais après avoir testé 3 programmes différents et passé 45 minutes à sauter d’une page de forum Rikomagic à l’autre, j’abandonne. Ce n’est manifestement pas impossible à faire, mais si ce n’est pas plug and play ça n’a aucun intérêt.

Deuxième impression

C’est en général celle qui fait un peu plus mal… et c’est le cas ici. Quelques petits et gros défauts que j’ai pu observer :

  • Vous installez un autre “home” pour Android genre Chameleon Launcher ou Nova Launcher. ça marche très bien, mais à chaque reboot il faut cliquer sur un petit menu pour dire quel home on souhaite utiliser, même si l’on a demandé au système de conserver les préférences. Sur un smartphone ou tablette, pas de soucis équivalent
  • Les mises à jour : pénible ! Si vous vous attendez à des mises à jour du Rikomagic MK802 IIIS en “OTA” (over the air, ça a dire via le réseau), vous allez être déçu. Il faut aller sur le site de Rikomagic, downloader sur un PC le firmware mis à jour et utiliser tous vos dons d’acrobate et de patience pour effectuer les manœuvres de connexion.
  • le taux de transfer en wifi est pathétique, et est principalement du à une erreur de design. Regarder un clip sur youtube ou un film en streaming est vraiment pénible. L’antenne est trop petite, et placée juste à côté de la fiche USB dans laquelle vous mettrez le petit dongle radio de votre clavier/souris. Les 2 étant en 2.4Ghz et étant trop proches l’un de l’autre, paf ça merde et ça s’interfère. La solution simple consiste à prendre une rallonge USB pour éloigner l’émetteur radio de votre clavier/souris du boitier du MK802 IIIS. La solution plus compliquée vise à ouvrir le MK802 pour y trifouiller l’antenne. Il y a pas mal d’articles sur le net couvrant ceci.
  • J’ai abandonné pour connecter mon joystick… Sans doute une solution “tout en un” genre Gamestick ou Archos TV Connect est un meilleur gage pour avoir un joystick et pouvoir jouer sur une console Android, voir la console Ouya. Des gens voudront vous faire croire à tout prix qu’il est possible de jouer en utilisant l’appli “Remote Client” sur votre smartphone et tablette. Mwouais. Des adeptes de la méthode Coué à mon humble avis.

Conclusions

Vu son prix fort limité (62 pounds en version 8 GB et bluetooth), le Rikomagic MK802 IIIS reste une bonne alternative bas prix pour transformer sa TV en “smart TV”. Une fois résolus les problèmes de portée wifi (voir plus haut), le système marche bien. Vu sa taille, il se glisse facilement dans un (petit) sac ou dans la valise et s’emporte donc en vacances. Si votre lieu de villégiature dispose d’une TV avec un port HDMI, vous voilà reconnecté sur grand écran. Très pratique  : charger à l’avance des films pour les enfants sur une carte micro SD, et les visionner à votre endroit de villégiature sur la TV HD via le stick MK802 IIIS.

Autres utilisations sympa :

  • brancher le stick sur un projecteur vidéo (pour peu qu’il dispose d’une connectique HDMI), ça se trimballe facilement sans prendre de place et sert aussi très bien pour les soirées vidéo entre potes. Archos Player fonctionne sans aucun soucis sur le MK802 IIIS
  • se faire un “news wall” en utilisant le MK802 IIIS avec un moniteur non utilisé : on configure l’écran d’accueil avec des widgets Facebook, Twitter, Gmail etc et on suit tout ce qu’il se passe sur un écran dédié

Si par contre il est important pour vous également de jouer, passez votre chemin et précommandez une console Ouya ou un Gamestick. Si par dessus cela, vous désirez également un système permettant la vidéophonie (Skype, GTalk), il faudra considérer le TV Archos Connect.


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Connecter sa tablette ou son smartphone à l’étranger

Ils sont supers ces smarphones et tablettes, et nos opérateurs belges proposent maintenant des prix acceptables pour le trafic “data” (ie surf, mail, etc) lorsque vous êtes sur le territoire belge. Mais une fois à l’étranger, à moins d’être le petit fil de Mr Frère, vous ne voudrez certainement pas utiliser votre abonnement data pour mettre à jour votre profil sur Facebook !

On comptant que 2 Gigabytes par mois chez Proximus en Belgique revient à 12,39€/mois, on admire le tarif une fois que l’on désire se connecter à l’étranger :

Tarif Proximus pour internet à l'étranger

Tarif Proximus pour internet à l’étranger

Tarif Mobistar pour internet à l'étranger

Tarif Mobistar pour internet à l’étranger

Quelles sont les options possibles pour avoir une utilisation plus confortable et moins crispée une fois en vacances ou en déplacement à l’étranger ? Je vous propose un ensemble de solutions possibles dans les sections suivantes.

Les points d’accès wifi ouverts des particuliers

C’est la solution la plus évidente pour beaucoup : vous sortez votre smartphone, branchez le wifi et regardez quels sont les points d’accès wifi ouverts autour de vous. Avec un peu de chance, quelqu’un aura laissé son wifi “ouvert” (càd non protégé). C’est le cas “idéal” car simple et direct, mais de moins en moins fréquent. En France par exemple la majorité des “box” internet sont vendues et livrées avec l’encryption wifi mise en marche par défaut. Au-dessus de cela, le spectre des responsabilités individuelles sous le couvert de la loi Hadopi a également infligé un sévère coup de froid à tous ceux et celles qui prônaient un accès libre et inconditionnel à Internet.

Si vous ne voulez pas passer votre temps à sortir votre smartphone pour vérifier s’il y a du wifi ouvert dans le coin, un porte-clé détecteur de réseau wifi pourrait être pratique.

A noter, au passage, pour les ceusses et les celles qui prennent leur laptop en déplacement, qu’avoir une antenne Wifi Yagi à portée de main peut-être très utile, histoire de se connecter au wifi gratuit repéré 1 ou 2 kilomètres plus loin…

Les point d’accès wifi ouverts et gratuit des villes ou établissements

Deuxième solution : allez prendre un café ! La majorité des établissements Horeca (bars, restos, …) offrent maintenant à leur clientèle un accès wifi gratuit. Il vous faudra dans la majorité des cas demander explicitement au serveur ou au patron de vous communiquer le userID/password nécessaire pour se connecter au dit réseau. Si vous devez prendre un hôtel, privilégiez bien entendu ceux qui vous offrent un accès wifi gratuit – je me demande comment certaines chaines n’hésitent pas à vous demander 20€ voir plus pour 24h d’accès au net…

L’autre alternative, ce sont les réseaux gratuits des villes et municipalités. Lors de mes dernières vacances, j’ai pu ainsi découvrir à plaisir que Grenoble et Nice avaient leur réseau wifi municipal gratuit. Certes, la bande passante est réduite et il est probable que certaines applications grosse consommatrices de bande passante tels que YouTube et Skype soient bannies, mais néanmoins pour rapidement chercher un info, envoyer un mail ou vous retrouver sur Google Maps. Bruxelles, pour prendre un exemple “bien de chez nous” a aussi son réseau wifi public, délivré sous le nom de Urbizone.

Les communautés wifi

C’est à priori l’option idéale, low cost et écologique. En gros, l’idée est de rajouter le hotspot wifi de votre box internet (par exemple la BBOX2 de Belgacom, ou la box de Voo, etc) à un “réseau communautaire partagé”. Chaque membre de la communauté ayant alors la possibilité d’utiliser tout point d’accès wifi rencontré sur son chemin et rattaché à cette même communauté. L’accès y est garanti sécurisé : tout utilisateur doit avoir un nom d’utilisateur et un mot de passe pour accéder au réseau, et votre routeur va en général créer 2 réseaux wifi distincts : 1) votre réseau perso, sécurisé et tout et tout et 2) le réseau communautaire, non relié au réseau privé de la maison.

Le réseau “Fon”

Fon est pour moi le meilleur exemple de ce que doit être un tel réseau communautaire. Suite à un partenariat avec Belgacom, chaque BBOX Belgacom installée dans un foyer belge devient un potentiel nouveau point d’accès de cette communauté, qui en compte déjà plus de 7 millions de part le monde. Car c’est bien là une autre force de FON : c’est une solution “multinationale”, ie qui peut être disponible à priori dans n’importe quel pays. Hors, le moment où vous chercherez le plus à vous passer de votre abonnement ou forfait 3G, c’est bien sûr quand vous n’êtes plus dans votre pays… A noter que FON a aussi un accord avec SFR, KPN, BT pour ne citer qu’eux, et je peux en effet confirmer m’être connecté à un point FON en Hollande, en Angleterre et en France dernièrement. Il est “juste” dommage que ces telcos ne font pas assez de publicité autour de cette fonctionnalité géniale auprès de leurs abonnés (en France, notamment).

A noter aussi que le réseau FON se déploie également en dehors d’alliances avec des telcos tels que SFR, BT etc. FON vend un petit routeur (le “Fonera”) pour moins de 40€ et qui vous   permettra également de partager votre propre connexion internet de manière sécurisée ainsi que, bien entendu, avoir accès à l’ensemble des points d’accès FON.

Page web Belgacom pour la configuration de FON

Page web Belgacom pour la configuration de FON

Voo & Telenet Wi-Free

Voo et Telenet, en Belgique, ont aussi voulu tirer la couverture du “ayez accès à Internet hors de chez vous” via les wifi communautaires, et ont lancé “Wi Free” dernièrement. Seul hic : cela ne concerne que les box Voo et/ou Telenet, et donc une fois à l’étranger : bernique !

Boingo

Pas vraiment du wifi communautaire en tant que tel, ie vous ne pourrez rajouter le routeur de votre maison comme point d’accès au réseau. Mais Boingo se veut néanmoins un moyen simple d’obtenir un accès wifi payant dans différents pays, en faisant alliance avec divers fournisseurs (T-Mobile, KPN, Orange, …). Si par ailleurs vous utilisez fréquement Skype, vous aurez peut-être vu passer quelque chose à propos de “Skype Wifi” (payer son accès wifi avec ses crédits Skype) qui s’appuie principalement sur des points d’accès Boingo.

Les réseaux “communautaires” des opérateurs

De nombreux opérateurs ont mis en place une politique similaire à Voo et Telenet, ie tout abonné de chez XYZ pourra avoir accès aux hotspots wifi de tous les autres abonnées de chez XYZ. Perso, j’ai horreur des solutions totalement propriétaires qui, de plus, n’offrent pas la possibilité d’acheter un accès temporaire pour un voyageur de passage. Une mentalité de petit village. Moi je dis : vive FON et suiez l’exemple !

Le hotspot wifi/3G mobile

Ici, nous regarderons une solution pour laquelle vous n’aurez besoin de personne. L’idée est simplement de créer votre propre hotspot wifi, là et quand vous en avez besoin. Vous aurez pour cela besoin d’un petit hotspot mobile, et d’une carte 3G/data.

Commençons pour la carte 3G. Soit vous en avez une de votre employeur (ainsi que vraisemblablement une petit clé USB 3G pour connecter votre laptop quand vous êtes en déplacement), soit vous en achetez une. Oui mais, ça nous remet dans les problèmes de coûts de roaming ça, non ? Pas si vous achetez votre carte 3G dans votre pays de destination. Chez Orange par exemple, en France, une carte SIM avec 100 MB inclus vous coûtera 8€ (comparé à 24,20€ chez Mobistar pour 100MB d’utilisation à l’étranger…).

Ensuite, il vous faut un “hotspot wifi portable”. En gros, un petit boitier dans lequel vous glissez votre carte SIM “data”, vous allumez le zigouigoui et magie : il se connecte à internet grâce à la carte SIM et crée un petit réseau wifi (qui peut être sécurisé) sur lequel vous pourrez connecter votre smartphone, tablette ou laptop. Pendant plusieurs années j’ai utilisé un MIFI 2352. Très chouette petite machine fabriquée par Novatel avec comme seul petit défaut une durée de batterie un peu limitée. Je suis passé dernièrement à un Vodaphone Mobile Wifi R201, vendu par Belgacom/Proximus – durée de batterie plus longue, petit écran inclus qui vous donne l’état de connexion en permanence et près pour la 4G.

Hotspot Vodaphone Mobile Wifi R201

Hotspot Vodaphone Mobile Wifi R201

Le partage des forfaits data entre mobiles

L’idée sous-jacente  : vous vous promenez en rue à Berlin en Vacances, il y a plein de Berlinois autour de vous avec un accès 3G lié à leur smartphone, pourquoi ne pas utiliser un peu de leur forfait ? En contrepartie, vous ferez la même chose dans votre propre pays, càd partagerez un peu de votre forfait data avec les visiteurs de passage. C’est avec cette idée qu’a été lancé le projet Airmobs par Eyal Toledano sous le couvert (prestigieux) de l’initiative “Viral Space” du MIT Media Lab. Vous vous enregistrez dans une communauté spécifiques d’utilisateurs, vous installez un petit soft sur votre Smartphone Android, vous le démarrez et voilà ! Lorsque votre bande passante mobile est utilisée par quelqu’un d’autre, vous gagnez des crédits, que vous pourrez utiliser plus tard. C’est un peu comme un marché de seconde main. Le seul hic, c’est que si technologiquement cette solution est prête, son auteur hésite très fortement à la mettre à disposition du public craignant la foudre des opérateurs télécom… Il va falloir songer à démarrer une pétition pour encourager le gaillard.

Airmobs

Airmobs

Autre projet prometteur, mais qui se limite pour le moment à la voix et aux SMS (ie pas encore pour le trafic data”, c’est le projet Serval. Serval veut aller un pas plus loin que Airmobs, en se passant totalement des opérateurs télécom. Après tout, votre smartphone est elle-même une radio émettrice et réceptrice, pourquoi donc ne pas créer directement un réseau entre les smartphones et se passer des tours relais de nos opérateurs ? Une autre utilisation possible : pouvoir créer un réseau de communication dans un endroit totalement déconnecté de la planète, ou un réseau d’urgence suite à une catastrophe majeure qui aurait éliminé l’infrastructure de télécom. Ici nous sortons un peu du cadre de cet article, mais ce projet est suffisamment intéressant pour prendre l’occasion de le mentionner. A noter que ce projet, tout comme Airmobs, nécessite un terminal Android – hé oui, désolé chers propriétaires d’iPhone, mais votre système est trop fermé et surtout le contrôle d’Apple trop strict quant à ce qu’il “autorise” comme appli ou contenu valable ou non (ce n’est pas Largo Winch, ce chantre bien connu de la pornographie, qui dira le contraire).

Projet Serval - se téléphoner sans opérateur !

Projet Serval – se téléphoner sans opérateur !

Les applis offline

Dernier ressort au cas où vous pensez ne pas trouver de connexion ouverte quelque part, c’est de ne plus en avoir besoin… Quelques applications vous permettent de télécharger le contenu nécessaire avant de partir. Quelques petits exemples :

  • Spotify : si vous avez un abonnement Premium, vous pourrez downloader vos pistes de lectures sur votre mobile via l’application Spotify, puis faire basculer l’appli en mode “offline”. Ce mode vous permet d’écouter ce que vous avez downloadé pendant 30 jours sans avoir besoin de connexion internet
  • Google Maps : vous pourrez téléchargez à l’avance les sections de carte dont vous aurez besoin. Pour de grandes zones (par exemple tout le sud de la France), vous aurez vraisemblablement à télécharger en plusieurs sous-zones. Fonction en tout cas disponible sous Android.
  • TripAdvisor propose un ensemble d’applis de type “City Guide” dont vous pouvez télécharger le contenu à l’avance (cartes, liste des hotels, restos et autres attractions).
  • Google Translate sur Android vous permet depuis peu de télécharger les packs de langue à l’avance !
  • Wifi Finder vous permettra de télécharger à l’avance la liste des hotspots wifi gratuits ou ouverts connus et partagés par la communauté
  • Instapaper est une appli vous permettant de télécharger des pages web afin de les lire plus tard. Pratique pour préparer de l’info utile plus tard en voyage !


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Ecouter Spotify sur sa chaine hifi

Petit énoncé du problème : vous utilisez Spotify (ou Deezer) sur votre PC ou votre MAC et vous aimeriez bien pouvoir ne plus à souffrir du son crachoteux des hauts-parleurs de votre ordinateur et écouter plein pot la collection entière des remix de Stone et Charden. Comment faire ?

Première solution : level “zero tech” – coût : 2 à 8€

Bon, sans vouloir vous jetez la pierre, si je dois vous expliquer ceci c’est que vraiment vous devez être né au fin fond de la Papouasie et après 50 ans retiré du monde vous venez de rentrer en Europe. La solution magique s’appèle “cable”. Ben voilà. Un cable est un truc fait avec un fil électrique et des prises à chaque bout. Aie, des prises, ça se complique… Commençons du côté de votre PC/MAC : à priori vous trouverez sur un des côté de celui-ci un petit trou souvent accompagné d’un symbole de casque audio : c’est une petite prise “jack” au format 3,5mm. Dans les mondes des PC, une norme s’est plus ou moins installée au niveau de codes de couleurs associées aux entrées et sorties audio : la sortie audio (ce que vous allez utiliser) est verte (numéro 2 ci-dessous).

Prise jack sur PC

Prise jack sur PC

Du côté de votre chaine hifi, 2 cas de figures : soit vous avez une entrée jack 3,5mm (même prise donc que sur votre PC) et donc vous avec besoin d’un cable avec ce même connecteur de chaque côté, soit vous avez des entrées “cinch” dites aussi “connecteurs RCA”. Dans ce cas vous aurez besoin d’une cable tel que représenté ci-dessous.

Cable audio jack 3,5mm vers RCA

Cable audio jack 3,5mm vers RCA

Ne reste plus qu’à mettre votre PC/MAC à côté de votre chaîne hifi, d’utiliser le cable adéquat, et hop !

Deuxième solution : level “entry tech” ou “la dent bleue” – coût 25-35€

Votre PC (ou MAC – mais je vais arrêter d’écrire “ou MAC” parce que cela devient fatiguant) n’est peut-être pas à côté de votre chaîne hifi et vous n’avez pas trop envie de tirer un cable au travers de tout le salon : qu’à cela ne tienne, votre ordi (ah, voilà qui simplifie le problème PC/MAC) est sans doute compatible bluetooth. L’idée est donc d’envoyé le son de votre ordi, grâce aux ondes bluetooth, vers votre chaîne hifi – celle-ci n’étant plus que probablement pas équipée bluetooth, nous utiliserons un petit boitier supplémentaire.

Pour commencer, si votre ordi n’est pas compatible bluetooth, vous pourrez acheter un petit dongle bluetooth (un petit zigouigoui qui se connectera dans un des ports USB de votre ordi). Vous veillerez à demander à votre marchand un dongle bluetooth de “classe 2” minimum (portée 10m) et compatible A2DP (profil technique bluetooth pour la transmission audio de grande qualité).

Du côté de votre chaine hifi, il vous faudra un autre zigouigoui qui recevra ces signaux audio bluetooth, et les reconvertira en signal sonore que votre chaine comprendra. J’utilise par exemple ce petit boitier Logitech acheté une vingtaine d’euros au Mediamarkt. Ce petit boitier se connectera avec un petit cable avec des prises jack 3,5mm ou cinch, comme dans la première solution ci-dessus.

Module Logitech Bluetooth "Wireless Speaker Adapter"

Module Logitech Bluetooth “Wireless Speaker Adapter”

Finalement, vous procéderez à l’appareillage des zigouigouis. Comme je vous le dis 🙂 L’appareillage consiste à faire découvrir à votre ordi les appareils bluetooth qui se trouvent dans les parages, et à créer une association entre ceux-ci. Vous trouvez des petites explications et vidéos sur ce lien (PC) ou ici (MAC). Une fois l’appareillage effectué, tout son généré sur l’ordi sera donc envoyé vers votre chaine hifi.

Troisième solution : level “techie” – coût 85-90€

Cette solution consiste également à se passer de cable entre votre PC et votre chaine hifi, mais au lieu de passer par le bluetooth nous utiliserons le réseau wifi. L’avantage est une portée plus longue (ie la distance entre votre ordi et votre chaine) et un taux de transfer à priori plus élevé et moins sensible aux obstacles (murs, étages, …). Différentes solutions sont certainement possible, mais en ce qui me concerne j’avais jeté mon dévolu il y a quelques années sur un module Apple “AirPort Express Base Station with 802.11n and AirTunes” (mais oui madame). Késako ? En gros, c’est un petit boitier que vous tapez dans une prise à côté de votre chaine hifi : d’un côté il a une sortie jack (pour le brancher à votre chaine via un cable jack/jack ou jack/cinch – voir première solution) et de l’autre il se connecte sur votre réseau wifi. Le but consiste donc à envoyer le son de l’ordi, via wifi, vers ce module qui lui-même le redonnera à la chaine hifi.

Airtunes Express Base Station avec AirTunes

Airtunes Express Base Station avec AirTunes

Ces petits modules Airport Express avec Airtunes fonctionnent en standard bien évidement avec tout ce qui est Apple, comprenez donc que si vous utilisez iTunes, celui-ci reconnaitra la présence de ce module sur votre réseau et vous proposera d’envoyer le son d’iTunes vers le dit module. Mais quid de Spotify ? Hé bien non, aucune option dans Spotify pour faire la même chose… Il va donc falloir trouver une petite astuce pour “capturer” le son sortant de Spotify (ou Deezer) et l’envoyer vers le module Airport. Pour ma part, j’utilise le programme “Airfoil“. C’est un petit utilitaire qui existe tant pour Mac que pour Windows, et qui permet de capturer le son de toute application tournant sur votre ordi (donc Spotify ou Deezer, mais aussi YouTube dans votre browser web) et de l’envoyer sur un module compatible AirPlay tel que l’Airport Express.

Avantages de cette solution par rapport à la précédente :

  • seul le son de l’application que vous avez choisi sur votre ordi sera envoyée vers votre chaine hifi
  • votre ordi peut être dans une autre pièce de votre maison ou appartement, le wifi passe très bien les murs
  • qualité de son supérieure au bluetooth
  • Des petites applis gratuites simulant un dispositif Airplay peuvent être installées sur votre iPhone/iPad/Android : ainsi, vous pourrez envoyer le son depuis votre ordi vers votre tablette ou smartphone (genre je connecte des haut-parleurs sur mon smartphone et je mets le tout sur la terrasse, et j’envoie le son depuis mon PC vers la terrasse).

Brefs, des scénarios de geek 🙂 Mais peut-être trouverez-vous le vôtre dans ceux-ci.